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époque on pourrait, en s'y appliquant, avec soin , suivre jusqu'à nous la clniîne non interrompue de leurs traditions. Vers la fin du dernier siècle , la secte ou la colonie habitait toujours les valle'es du mont Hemus ; elle y vivait dans l'ignorance et la pauvreté , plus souvent tourmentée par le clergé grec que par le gouvernement turc. Les paulicicns modernes ont perdu tout souvenir de leur origine, et leur religion est souillée par l'adoration delà croix et par des sacrifices sanglans que des captifs venus des déserts de la Tartarie ont introduits parmi eux (i).
En Occident , la voix des premiers prédicateurs iiss'étiibiismanicliécns avait été repoussée par le peuple et ei en France, étouffée par le prince. La faveur et les succès qu'obtinrent les pauliciens aux onzième et douzième siècles, ne peuvent être attribués qu'au mécontentement secret, mais violent, qui armait contre l'Eglise de Rome les plus pieux d'entre les chrétiens. Son avarice était tyrannique , son despotisme odieux ; moins avilie peut-être que les Grecs par le culte des saints et des images, ses innovations étaient d'ailleurs plus rapides et plus scandaleuses. Elle avait établi le dogme de la transsubstantiation; elle l'avait
ce passage de l'iiistorien anglais, dans une excellente note sur une page de Villeliardouin ( n° 208 ) , qui trouva les pauliciens à Philippopolis alliés des Bulgares.
( 1 ) Fojcz Marsigli , Stato Militare deW iniperio otlomatio, p. 24.