IV
cmauiie Tcls fureiil la naissance, les progrès el les révolurlund«ns Uotts des dispulcs théologiques quî troablèrent Ja les relîgiêa- paîx de U Chrétienté sous les r^nes de Constantin ^''nLtmr*" et de ses fils. Mais comme ces princes prétendaient étendre lenr despotisme sur les opinions comme snr la fortune et sur la vie de leurs sujets y le poids de leur suffrage entraînait souvent la balance ecclésiastique y ^i les prérogatives du roi du ciel étaient fnées , chaînées ou modifiées dans le cabinet d'un roi de la terre, imiiflv- Quoique le funeste esprit de discord» qui avait consiiânHo. pénétré dans toutes les provinces de TOrient eût trour ' ' ^^ blé le triomphe de Constantin, il vit d abord ToLjet de la dispute avec une froide indifférence. Ignorant encore que les querella théologiques fussent si difficiles à apaiser, il écrivit avec douceur aux deux antagonistes, Alexandre et Arius (i)*, et il parait avoir plutôt écouté dans sa lettre- la raison indépendante d'un politique ou d'un soldat, que les principes outles suggestipns de ses conseillers ecclésiastiques. Constantin attribue l'origine decettecontrov.erseàune dispute subtile et frivole sur un point iitcompréhensible de la loi. Il blâme également l'indiscrétion du prélat
(i) Eusèbe, in f^ii. Constant., 1. ii, c. 64—72* Baronius est fort offensé des principes de tolérance et d^ndifférence religieuse contenus dans cette épître; Tillemont n*en est pas inoins scandalisé. Ils supposent que Tempereur avait autour de lui quelque -conseiller, pervers , ou Satan ou Eusèbe. f^ojrez les Remarques de Jortin , t. 11 , p. i83.
qui a élevé la question, et l'imprudence du prêtre qui a voulu la résoudre. 11 s'afflige que des dirétiens qui adorent le même Dieu , qui ont la même religion et la même doctrine , puissent être divisés par des distinctions de si peu d'importance •, et il recommande sérieusement au clergé d'Alexandrie l'exemple des philosophes de la Grèce, qui soutenaient leurs argumens sans colère, et conservaient la liberté des opinions sans manquer aux devoirs de l'amitié. L'indifférence dédaigneuse du souverain aurait peut-être anéanti la dispute ,-§i le torrent populaire avait été moins rapide et' moins impétueux, ou si Constantin lui-même avait pu conserver cette froideur prudente au milieu du fanatisme et des factions. Mais ses mi- son «èie.
nîstres ecclésiastiques troavèrent bientôt le moyeh d'égarer en lui l'impartialité du magistrat, et de réveiller le zèle du prosélyte. 11 fut irrité des insultes faites à ses statues , il s'alarma de la grandeur réelle et encore plus de la grandeur imaginaire d'un mal qui faisait de si rtipides progrès -, et du moment où il rassembla trois cents évêquesdans les murs d'un même palais, il éteignit tout espoir de réunion et de tolérance. La présence du monarque augmentait l'importance des débats , son attention multipliait les argu- ' mens; il s'exposait lui-même avec une intrépidité patiente qui aâimait la valeur des combattans. On a fort exahé l'éloquence et là sagacité de Constantin (i). Cependant un général îromain dont la religion était en-
(1) Eusèbe, in f^it. Constant., 1. m, c. i3.
31 a HISTOIRE DE LA DÉCADENCE
core douteuse, et dont resprituétaitéclahrëni par Tétude ni par rinspiradon, était peu capable sans doute de discuter en langue grecque une question métaphysique ou un article de foi. Mais le crédit d^Qsius, son fiivori , qui parait avoir présidé au concile de Nicée, peut avoir disposé Constantin en faveur du parti orthodoxe, et Tavoir animé contre les hérétiques -, le soin qu'on prit de lui insinuer à propos que ce même Eusèbe de Nioomédie, qui se déclarait alors leur protecteur, avait précédemment favorisé Tusurpateur durant la guerre civile , dut encore Texaspérer contre eux (i). Constantin ratifia le symbole de Nicée \ et cette déclaration positive que ceux qui résisteraient au jugement divin du concile pouvaient se préparer à Texil , étouITa sur-le-champ les murmures d'un petit nombre d'opposans. De dix-sept évéques qui protestaient , le nombre fut immédiatement réduit à deux. Eusèbe de Césarée donna on consentement équivoque à Yhomoousîon (a)^ et la conduite faible et incertaine d'Eusèbe de Nicomédie ne servit qu'à retarder d'environ trois mois sa disgrâce
(i) Théodoret (1. i., c. 20) a conservé une lettre^ de Constantin au peuple de Nicomédie , dans laquelle le mo^ narque se déclare publiquement Taccusateur d^ua de sf» sujets. Il appelle Eusèbe 0 mç Tupavvao}; oi/MtuToc oxi^vvdïc , et se plaint de sa conduite hostile pendant la guerre civile.
(2) Voyez dans Socrate (1. f , c. 8) , ou plutôt dans Théodoret (1. I, c. 12), une lettre originale d'Ëusèbe de .Césarée, dans laquelle il lâche de se justifier d^avoir acquiescé à Vhomoousion, Le caractère d^Eùsèbe a toujours été très—
DE L'EMPIRE ROMAIN. CHAP. XXL 2i5
et son exil (i). On bannit Vimpie Arius dans le fond ïipersécuie
les ariens,
de riUyrie , et ses disciples furent flétris par la loi de la dénomination odieuse de porphyriens. On brûla publiquement ses écrits , et il fut défendu , sous peine de la vie, d*en conserver. Enfin Perapereur s'était pénétré de Tesprit de la controverse , et lé style de ses édïts , pleins de sarcasmes et d'invectives, avait pour but d*înspirer à ses sujets la baine qu'il ressentait contre les ennemis du Christ (2).
Mais , comme si la conduite de Constantin eût été ei ie«
oriLoduxes.
l'effet de sa colère plutôt que de ses principes , trois a. d. ans s'étaient à peîne écoulés depuis le concile de Nicée , qu'il laissa apercevoir quelques symptômes de pitié , et même d'indulgence , pour la secte proscrite que protégeait en secret celle de ses soeurs qu'il aimait le plus : il rappela les exilés , et Eusèbe de Nicomédie, reprenant bii^ntôt son ascendant sur l'esprit de Constantin j fut remis en possession du siège épiscopal dont il avait été ignominieusement chassé. Arius kii-mçmo reçut à Ifi cour Içs honneu^^ et fes
problématique ; mais ceux qui ont lu la seconde lettre critique de lié Clerc (jérs critica,;X. m, p." Sorfôg) doivent avoir fort mauvaise opinion de rorthodo:tie et de la sincérité de révêquç de Gésarée.
(i) Saint Atbanase , t. i , p. «^27; Philoî^torg. ,1. i , c. 10.; et les Commentaires de Godefroy, p. 4'*
(2) Socrate^ 1. i , c, 9. D'ans les lettres circulaires qu^il adressa aux différeate& villes , Constantin employa contre les ferérétiques les armes du ridicule et de la raillerjei,
ai4 HISTOIRE DE LA DÉCADENCE
respecis que Ton doit à Tinnocence opprimée. Le synode de Jérusalem approuva sa doctrine , et l'empereur parut empressé de réparer son injustice en le faisant admettre , par un ordre absolu , à la communion publique dans la cathédrale de Constantinople. Ârius mourut le jour même où il devait jouir de son triomphe. Les étonnantes et horribles circonstances de sa mort ont donné à penser que les saints orthodoxes avaient contribué par des nloyens plus efficaces que leurs prières, à délivrer TÉglise du plus formidable de ses ennemis (i). D'après différentes accusations, saint Athanase d'Alexandrie, Eustache d'Antiocfae et Paul de Constantinople, les principaux chefs du parti catholique , furent jugés et déposés sur les sentences de plusieurs conciles. Constantin les relégua dans les provinces les plus éloignées de sa cour ; et le premier des empereurs chrétiens, dans ses derniers momens , reçut le sacrement du baptême des mains de l'évéque arien de Nicomédie. On ne peut justifier le gouvernement ecclésiastique de Constantin , du reproche de faiblesse et de légèreté-, mais le
(i) Nous tenons cette histoire de saint Athanase, tome i, p. 670. Il laisse apercevoir un peu de répugnance à jeter de Podieux sur la mémoire des morts. Il est possible quUl ait exagéré ; mais la correspondance continuelle entre Ale'xandrie et Constantinople ne lui aurait guère permis d^inventer. Ceux cjui , croyant au récit littéral dé la mort d' Arius , disent que ses boyaux lui sortirent du corps avec ses excrémens , n^ont d*autre allemative que celle du m^* racle ou poison.
DE L'EMWRE ROMAIN. GHAP. XXI. 2l5
monarque crédule , et peu au fait des stratagèmes de l^esprit de parti , peut s'être laissé séduire par les protestaiKons m<^estes et trompeuses des hérétiques , dc>nt il ne comprit jamais parfaitement les opinionis. Tandis qu'il protégeait Arius et qu'il persécutait saint Athanase, il n'en regardait pas moins le concile de Nicée comme le rempart de la foi chrétienne et la gloire particulière de son règne (i). .
Les fils de Constantin ont sans douté été admis dès consiance
favorise
leur enfance au nombre des catéchumènes : mais ils les ariens.
différèrent leur baptême, à l'exemple dé leut père, 337-361. et prétendirent prononcer, comme lui, Ifeur jugement snr le$ mystères dans lesquels ils n'avai/^nt jamais été régulièrement initiés (a). Le sentiment de Constance, qui hérita des provinces de l'Orient, et qui réunit enfin tout l'empire sous un seul maître, décida , en quelque façon, du sort des trinitaires. Le prêtre où évêque arien qui avait dérobé pour lui le testament de
(i) On peut suivre lé changemekit graduel des sentiiuens ou du moips de la conduite de Constantin dans Eusèbe , in Vit. Const., 1. III , c. 23; 1. iv, c. ^i\ dans Socpate, 1. i , c. aS-Sg; Sozomène, 1. 11, c. i6-34; Théodoret, l. i, e. i4— 34; et PLilostorgius, 1. 11, c. 1-17. Mais le premier de ces écrivains était trop près dé la scène de l'action , et les autres en étaient trop éloignés. Il est assez extraordinaire que la continuation de t*hîstoire de TËglise ait été abandonnée à deux la!Siqiies et à un hérétique.
(2) Quia etiam tum cate<^menus saetamentUm fidei mérité videretur potuisse nescire. Sulpice-Sévéré , Hisf. sacra, 1. II , p. 4io.
:il6 HISTOIRE DE LA DECADENCE
Constantin , profita de Theureuse occamm qui Tavait introduit dans la familiarité d*un prince dont les domestiques favoris dirigeaient les conseils. Les eunuques et les esclaves répandaient le poison spirituel dans le palais*, les femmes derimpératrice le communiquaient aux gardes, et Tempereur le rec^ait de Timpératrice elle-même (i). Le penchant qoe Constance avait toujours témoigné pour la faction d'Eusèbe, fut cultivé avec succès par Thabileté des chefs de ce parti ^ et la victoire que Tempereur remporta sur Magnence lui donna une nouvelle disposition et de nouvelles facilités pour faire servir son pouvoir à protéger Tarianisme. Tandis q«e les deux armées combattaient dans la plaine de Mursa et que le sort des rivaux dépendait de la victoire, le fils de Constantin, prosterné au pied des autels dans Téglise des Martyrs , était en proie aux plus vives inquiétudes. Son consolateur spirituel, Valens, évéque arien du diocèse, prenait des précautions pour s'assurer sa faveur , en lui annonçant le premier son triomphe , ou en lui ménageant les moyens de fuir s'il était vaincu. Une chaîne secrète de messagers agiles et sûrs lui rendait compte
(i) Socrate, 1. ii, c. a; 'Sozomène, 1. iii^ c. i8; saint Athanase, t. i^p. 8 1 3-83 4* D observe que les eunuques sont naturellement les ennemis du fils. ' Comparez les He^ marques de Jortin sur V Histoire ecclésiastique, vol. nr, p. 3 , avec une certaine généalogîç qae Ton trouve dans Candide ^ c. 4 9 et qui finit avec un des premiers compagnons de Ghrîs<r tophe Colomb.
à chaque instant dès vicissitudes du combat; et, tandis que Tempereur tremblait au milieu de ses pâles et mornes courtisans, Tévéque lui annonça qde les légions de la Gaule étaient vaincues, et laissa entendre, avec quelque présence d'esprit, qu'Un ange lui avait révélé ce glorieux événement. Le monarque reconnaissant attribua le succès de la jc^urnée aux mérites et à rintercessiôn de TéVéque de Mursa , dont la foi avait mérité que le ciel se déclarât pour lui par cette marque signalée et miraculeuse de son approbation (i). Les ariens, qui regardaient la victoire de Constance comme la leur propre, mirent sa gloire audessus de celle dé son père (2). Cyrille, évêque de Jérusalem , donna , immédiatement après la bataille , la description d'une croix célq^te, environnée d'un brillant arc-en-ciel. Il prétendit, qu'au jour de la Pentecôte , environ à la troisième heure ,. cette croix avait paru au-dessus de la montagne, des Olives , à la grande édification des pèlerins et du peuple de là sainte
(i) Sulpîce-Sévêre , in Hist* sacra, 1. 11, p. 4®5, 4^6.
(2) Cyrille {ûp- Baron., A. D. 353 , n® 26) observe que sous .le règne de Constantin la croix avait été trouvée dans les entrailles de la terre j mais qu^elle parut sous le règne de Constance au milieu des airs. Cette opposition prouve évidemment que Cyrille ignorait Pétonnant rairad^ auquel on attribue la conversion de Constanfjn ; et cette ignorance est d^autant plus surprenante , qu^il n^j avait que douze ans que ce prince était mort , lorsque Cyrille fut sacré évê-; que de Jérusalem par le successeur immédiat d^Eusèbe de Césarée. f^o/^z Tillemont , Mém, ecclés,,X. viii , p. 7i5.
ariens.
cité (i). On augmenta peu à peu l'étendue de-ce météore. L'historien arien n'a pas craint d'aflirmer que ies deux armées l'avaient aperçue des plaines de la Pannoriie, et que l'usurpateur de la Gaule, qu'il traite à' dessein d'idolâtre, avait pris la fuite devant ce signe protecteur de l'orthodoxie chrétienne (2). Conciles Lc sciitiment d'un judicieux éti^nger qui a-considéi'é impartialement les progrès de la discorde civile et religieuse , mérite ici notre attention. Quelques lignes d'Ammien , qui sertait dans les armées de Constance, et qui avait étudié le caractère de l'empereur, nous instruiront plus que des pages d'invectives $colâstiques. a Constance, dit cet historien modéré , a défigiîré i par les rêveries de la superstition , la religion chrétienne , qui, en elle-rtiême , est claire et simple. Au lieu d'employer son autorité à réconcilier les deux partis,' il a encouragé et propagé, par des disputes de mots , les différends qu'avait excités sa vaine curiosité, tes grands chemins étaient constamment couverts d'une troupe d'évéques qui galopaient d'une province à une autre , poui* se rendre à des assemblées qu'on appelle synodes, et ces orgueilleux
(i) Il n^est pas aisé de déterminer jusqu'à quel point Pima* ginatiloi de Cyrille peut avoir été secondée par Fappariiion d'un cercle solaire. • . l
(2) Philostor^ius (1. iir, c. Î26) est suivi par l'auteur de la Chronique d'Alexandrie , par Cedrènus et par Nicéphore. Voyez Goàeïroy j Dissertât. ,.^.' 188. Ils ne pouvaient pas refus^er un miracle même de la main d'un ennemi.
DE L'EMt>IRE ROiMAIN. CHAP. XXI. 21Q
prélats épuisaient rétablissement des postes par les courses rapides et multipli'ées (juals faisaient pour réduire toute la secte à leur opinion particulière (i).)> La connaissance détachée que nous avons dès événemens de l'histoire ecclésiastique sous le règne de Constance, fournirait un ample commentaire à ce passage remarquable, qui justifie les inquiétudes trop fondées de saint Athanase. U craignait, disait-il, que l'activité turbulente d'un clergé parcourant tout l'empire en quête de la véritable foi , n'excitât le rire et le mépris des infidèles (a). Dès qUe l'empereur se vit délivré des terreurs <le la guerre civile, il i^onsacra son loisir, dans ses quartiers d'hiver à Arles , à Milan , à Sirmium età Constantiribple, aux passe-temps ou aux travaux de la controverse.- Le glaive dû magistrat et même du tyran appuya les argumens du théologien ; et comme Constance a condamné les décrets orthodoxes du Concile de Nicée , il est généralement reconnu que son ignorance et son incapacité égalaient sa présomption (S). Les eunuques, les femmes et les
(i) Ua passage si curieux «nérite d'être transe^. ÇAmtianam religionem absolutam etsimplicem, anUi supers titiene confundens; in quâ scrutendâ perplexius , quàm componendâ graf^ius excitaret dissidia plurimajj quœ progressa fusius aluit concertatione <tkrborum , ut caterçis antistitum jumentis pu-* blicis ultrft citrôque discurreniibus , per synodos , quas appellant , dum ritum omnem ad suum trahere conantur fValois li^onatur), reivehicutariœ concideret neri^os. Amin,,xxi, 164
(2) Saint Atlianase, t.. 1, p. 870.
(3) Socrate, 1. 11 , e. 4^-4? î Sozomène ,1. iv, c. i2-3o j
220 HISTOIRE DE LÀ DÉtADJSNCE
. évéques qui gouvernaient cet esprit faible et vain , lui avaient inspiré une aversion invincible pour Vhomoousion; mais sa conscience timide s^effrayail de l'impiété d'iEtius. La dangereuse faveur du malheureux Gâllus avait aggravé le critne de cet athée, qu'on accusait même d'avoir contribué , par des suggestions et des sophismes , à faire massacrer h Ântioche lés ministres impériaux. L'esprit de Constance , incapable de se laisser fixer par la foi ou modérer par la prudence, égaré dans un abîme obscur, se précipitait aveuglément dans l'extrémité opposée à celle qui l'épouvantait. 11 embrassait et condamnait successivement lesmémes opinions ; tantôt il exilait , et tantôt il rappelait les chefs des factions arienne et semiarienne (i). Durant la saison des affaires et des fêtes publiques , il passait les jours et même les nuits à choisir des mots et à peser des -syllabes pour en composer les articles incertains de sa foi , qu'il méditait jusque daûs son sommeil ^ et l'on recevait ses songes incohérens comme des Visions célestes. Constance acceptait avec complaisance le titré pompeux d'évêque
Théodoret, 1. ii , c. i8-32 ; Philostorgius , 1. iv, c/ 4*^12 ;