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jets et auxiliaires de l'empire romain (i). Le traité fut ratifie par des sermens solennels , et on nomma des inspecteurs pour rë^ider parmi les Francs, et Taire exécuter strictement les Conditions. On rapporté une anecdote intéressante par elle-même, et qui ne-déraent pas le caractère que Ton donne* à Julien. Il arrangea et condui^t ingénieusement jusqu^à la fin cette espèce de tragédie. Quand les Charaaviens demandèrent la paix , il etigea qu'on lui rerak le fils de leur roi, commue Iç senl otage qui pût lui inspirer quelque confiance. Un silenee lugubre, interrompu par des larmes et de longs gémissemens , peignit d'une manière expressive la douleur et la perplexité des Barbares. Leur chef, vénérable par ses cheveux blancs , déclara que son fils n'existait plus, et déplora d'un^ manière pathétique sa perte t}ersonnelIe qui devenait une calamité publique. Tandis que les Chamaviens demeuMient prosternés au pied du trône , le jeune piince captif, qu'ils croyaient avoir été tué , parut inopinément devant eux. Dès que les transporta bruyans delà joie furent assez apaïsés pout qu'il put se faire entendre, Julien leur tint le discours suivant : u Contemplez le prince qui faisait couler vos larmes :
^i) Ammien, xvii, 8; Zoxime, 1. in,*p. i46-i5o. Son réritesl obscurci par nn mélange de fables; et Julien, ad S. P. Q. Atheii.', p. 280, dit : vTrc^eÇocfAiiv yi4» ^oc^ov tou SotXu^v Ocvoi^C, X0^6oT>ç Sg sÇ>}XWa. Cettç différence sert à cpn<<firnier Topinion i(u€ les {Vancs Salieits obtinre/it la permission de conserver leur établissement dans la Toxandrie.
DE L'EMPIRE ROMAIÎî. CHAP. XIX. 67
c'est par votre faute que vous l'aviez perdu;. Dieu et lés Romains Vous le rendent. Je le garderai , jMlèwrai sa jeunesse, plutôt conme un monument de ma propre vertu, que comme un gage de votre sincérités Si vous violez la foi que vous m'avez jurée, les armes de la république vengeront votre perfidie sur les coupables , et non pas sur Finnocent. d Les Barbares se retirèréht pénétrés de reconnaissance et d'admiration (i). ,^
Ce n'était pas assez pour Julieji d'avoir chassé des Juiîco fait Gaules l«s Badiares de la Germanie , il aspirait à éga- diiîons anler la gloire du premier et du plus illustre des em- du Rhin. pereurs. À son ^exemple , il composa ses coMmen* 358 , aV laires de la guerre des Gaules (9.). César a raconté ayec un sentiment d'orgueil la manière dont il passa deux fois le Rhin* Julien pouvait se vanter qu'avant de prendre le litre d'Auguste , il avait conduit • les aigles romaines au-delà de ce fleuve , dans trois expé-
(i) Eunape {in Exc^rpt. légat. » p. i5, 16, 17) raconte cette histoire intéressante , que Zozime a abrégée , et il Torne de toute Pamplification d'un rhéteur grec ; mais le silence dé Lihs^nius , d'Âmmien et de Julien lui-même, rend ce récit fort douteux.
(2)'Lib^us, ajoii de Julien , donne clairement à entendre {'orat. 4> P- *7^) ^^^ ^^^ héros a écrit une histoire de ses campagnes dans la Gaule; mais Zozime,(l. m, page i4o) paraît n'avoir puisé sa relation que dans les harangues (^0701 ) et dans les épîtres de Julien. Le discours adressé aux Athéniens contient un récit exact, quoKiyie peu 'circobâtancié , 4e \tt guerre contre les Germains.
(fitioas égalemeut couroDoëes du succès (i). La cousternation des Germains après la bataille de Strasbourg, encouragea sa première tentative; et la répugnance des troupes céda bientôt à Téloquence persuasive d*un commandant qui partageait les fatigues et les dangers qu'il imposait au moindre de ses soldats. Les villages des deux côtés du Mein, abondamment approvisionnés de grains et de troupeaux , essuyèrent tous les maux qi^i accompagnent Tinvasion d'une armée. Les principales maisons construites , du moins en partie , à Timitation de celles des Romains, furent la proie des flammes, et le César avança hardiment Tespace de dix milles ; il fiit alors arrêté par une forêt sombre et impénétrable, minée de passages souterrains qui menaçaient à chaque pas l'assaillant d'embûches secrètes. La terre était déjà couverte de neige; Julien, après avoir réparé un ancien château bâti par Trajau , accorda aux Barbares consternés une trêve de dix mois. A Texpjj'ation de là trêve , Julien entreprit une secondé expédition audelà du J\hin, pour humilier l'orgueil de Surmar et d'Hortaire, deux rois dés Allemands, qui avaient combattu à la bataille de Strasbourg. Ils s'engagèrent à rendre tous les prisonniers romains encore existaus \ et Julien , s'étant procuré dans les villes et dans les villages de la Gaule une liste exacte des habitans qu'ils avaient perdus , découvrit toutes les tentatives
(0 f^ojrez Ai^miep, xvn, i, lo; xyiii, 2; et ZoEÎmÇy 1. xii, p. 144 ; Julien, ad S. P. Q. 'Athen. , p. 280.
qu'on taisait pour le tromper avec une promptitude et une facilite qui lui donnèrent presque la réputation dVne intelligence surnaturelle. Sa troisième expédition fut encore plus brillante et plus impor-^ tante que les deux précédentes. Les Germains avaieqt rassemblé toutes leurs forces , et longeaient le bord opposé de la rivière , dans lé dessein de détruire le pont, et de s^ppposer au passage dés Romains ; mais ce sage plan de défense fut déconcerté par une savante diversion. Trois cents soldats armés à la légère, partagés dans quarante petite bateaux, descendirent la rivière en silence , et eurent ordre de débarquer à une petite distaiftè des postes de Tennjemi. Ils exécutèrent cet ordre avec tant d'audace et de célérité , que les cbefs des Barbares , plongés dans la sécurité de l'ivresse , furent sur le point d'être sui^ pris Jiu retour d'une fête nocturne. Sans reproduire les tableaux uniformes et rebtutans d^ carnage et de la dévastation , il suffira de dire que Julieti (][ieta comme il lui plut les conditions de ta paix à six ^es plus puissans rois des Allemands. On permit à trois d'entre eux d'examiner la séy^ère discipline et la pompe martiale d'un camp romain. Suivi de >dugt mille captifs délivrés de leura chaînes , le César rejiassa le Rbin , aprè^ avoir terminé une guerre dont le- succèa a été comparé aux célèbres victoires remportées sur les Cimbres et sur les Carthaginois.
Dès que Julien, par sa valeur et par son iujlelli- j„iien gçnce , se fut assuré d'un intervalle de paix , il occupa vui^s' de'' son loisir d'un ouvrage plus intéressant pour Thuma-
Gaule.
70 HISTOIRE DE LA DÉCADEIfCE
nitë et pour son caractère pirilosophe. Les villes^e la Gaule dévastées par les Barbares furent promp* tenient réparées. On nomme particulièrement sept postes importans entre Metz etrerabouchure du Rhin, qui furent , dit - on , reconstruits et fortifiés par les ordres de Julien (i). Les Germains vaincus s'étaient soumis à la juste mais* humiliante condition de pré-* parer et de transporter les matériaux. Le ièle actif de Julien pressa Touvrage -, et tel était Tesprit qu'il avait répandu parmi ses troupes, que les auxiliaires, renonçant à l'exemption des travaux , disputaient d'activité avec les soldats romains pour Texécution des services les plus pénibles. Les soins du jeune César ne se bornèrent point à la sûreté des peuples et des garnisons, il&lliit encore pourvoir à leur subsistance. La désertion des uns et la révolte des autres au-< raient été la suite (Imeste et inévitable d'une famine. La cultuHB des provinces gauloises avait été interrompue par let calamités de la guerre; mais les soins paternels de Julien firent suppléer l'abondance de
(i) AmiBÎeB, ^Tiii, 2; Libanîus, orat. 10,279, ^^* De ces sept postes, quatre sont aùjoard^hni des villes assèst Gpnsidérables , Biiigen , Andernach , Bonn et Nuyss. Les trois autres , Tricesim» , Quadriburgium ,• et Castra Herculis ou Héraclée y ne subsistent plus \ mais il j a lieu de croire que , sur le terrain de Quadriburgium , les Hollan^ dais ont construit le fort de Sôhenk, dont le nom blessait si violemment l'excessive délicatesse de Boileàu. Vt>jr&^ d'Anville, Notice de V ancienne Gaule y^,-^ i83 ; Boileau, épît. iv ^ t?t leSk no tes ^
nie voisine à la. disette du eontinent. Six cents l)ar« ques , construites dans la forêt des Arclennes , revinrent plusieurs ibis des côtes de la Grande - Bretagne chargées de grains , et , remontant le Rhin , distribuèrent leur cargaison dans les villes et le&ibrterésses situées sur ses rives (i). Les victoires de Julien rendaient à la navigation la sûreté que Constance avait offert d'acheter par le tribut annuel et honteux de deux mille livres d'argent. L'avarice de Temperfeur refusait ii ses soldats les sommes que sa main tremblante répandait avec profusion sur les Barbares ; et Julien eut besoin de toute son adresse et de toute sa fermeté quand il ouvrit la campagne avec une armée qui , pendant les deux dernières années , n'avait reçu ni paye ni gratification (a).
C'était à assurer le bonheur et la paix de ses sujets Adminis que tendait oa seinblait tendre l'administration de civile lie Julien. (^)- Il s'occupait y pendant ses quartiers d'hi-
(k) Nous pouvons en , croire Julien lui-même , orat, ad $. P. Q. Athen., p. 280. Il fait un récit très-circonstancié de ^cettei expédition. Zozime a}otEte deux cents vaisseaux de plus, 1. m, p. i45.> En évaluant le port de chacun des six cents vaisseaux de Julien à soixante— dix tonnes, ils pouvaient exporter cent vingt mille quairters. p^ofez les Poids et Mesures d^Arbuthnot , p. 237. Le pays qui pouvait supporter une pareille exportation devait avoir atteint déjà un degré de culturj^ bien florissant.
%• (2) Les iroupes se mutinèrent une fois, immédiatement avant le second passage du Rhin. Ammien , xvij , 9.
(3) Ammien , xvi, 5; xviii, j ; Mamertiu, in Panc^yr. vet., XI, 4*
Julien.
ver, du gouvernement civil , et affectait de préférer aux fonctions d'un gênerai celles d'un magistrat. Avaivt d'entrer en campagne, il remettait aux gouverneurs des provinces les causes publiques et particulières qui avaient été portées à son tribunal ; mais , à son retour , il examinait soigneusement toutes leurs procédures, adoudssait la rigueur de la loi , et prononçait son jugement sur la conduite même des jugjes. Supérieur à la derni^e faiblesse qui reste quelquefois aux hommes vertueux, ce zèle 'ardent pour la justice y trop souvent poussé jusqu'à l'indiscrétiou, il réprima , par une réponse pleine de sagesse et de di*» gnité , la chaleur d'un avocat qui accusait de concussion le président de la Gaule narbonnaise : S'il ne faut cfue nier, s'écria Delphidius avec véhémence , qui jamais sera troussé coupable? — Et s'il suffit d'affirmer, répondit Julien, qui jamais sera déclaré innocent ? Dans l'administration générale de la paix et de la guerre, l'intérêt dài souverain et celui de ses peuples est ordinairement le même ; mais Constance se serait cru violemment offensé^ si les vertus de Julien l'avaient privé de la moindre partie du tribut qu'il arrachait à. une province épuisée. Le prince qui portait les ornemens de- la royauté pouvait quelquefois prétendre à corriger l'insolente avidité des agens inférieurs, à éclairer leurs artifices,, à introduire un mode de perception plus égal et plus facilie ; mais , d*après les sentimens de Constance , l'administration des finances reposait bien plus sûrement entre les mains de Florentius, préfet du prétoire des Gaules,
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tyran efféminé, également incapable de* nenrords et de eomp|issioii« Ce ministre orgueilleux se plaignait hautement de la réclamation la plus modeste, tandis que Julien se reprochait à lui-même la faiblesse de son opposition. Le César avait rejeté avec horreur redit d'uqe taxe.ei^traoïdinaire pour laquelle le pré» fet lui avait demandé sa signature *, et le tableau frappant de la misère publique , qu'il avait été forcé de faire pour justifier son refus , offensa la cotir de Constance. On lira sans doute avec plaisir les sentimens de Julien ^ exprimés avec chaleur et liberté dans sa lettr>e adressée à un de ses intimes amis. Après lui avoir exposé sa conduite , il continué en ces termes : « Était-il possible à un disciple d'Âristote et de Platon de se conduire autrement que je n'ai fait ? Pouvais-je abandonner les malheureux sujets confiésà mes soins ? N^étais-je pas obligé de les' protéger contre les incultes répétées de ces voleurs impitoyables ? Un tribun qui déserte son poste est puni de mort et privé des honneurs de la sépulture : comment oserais-jè prononcer sa sentence, si, au moment du danger, je négligeaisT un devoir plus sacré et plus important ? Died m'a placé'dans ce poste élevé 5 sa providence sera mon guide et mbn soutien. Si je suis condamné à« souffrir , j'aurai pour me soutenir le sentiment d'une conscience pure et irréprochable. Plût au ciel que j'eusse encore un conseiller comme Salluste l Si on juge à propos de m'envoyer un successeur, je me soumettrai sans regret; et j'aime mieux profiter du peu d'instans où je pourrai faire le bien, que de faire
long-temps le mal avec impunité (i). » L^autorité précaire et dépendante de Julien faisait briller ses vertus et cachait ses défauts. Le Jeune héros qui soutenait dans la Gaule le trône de Constance , n*était pas autorisé à iféformer les vices du gouyemement; mais il avait le courage de soulager ou de pbindre k malheur des peuples. La paix^ ou même la conquête de la Germanie , ne pouvait pas lui donner un espoir raisonnable d'assurer la tranquillité publique, à moins qu il ne parvint à ranimer Tesprit martial des Romains , ou k policer les nations sauvages , et à introduire chez elles les arts et l'industrie. Cependant les victoires de Julien suspendirent un peu les invasions des Barbares , et retardèrent la chut^ de Tempire d'Occident.
Son influence salutaire se fit sentir aux villes de la Gaule accablée depuis 'si long-temps sous le poids des dissensions civiles , de la guerre dés Barbares et de la tyrannie intérieure. On vit renaître Tesprit d'industrie avec l'espoir de la jonissauce. L'agriculture , les manufiictures et le commerce, commencèrent à refleurir sous la protection des lois , et les curiœ ou corporations civiles se remplirent^ de nouvesfu de membres utiles et respectables. LiTjeunesse cessa de
(l) Ammien, xvii, 3 ; Julien. , epist. i5 , édit. Spanheîm. Une telle conduite justi&e presque ce magnifique éloge 'de Mamertin : Ita illi anni spatia divisa sunt , ut aut Barharos domitet , aut ciçibus jura restituât , perpetuum professas , aut contra hostem, aut contra vitia , ccrtamcn.
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rejeter le mariage, et les personnes mariées de craindre Faugmentatidn de leur famille. Les fêtes publiques et particulières se célébraient avec la pompe ordinaire, et là communication libre et fréquente rétablie entre les provinces présentait Timage^u bonheur natioiïal (i). Une âme comme celle de Julien devait jouir délicieusement de la prospérité dont il était Fauteur; mais il jetait surtout les yeux avec complaisance et satisfaxition sur la ville de Paris ^2) , le siège de sa résidence en hiver, et l'objet de son affection particulière. Cette stiperbe capitale , qui comprend aujourd'hui, un terrain immense sur les deux rives de la Seine , n'occupait alors qu'une petite île
au milieu de la rivière ^ qui fournissait une eau pure et salutaire à ses habitans. La Seine baignait te pied des murs , et on ne pouvait entrer dans la ville qpe par deux ponts de bois. Une épaisse forêt couvrait le nord de la rivière ; mais le sud , qui porte aujourd'hui le nom d'université, fut insensiblement bâti et orné d'un palais, d'un amphithéâtre, d'un aqueduc, de bains et d'un champ de Mars pour exercer les troupes.
(i) Libanîus,. ora/. parental, in imper, Julian, , c. 38; in Fëdfricii grœc Bibliothec, t. vu, p. ^63, 264.
(2) p^c^ezJvlieiïy in Misopogon, , p. 34o, 34 1. L'ancienne situation de Paris est décrite par Henri Valois {ad Ammian, , XX, 4)> psir son frère Adrien Valois, et par M. d'Anville , dans leurs Notices sur l'ancienne Gaule ; par l'abbé de Longuerue , Description de la France , t. i , p. 1 2 , 1 3 ; et M. Bonamj , dans les Mémoires de l'Académie des Inscript. ^ t. xv, p. 656, 691.
Là rigueur du climat était tempérée par le voisinage de rOcéan ; et, avec quelques précautions que Texpérience avait enseignées , la vigne et les figuiers s'y cultivaient avec succès. Mais dans les hivers trèsrigoureux , la Seine se glaçait profondément , et les énormes morceaux de glace qui flottaient sur ses eaux auraient pu être comparés-, par un ÂsiaUque , aux blocs de marbre blanc que Ton tirait des carrières de la Phrygie. La licence et la corruption d*Ântiocbe rappelèrent depuis au souvenir de Julien les mœurs simples et austères de sa chère Lutèce (i), où les plaisirs du théâtre étaient incoqnus ou méprisés. Il comparait avec indignation les Syriens efféminés à llionnéte et bravé rusticité des Gaulois, auxquels il ne connaissait d'autre vice que Tintempérance , qu'il était tenté de leur pardonner (i). Si Julien revenait aujourd'hui dans la capitale de la France , il y trouverait des hommes savans et des génies capables d'entendre et d'instruire un dilbiple des Grecs. U excuserait sans doute les vives et* agréables folies d'une nation en qui les jouissances du luxe n'ont jamais énervé l'esprit martial; et il serait forcé d'applaudir à la perfection de cet art inestimable qui adoucit , épure et embellit le commerce de la société.
(i) Tyjv ffùnv Acvxrrcov. Julien, in Misopogon., page 34o. Leucetia ou Lutetia ëtait Pancien nom de la cité qui ^ selon Pusage du quatrième siècle , prit ensuite le nonx territorial de ParisiL ^ (a) Julien, in Misopogon, ^ p. SSg, 36o.