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J 36 HISTOIRE DE LA DECADENCE

Normands, habitués à servir à cheval, ne savaient combattre qu'en plaine : inhabiles à l'attaque des places, ils ne pouvaient s'en rendre maîtres que par la persévérance. Salerne se défendit plus de huit mois ; le siège ou le blocus de Bari dura près de quatre ans. Le duc normand se montrait le premier dans tous les dangers, était le dernier fatigué et le plus patient dans ses souffrances. Tandis qu'il pressait la citadelle de Salerne, une pierre énorme, lancée du haut des remparts, mit en pièces une de ses machines , et un éclat de bois le blessa à la poitrine. Il logeait sous les murs de Bari, dans une mauvaise baraque formée de branches sèches et couverte de paille; poste dangereux , exposé de tous côtés aux rigueurs de l'hiver et aux traits de l'ennemi (i). Sescouqnê- Les provinces conquises en Italie par Bobert sont celles qui forment aujourd'hui le royaume de Naples; et les révolutions de sept siècles n'ont pas séparé les contrées réunies par ses armes (2). Cette monarchie s'est composée des proviiTces grecques de la Calabre et de la Fouille , de la principauté de Salerne, soumise aux Lombards, de la république d'Amalfî , et

( i ) f^oyez la Vie de Guiscard dans le second et le troisième livre de l'Apulien , le premier et le second livre de Malaterra.

(2) Giannone (vol. 11 de son Istoria civile., 1. ix, x, xi; et 1. XVII, p. 460-470) expose avec impartialité les conquêtes de Robert Guiscard et de Roger 1"=' ; l'exemption de Bénévent et des douze provinces du royaume. Cette division n'a été établie que sous le règne de Frédéric 11.

DE l'empire bomain. chap. lvi. i37 des districts intérieurs du vaste et ancien duché' de Bénevent. Trois de ces districts seulement échappèrent à sa domination, le premier pour jamais , et les deux autres jusque vers le milieu du siècle suivant. L'empereur d'Allemagne avait transféré au pape , par don ou par échange, la ville et le territoire immédiat de Bénevent ; et quoique cette terre sacrée ait été envahie quelquefois , le nom de saint Pierre triompha à la fin du glaive des Normands. Leur première colonie d'Averse subjugua et conserva l'état de Capoue , et les princes de cette ville furent réduits à mendier leur subsistance à la porte du palais de leurs aïeux. Les ducs de la ville de Naples maintinrent la liberté populaire sous une apparence de soumission à l'empire de Byzance. Parmi les conquêtes deGuiscard ,les lumières de Salerne (i) et le commerce d'Amalfi (2) doivent fixer un moment la

(1) Giaiinone ( t.ii,p. 119-127), Muraloii (^Jntiq. medii cevi^ t. III, Dissert. 44^ P- 9^5 j 9^6) et Tiraboschi (^Jstor. délia letteratura ital. ) ont donné le tableau historique des médecins de l'école de Salerne. Le jugement de leur théorie et de leur pratique doit être abandonné à nos médecins.

(2) L'infatigable Henri Brenckmann a inséré à la fin de tHistoria Pandectarum ( Trajecti ad Rhenurn , 1722, in-4*') deux Dissertations De republLcâ amalphitand , et De Amalphi à Pisanis direptâ , fondées sur le témoignage de cent quarante écrivains ; mais il a oublié les deux passages importans de l'ambassade de Luitprand (A. D, 969), qui comparent le commerce et la navigation d'Amalfi et de Venise.

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F.roi^deSu- curiosité du lecteur. i°. Une école de jurisprudence suppose des lois et des propriétés , et une religion bien claire oij l'évidence de la raison peut faire négliger la théologie; mais à toutes les époques de la civilisation , les hommes ont besoin du secours de la médecine ; et si le luxe rend les maladies aiguës plus fréquentes, l'état de barbarie multiplie le nombre des contusions et des blessures. Les trésors de la médecine des Grecs s'étaient répandus parmi les colonies arabes de l'Afrique , de l'Espagne et de la Sicile : au milieu des communications de la paix et de la guerre, une étincelle de savoir avait paru et s'était maintenue à Salerne , ville recommandable par l'honnêteté des hommes et la beauté des femmes (i). Une école, la première qu'on ait vue s'élever au milieu des ténèbres de l'Europe, s'y consacrait à Tart de guérir ; les moines et les évèques s accommodèrent de cette profession salutaire et lucrative , et des malades sans nombre, du rang le plus élevé et des pays les plus éloignés , appelèrent ou allèrent chercher les médecins de Salerne. Les vainqueurs normands protégèrent cette école; et Guiscard,bien qu'élevé dans le métier des armes , savait discerner le mérite et la valeur d'un philosophe. Après trenteneuf ans de voyages , Constantin , chrétien d'Afrique,

(/) Urbs Latii non est hâc delitiosior urbe ,

Priigibiis, arboribiis 'vinoque redundat; et unde Non tibi poma , nuces , non pulchra palatin desunt , Non species muHcbris, abest probitasque virorum.

Giiglielmus Appulns, 1. m. p. 267.

DE l'empire romain, chap. tvi, 189 rapporta de Bagdad la connaissance de la langue et des arts des Arabes, et Salerne profita de la pratique , des leçons et des écrits de l'élève d'Avicenne. Son école de médecine a sommeillé longtemps sous le nom d'université; mais ses préceptes ont été réduits au douzième siècle en une suite d'aphorismes exprimés en vers léonins ou vers Commerce latins rimes (i). 2^. La ville d'Amalfi, située sept milles à l'ouest de Salerne , et trente au sud de Naples, jadis obscure, déployait alors la puissance et les heureuses suites de Tindustrie. Son territoire était fertile, mais de peu d'étendue, et ses habitans profitèrent de leur situation près d'une mer accessible ; ils se chargèrent les premiers du soin de fournir au monde occidental les ouvrages et les productions de l'Orient , et cet utile trafic fut la source de leur opulence et de leur liberté. Amalfi avait un gouvernement populaire, sous l'administration d'un duc , et la suprématie de l'empereur grec ; ses murs renfermaient cinquante mille citoyens , et aucune autre ville n'offrait une quantité si considérable d'or, d'argent et d'objets d'un luxe recherché. Les marins

(i) Muratorifait remonter l'époque de ces vers par-delà l'an 1066 , époque de la mortd'Edouard-le-Confesseur, r^x Anglorum , à qui ils sont adressés. L'opinion ou plutôt la méprise de Pasquier [Recherches de la France^ 1. vu, 0.2) et de Ducange ( Gîoss. lat.) , laisse les preuves de Muratori en leur enlier. On connaissait dès le huitième siècle l'usage des vers riinés , emprunté des langues du Nord et de l'Orient (Muratori, Antiquit. , tome m j Dissertât. , p. 40, p. 586-708).

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qui remplissaient son port excellaient dans la théorie et la pratique de la navigation et de l'astronomie ; et on doit à leurs recherches ou à leur bonne fortune la découverte de la boussole, qui nous a donné le moyen de parcourir le globe. Leur commerce s'étendait aux rivages de l'Afrique, de l'Arabie et de l'Inde , ou du moins il embrassait les productions de ces trois pays , et leurs établissemens à Constantinople , à Antioche , à Jérusalem et à Alexandrie , avaient acquis les privilèges de colonies indépendantes (i). Après trois siècles de prospérité, Amalfi fut subjuguée par les Normands, et saccagée par la jalousie de la république de Pise, Elle ne contient plus qu'un millier de pêcheurs dont la misère peut s'enorgueillir des restes d'un arsenal, d'une cathédrale et des palais de ses anciens négocians (2).

(i) La description d'Amalfî par Guillaume de la Fouille ( 1. m , p. 267), est très-exacte et assez poétique ; et le troisième vers semble faire allusion à la boussole :

Nnîla magis locuples argento , vestibus , auro, Partibns innumeris : hâc pluribits tirbe morntur Nauta MARIS cmirçuE yiAs aferire peritus. Hue et ^lexandri diversa Jerunttir ab urbe Régis , et Antiochi. Gens hcec fréta plurima transit. His Arabes , Indi, Siculi nascuntur et Afri, Hœc gens est totiim prope nobilitata per orbem , Et mercando /erens , et amans mercata referre.

(2) Amalfi n'avait qu'un millier d'habitans au commencement du dix-huitième siècle , lorsque Brenckmann la \isita (Brenckm., De rep. Amalph., Diss. i, c. 23) ; mais à présent elle en a six ou huit mille [Hisl. des Rcp, ital.., 1. 1 , pag. 3o4). [ffote de l'Éditeur.)

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Roger , le douzième et le dernier des fils de Tan- Confi.iêie crède , avait e'té retenu long-temps en Normandie par le cmme par sa jeunesse et le grand âge de son père. Appelé ^olo-iooo.^* ensuite en Italie, il se hâta d'arriver dans la Pouille, oïl il me'rita l'estime , et où bientôt après il excita la jalousie deGuiscard. Ils avaient la même valeur et la même ambition ; mais la jeunesse , la beauté et les manières élégantes de Roger, captivèrent l'affection des soldats et du peuple. Il avait si peu de mcjyens de subsistance pour lui et sa suite , composée de quarante personnes , qu'il descendit du rôle de guerrier à celui de brigand , et du brigandage au vol domestique. On avait alors des notions si imparfaites sur la propriété , que son propre historien , et par son ordre particulier, l'accuse d'avoir dérobé des ,

chevaux dans une écurie de Melphi (i). Son courage le fit sortir de la pauvreté et de la honte : il quitta ses viles habitudes pour la gloire et pour le mérite d'une guerre contre les infidèles, et il fut se-

(i) Latrocinio armigerorum suorum in mulds sustentaba— tiir, quod quidem ad ejus ignominiam non diciruus ; sed ipso ita prœcipiente adhuc viliora et reprehensibiliora dicturi sumus , ut plurihus patescat ^ quam lahoriose et cuni quanta angustiâ àprofundâpaupertate ad summum culmen divitia— rum vel honoris attigerit. C'est ainsi que Malaterra prépare le récit du vol des chevaux (1. \, c. 25 ). Du moment où cet auteur a fait mention de Roger son protecteur ( 1. i , c. 19), Guiscard ne parait plus jouer que le second rôle. On remarque quelque chose de semblable dans Velleius Paterculus , à l'occasion d'Auguste et de Tibère.

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condé dans l'invasion de la Sicile par le zèle et la politique de son frère Guiscard. Après la retraite des Grecs, les idolâtres ^ tel était le nom que les catholiques osaient donner aux Sariasins , avaient réparé leurs pertes et étaient rentrés dans leurs possessions; mais une petite troupe d'aventuriers opéra la délivrance de la Sicile, vainement entreprise par les forces de Tempire d'Orient (i). Lors de sa première tentative, Roger brava sur un canot découvert les dangers réels et les dangers fabuleux de Charybde et de Scylla , débarqua avec soixante soldats sur une cote ennemie , poussa les musulmans jusqu'aux portes de Messine , et retourna sain et sauf en Italie , chargé des dépouilles de la contrée environnante. Il déploya Tactivité et la patience de son courage dans la forteresse de Trani. Parvenu à un âge avancé, il racontait avec plaisir que, durant le cours du siège, lui et la comtesse sa femme furent réduits a un manteau qu'ils portaient alternativement ; que son cheval ayant été tué , les Sarrasins l'entraînaient ; mais qu'il se dégagea par la force de son épée, et rapporta sur son dos la selle de son coursier, afin de ne pas laisser le moindre trophée entre les mains des infidèles. Au siège de Trani ,

(l) Duo sibi proficua deputans anitnœ sciliceî et corpons si terrain idolis deditani ad cultum dU'inum revocaret (Geoffroy Malaterra , 1. ii, c. i). Il raconte la conquête de la Sicile dans ses trois derniers livres, et il a donné lui-même un summaire exact des chapitres (p. 544-646).

DK l'empiri-: romain, chap. Lvi. 143 trois cents Normands arrêtèrent et repoussèrent les forces de Tile. A la bataille de Céramio , cinquante mille hommes , tant de cavalerie que d'infanterie , furent mis en déroute par cent trente - six soldats chrétiens, sans compter saint George, qui combattit à cheval aux premiers rangs. On réserva pour le successeur de saint Pierre les bannières ennemies et quatre chameaux : si on eût exposé ces dépouilles des Barbares , non pas au Vatican, mais au Capitole, elles auraient pu rappeler le souvenir des triomphes sur les Carthaginois. Ce qu'on dit du petit nombre des Normands ne doit probablement s'entendre que des chevaliers ou guerriers combattant à cheval, et de noble extraction, dont chacun avait cinq ou six hommes à sa suite (i); mais en adoptant cette interprétation, et en supposant tous les avantages que purent donner la valeur, la bonté des armes et la réputation, la déconfiture d'une si nombreuse armée réduit encore le lecteur prudent à choisir entre l'idée d]un miracle et celle d'une fable. Les Arabes de la Sicile recevaient de puissans secours de leurs compatriotes d'Afrique : les galères de Pise aidèrent la cavalerie des Normands à faire le siège de Palerme , et au moment de l'action, la jalousie des deux frères prit le noble caractère d'une émulation généreuse et invincible. Après une guerre de trente ans (2),

(1) Voyez le mot milites dans le Glossaire latin de Ducange.

(2) Entre autres détails curieux ou- bizarres , Malaterra

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Roger acquit , avec le titre de grand-comte , la souveraineté de la plus grande et de la plus fertile des îles de la Méditerranée ; et son administration annonce un esprit libéral et éclairé , bien supérieur à son siècle et à son éducation. Il laissa aux musulmans la liberté de leur religion et la jouissance de leurs propriétés (i) : un philosophe, médecin de Mazara et de la race de Mahomet , qui avait harangué le vainqueur, fut appelé à la cour ; on traduisit en latin sa géographie des sept climats, et Roger , après l'avoir lue avec attention , préféra le livre de l'Arabe aux écrits du Grec Ptolémée ('i). Un reste de naturels

dit que les Arabes avaient introduit en Sicile l'usage des chameaux (1. i, c. 33) et des pigeons messagers (c. 42); que la morsure de la tarentule donne une incommodité quœ per anurn inhoneste crepitando einergit ; effet trèsridicule qu'éprouva toute l'armée des Normands , campée près de Palerme (c. 36j. J'ajouterai une étymologie qui n'est pas indigne du onzième siècle. Messana est dérivé de Messis , lieu d'où les blés de la Sicile étaient envoyés en tribut à Rome (1. 11, c. 1).

(1) Voyez la capitulation de Palerme dans Malatetra (1. 11, c. 45), et Giannone, qui parle de la tolérance générale accordée aux Sarrasins ( 1. 11, p. 72).

(2) Jean Léon Afer . De medicis et philosophis Jrabibus, c. 14, opud Fabricius, Blbl. grcec. ^ t. xiii , p. 278, 279. Ce philosophe se nommait EsseriphEssachalli, et il mourut en Afrique A. H. 5 1 6 , A. D. 1 1 1 2. Ceci ressemble beaucoup au shérif al Eldrisi , qui présenta son livre {Geogr. nubiens. ; voyez la Préface, p. 88 , 90 , 1 70 ) à Roger , roi de Sicile , A. H. 548, A. D. ii53 (dHerbelot, Bibl. orient.^ p. 786 j

TE l'f.mpire romain, ch.vp. lvi. 145 chrétiens avait contribué aux succès des Normands ; ils en furent récompensés par le triomphe de la croix. L'ile rentra sous la juridiction du pontife de Rome : on établit de nouveaux évêques dans les principales villes, et le clergé eut lieu d'être satisfait des magnifiques dotations accordées aux églises et aux monastères. Cependant le héros catholique soutint avec fermeté les droits du magistrat civil. Au lieu de renoncer à l'investiture des bénéfices, il eut l'adresse de tourner à son profit les prétentions des papes , et la singulière bulle qui déclare les princes de Sicile légats héréditaires et perpétuels du saint siège fi), consolida et étendit la suprématie de la couronne.

La conquête de la Sicile avait été plus glorieuse Robert fait qu Utile pour Robert Guiscard : Ja possession de la dans l'empire Fouille et de la Calabre ne suffisait pas à son ambi- ^^*"q"^' "^' tion j et il résolut de saisir ou de faire naître une occasion d'envahir et peut-être de subjuguer l'empire d'Orient (2). Un divorce obtenu sous prétexte

Prideaux, Life of Mahomet, p. 188; Petis de La Croix, Hist. de Gengis-kan , p. 535, 536 ; Casiri, Bibl. arab. hispan, t. II, p. 9-1 3), et je crains qu'il n'y ait quelque méprise.

(1) Malaterra parle de la fondation des évêchés (I. iv , c. 7 ) , et il produit l'original de la bulle (1. iv, c. 29). Giannone donne, en écrivain du pays , une idée de ce privilège et de la monarchie de Sicile (t. ii, p. gô-ioa), et Saint- Marc {Abrégé, t, m, p. 217-801) discute cette question avec toute riiabiietc d'un jurisconsulte sicilien.

(2) Dans les détails de la ])remicre expédition de Robert XI. 10

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de consanguinité, avait éloigné sa première épouse, la compagne de son humble fortune, et Boliémond, issu de ce premier mariage , se trouvait destiné à imiter son illustre père plutôt qu'à lui succéder. Sa seconde femme était fille des princes de Salerne; les Lombards consentirent à reconnaître , pour son héritier , Roger sorti de ce second mariage : cinq filles que Guiscard eut d'ailleurs de la princesse de Salerne, furent toutes honorablement mariées (i); et l'une d'elles fut fiancée en bas âge au jeune et beau Constantin , fils et héritier de l'empereur Michel (2) ; mais une révolution ébranla le trône de

contre les Grecs, je suis Anne Comnène (premier, second, quatrième et cinquième livres de V Alexiade), Guillaume de la Fouille (1. iv et v, p. 270-276), et Geoffroy Malaterra (1. III, c. i3, i4-:24» ^9-39). Ils étaient contemporains, et leurs écrits sont authentiques, mais aucun d'eux n'a été témoin oculaire de la guerre.

(i) L'une d'entre elles épousa Hugues, fils d'Azzo ou d'Axo , marquis de Lombardie (Guglielm. Apul. , 1. m, p. 267 ) , riche , puissant et noble dans le onzième siècle , et dont Leibnilz et Muratori ont découvert les ancêtres aux neuvième et dixième siècles. Les deux illustres maisons de Brunswick et d'Est viennent des deux fils aînés du marquis Azzo. Voyez Muratori , Antichita Estense.

(2) Anne Comnène loue et regrette un peu trop librement ce beau jeune homme, qui devint son fiancé après qu'on l'eut dégagé de sa promesse de mariage bt la fille de Guiscard (1. 1 , p. 23 ; elle dit que ce prince était uyeiXfiit. ^va-tus..' Qtis z^iça» Çi>^o']t/u.>!/Lia.... xi"""^ yivm uzro^çetj , etc., p. 27). Elle décrit ailleurs la blancheur et le verroilloa de sa peau , ses ye-ux de faucon, etc. (1. m , p. 71}.

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