DE L I MPIRE ROMAIN. CHAP. XXV
que dans les vicistiltudes de leurs fortunes diverses, leurs tribus , qui s'associaient souvent dans des entreprises militaires , prenaient mutuellement le plus vif intérêt les unes aux autres. Ils chérirent long-temps l'opinion d'une origine commune ; et les missionnaires de Tile des Saints, qui répandirent le christianisme dans le nord de la Bretagne , persuadèrent aux habitans que leurs compatriotes Irlandais étaient en même temps les véritables ancêtres et les pères spirituels de la race écossaise. Cette tradition vague et obscure a été conservée par le vénérable Bède, qui a répandu un peu de lumière sur rf)ijscin"ité du huitième siècle. Les moines et les bartUs, deux espèces d'hommes qui ont également abusé du privilège de la fiction, ont accumulé un tas de fables sur ce faible fondement. La nation écossaise a reconnu avec un orgueil mal ontendu son origine irlandaise, et les annales d'une longue snile de rois imaginaires ont été embellies par Piniagination de Boëce et l'élégance classique de Buchanan (i).
(1) L'opinion presque oubliée qui faisait tirer aux Ecossais leur origine de l'Irlande , s'est ranimée dans ces derniers temps , et a été fortement soutenue par le révérend M. Whilaker (Hist. de Manchester , vol. ! , p. 4*^0 , ^■^i ; et dans V Histoire originale des Bretons , prouvée par des faits, p. ir)4 593 ). Il avoue eepcndatii , 1°. que les Écossais dont parle Animien - Marcellin (A. D, 840) , étaient déjà établis dans la Calédonie . et que les auteurs romains ne ]5arlenl point de leur t'miiïratiod d'un antre pavs; 2°. que toutes ces émigrations, attestées ou adoptées par des
8o HISTOIRE HE LA DECADENCE
Lenrinva- Six aiis api'ès la mort de Constantin , les incursions sion de la fm^gj^fg^ jgs Pictes et des Écossais exie^èrent la pre't;.gne. sence du plus jeune de ses fds , qui re'g-nait sur