‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain (volume 4)Chapitre 36 sur 62 · HISTOIRE T)K LA DÉCADENCE · texte numérisé non relu

HISTOIRE T)K LA DÉCADENCE

avait en vue en la publiant. Si l'on pouvait, pour disculper rèmpereur, rejeter la corruption sur sa femme et sur ses favoris , le soupçon d'un vice si bas dégraderait encore la majesté de ses lois ; et les défenseurs de Justinien doivent reconnaître qu'une pareille légèreté, quel qu'en ait été le motif, fut indigne d'un législateur et même d'un homme.

Les însti- Lcs monaroucs daie^nent rarement se prêter a in-

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533. Nov. 21. struire leurs sujets, et 1 on doit quelques éloges a Justinien d'avoir fait réduire un grand système en un traité élémentaire de peu d'étendue. Parmi les diverses Institutes des lois romaines (i), celles de Caïus (a) étaient les plus usitées en Orient et en Occident, et leur crédit peut être considéré comme une preuve de leur mérite. Le choix en fut fait par Tribonien , Théophile et Dorothée , délégués de l'empe-

vocation générale de ces funestes privilèges la Novelle 1 1 1 et VÉdlt 5.

(i) Lactance , dans ses Institutes du cliristianisme , ou- ■vrage élégant et spécieux , se propose, pour modèle, le titre et la méthode des jurisconsultes. Quidam prudentes et arhi" tri œquîtatis Institutiones civills juris compositas ediderunt. ( Instit. div. , 1. i , c. i . ) Il voulait parler d'Ulpien , de Paul de Florentinus et de Marcien.

• (a) L'empereur Justinien se sert du mot de suum , en parlant de Caïus, quoique cet écrivain soit mort avant la fin du deuxième siècle. Servius , Boè'ce , Priscien , etc., citent ses Institutes , et nous avons l'Epilome qu'en a faite Arrien. ( Voyez les Prolcgomcncs et les Notes de l'édilion de Schulting^ dans la Jurisprudentia ante-Justinianea. Lugd. Bat. 1717. Heineccius, Bist, J, R. , n° 3i3 j Ludewig, in vit. Just.y p. 199. )

T>E lV.mpire romain, chap. xliv. '-^35 reur : on mêla à la liberté et a la pureté' du siècle des Antonins les idées plus grossières d'un siècle dégénéré. Ce volume , qui disposait la jeunesse de Rome, de Constantinople et de Béryte , à l'élude. graduelle du Code et des Pandectes, est encore précieux pour riiistorien, le philosophe et le magistrat. Les Insti- TUTES de Justinien sont divisées en quatre livres : la méthode en est assez bonne ; après avoir traité , 1^. des personnes^ elles parlent, 2". des choses', elles passent des choses, 3". aux actions^ et les principes des lois criminelles terminent l'article IV sur les injiwes prwées.

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