‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain (volume 5)Chapitre 12 sur 68 · XI · texte numérisé non relu

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et la niaisoii d'Arpad donna pendant trois cents ans des lois au royaume de Hongrie. Mais les Barbares nés libres ne furent pas éblouis de l'e'clat du diadème, et le peuple fît valoir son droit de choisir, de déposer et de punir le serviteur héréditaire de l'état.

Origine de lH. Ce fut au neuvième siècle, lors d'une ambas-

]a monarchie i / i i 11 • \

rasse. sadc , que Theophue , empereur d Orient , envoya a

Tempereur d'Occident , Louis , fils de Charlemagne, que le nom des Russes (i) se répandit pour la première fois en Europe. Les Grecs étaient accompagnés des envoyés du grand duc , ou chagan ou czar des A. D. 839. Russes. Ceux-ci, pour se rendre à Constantinople, avaient passé sur le territoire de plusieurs peuplades ennemies , et ils espéraient échapper au danger du retour , en obtenant du monarque français de les faire conduire par mer dans leur patrie. Un examen attentif fît découvrir leur origine : ils étaient de la

exagérée par l'italien Ranzanus {^Hist. crit. ducum^ p, 667- G81).

(1) Chez les Grecs , cette dénomination nationale est exprimée par Vas , mot indéclinable , qui a donné lieu à plusieurs étymologles imaginaires. J'ai lu avec plaisir et avec utilité une Dissertation Z)e origine Russorum ( Comment, iicad. Pctrnpolilanœ , t. viii , p. 388-436), par Tliéopbile vSigefrid Bayer, Allemand plein de savoir, qui a dévoué sa vie et ses travaux au service de la Russie. J'ai aussi prolité (l'un morceau de géographie ded'Anviile, intitulé : de [ Empire de Russie, son origine et ses accroissemens (Paris, 1772, ia-ia).

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race des Suédois et des Normands , dont le nom s'était déjà rendu odieux et redoutable aux Français, et on craignit avec raison que ces Russes ne fusscîit des espions cachés sous une apparence d'amitié. Les ambassadeurs grecs partirent , mais on retint les '^i

Russes; Louis attendit de nouveaux détails avant de se décider à suivre ou les lois de l'hospitalité ou celles de la prudence, selon que Toidonnerait l'intérêt des deux empires (i). Les annales moscovites et l'histoire générale du Nord prouvent et éelaircissent cette origine Scandinave du peuple ou du moins des princes de la Ptussie (2). Les Normands , si loug-

(1) Voyez le passage entier ( digniun , dit Bayer, ut aiweis in tahulis flgatur) dans les Annales Bcrtiniani Francoruni ( in Script, ital. Muratori, 1. 11 , part. 1 , p. 520 ), A. D. 889, "vingt-deux ans avant l'ère de Ruric. Luilprand, qui vivait ^ ;* au dixième siècle , parle ( Hist. , 1. v , c. 6 ) des Russes et des

Normands comme des mêmes Aquilonaies homines ^ remarquables par la vivacité de leur teint.

(2) Je ne connais ces Annales que par l'histoire de la Russie, de M. Lévesque. Nestor ^ le premier et le meilleur des annalistes russes, était moine de Kiovr , et mourut au commencement du douzième siècle ; mais sa chronique est demeurée peu connue jusqu'en 1767 , époque où ou l'a publiée in-4°. à Pétersbourg. Lévesque ( Hist. de Russie , t. 1 , p. 16 ; Coxe's Travels , vol. 11 , p. 184 ). (*)

(^) Feu Scblœtz.er a traduit et commenté les Annales (Je TSestor, et son travail est la mine où il faut puiser désormais pour Ihistoire du Nord. Kn 1809 on en avait déjà publié quatre volumes; l'ouvrage entier en aura douze. Le premier est consacré ù une introduction à l'ancienne Listoire de Russie ; le second renferme l'ancienne histoire de Russie, ou \ Avant-Ritrik , et lo rt'gue de ce piiucc ; le troisième renferme

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