‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain. Trad (volume 3)Chapitre 25 sur 42 · T}'22 HISTOIRE DK LA DÉCADENCE · texte numérisé non relu

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temporains turent étonnés de son audace sacrilège ; mais tel est le progrès silencieux et irrésistible de la raison, qu'avant la (in de la génération suivante, cette table était rejetée avec mépris par les historiens (i) et les poètes (a), cl par la censure tacite ou modérée des défenseurs de TEglise de Rome (3). Les papes

imperiali ecclcsiasticd, p. 734-780) ce discours plein de chaleur, qui fut composé par Yalla (A. D. 1440)9 six ans après la fuite du pape Eugène iv. C^est un pamphlet trèsvéhément et dicté par Tesprit de parti. L^auteur justiBe et excite la révolte des Romains ; et on voit qu^il aurait approuvé Tusage du poignard contre leur tyran sacerdotal. Un pareil critique devait s^attendre à la persécution da clergé ; il fit cependant sa paix , et il est enterré à Latran. Bayle, Dictionn. critique, art. Yalla; Yossius, de Histor. latin. , p. 58o.

(i) Voyez Guichardin , serviteur des papes, dans cette longue et précieuse digression , qui a repris sa place dans la dernière édition très-correcte publiée diaprés le manuscrit de Tauteur, et imprimée en quatre voliupes ini~l^ sous le nom de Fribourg, 1775 {Istoria (fltalia, t. 1, p. 385- 395).

(2) Le paladin Astolphe retrouva cet acte dans la lune , parmi les choses qui s'étaient perdues sur la terre ( OrUmdo Furioso , xxxiy y So),

Di varijiori ad un gran monte passa , Ch* ebbe gia huono odore, or puzza forte; Questo era il dono (se pero dir lece) Che Costantino al buon Silvestrofece,

Toutefois une bulle du pape Léon x a approuvé ce poème incomparable.

(3) Fof. Baronius, A. D. 324,n°' 1 17-123; A. D. 1191, n"* 5i , etc. Il voudrait supposer que Constantin oftit Rome

DE L'EMPIRE ROMAIN. CHAP. XLIX. SaS

eux-mêmes se sont permis de sourire de la crédulité publique (i) ; mais ce titre supposé , et tombé en désuétude, continua à revêtir leur domination d'une sorte de sainteté; et, par un hasard aussi heureux que celui qui a favorisé les décrétales et les oracles de la sibylle, Fédifice a subsisté après la destruction des fondemens.

Tandis que les papes établissaient en Italie leur ï^«^*»wi«se-

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indépendance et leur domination , les images , qui J^ô^^^ avaient été la première cause de leur révolte, se réta- ^"^^l^^^' blissaient dans l'empire d'Orient (2). Sous le règne ^.'^."780,

etc.

à Sylvestre , et que ce pape le refusa, H a une idée assez étrange de Pacte de donation; il le regarde comme ayant été fabriqué par les Grecs.

(i) u Baronius n^en dit guère contre; encore en a-t— il trop dit , et Ton voulait sans moi (cardinal du Perron) , qui Fempêchai, censurer cette partie de son histoire. J^en devisai un jour avec le pape , et il ne me répondit autre chose : Che voleté ? i canonici la leggono ; il le disait en riant. » Perroniana, p. 77.

(2) Le reste de Phistoire des images depuis Irène jusqu^à Théodora^ a été fait, du côté des catholiques, par Baronius et Pagi (A. D. 780-840), par Natalis Alexander {Hist. N, T. , seculumS^ Panoplia adversus hœreticos , p, 118-178), et par Dupin (BibL ecclés,, t. vi, p. i36-i54); du côté des protestans, par Spanheim {Hist. Imag,,^. 3o5-639), par Basnage {Hist. de l'Église, t. i, p. 556<572; t. 11, p. i36r- 1 385), et par Mosheim {Institut, Hist, écoles., secul, 8 et 9). Les protestans , excepté Mosheim , sont aigris par la controverse ; mais les catholiques , excepté Dupin , se montrent enflammés de toute la fureur et de toute la superstition monacale; et Le Beau lui-même (^Tij^ du Bas-^Empire) , qui

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