Lcgnralltntt, lOtertataïqnt redacit
El iCTTOs bmnllt non >in«t tut tait.
HUnerw. MmIL, 1. 1, c. tli.
* Une inscription (apud Sirmond. Not. ad Sidon. Jpottlrutr., p. 50) décrit un diâteaa, eum mûrit et partis, tuitioni omnium, construit par Dardanus dans set
GIBBOM, I.
Du produit de la terre , on achetait des armes et des chevaux pour soutenir des forces militaires composées d'esclaves , de paysans et d'aventuriers. Le chef exerçait dans son domaine l'autorité d'un magistrat civil. Une partie de ces chefs bretons tiraient peut-être leur origine d'anciens rois; un plus grand nombre encore prétendait à cette distinction honorable , et réclamait des droits héréditaires suspendus par l'usurpation des césars '.. Les circonstances et leur ambition les dispo< «aient à se vêtir à la manière de leurs ancêtres, à en imiter les moeurs et le langage. Si les princes de la Bretagne retombèrent dans, la iMtrbarie, tandis que les villes conservaient soigneusement les moçurs et les lois des Romains, l'ile entière dut insensiblement se diviser en deux partis subdivisés eux-mêmes en un nombre inGnl de différentes factions , tantôt par l'intérêt , et tantôt par le ressentiment. Les forces publiques , au lieu de seréunir contre un ennemi étranger, se consumaient en querelles intestines; le mérite personnel, qui plaçait un chef heureux à 1» tête de ses égaux , lui facilitait les moyens d'étendre sa tyrannie sur les villes voisines , et de réclamer un rang parmi les tyrans * qui opprimèrent la Bretagne après la dissolution du gouvernement romain. 3° L'église^ bretonneétait composéede trente ou quarante évêques ' , et d'un nombre proportionné do dergé inférieur. Leur pauvreté * devait leseiH
terres près d« Si£teion , dans la seconde Narbonnaife, et qu'il avait nommé TbéopoUs.
1 L'établissement de leur autorité n'aurait pas soufTerl de graodrs difficultés, si l'opinion d'un savant antiquaire était fondée. Il suppose que les cbefs des tribus bretonnes continuèrent toujours de régner, quoiqu'avec un pouvoie limilé, depuis le règne de Claude jusqu'à celui d'ilonorius. (Voyez l'Histoire de Manchester, pat ^liilaker, vol. I, p. 247-257.)
2 Axxrâw vvo TVfttntit air'^av'n t/Aiit. (ProOOpe, de- Bell. Fondai., 1. 1, c. 2, p. 181 .) Britannia,fertUis provinda fyrannorum. Telle fUt l'expression de iéttme es 415 (t. II, p. 255, ad Ctesipkont.). Le moine de Bethléem recevait les nouvelles les plus récentes et les plus drcoostandées, par le moyen des pèlerins qui visitaient tous les us la Terre-Sainte.
î Voyez les antiquités ecdésiastiques de Bingham, TOi.i,c6,p.384.
* L'histoire rapporte que les trois évéques de la Bretagne qui assistèrent au concile de Riniini (A. D. 350), tam pauperes fuisse ut nihU haberent. ( Solpice Sévère ,
DECADENCE DE L'EMPIRE ROMAIN
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gager à mériter l'estime publique par l'exemple des vertus. L'intérêt et l'inclination du clergé tendaient à maintenir la paix et à réunir les difTérens partis. Ils répandaient souvent des leçons salutaires dans leurs instructions publiques , et les synodes des évéques étaient les seuls conseils qui pussent prétendre à l'autorité d'une assemblée nationale. On débattait également les aflaires de l'église et celles de l'état dans ces assemblées , où les princes et les magistrats siégeaient indistinctement avec les évéques. On conciliait les difTérens, on contractait des alliances, on imposait des contributions , et l'on y formait souvent des projets sages, qui étaient même quelquefois exécutés. Il y a lieu de croire que dans les dangers pressans les Bretons choisissaient un Pendragon ou dictateur. Ces soins pastoraux, si dignes du caractère épiscopal , furent suspendus par le zèle de la superstition ; et le clergé de la Bretagne s'occupa exclusivement à déraciner l'hérésie de Pelage , qu'il abhorrait , et qu'il considérait comme la honte particulière de sa patrie *.
Nous ferons observer, quoique cet événement paraisse assez naturel, que la révolte de la Bretagne et de l'Armorique introduisit une apparence de liberté dans les provinces soumises de la Gaule. Dans un édit * rempli des plus fortes assurances de l'affection paternelle, dont la plupart des princes emploient le langage sans en connaître le sentiment , l'empereur Honorins publia son intention de convoquer tous les ans une assemblée des tept provinces; dénomination particulière à l'Aquitaine et à l'ancienne Narbonnaise, d'où les arts utiles et agréables de l'Italie avaient fait disparaître depuis long-temps la grossièreté sauvage des Celtes, leurs premiers habitans '. Arles, siège du commerce et du
Nist. Sacra, I. ii, p. 420.) Quelques-uns de leurs confrères jouissaient cependant d'un sort plus doux.
< Consultez Usber, de AtUiq. Eccles. Britanniai, c. 8-12.
2 Voyez le texte exact de cet édit, tel que Sinnond l'a publié. (^Tfot. atl Sidon. ÀpolUnar., p. 147.) Hincmar, qui assigne une place aux évéques, avait probablement vu d.nns le neuvième siècle une copie plus parfaite. (Dubos , llisl. Crit. delà Monarchie Française, t. i, p. 241-255.)
3 Les Wotitta prouvent évidemment que les sept pro-
gouvernement, fut choisi pour le lieu de l'assemblée, qui tenait régulièrement tous les ans ses séances durant vingt-huit jours, depuis le 15 d'août jusqu'au 13 septembre. Elle était composée du préfet du prétoire des Gaules, des sept gouverneurs des provinces, d'un consulaire et six présidens, des magistrats , et sans doute des évéques d'environ soixante villes , et d'un nombre suffisant et non fixé des plus honorables et des plus opalens propriétaires de terres, qu'on pouvait raisonnablement considérer comme les représentans de leur nation. Ds étaient autorisés à interpréter et à communiquer les lois du souverain, à exposer les griefs et les demandes de leurs constituans, à modérer ou à répartir également les impôts , et à délibérer sur tous les objets d'intérêt local ou national qui pouvait tendre à maintenir la paix et la prospérité 'des sept provinces. Si cette institution , qui accordait aux peuples une influence sur leur gouvernement , eût été établie par Trajan ou par les Antonins, ces semences de sagesse et de vertu publique auraient pu germer et se multiplier dans l'empire des Romains. Les privilèges des sujets auraient soutenu le trône des monarques; l'interposition des assemblées nationales aurait arrêté ou corrigé les abus d'une- administration arbitraire; et des citoyens attachés à une constitution si satisfaisante auraient défendu leur patrie avec courage contre l'invasion d'un ennemi étranger. Sous la généreuse et bénigne influence de la liberté, l'empire romain fût resté peut-être toujours invincible ; ou , si sa trop vaste étendue et l'instabilité des choses humaines se fussent opposées à la conservation de son ensemble, ses parties séparées auraient pu conserver leur indépendance et leur vigueur. Mais dans la caducité de l'empire, lorsque ses forces et son courage étaient également épuisés, ce remède tardif ne pouvait plus être salutanre. L'empereur Honorius s'étonna de la répugnance avec laquelle les provinces accep-
vinces étaient le Viennois, les Alpes maritimes, la première et la seconde Narbonnaise , la Novempopulanie , et la première et la seconde Aquitaine. Au lieu de la première Aquitaine, l'abbé Dubos, sur l'autorité de Hincmar, veut sobstituer la première Lyonnaise.
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taient un privilège qu'elles auraient dû solliciter. Il fut obligé d'imposer une amende de cinq livres pesant d'or aux représentans qui ne se présenteraient pas à l'assemblée, et il parait qu'ils regardèrent ce don imaginaire d'une constitution libre , comme la dernière et la plus cruelle insuite que pussent leur faire leurs oppresseurs.