‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain (volume 4)Chapitre 48 sur 62 · HISTOIRE DE LA. DECA^DENCE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA. DECA^DENCE

leursouslesyeuxdeChosroès;NusliirwanetHorniouz relevèrent successivement au commandement des armées, au gouvernement de laMedle et a la surintendance du palais. Une prédiction répandue parmi le peuple, l'indiqua comme le libe'rateur de la Perse; peutêtre avait-elle été inspirée par le souvenir de ses victoires passées , et en même par son étrange figure. L'épithètede (j/z^<^^>2, par laquelle on le désignait, exprime la qualité de baissée; il avait la force et la stature d'un géant , et on comparait sa physionomie farouche à celle d'un chat sauvage. Tandis que la nation tremblait , qu'Hormouz déguisait ses terreurs sous le nom de soupçons , et que ses serviteurs cachaient leur peu d'affection sous le masque de la crainte , Bahram seul montrait un courage intrépide et une fidélité apparente; voyant qu'il ne pouvait rassembler que douze mille soldats pour marcher à l'ennemi , il déclara habilement que les honneurs du triomphe étaient réservés au nombre de douze mille hommes. La descente escarpée et étroite du Pule Rudbar (i) ou rocher Hyrcanien , est le seul passage qui puisse conduire une armée dans le territoire de Rei et les plaines de la Médie. Une petite troupe d'hommes courageux, placée sur les hauteurs, pouvait, à coups de pierres et de dards, écraser l'immense armée des Turcs. L'empereur et son fils furent percés de traits,

(i) Voyez une description exacte de cette montagne par Olearius {^Voyage en Perse , p. 997 , 998 }, qui la nionla avec beaucoup de peine , et qui courut des dangers en revenant d'Ispahan à la mer Caspienne.

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