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s'établit insensiblement dans Topinion. Les sucées-^ saurs despotiques de Julien acceptèrent le titre de sénateurs, et se» reconnurent membres d'un corps i:espectable , qui conservait le droit dé représenter la majcisté du nonirroqaain. L'attention .du monarque lie se borna pas à Constantinople , elle s'étendit sur les sénats municipaux des provinces. Il supprima par plusieurs édit^ leg exemptions injustes et pernicieuses qui éloignaient une. foule de citoyens pisîfs du service de leur pays; et, par une disiribiition égale des Charges publiques , il rendit la force et Téclat , ou , pour nous servir de la brillante expression dé Libanius(i), il rendit l'âme et la vie aux villes expirantes de l'empire. La vénérable antiquité de la Grète inspirait à Julien une tendresse respectueuse, qui éclatait en transports, au sbuvemï" des dieux ^. des héros , et des hortir mes supérieurs aux héros et aux dieux, qui avaient légué à la dernière postérité les monumens deléur y"
£[énie ou l'exemple xle leurs vertus. Par ses soins pa- ses soins f
*^ .-4 * ' des Villes de
ternels , les villes de- l'Epire. et du Péloponèse (i) i» Grèce. furent soulagées , et reprirent une partie de leur an-
(l) H XTiÇ^yani t^X^Ç'4'v;^ ttoWc eoriv. ( f^ojrez Libanîus , Orat, parent',,* c. «ji, p. 296; Ammien, xxn, 9; et le Code Théod., 1. XII, tit. I, leg. 5o-55; les Commentaires de Godefroy, t. iv, p.. -45^-402.) Cependant tout .Ife ^ujet des curiœ est eneore , malgré d^ très^ampleç matériaux , la pax^: tie la plus ob^èure de l'histoire de l'empire,
(p^ .Quœ paulo ap.tè aridà et siti anhelantia^visebantur, ea nunc perlui, mundari, madère; fora, deamhuXaera , , gymnasia, hœtis et gaudentibus populis /requentaf^j di0S.
cienne splendeur. Athènes le reconnaissait pour son bienfaiteur, et Argos avouait qu'elle lui était redevable de sa délivrance. L'orgueilleuse Côrinthe , sortant de ses ruines avec le- titre honorable de colonie romaihe , exigeait rigoureusement un tribut des républiques voisines , pour défrayer ïes jeux de l'isthme quisecélébraiehtdans son amphithéâtre parunechasse d'ours et de pànthîferes! Les villes d'Eus, de Delphes et d'Argos, chargées par leurs ancêtres de perpétuer les jeux olympiques , les jeux py thîens et ceux de Némée , réclamaient avec justice l'exemption 4u tri-
but. Les Corinthiens respectèrent les privilèges d'Élis et de Delphes \ mais la, pauvreté d'Argos enhardit les violences de l'oppression , et la sentence du magistrat de la province, qui ne consultait .que l'intérêt de la capitale où il faisait sa résidence , imposa silence aux plaintes des timides députés. Sept ans après cette sentence, Julien en admit l'appel (i) au tribunal supérieur, et il employa son éloquence , probablement
Jestos, et celebYari veteres, et noços in hbnorem principis consecrarL (Mamertiii,"Xf , ^. ) H rétablit particulièrement la ville de Nicopolis^ et les jeux actiaques ' instituée par Auguste.
(i) Julien', épît. xxxv, p. 4^7-4' ^' Cette lettre, qui jette une grande lumière sur le déclin «de la Grèce ,' a. été omise par Tabbé de La Bletterie , et singulièrement défigurée par le traducteur latin , qui, entendant «rc^ta par tributum, ett^to^rot par populus , fait dire- à Pauteur précisémetkt le* contraire de ce qu^il dit.
avec succès, à dëiendre la capitale d'Againemnon(i), qui avait dailaé à la Macëdoini& une racé de héros et de cont[uërans (2).
Julien exerçait ses tsrlens dans les travaux de Fad- Julien jage ministration civile et miHtàire, qui se multipliaient en proportion de l'étendue de l'empire, et il faisait en outre les fonctions de juge (3) et d'orateur (4) > à