CHAPITRE XXIV
Résidence de Julien a Anliorhe. Son expédition contre ta» Perse» d'abord heureuse. Passage du Tigre, tttraite et mort de Julien. Élection de Julien. Il iwt l'armée romaine par un trailé déahouoranl.
La fable philosophique des Césatt1 que
' Grégoire (Orat., t»r, p. 91 ) accuse l'apostat dVoir sicriïté lecrèleiiionl de petits garçons et de petite» llllis; et il assure positivement que leurs corps furent jetés dias l'Oronle. ( Voyez Théodore), 1. ni , c. 2t) , 27 ; et la candeur équivoque de l'abbé de la Btelterie, Vie de Mm . p. 351, 3S2.) Toutefois la haine des contemporains n'imputait pas i Julien, surtout en Occident, celle troupe de martyrs que Baronun adoptes! a-vjileœent , et que TiUemontrejeUe d'une manières! faible. (Mém. Ecclés. , Lvu.p. 1295-1315.)
i Grégoire ( Orat. iv , p. 123 , 124 ) annonce une résignation édifiante. Toutefois l'officier de Julien, qui voulut saisir l'église de rtacianxe, aurait perdu la vit, s'il n'avait pas cédé au zèle de l'évèque et du peuple. ( Orat. SB, p. 308.) (Voyelles réflexions de ChrysostOme, telles que Tillemonl les rapporte , Mém. Ecclésiasl. , lom. m > p. 575.)
3 Cette raldc ou celle satire se trouve dans l'édition de Leipsick désœuvrés de Julien , p. 300-330. U (radudioa française du savant Eiéchiel par Spanueim{Parîs,lGS3) est d'un style grossier et lâche , mais elle est exacte ; il a tellement accumulé les preuves , tes notes , tes édaircissemeH, de., qu'ils forment cinq crnl cinquante-sept pap» 111-4° «Vun petit caractère. [,'attéaVla Blellffie (Vitdt
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iî63 dcp. J.-C.) Julien composa , est i;ne des productions les plus agréables ei les plus instructives de l'esprit des anciens '. Au milieu de la liberté et île l'égalité des saturnales, Homulus a préparé un banquet pour les dieux de l'Olympe qui l'ont adopte , et pour les princes de Rome qui ont donné des lois o son peuple guerrier, et aux autres nations de lit terre. Les immortels sont placés sur un trône , cltacnn a leur rang ; et la table des césars est servie an dessous de la Inné , dans la région supérieure de l'air. L'inexorable Némésis précipite dans le Tartan les tyrans, qui auraient déshonoré ce festin. Les autres césars prennent succès- ' si veinent leurs places ; et, à mesure qu'ils s'avancent, le vieux Silène, moraliste jovial, qui cachait la sagesse d'un philosophe sons le masque d'un disciple de Bncchjis , lait des observations malignes sut les vices, les défauts et les taches de leurs différons caractères ■. A la fin du repas, Mercure déclare; par ordre île Jupiter, qu'une couronne céleste sera la récompense dn mérite supérieur, il s'agit tic choisir les candidats , et on désigne surtout Jules -César, Auguste , Trajan, et M:irc-Aurèle; l'efféminé Constantin" n'est pas excln de cette honorable lice, et on exhorte Alexandre à se mêler aux héros romains, pour disputer le prix de la gloire. Chacun des candidats développe le mérite de ses exploits; ruais les dieux trouvent que le modeste sHencc de Marc-Anrèle parle mieux en sa favetir, que les discours travaillés de ses orgueilleux rivaux. Lorsque les juges viennent à examiner le cœur et à sentier les molifsdos actions de tous ces princes, la supériorité du stoïcien impérial se montre
Jorien, L i, p. 211-393) a exprimé d'une manière pins heureuse l'esprit et le sons de l'original , qull édatrril par des notes qni sont brèves rt curieuses.
' Spanhchn (dans sa prétow) a discuté, d'une manière savante, IVtymolopie , l'origine , le rapport, et la différente des satires grecques, espèce de drames, qu'on Jouait après la tragédie , et des satires latines ( du mot tatura ) , espèce de mélanges qu'on écrivait en vers ou en prose. Mais les Césars de Julien ont un caractère si original, (pill ne sait dans quelleelassc H faut les ranger.
* La sixième églogne de Virgile peint Irts-blen « caractère de Sirène.
* Le lecteur impartial doit remarquer et condamner la partialité de Julien contre son oncle Constantin , et contre b religion thrélietine.
d'une manière encore plus décisive et plus éclatante1. Alexandre et César, Auguste, Trajan et Constantin , avouent que b réputation , la puissance , ou le plaisir , ont été l'objet de leurs travaux ; et les dieux eux-mêmes contemplent avec respect et avec amour nu mortel vertueux qui a pratiqué sur le trône. les leçons de h) philosophie, etqtii, malgré notre imperfection, n'a pas craint d'aspirer aux qualités morales de l'Être suprême.
Le rang de l'auteur donne nn nouveau prix a cet ouvrage agréable; un prince qui parle librement des vices et des vertus de ses prédécesseurs prend à chaque ligne l'engagement d'éviter ce qui peut mériter la censure, de rechercher ce qui mérite l'approbation.
Dans les momens de. réflexion paisible, Julien préférait les vertus miles et bienfaisantes de Marc-Aurcte; mais la gloire d'Alexandre enflammait son ambition, et il recherchait, avec une égale ardeur, l'estime des sages et les applaudissemens de la multitude. A cette époque de la vie où les forces de l'esprit et du corps ont le plus do vigueur, l'empereur, instruit par l'expérience et animé par le succès de la guerre des Germains , résolut de signaler son règne par des exploits plus brilluns et plus mémorables. Des ambassadeurs de l'Orient , du continent de l'Inde et de l'île de Ceylan * , étaient venus saluer , avec respect, la pourpre romaine1. Les na-
i Julien avait une disposition secrète a préférer les Grecs aui Romains; mais, lorsqu'il rapprochait sérieusement un iiérot d'un philosophe, il tentait que le genre humain doit [dus à Socrate qu'à Alexandre. ( Orat, ad Themistium, p. 364. )
* Inde nationibus indicis eertatim cum donis ôptimatesmittentibus. ...ab usqMDivis etSerendivls. (A mmien, ix, 7.) Cette tir, qu'on a successivement appelée Tnprobane, Serendilet Ceylan, est un exemple qui prouve eombien les Romai ns con naissaient peu 1 es n o ms el les terres situés a l'est du cap Comorin. 1° Sons le règne de Claude, un affranchi qui tenait fl Terme les douanes delà mer Rouge ruljelé parles vems sur fftlecôteinconnue; ïl passaeixm.iis ( avec les naturels du pays , et il persuada au roi de Ceylan, qui entendait parler pour la première fois de la. puissance et de la justice de Rome, d'envoyer une ambaisade a l'empereur. (Pline, Hist. Nal.,Ti, 24.) T Les géographes (et l'iolomée lui-même ) ont donné quinze rois trop d'étendue b ee nouveau monde, qu'ils prolongeaient jusqu'à l'ëqualenr et aux environs de la Chine.
a Ces ambassades avaient été envoyées a Constance. Ammien , qui tombe par mègardc dans une grossière flat—
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lions <le l'Occident estimaient et craignaient Julien dans lu paix et dans la guerre. 11 naéprisait les trophées d'une victoire sur les Gotha ' , et croyait que la terreur de son nom, et les nouvelles fortifications élevées sur les frontières de la Thrace et de VIllyrie ..empêcheraient les barbares du Danube de violer désormais la foi des traités. Le successeur de Gvrus et d'Artaxerxès lui parut le- seul rival digne de sa valeur; il se décida à conquérir la Perse, et à châtier la puissance orgueilleuse qui avait si long-temps résisté et insulté a la majesté de Home *. Dès que le monarque persan fut instruitqu'un prince bien supérieur à Constance occupait le trône, il daigna ouvrir une négociation do paix simulée ou peut-être sincère. Mais la fermeté de Julien étonna l'orgueil de Sapor. Le premier déclara nettement qu'il ne tiendrait jamaisde conférence amieale au milieu des flammes et des ruines des villes. de la Mésopotamie; et il ajouta, uvecuo sourire de mépris, qu'ayant résolu d'aller incessamment à la cour de Perse, il était inutile de traiter par des ambassadeurs. Son .impatience pressa les préparatifs militaires. Il nomma les généraux , et leur donna une armée formidable; il partit lui-même de Constantinople , traversa les provinces de l'Asie mineure, et arriva à Antiocbe, environ huit mois après la mort de son prédécesseur. Quoique Julien désirât vivement pénétrer au centre de la Perse, il. fut arrêté par l'indispensable nécessité de régler l'état de l'empire, par son eèlepour le culte des dieux, et parles conseils de ses amis, qui lui représentèrent qu'il, était indispensable d'accorder du repos durant l'hiver aux légions de la Gaule et aux troupes de l'Orient, et de rétablir leur tui-
lerie , paraît swrir oublié b longueur du chemin et la britretë du règne de Jatien, .
i < GoUnsKpo MtacM et perndasvhaGtesquxTtreu
• meliores aiebal : illis eniin sufUcere mercalores Gilalas > per quos ubique sine condilionls discrimine renunitan-
• tur. * En moi pi de quïnre an* , eest esclaves gaûis menacèrent et subjuguèrent leurs maîtres.
' flans la satire des Césars (p. 3M \ Alexandre rappelle à César, qui atténuait ta gloire el le mérite (TunettcKilrc s-jr<lesAsiafiques,o;ueCras5nsct Antoine avaient senti 1rs iMttsdes Persans, et que te Romains, après une guerre de trois siècles , n'avaient pas encore subjugué ta province de Mésopotamie ou d*Àirjrh. ■ .... — *>
(363-dfp. J.-C.
ripline. On le*déterminn à demeurer -a Antîoche, jusqu'au printemps, au milieu1 d'un peuple malin, disposé-à* tourner *u ridicule la préaipitarJoa , et à censurer la Lenteur rie leur maître *.
Si Julien s'était natté qaw ton séjour dans la capital» de l'Orient amènerait desiretatious agréables entre lui et le peopte; il avait nul jugé son caractère et les moeurs cYAatieebe '. La chaleur du climat disposait les -«abîutis a tous les plaisirs du luxe et de faisiveté; et us unissaient la -corruption joyeuse oVs «are» à la mollesse efféminée des Syrien*, lis ne suivaient d'autres lois que la mode;, leptakir était leur seule occupation, et l'éclat des vettmeas et des meuble», la seule distinction qui excitât leur envie. Us hoaaa«stsjt- tes arts du luxe; us tournante» ridiouleleswftDs râles et courageuses; et le «éprôdela modestieaet femmes et de lu vieillesse annonçait aie dépravation universelle. Les Syriens aimaient passioBuémaot les spectacle»; ils appelaient tous ceux qui s'y distinguaient par' leur adresse1- Ils employaient aux amUBemeuspflblics une partie considérable du revenu delà ville, et la .magnificence des jeux du théatr&et du cirque était regardée comme k'*oa»eer etlagloU-ud'Amioclw.iLcsaMneura'rusaoWK d'unp^incequidéékiB^it4ineparatïe^iniK, et qui paraissait insensible à uni bonhenrdece genre, ne convenaient pas ila<iéli«»ïesie<ie ses sujets, qui ne pouvaient ni admirer ni imiter la simplicité sévère que Julien, mon Irait toujours, et qu'il affectait quelquefois. U au déposait sa gravité philosophiquequedansles jours de f*te consacrés à l'honneur dés fhVtrs par un ancien usage ; et c'étaient les ' seuls jours de l'année oit Les Syriei^d'Autiocberré-
* Atnmîen («ri , 7, 12) ;' Lltwnlus (ûrafc '^rWrrat, t. 79, 80 ,305, 306 ] , Zosime ( L m, p. .ISS^ft^SoepIt ( I. lit, c. IB) indiquent le plan de la guerre ne Perse.
* \a satire de Julien et les bornâtes de saint tûrjsostôme oITrent le rnème tableau des mœurs d'Auiiechç. La miniature que l'abbé de la Bletteric en a tirée ■; Vie Je Julien , p. 332 ) à de la précision et. de l'eiactiluije,. , ' .
* Laodicéc leur fournissait des conducteurs de durs ; Tyr et Tieryle, des comédiens ; Cèsarée, des .Doutur oùmes ; Helîopolis, des clianleurs ; Caia, des gladiateurs; ' "" lutteurs; S CasUbato v«]^''fcn»irS *
corde. (Voyez VEtyrisitio toiiiis m«pi& jJi/daiii lc
troisième lome des Gtographi ti
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(393 dep. J.-C.)
situassent aux attraits du plaisir. La plupart d'entreeux professaient le christianisme, nom inventé par lours ancêtres '- S'ils a' en pratiqwMRt pas la morale , ils avaient un amchement scrupuleux pour les dogues .de cette religion. Le schisme et L'béresie troublaient l'église d'Auttoohe ; mais une sainte haine animait- également* contre l'empereur, les Arien», les partisans d'Àikanase, et ceux de Mtletins et éa Paulimus^.
Ils avaient la. plus forte prévention contre un apostat, l'ennemi et le successeur d'un prince qui. mérita l'affection ■ d'une secte nombreuse , et l'eulàvemÊBt des restes de saint Babytas les remplit de fureur. Le peuple, dominé. par ses idées superstitieuses , disait hautement ope la famine avait suivi les traces de l'empereur , de Ccmunlinople à Antioche, et le moyen peu judieieux qu'on employa dans ceue disette acheva d'irriter des hommes que la faim tourmentait. L'ineUmence delà saison1 avait nui aux récoltes de la Syrie, ut augmente le prix du pain dans' la capitale de l'Orient , en proportion de 1». disettadu blé. Mais l'avide monopole changea bientôt la juste proportion établie par le; castra naturel des, choses. An milieu de cette halte inégale, où. un parti réclamait les- prodaotiona de- la tarie comme une propriété exehtswe» contre un second qui voulait s'enrichir de la nusère publique, tandis qu'un
., s. «ÏM
Le peuple d'Anliodw professait ingénument un attachement «u:Xf Krist) «I au K. (Koastanee). ( JoJten, MUopeg*m;pia6T). ....■.-.
* L'OMUtcrto ordination de Pmubhs parfait ta séfaur de Julien a Autiocbe irrita lesschismatiquesd'Anuoehe, qui subsistèrent iiualK-Tïngl-eicq ans (A. D. , 330-415). Vot- TîHMwnt (Mem. EceWs. , t m , p. 803 , édit. in-*A Paris , 1701 ) sue Je citerai désormais.
s Julien dit qu'avec une pièce d'or on achetait cinq , dix et quinze motlU de blé , selon les diven degrés de l'abondance et de la disette (.WiiopopM, p. 369) D'après ce Dût et quelques antres pareils , Je pense que sous les ■aecesseun de Constantin , le prix ordinaire des grains ■ était d*enviroS trente-deux schetlings le quartier anglais ; c'est-à-dire qu'A était égal au prix moyen des sotianleqontre premières années de ce siècle. ( Voyez les Tablés des monnaies, des poids et des mesures d'Arbuthnot , p. 88,80; Béni, de l'Aead, des Inser. , t. mm, pag. 718-721 -, les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des Nation», par Smith,' rot. i, p. 24G de l'originaJ, hrre que Je suis fier de citer, comme le livre d'un philosophe et de l'un de mw amis.
troisième les demandait pour sa subsistance journalière, le bénéfice des agens intermédiaires retombait en entier sur les infortunés consommateurs. Leur précipitation et leurs inquiétudes augmentèrent encore la détresse, et la crainte d'une disette causa peu à peu l'apparence d'une famine. Lorsque les citoyens voluptueux d'Antiodte se plaignirent du haut prix de la volaille et du poisson , Julien déclara qu'une ville frugale devait être satisfaite dès qn'on lui fournissait du vin, de l'huile et du pais. 11 avoua toutefois qu'an souverain est obligé de pourvoira la nourritare de -son peuple ; il adapta ensuite l'expédient dangereux et meurtrier de fixer la valeur du blé , qu'il ordonna , dans un temps de disette, de vendre à un prix qu'on n'avait guère connu dans les années les plus abondantes; et, pour fortifier ses lois de son exemple, il envoya au marché quatre cent ■ vingt mille smmU ou mesures > qu'il fit venir ! des greniers d'HIérapolis , de Chalcis et i même de l'Egypte. Il n'était pas difficile de prévoir les suites de cette opération , et on : ne tarda pas à les sentir. Les riches négocians achetèrent le blé de l'empereur; les propriétaires, ou les accapareurs n'approvisionnèrent plus la ville , et le peu de grains qu'on y amena se vendait au-dessus du prix fixé. Julien s'applaudissait de son expédient : il accusa d'ingratitude le peuple qui murmurait, et prouva aux habitons d'Antioche qu'il avait hérité de l'obstination de son frère Gatlas,. sans y joindre sa cruauté '. Les remontrances du corps municipal aigrirent son esprit inflexible. Il croyait , peut-être avec raison , que les sénateurs d'Antiocbe , qui possédaient des terres et faisaient le commerce, avaient contribué anx malheurs de leur pays, et il attribuait leur hardiesse peu respectueuse , non pas au sentiment de leur devoir, mais à Ses vues d'intérêt. Deux cents des plus nobles et des plus riches citoyens formaient le sénat : ils furent mis en prison , .
' Tttmquam à proposito declinabat, Golli timilti fratris iicerincruenbu.(Ammien,xui,14.)l]neftiutpas juger avec trop de rigueur l'ignorance, sur ces matières, des princes les plus éendres; mais la manière donl Julien s'est détendu lui-même (in Kuopogoa, p. 366), et son Apologie par Libanais, (Orat. Parent., t. ffl, p, 331), ne sent nullement satisfaisantes.
DECAB£jNC$:D£ L'SétfjfctJE JAQMAIN,
■ah e» feur permit inM la fln-du, jouMra retourner chen eux'. Apre» cet apte de despotisme, F empereur ne put obtenir te pardon qu'il avait accordé si aisément, La disette excitait toujours des plaintes, que l'esprit et ta légèreté des Gréés de Syrie répandaient soigneusement. Durant la liberté des saturnales, on chanta dans tous les quartiers de ht ville des couplets qui tournaient en ridicule les lois, I» religkiH, la conduite personnelle et même la barbe de Feinperenr ; la eomûvenoectes magistrats et les applaadissemeiie de la- multitude annoncèrent clairement l'opinion que la ville d'An tioehe avait de Julien*. Les ïastrfles populaires affectèreatTiTemeut le disciple de Socrate; mais le monarque, doué d?une sensibilité Ires-vive, et revétn <Tun pouvoir absolu , ne se permit pas la vengeance. Un tyran aurait arraché aux citoyens, sans distinction, la fortune et la vie, et réduit les pacifiques Syriens à se soumettre aux violences et à la rapacité des légions de la Gaule. Julien pouvait du moins dépouiller la capitale de TDrient des honneurs et des privilèges dont elle jouissait, et ses courtisans, peut-être mémo ses sujets , auraient donné des éloges à un acte de justice , qui vengeait, la dignité du magistrat suprême de la république '. Hais au lieu d'abuser ou de se servir de l'autorité de f état pour venger ses injures personnelles , il se contenta d'une espèce de vengeance innocente , et qtie peu de princes seraient en état eTémproyer. Des sarfres1 et dés libelles l'avaient outragé,' et, sous le titre de F Ennemi de la Barbe , il. écrivît nne confession ironique de s«s fiantes , et nne satire aroere des mœurs ncendenses et eWmitrées ' d'Antioche. Cette réponse fut exposée pubknuement aux portes du palais, et IeMisopogon *, ce singulier monument de la colère,
1 LibubM ne Oit qu'a* m«L Ugft sur l'emorisoupement du seul, (Orat. Parent., c, 93, u. 322, 323.
1 Libaolus (ad Antlodienos de imperatoris èrd , c 17, 19, 19, m Fttbrie., BMti>tt>. Gmea.tea. m, p. 221-223) se montre un habile «total. Il critique nvec «éréritt ta SDltfce du peuple, gai porta U peine du trime d*an petit nombre inrrognts obscurs.
'Libuniiis (in Jntîacfign. , c. 7, p. 213} rappelle* Antloebe t» panilion rkaitcèe Céserce ; et Juhtaft» Miopopm , DageSSS) bi*se enireroir conttueat Tèreate expie ilnsaKe boa aux ambassadeurs romains; .
* Voye» sur IxMUopogon amaden, «in, r*; ti- *
de,jnjj>ea,«al . jurrivo: jusqu'à- noua. ÛtftWftu'il. affectit.de rire, il a« pouvait pardonner '-.U témoigna sonméprU , etaccârda.pfiut-fttrc!
encore cette petite satisfaction asa vengeance, en donnant là Àntioche un^euyarneor'dignci depareiis sujets; et, abandonnaMyour jamais, cette ville ingrate, U annonça sa. reaolutioa dépasser l'hiver taWaat a Tan* en Cilicie '. Antioche comptait parmi, ses citoyen^ uq nomme dont le génie et les-vectus pouvaient expier, ans yeux do Julien, les .vices et les, sottises dos autres hafcltan*. Le sojàisieLitanins avait reçu le jonr dons la capitale dei l'Orient :. il professa pubuoxtemeni les, art» d« la rfcétoriqne- et de I» dériawalso» à Nicét*. à flicomédie, a Conatantmoaif; , à Aliènes, et , sur la ft» de Sa cas riece, à Aalioeh e. Les jeunes Grec» flréqoentateot assidûment, son école ? ses discales , qaetqaefoB am nombre de- ploo de qnotre-vingts, vufaieiit kesnr iiucompartMe muttué; et ta jalousie de se», rivaux, «ni lepersécntaîent d'Une villei l'autre» cooirroa* l'opinion de la supériorité de son mérite, qn* le sophiste lut-mémo vantail sans modnAie.LespréïWplem^deJHjiODlaiavaionc arra^aneanurmioe'sotaiiiaile^deijaxmrô assister a*» foeou de Içwadvcrsah». Cette ' promewe réprima* Maugnmtart la rjoriœk* da^ireprinMiiliseprocui^set^uniiientles, éentsldeee dangereni sppftis», étante peu à
Mm, flr.ei.ftsw»*., a », H 3»î Qoég. #»«»r„.
MolaJ», t. a, p. 15, 16. Je dois BOMeOBB *(»tr»durttosrttioxMte«ô«l'is»«Ytola£lisuc^V4tde'J8TlB>.
t- «stsnko. mskmmi sm semées* o> j*m»e.«a» , Comte* âifsmittflr* pra ERumm, tr<r j«|flfct^«* interna. La peuinlcJrenie de Mira «raipardwiilew»-
Hm iBfimM t saromn.
* .tr» «se* itdHsin egMistM, IMioponlt»
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(£*At72a,».34»,i ~ qs'a an» p-Uçi I* m toutetbiïflu^taïmntonitmrtfornirtew-uUta,!
p«iserèN,ilsHMamet*l»^(gted'iMioc>«.
- :3 Julien-, ùijfiijyoewi, p. 3&*j Aosneo, nn.t, rtValeuusjuf Bu., Lituwios, «aoKonenoMO «|ff>M •dreeta sur ee-noet, ncmm) * tttsnrastt «nUoct» , tlliDoalait de k loîsuM et «t repentir, =,-,.,,
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pins laborieux d*#ët*«ji en Libantes*. Lersqu'il'monta sur te trô tre, il pàrnt très-einpreSsé d'embrasser et'de réeempenseT' lé sophiste de Syrie, qtnydans on siècie dégénéré , avait maintenir la pureté Ida goût , des mœurs et de la reRgiôn des Crées/ L'orgueil adroit dri philosophe aêcmt et justifia lar prévention de l'empereur'. An lien de se rendre au palais de Ctastantinople arec la toute, libamns attendit tranquillement l'arrivée du prince à Antloehe, et se retira delà cour aux premier» Sympto^ net'defrOMeHret d'indifférence;!! déclara qrfH ti'y retournerait (Joe daM'lee'occasions oh il y itérait arppoW, et il donns A son «wrferain cette» leçon Importante : qu'on peut or-' donneràun «trjet l'obéissance, mais qu'il font mériter l'affeenon dNin ami. Les sophistes de: tons les siècles' méprisent ou affectent de mépriser les) distinctions" de naissance et de fot> tune» que donne' lé hasard, et ih réservent leur estime poor tes qualités supérieures de l'esprit dont ifs se èroîent doués. Si Jefien dédaignait lés acclamations d'une conTTénaté qnîàdoTïtiVlapdUrpre;îiétait flatté1 des éloges, des avis-', de" la liberté et de la jatonsie d'an philosophie' indépendant, qui refusait ses la-> veurs, aimait sa personne, éétébrait son mérite , et devant nn jow" honorer sa' mémoire. Les volnmmeux écrits détLibanîtis subsistent' encore Vfe plupart offrent les vaines Compositions <fnn orateur qui cultivait la science des Aftnft, ev les production» <fu» penseur soRtalre"; ijuT, 'rftt lieu «Têtu ieir ses contemporains', avait tes yeûxtonjouïs fixés suf la guerre de Troie oh la république d'Atbénest An reste, le sophiste «TAnttoche ne se tenait pas toujours à cette élévation imaginaire : il écrivit une fonlé de lettres , où l'on aperçoit le travail si il loua les v^cUj&.de .son stèclo;-
•MA' ÉDL ClBBbW. CH. XXiV.
« IJbantits, Ont. Pâfiati., fc?,'*.», Mt.
i HmaShs Ht que' OBtdids n* vouhrt point aceééter le nnff&tjrtà* êa MMM, (H* fat partir moins AhisEre fMMtfRVneSSpliife: fttfWU. SephMt.) LcterHîqses' ontn*rah}o*l« Me^seWrmenr*ses «nie Ses épf» d* Libamos nri-mene (mn , édR. de vVotf).
> I! «M resta «irilfM'deui nflMde'séi feffrer, genre d'om+age'ea LBwnlu» sirt» IsPreptiteïWn d'exceller, tes '
p. *BT) observe m «USB, • ~'
Hï
if jugé» avec hardiesse lés vices et les abus, et 11 plaida éloqtiemment ta calise d'Antioche contre ta juste colère de Julien et de Théodose. Outre les maux ordinaires de la vieillesse' ' , il eut la douleur de survivre à la religion et aux sciences auxquelles il avait consacré sou génie. L'ami de Julien vit avec indignation fe triomphe du christianisme ; et son esprit Superstitieux, qui obscurcissait pour lui le apeMade du monde visible, ne le soutenait pas par les vives espérances de la gloire et du bonheur célestes';
Julien , dominé' par son ardent- guerrière < ne miten campagne dès la fin de l'hiver, Apre une marche laborieuse de dent jours, il renvoya , aveo des reproches et ■ des marques de mépris ,' les sénateurs d'Antioche, qui l'accompagnèrent an delà des bornes de- leur territoire*. 11 séjourna le troisième à Bérée on Alep, où Sent le déplaisir dé trouver nn sénat composé presque en entier dé chrétiens, qui ne répondirent que par un froid respect à l'éloquent discours de l'apôtre dm paganisme- Le fils de l'un des pins illustres citoyens dé cette ville embrassa, par intérêt ou par persuasion, la religion de l'empereur, et À fut déshérité. Julien invita le père et le fils à la table Impériale , et, se plaçant an mï- Een d'eux, il recommanda, sans, succès , cette tolérance qu'il pratiquait Ini-méme; il
• Usant, cet lettres laanhnlss et ride» dt sfcosw, •*■»*»-
• perçoit bien qu'on converse avec un rêveur pédant, qui ■ aie coude appuyé sur soii bureau. » "
' * On ffïeï tsiiriée SU l'époque de sa naissance-; Il petto AeUMbMfrttndoneaMé^msge (*.»,, a»), «;i asp^l^ftkTtalUiiat, i.dei Mneanps p*#ri«w»v „ .. . .... ., ,.
i Libaifius a écrit l'histoire minutieuse et prolixe , mais qnlètrse, ôV*irte(tbm. n, p. t-M, édlt. MoreH,};eï Buoapnu(p.l30-13B)iM>u* a laksé mr ce point dej MaOf eoBcte et <UftTOTAies. Parmi les medemes, TiftenteM (mts. Brclftr., ttm. tr,y. ST1-S76J, RbricNs (Bi6ffirt».Grffl'e.,t.vii,p.378-3(4;rtWdùet';ff'c<irtm ' TeMUnorda, t. ir, p. rî7-1«3) Mfljele da Jour «uf le . caractère et les écrits de ee célèbre sopftifle'. ' ■ « ■ r ^ ITAimoeïiir a ïitïrbe tarit territoire de Omlbft ,' le ; ckemtn iqni traversait des collines ef des vafiU èfelt ires- ' mauvais , et les pierres mal UTermles de nr voie ne lenafart1 'l'Me iTautre atte-par da sable. (JdHen ,enlt. ». ) Il est aise* singulier que les Romains aient néglige la' grsrt" confnffirricawft1 éf Antmene iTESboraie: f wïjm j wésse-
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souffrit, avec un calme simulé, le zèle indiscret du vieux chrétien , qui paraissait oubljer les sehtimens de la nature et les devoirs d'un sujet; et, se tournant à la fin vers le jeune homme affligé : • Puisque' vous avez perdn > un père par attachement pour moi , lui dit- » il, c'est à moi de vous en tenir lieu* ». Il fut reçu d'une manière plus conforme à ses désirs, à Batoa, petite ville agréablement située dans un bocage de cyprès , à environ vingt milles d'Hiérapolîs. Les hahiians, qui semblaient attachés au culte d'Apollon' et de Jupiter, leurs divinités tutélairès, avaient préparé toute la pompe d'un sacrifice ; mais le bruit de leurs applaudissernens blessa sa, piété modeste ; il crut voir que l'encens qu'on brûlait sur les autels était l'encens de la flatterie plutôt que celui de la dévotion. L'ancien et magnifique temple qui avait rendu la ville dHiérapolis * célèbre si long-temps , ne subsistait plus; et tes riches propriétés qui pourrissaient plus de trois cents prêtres, avaient pent-èireliûLé sacliute. Au reste.Julien eut la satisfaction d'embrasser un philosophe et un ami qui avait en la fermeté du résister aux sollicitations multipliées de Constance et de Gallus , toutes les fois qu'ils logèrent chez lui, dans leur passage à Hiërqpolîs. Il parait qu'au milieu des préparatifs militaires et des épanchemens d'un commerce familier , J iriten montra toujours le même zèle pOursa religion. 11 avait entrepris une guerre importante et difficile ; inquiet sur son issue , il était plus attentif ù observer et à noter les moindres présages d'ouTon pouvait tirer quelque connaissance dé faveur, d'après les règles de la dfvfefation *. Il instruisit' Lïfcanhis des détails de son voyage jusqu'à tïiérapolîs par une lettre qui annonce ta facilité
* Juan» bit ailuafen,* tôt ànàde»! (épnVwwi), ri Tueodoret (I. m , e. 22 ) le- raconte puis nettement. Tillevmt(i)îiL4M.Cavtmr*.^.,(v> p. 534), il meute la BteUeriii{VMdeJ|HUM,p.4ia)<iBDBaBl(l«élD6«tArL^ tekraneo du pont. ,
' V«jtttoTrmtè.mntui.4ei>e*.$rriat iu^réparoii les *urraK« do Luçieu (t. ifi.p. 45M90, édiL ReilzJ. La singulière dàaeniinitian de Nùmt fétus (Aaimka , X«,8) peul Jatre aoupçoauer uu'Hiérapolia avait été m résidence de* rci5,d'A*SfPC, ,
'Julien, («pif. nw)KU a*acsoin tous ]es présages lieureui ( niitil supprime les. pi^sages défavorables' îu'ÀDtmiM um, ï) l'est donné la peine de conserver.
(3*3 Ide». i.-C.)
et la grâce de son esprit", et sa tendre amitié poor le sophiste d'Antlocte '."
Les troupes romaines se réunirent àBiérapolis, située presque sur les bords de l"Enphrate*, et passèrent aussitôt ce Aeave suun pont de bateaux qui les attendait1. Si Julien avait ou les inclinations de son prédécesseur, il aurait perdu la bette saison dans le cirque de Samosàte, 00 -dans (es églises d'Edesse. Ayant 'choisi, non pas Constaace, mais Alexandre pour son itttsdètev il se pendît sans délai à Cardia*, ville tres-sweietme de la Mésopotamie, a quatre-vingts mîttes d'Hiérapolîs. Le temple de ta lune excita sa dévotion : il s'y arrêt* quelques joara , et acheva d'y régler les immenses préparât* de la guerre de Perse. Julie* avait «acte jusqu'alors le secret de l'expédition } -mais, Carrha se trouvant an point de' 'séparation des deux grandes robtes , il ne pouvait plus dissimuler sôndesseintfalraqueHeséoinaines de Sâpor d a coté de l'E«phn«e>9a thi Tigre. 11 détacha trente mille honnaes , «uns les ordres de Procope son -allié * et de -Sébastien, qui avait été duo del'Égyple^ il'tear eajoignit de marcher vers Wîsifeis, te, ««MU rie traverser le Tigre, de mettre t» frontière h l'abri des incursions dereniiemi.il abandonna à ses généraux le soin des opérations' subséquentes; il espérait qu'après avoir ravagé, les fertiles cantons de la Médie«t de l'Adiabéne, ils arriveraient sous les murs de Ctesiphon, à peu près aa temps où, «'avançant lui-même le long de TEuphrate, il commeaetaaiz le siège de la capitale de la Perse. Le succès de «e plan bien calculé dépendais en, grande partie du zèle et des secoursdu roi d'Anné-
■ Julien (épttrc lira, p. .199-402. V
I Je m'empresse de déclarer que je dois beaoetmp * la Géographie, de VEupnrate et du Tigre, mieMent de publier H. d'Anvffle (Paris, 1780, in-*-), et «al jette Deaucoupdejoursqrl'eipédnion de Julien. "<-
3 On pe ul passer l'Euphratu en trois .endroit*, sttatfs i peu de milles l'un de l'autre : J" Zeugtna, eélenfe eue* les anciens ; 2° Bir , fréquenté -par les modernes t 3" te- poat de Menliigz ou d'Hiérapolîs, (utto trouve à quilreparasangesdeia Tille. ■ >■*
* Raraj) OU Carrha fut Jadis b réôdrnce de»'8«béem et d'Abraham. (Voyez l'Index (ïeo^riipAlciH.fcScÉuHeiis ad calccrn ht Saludin., cuivrage dooi j'ai tiré-tao»coup de lumières sur la Géographie ancienne cmnndnma de la Syrie et des contrées raisinés.)
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m t qui, -.mat ««poser U sûreté de. se», états, pouvait- fournir aux Romains quaranio mille basâmes de cavalerie et vingt mille fantassins1. Hais le bible Arsace Tiranus *, qui gouvernait l'Arménie,. était encore plus loin que soa père Chosroès des mates vertus du grand Tiridale, Ce monarque pusillanime redoutait les entreprises dangereuses , et cachait sa timide mollesse sotis le masque de In religion et de la reconnaissance- Il témoignait un pieu* attachement pour la mémoire . de Constance , qui lui avait deviné en mariage Olympia», fille du préfet Ablavîus; et il s' enorgueillissait d'avoir épousé une femme destinéei* l'empereur Constance '- Tiranus protwnit- le dbmûmam» ; il régnait sur un peuple de chrétiens, et su conscience et son ubâûét rempécuârent de contribuer à une ▼iotoire qui devait achever la raine de l'église. L'indiscnétiou de Julien, qui traita le roi d'Arménie comme un esclave et comme l'enaensi des dieux , irrita son esprit d'ailleurs mal disposé. Ijb) style fier et menaçant des lettres de l'empereur * excita l'indignation secrète d'nn prince qui , malgré 1" humiliation de sa dépendance, se souvenait que les Arsaeiëea, «es ancêtres, avaient été les maîtres de l'Orient, et les rivaux de la puissance romaine. L'natiiteJulien avait combiné ses préparatifs do manière a tromper les espions, et à détourner l'attention . de Sapor. Les légions semblaient marcher vers Nisibis et le Tigre. Touttà-cDup eUesse replièrent à droite ; elles traversèrent la plaine de Carrha, et le troi-
< VoraXfeopfcHl fCyropyit, 1. m,' p. 1», Mit. de thstctiinsou). Altitude» fournil -à Mare-AatoUM set» mille cavaliers armes et disdptiués I la manière des Partnes. (PlnUrque, Vie de Mare- Antoine.)
* Mois* de Cbo rtne \Btit. Jrmotiœ, t.' io, e. 2, n, 342) dit qu'il monta sur le trône (A. D. 354) la septième année du reçue de Constance.
ïÀnnoien,«,ll. Albanaise (t. i. p. 856) dit en teints. gto«3iu.,.(iue Constance donna la veuve de son Mrc nu t^pCnfuet e$ pression qui convenait plus à on Bobmki qu'a un disciple du Christ.
« A union (jduii, 2) emploie l'ai pression monucrat. Mantori (Fabricius, Bib. Grae., t. vu, p. 861 a publié tuwdpUrade JaUnan satrape Années : cette epltre est •t'Mdyte liaient et, commun , et, quoiqu'elle ait trompé m fl. v», e, 5), elle ne paraît pas au Ihen tique. La w(Uisl, deJo^ien, L ;j, p. 330) la traduit et I*
PAlà Kl). .GWB0N; CH. XJflV.
sième jour elles arrivèrent aux bords de l'Euphrate, où la ville bien fortifiée de rticephorîirm ou CaHmicum avait été batte par les rois macédoniens. L'empereur fit ensuite puis de quatre-vingts milles le long des rivages sinueux defEnphrate, et après une route d'un mois depuis son départ d'Antiochc , il découvrit les tours de Circesium , dernière place de son empire. Son armée, la plus nombreuse de celles que les césars avaient envoyées dans la Perse, contenait soixante-cinq mille soldats bien disciplinés. On avait choisi dans les différentes provinces, parmi les Romains et parmi les barbares, les vétérans de la cavalerie et de l'infanterie ; et les robustes Gaulois , qui gardaient le Irène et la personne de leur monarque chéri, étaient d'une fidélité et d'une valeur à toute épreuve. Julien disposait en outre d'un corps formidable de Scythes auxiliaires, venus d'un autre climat et presque d'un autre monde, pour envahir un pays éloigné dont ils avaient ignoré jusqu'alors la position, et même le nom. L'amour du pillage et de la guerre attira sous ses drapeaux plusieurs tribus de Sarrasins ou d'Arabes errans, auxquels il avait ordonné du marcher à sa suite en même temps qu'il leur refusait nettement les subsides accoutumés- L'ne Qotie de onze cents navires , qui devaient suivre les meuve mens et fournir aux besoins de son armée, remplissait le canal de l'Eupbrnle '. Cette flotte avait cinquante galères armées, accompagnées d'un égal nombre de bateaux à fonds plats, qu'on pouvait réunir et employer comme des ponts. Les autres navires, dont plusieurs étaient couverts de peaux crues» offraient un magasin presque inépuisable d'ameset de machines île guerre,. ctusteasites et de mumtious. L'empereur, qui s'occupait de la santé de ses soldats, avait fait embarquer une grande provision, de vi-
t LdtUtimumfluiMn KupImrtemaKtaèat (Àawrien,- «m, 3>: tm peu phH fcwwvatt *>5» d« TtapaacW, U largeur de 11 rivière est de quatre stadtt ou buK ento*erg», e'êsi-e-Bfe o-eW«W;'tm;e«BlHÉu*-*At«telerre. (Xeuopfeon, JnMaH»,t », p.'4f, Mit. de HDleMnMii , avec les Observation* de-Poster, p. M, etc. , dans te atèond vrMinedeiatradMtioadeSpdstni^SflalargeardsrEuphrate A Bir et I Zeugma n'est pas ne pWs « essr HUt verge» (VoyigfesdeSNwte.t: tt, p. â3ft>, cette-cfilrerence énnrmedollvenirturtouldelsprofeirfetf due*!»!.
DECAg£HQ&Pe<-*'aP>W KftUlN,
iMiigreetîlaiWjwii^.niai» il d*5fo*ii( ,kM*\ troupes l'usage du vin, et renvoya impitoyablement une laogae file de obameaux supers ■ fluaqoj «ciraient les derrières de l'armé*.; Le cLaboras tombe dans l'Eaphrete à Cire»-: sium ', et au premier sigual lie JLa «qmpeU«,' (w Bouaio» lufsèrant cette, petite • révière qjû,&éparait k* deux emplies. Julien, d'aprési ua ancien usage, davait prononcer, un .di»-ceurs aûliluim, .et Une, négligeait pa» leaoo-; casions jJe4éploy,er sop éloquence. Il excita l'ardeur dos légiona, en .leur rappelant. le courage inurépido.et les glorieux triomphes dateurs ancêtres;»! -ww»». .leprjaww par iet*bleaM:dp,l'îi»»»Je*ç* des Per»e&;,il lasi exbori* ■» imiter sa ferme ffitolu^iou de détruire ee«& natiea perfide, eu de.»**urir pear la république- Il augmenta l'effet de «on. dis- j . eonrs, ^ar.le don de cent treMt&.pwces d;»rgefltaclwjuesoJdat.On abattit à l'instant le ■ pont du.Qjabaras-. aftft 4e coarataese les troupes qu'elles *e devaieps pipa , placer leur espoir que dans leur succès. La #rudeaeo de Ju^en l'engagea cepewlant à s'occuper d'une. frontière éloignée, toujours oxposéeaHxin-, corsions- des Arabes. 11 .laissa à Cirçeainm un déuqbemept de quatre . raille .snldauvae-uni porta à di> miUahotnptiB Ip»lir»i»pes Beguliere» deceue foiteresae iinportaite % ■
Duinoraent«ii leBRoaiaioa ea^rè»entsur le, territoire ? d'unenoeioi célèbre par son activité et par ses ruses, ils marchèrent sur trois colonnes \ L'infanterie était au centre, sops les ordres de Victor, maître général de eette année, L* brave Nevitia «waaUle long
> llonamenttafi tutUtbium et fubrè potitum, ctfju* mœniaJbôra (Les Orientaux aspirent la première lettre de Chatwras du Chaboui^, et Baphrates ambiant ftumtna, relut spatium tnsulare ftngtntrs. rAmmien,' nttn, 4.) \ .-.'... , ;
» Mte lai -meu» (fim- xxni) aeérfl m «morts* H mm taMMM, (Voyes uni AnMta HuûMl, «m, 3; 4/SlUbMÉM, «SU» AMMsI^m 1M, ». KO, 8»; SkUw, L U, pvlfo, 16*. MBl taHÉM, I. n, «. I » «Ua»>faMs,t*,».0i}
«• Pén», «écrit (non, «, p. 390*41* M. ftranev. Ja>P) les -dioMt yta issHfUS mi pmvùKe*<)»*i*'Mtt rrortèmdet*i^a«Mt*VbCaiM>^*huW«ta-
a.0.ni,p.W, MWisl
4fl HEwtnrute., «t^esque a jj vne/iela^oi^ «M «olonae, /oxjpéej de > plusieurs ;légic«i. Laflawlçriepr oiégeait la uaiwgauébeael/*r> mee. HeriiusdasMAj^iUeusobtiBreatleeo»mandement.de la cavalerie, -,et -les singulières aventurer du premier1 iQérÀtotd'.etiw ifsmarquées. Il était Penaan^et peiner, jJsvaaug jroyal ■ dos Saftanidea* Emprisonna durant la* AaW- .Mes de ja ; muK»itd; deSapor, il avait brisé se* fer» pt cherche un asile à 1» cpw de Go»~ stauuft. Haroûsd»» exotta d'abord la oanjna* sion, et Jiuit. par afimwrir l'estime, de s» bienfaiteur» 4,8» sabjur et, sa fidélité l'é^ta-
. cent a«x.p^e«ier81tiang*d*tt*.la.,caB^r*^«e ar-a^jet.guoicriiecbwÈtie», U«»t pent-**r« un sacnet pjaisir 4 uioairprâ sftu iugrajop*tr4«) qu!u» sujet oppriaié devient sopv<«t un ennemi dangereux. Voici> quelle éwit la disposition des ttfli» cglwuw ^riucipalea. t L*ciliaaas, avec unpetit ewp^deqy^u^e.cejaw hommes armés à la légère, couvrait )e.tfrpot elles flancs de l'armée; il obsersaît ,tf>»i «a qui se .montrait au loin» .et il se bâtait q"ia> sùruirelesgéatjraasderapproche de l'ennemi. Dagalaipbus, et Seçpnduiiu, duc de. l'Osrhoéue, conduisaient l'arrière-garde; Je bagage marchait en sûreté dans les, iulervalbîs des colonnes; et pour lasser plus d'actiou au* soldats,; ou pour g»ossir leur Dwbre aux yeux des spectateur», les rangs étaient Biueu serrés, qu'ils, se prolongeaient stir un espace d'environ dix mille». Julien se plaçait ordinairement à la téiede la colonne dfl.eentre ; mais il préférait les. devoirs.du .général à la pompe du monarque, et il se portait avec rapidité, suivi d'une petUeescorfe:de cavalerie légère, à l'avant, a l'arrière-gardei sur les flancs, et partout oit sa présence pouvait animer on protéger «es tfèuJVeï.' Ve'pSp qtfil traversa, du Châtieras aux terres cultivées de l'Assyrie, doit éu-e regardé comme une BQffîon de ce désert de l'Arabie, dotales plneyais- Ba«a«fort«oerinoV«îrifehumauien« parviendraient pas h vaincre la stérififé.ll parcouïnt le terrain où s'était youvé le jeune Cyrus, sept sôèeles auparavant, et qui est déentoac un
(1. H.P, «00-102), cl TJlMion Oiirt- *« .1. », p. 183) E^nlest lei aventure: de Uarnisdas, et lia y métenl quelques fables. '
tfes Md^8« wb RpMfâM, fe flrfge «t: héhtfqûeïeanphtwi*. i Le paysWruitdeWus '» cftws une plaine aussi Màte^u* la mer ; *t i'Wm^Heiraljstal!»^te»art»is8«rax etle»
» roseaux qu'on y trouvait d'ailleurs avaient » -tint; édeuf aromatique ; mari on M'y Voyait » aucune espèce (TsAres, Les outardes M lès » autruches ,' les gazelles et les -onagres * » semblaient Stre les seuls liabrtand , et les '»' plaisirs île h chasse diminuaient la fatigoc • de'là route.' i Le sable du dësm,^l*vlf pa> te vent, formait des tourbillons- de poussière, et dit Ouragan subit renversaïttout-â-coup lés soldats et les tentés d'une partie de l'armée. ' Lfes plantes sablonneuses de h Mësopota- "mie étaient abandonnées aux gazelles et aux onagres du désert ; mais des vffles tres-petipïèes et de jolis' Villages contraient les bords île f Etipnrate et les lies que forme ce fleuve. 'Ea'ViHe'dfÀnnah cra Ànalho*, résidence ac- "tueVled'tm érnlr araire, est composée de deux longues rues; son enceinte, que ta nature èlle-mfr'me'à fortifiée, renferme une petite VeCët'ub. terrain fertile et.asseï considérable soi Vtfn et l'autre côté de FR upbrate. Les braves Wiitans d'Ànatho montraient quelques 'disposiïionsà arrêter la marche de Julien; 'mais la douceur et les remontrances" On 'prince' BôrmisdaS, la vu* de lu florje et de Tarinee qui Vapprûchait , les détournèrent de ce Mal dessein. Ils implorèrent; la clémence Ai lT empereur ï Julien les établit d'une manière'avantagetise prèsde Chalcis en Syrie, «Vil 'donna à Ptis.'eus , leur gouverneur^ une piiic^distlnguée dans son service et dans son arnïtnCînals la fôkerèssë ;de Thihrta , qu'on
- f VtmiKfmHt »vn sVA»**»**» ip- ..f5, #& .(&
«NqTWB^in d'afP&wta* «ulbeotJqiK.; mai* U mé-. moire ifc Xénofhon, qui tkrivait pent-«re bi« deeannées: apri* IftipéuitiMi, ra tmhi «pidqutfois, «I il parait ai'il a
*a* i&'&ttefo&CHi xxi*
■-, ■fil.:SpttaM|(,,-t¥ii1l tf#rtiL;ÀW*W*«#«*i*>
gréaveclfa^bre. .
<Voyeil«sVoyageS,deT»tmiiFr(p«rt.i,l.n!,p.'Mt3);
■p. «M,«U.).H ignorait I'uchb m * l'aadoi «al de HMHUh. Il ni rare «se no» «eyageura aient dHreaé à If^tftHtWWWWiiBeJci paya qalhi *w* paTCPsrirvfifaw
iWifeaViiWBKttifnW une «w^tt» ajJi W-6it!b»*-
•wowait ««prenable,
-d'un «Mgêt'er l'empe^rse «menu da4M ■*ve*ifie*të que, lorsque «urti*: subjugué les provènem lMArîetnk4» te P*We ,*1bMa nerefti suait pi us d'honorer son triomphe. tes habfettes des villes ouverte», hors d'état de mire rëastance, et ne voulant pas «ider, n'enfuirent awe préfcjpiEatton. Lee soldats mmaint oeeapènàt :lenr» «HdaoM , {dentés - de richesse* « de provisions , et ils massucrèrent Mputtémént rinehjues fermes. Durait temareue, leStHrenas, eu général-persan, et Maiek'Rodesaces, fameux émir de te tribu ^eSassan*, rodèrent autour de Tarinée impériale: il» prenaient tons lei trareenrSî ils «•laquaient tous )e»détact>è«eus, et le vaniMt MoraàmdM «at peine i teer échappe» ; «•«ente étales repousse, le pays devenait chaque jour moins lavoraMe «ex - Opérations ^« te eavalerk', et, ^aand l'armée' oirlv»à HacepracOi, on aperçut 4esrt Joevde U muraille qu'avaient construise les «aciene teis d* Assyrie peur mettre leur» denuriÉes 6 l'Jftri de» incarnons des Mèdes. Les cortrtienebraet» de reenjaédtâsw de JuHen par»lH(fRt avoir mripioyè qtdnSe jows, et on peut etMapter enriroH trois cents nleede la ftiweresse de Grrcesittai au amir <»e4Iao«practa *.
La fertile pvovinaeuV Assyrie *t kfà bVfjplongeait au-delè du ïigre ^iaqa'atix bhbUgnesdeb Me<iie% fonniut utoe étendu* 4«ti-
I Famosi nomlnit lalro, tit Xmmlen , d c'est un ersnd ^tege pour un krabe.Ia iribu àe Gsssn enat (fc*- HieHrlttfecnkatu>8yrieïfn«4mi»d«Kq«iBaa£i«.
■oui ne dynastie de (kbIc-ud rois ou émirs, depuis!» temps de Pwapte Jauni'i œltii du calife Omar. (D'Her^ belot. Bibliottiéque orientale, p. 360; pocock, Spécimen, Bist.Jrabia, p. 75-78-) te nom fc fiedoaae» ne m trouve pas dan» la liste.
3 Voyez Ammien, inv, 1,2; Libuiius, OraLI'artqtf., ï.MP.iU.,.B.^iZp#»e,knt,p,nM-168. .
<L i, c. 132, aie.) eol écrit q»nl»i«loisnour le* aifans. fi iluelqiietofsfwrlespWtoloilifs; ùam-, $tn>ix>*a..xxi, p. 1070-1082; et dam Ammiea (i.wuir^c.6). Les plus »aankn>r^Bt*.»nii^ieaii laat. Tamuw flafc i, Lnj,p. aa»-2»},u»t*'<t. B,».3fr«a*i.it*v&i),.*
NidNBW tf. ■, fi m-28«). Mais je rorrefcSe btauceyp f»^a'ailpa*ir»duill'/raijfro*(d'Al>«]red*.
natiea plus reorate 4'UMtM t«^pwiuiadB|»i»;T«p-
viron Quatre «eut» mitres,' de Bande» mur éb- Hacepraetaaa territoire de Ba»ra, où VE\tpbrateet leTigre réunis ont leur embaoohur* dans le golfe Persique '. Tout «e. territoire peut réclamer le nom de Mésopotamie, puisque- les deux neuves, qni ne sont jamais éloignés de plus de cinquante milles, ne.ae trouvent , entre Bagdad et Babytone , qu'à Vingucinq milles de distance. IJne foule de canaux creusés sans beaucoup de travail dans une terre molle, étubiissaient la comroimleation des deux rivières,' et coupaient la plaine d'Assyrie. Us serraient rà plusieurs usages important : ils conduisaient les «aux superflues d'une rivière daas l'autre, à l'époque de lenrs inondations respectives; divisés et subdivisés en m grand nombre de petites branches de diverses grandeurs* ils arrosaient tes terres sèches, et ils snpptéaient à la pluie; ils facilitaient la culture et les opérations du commerce ; et * comme on pouvait en an moment briser les éaluses, ils offraient au désespoir des habitai» le moyen d'arrêter, par une inondation, les progrès de l'ennemi. La nature avait refusé an sol et an climat de l'Assyrie-la- vigne, l'olivier, lefiguier, et quelques antres de ses douâtes plus précieux; mmetley produisaitovecanaferrilité inépuisable toqteequl en nécessaire à ta subsistance de l'homme ,et dn particulier lefroment et l'orge; et il n'était pas rare do voirohacun des grains semés parle cultivateur en rapporter deux cents et même trois cents. D'innombrables palmiers y offraient une multitude de bocages *, et les nature! s du pays eétébraiebt eu vers et en prose les' trois ceut soixante usages qu'on misait du troac, des branches, des feuille», du suc et du fruit de cet arbre
don, Vologesla et ApoUoBia comme les dernières villes delà orwlnce d'Aurrie, telk ttu-UKUA fc*Mte»p«J
» Les «un iwre* s* réunissent 4 Aternée m Com , à cent milles du golfe de Perse, où UiMftrâcM plus que le large courant du Pastigris ou Shat-u!-Arab. L'EÙphrale arrivait autrefois I la mer par un eanal sëparë, que l« dtoyens trOrehoé »btl rutretil «t tlétotinri/ent 'envi*» Tmt*m*e*ausuddtiinv>di*oeft»s*ora. (D'AtitUle.Mta. del'Acad. des Incrijdions , L m, p. 170-181.)
1 Le savant Kempser a traité à fond, comme botaniste , ■ comme antiquaire, et comme voyageur, tout ce qui regarde les paiofces. (JmmnIM. ***cw, /«riewi. iv, p;nBM6fe) -. -
L'EMWRE «QMAIN, (W».*», J.iC.)
si .rôle.. Plusieurs mfmnfaMutw» ■ aU-suitcut celles! de cuwft,etdc^oileAr,Qc«aB*«!ntil'iMT, dust^ie d'un peuple, nombreux, »et fournissaient d^maûèrespréctousMau^einmereCt dont it^mblelo«tetoqueUsétra«g*j*,aë'taient ompanés. On avait «onverti en unparc Babjlone; mais, peès. des. ruines, de J'uacienne capitale de. nouvelles villes a' étaient formées successivement , #l,Ia,.muj(jpl«eité des bourg»et4es villages, Mtiaaveo.desbiiqueaséehées au soleil ietdu* bitume, product ions- particulières, au canton , : wti»o*çiv4ni la population, du pays. Aous le. règne des .(uceesseurs de tlyrus.lq p*-qviuca: d'Assyrienne cessa d'approvisioniieraeule.dtimntquatrfliiiQisite l'année, la.voluptueufce.abondùiK» dôlata~ ble> el de la -maison du grand. roi. Ses chiens de l'Inde absorbaient ,les revettss^de. quatre gros villages,) on entretenait aux.dépepsdu pays huit cents étalons et seiie mille jumens. pour les écuries du prince; le tributlf»urinir, lier qu'on payait, bu satrape équivalait k un boisseau d'Angleterre rempfc d'argent, et ou peut évaluer le revenu de l'Assyrie à pkia.de dôme «eut miUe livres sterling .^
Julien livra les, champs de l'Assiyrie aux .malheurs de la guerres et le nttlosepbe se vengea sur des sujets ûroeefins des actes de rapine et de cruauté -que-leur maître orgueilleux s'était permis dans les province* pé> maûies, Les Assyriens épouvantés appdêrestt les fleuves a leur secours, et Us achevèrent » de leurs propres mains, la ruine de. leur paya: ils rendirent les. chemins impraticables j:ils inondèrent le camp ennemi, et durant: plusieurs jours, les troupes del'empereur eurent
(L'AsiTrierxraftchaqiieJeurw satrape de P<*wuu artata. imgail.1» proportion bien eeumiedM peids;tt des mesures (Voyet les laborieuses rechtrehea de l'erCut* Hooper), la pesanteur spécifique de l'or et de l'argent , el h valeur de ce métal, flonuproni, après un calcul peu dïffi ciM, to revenu annuel que J'ai aunnae: Oependatt le firahd roi.ae.tfraite*&dei'AÉsyrttpt«i4dermiBelah«B4e l'^vMe ou de Tyr (252,080 livres sterling). U corn»*, raison de deux passages d'Hérodote (l-«, e- 182; I- «n, c. 89-96) fait »oir une différence importante entre la eontnbiitUb(^e^eHlnpraduU>>^a«rere«udetiPcts«, entre lus. sommes payée* parts presint* et loi et l'argent qui arrivaient au trésor royal. Le monarque peuvait-t*»nomisep chaque année trois millions six cent mille livres ■«rhsdubfiept on ait-huit millions stcriiué'tnVa levait surmuaaiuk).
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iluuwcôatr«le8emta*«« les plus tachewx; Mais- kpersevemnee-des légionnaires, hat*tués- A' la fau'gae ainsi qu'au* dangers, et animé* par le -courage de leur ebef, aormoota tous les obstacles. Ha réparèrent («dommage peu à peu; ils firent rentrer les eanx dans ïearsliu, abattirent desbosquets de palmiers, dont ils placèrent les débris snr les parties dn chemin qui avaient été rompues-; et lorsque l'armée voulut traverser les canaux les pins largos et les plus profonds, elle se servit dé radeaint flottaiw, soutenus par des vessies, DflOXtUléB d'Assyrie osèrent résister, et leur témérité fnt sévArement punie. Perisabor ou Anbarl'Sitnée à titoq liante milles de la résidence reysto de Ctésiphon , tenait le second rang dans ta province; «De était grande, penploft/bieû fortifiée et environnée d'un double mur qtatfeulgfiaitpretque en son- entier une brancha de l'Euphrate; elle avait d'ailleurs une nombreuse garnison. Elle traita avec meprigfHermisdas, qui l'eshort ait à se rendre; elle reprocha à ce prince persan if oublier sa naissance, eidoronduirenneaiwéed'étrangers contre son prince et sa patrie. Sa défaut*) fin Jubile et vigoureuse; mais un.oonp de bétierayabl lait une grande brèche, et brisé ua des angles de la muraille, les habita-nsat la garnison gagnèrent la-citadelle a la bâte. Lès-soldat» de Julien se précipitèrent dasu ut- ville -, après avoir: satisfait tous les , désirs qtfépronveDi les troupes en pareille oceaaipavils réduisirent Porisaboren gendres, et ils -éubHrentisor les mines fumantes des maison*, les machmesqui devaient foudroyer I» citadelle. Une grêle continuelle d'armes , de traits, prolongea le combat : l'avantage du tcnrauav:qu'avfù«Bt;le» assiégés* eontrerbalancait la1 SBperiwisé que pouvaient tirer les Romains de la force de leurs balistes et de leurs catapultes, ; mais dès que les assiégeai» eurenl.achwé .un.kélép oUt qui les mettait an ni+onwde* phts iiauiw «nirsïHes , l'aspect de cetiétourinootle, qiii ne laissait plus d'espoir de résistance ou de pardon, réduisit les. défeis*«urs delà citadelle à. VU humble soumission retV tarsque la- pfcree se rendit, Julien n'êtiiï'ttWivS sous les niurs Vjtié depuîs denx jours, Pçux mille, cinq cents .peirsonnes, .des. deux sexes, faibles restes d'une grande npo-
GlfiBOM. Ctt. 0ÙX1V. 6631
padation, eurent » permissio» de se retirer : les riches magasina de blé, d'armes, ou. d'équipages de guerre, furent distribués aux troupes, ou réservés pour le service publie- On brûla ou on jeta dans l'Euphrate les munitions inutiles, et la ruine totale de Perisabor vengea les malheurs d'Amida.
La ville, on plutôt la forteresse de Maogamalcha, était défendue par seize tours élevées, un fossé profond et deux gros murs de brique et.de bitume, et il parait qu'on lavait construite pour garantir la capitale de la Perse, dont elle se trouvait éloignée de onze milles. L'empereur, ne voulant pas laisser une place si importante sur ses derrières, eu entreprit aussitôt le siège; etîl forma à cet effet trois divisions de l'armée romaine. Victor, à la tête de la cavalerie et d'un corps d'infanterie- pesamment armé, eut ordre de balayer le paya jusqu'aux. bords du Tigre et aux faubourgs de Ctésiphon. Juben.se. chargea de l'attaque; et, tandis qu'il semblait placer toute sa confiance .dans les machines, qu'on élevait contre' les murailles, il calculait une-méthode plus sire , celle d'introduire secrètement ses troupes.dans la ville. On ouvrit las tranchées à une distance considérable, sous la direction de Nevttta.et de JDagalajpluis, et on les conduisit pou à peu jusqu'au bord du fasse. On cumula ce fossé en peu de temps ; et les mineurs, qui travatUèreutsans relâche, arrivèrent- bientôt, sous les ■ murs de la ville. Les . .soldats de trois cohortes choisies traversèrent un à un et sans brait ce dangereux passage ; et leur intrépide chef fil avertir l'empereur qu'ils allaient déboucher dans la place. Julien réprima leur ardeur,; afin dsssnner leur succès; et, sans perdre un instant, il détourna l'attention des assiégés par le tumulte et les cri» d'un assaut général, Les Perses, qui du haut Je leurs murs voyaient avec dédain! les efforts desassîégeans, chantaient es triomphe la gloire de Sapor, et ils ne craignirent pas d'assurer l'empereur qu'il monterait à la demeure étoilée d'Qcmusd, avant, de se rendre maure de Maogamaieba. Alors la place était prise. L'histoire nous a transmis le nom d'un simple soldat qui,' sortant de ta mîne, monta Je premier dans une tour, où il ne rencontra personne. Ses camarades se précipitèrent
avec ùtiè valeur Intrépide, et agraBtëfeet l'ouverture : quinze 'cedts fiomalns se tr*uvaient au -milieu des ennemis. La garnison étonnée abandonna1 les murs , et ne conserva plus d'espoir. Bientôt ortenfonça tes portes; les troupes massacrèrent indistinctement quiconque leur tomba sous ta mafn; et là dé- *baucbe et la cupidité suspendirent sortes la "vengeance. Le gouverneur, qui avait mis bas les armes sur une promesse de pardon, fût accusé de tenir des propos peu respectueux contre le prince Hormisdas , et on le brûla vif peu de jours après. On rasa les fortifications, et on dëtrusisit de fond en comble' Maognmalcha. Trois magnifiques patois, où. l'on avait rassemblé avec peine tout ce qui pouvait satisfaire le luxe et Tbrgneil dun monarque d'Orient, embellissaient tes environs de la 'capitale de la Perse. Le symétrie des platebandes de Heurs, des fontaines et des promenades couvertes, ajoutaient aux charmes des Jardins placés sur les bords du Tigre; et de grands parcs, enclos de murs, renfermaient des ours, des lions et des sangliers qu' on entretenait avec beaucoup de (Yaispourtes plaisirs 'du roi. On abattit les mnrs de ces parcs , on livra les animaux aux traits des soldats, et on "brûla les palais de Sapor. Jntien ne connaissait pas, on il ne voulut point observer ici les lois de doùcenr qu'ont établies, au mmen des borreurs de la guerre , ta prudence et la civitisntion. Au reste , ces ravages ne doivent pas plus «xciter la colère et la pitié, que taùt d'autres dégâts moins fâcbenx en apparence : une Seule statue d'un artiste grec est pins précieuse que les monnmens grossiers et dispendieux de Tait des barbares; et si la rainé d'nn palais nous affecte plus que l'incendié d'une chaumière, notre humanité s'est faitnne idée bienfansse des maux de la vlennmàine r. Julien était un objet de terreur et de haine pour tes Persans; et les peintres de cette nation je représentaient sous l'emblème d'an
1 les opérations de Ut gaetn d'Assyrie wwi HKVtrtêat en détail pkf ABunkfl (u*. », 8,4, S), pt LfcwttuB (prit. Parental., e. 112-123, p. 335-347), par Zwfin* <1. w.p.1fl8-tW),etçwGrtgotre*rlMHBM(Orot.rT, p. 1 13-144). TUtaEont, ton fidèle adm, copte dent»
DEC ADUKCE ftK MOnVUtt' BOHA1N , &***&**£.
liMi'fiirfeWi tml >WtfWt»<M ktfiuto wrâu
~4év«raM 'j'be hérwf |ihil nofliu imuiiiini ■dans m :fonl"<pl*i fcvoratote «Utt-^MM •* (^amft^de'seB'SoM**, et Jhi*ais ses vertt* ne «e nw»olr«reUt'iï*eHX qu*daa>B«attectoiv rtet^p»*rtoae,fëplOTfl<!tJtfldeBawi^fiawk, saiwen^OTWpreéqM'ganÉViwértiBf'dïkte»!»pétttaee lê* de liWMétét PMito wa'prtMk pe*de<^#*e>6i^^s*tSton*e«qi)î'i««fij«iin emplwâbsolu *tt««l>?flf#fe«'l*eo^''*coaw b«tai('eJMtifi*ôleM«e^p«tt»A»i< t*]**»*** **».Mn^ht*rie«r^H«ite«ttfe'l,Jta8vria, qùfportaif -è'fa> «iftaTK***,1»» jeune wiùqoérant garda sa diâ«e4é:l«srb^esùapiJv«sJ*, ■toitfdè i*i«^â,se*fe^iaiiifes,M«e«ie«tdi»- <puté fh*iMié*ï" d* «es -mrMMBvit hHm pu même JaeuWosftéuele* «*t: îUBautfctt' ■** travaiÉx #ë 16 pterwsnwft la fénweuSqyilopposa aux «haroies de ■ fànnwir.' 'Vom^m ft»r*~ née («versait '<tm 'terrafM fciofidéV il tin» ebait «pfed * ta l«W'4eg légldo*vfl •»«*fjeait te«r tatigtier et 'il **&«>& tenr «Hhlnr. Tomes tes fuis qtll s'agissait Jutî'fiBrtwe ■p*e#së, il menait t* main* -à' IVrtvragev otia pourpré iaipériîrteéwtt humideetsJèHe, liai» qu* 10 vétêtoeMt grossie»* tltt deruteP sottat. Les deux sièges lui donnèrent phnAsurteeearions de s(g*atef «ne- valeur q«e tes généraux pradens ««peuvent t#£*c déployer, ^ae4r&rtmffituireestparv«^*atvttérl»hi ■d«g*é dWpeefoetieu: 1T se titft Serrant; fet «»utdeilede'Perisabor, sans songer aa* âMgera qu'il courait; Taudis «jaTt «acanrigwtv sut*
. ' LibasiuB, «te olci^xi^da^limiAtce,. t 13,.», 1G3.
'Les traits fameux qu'on. cite delà continence de
'Cirns, ô"Aleiaflrtre et dé Sdpirm, '«trient des'fcélës de
«ewirt para qu'il Uowyeit «MWré, , ïSaluislei;*^^ ^cA^i«t., i«**tn<îf-î«tù,'7». l&i) observe que niAiil corruptius moribus. tes Cnitrones H tes rterges de Ballotte le orraient mn bénanei «niDMeudebTtoBiiee*» rHltM.et^ittesMW'qs-'MUo #rMv«l»irivieM<hivve4de4>Éipmplh.MdeB«wt- ]»im * leur» ttfaateas, et eue» fiwsstienl par «Miftatrtr nues. M ùltimiim ima eorporwn velamenlà projïttwa. (Oninte-Ctnte; ri.)- " "■'' ■ - ■■ '"" ' -
* B*> virgùùbtu tailem , qua tptciaue ainttapta, «r f* AwMe, uWjHwwhiwwi yfcAWÉuri* aÉâWCf,
»<!<r runtrwetar» allamam ' iin'f, iifnm (fnm^iii,
«m, d.) la me des Ptnuu est petite et fttdt, mut » ■aebage esamnit» 4n stoR de Gtncaarie I» sœbeUk. (Hdroé., I. ■« (i WtMUl, «C t*fc,'Wil«l «W ■
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(NldV.J.«.)
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tanws*«Vd:iw>M»lQ(Wîni,.é|»««4lmu l'.undas aMoiUwWiLestw» d'uusGtwarain^ui possède J6fl>*rW6W3CïwUesU4oanttde»^loeM»eslIa
n*^4W iimi* Jflljende »» Mérite personnul fn^t*ile*é«abjig«âmeni .& i'«wieaw> distitplioe. 11 puait de. pwt eq dégrada, les spldttW d» tue». wlwrM*;de «*y«l«w*- qui iawiwt «wt«ié:de-la faiblesse en perdanum de Jeu» «Waii*wte,d«)*»:i*pe.1«s<aiww«i;Jift contfa-le
d*Qiuit(n,l< auxftoj&M quiJWfirèwW le» <iwr «MW da»;t«-yi)le-i(le,ASaqga«iiû«b».. 4tW»
l«»wge de fwisftbûr» l'acmée osa. 4ire <**'«»
doitrfta«ea*piâc#M'ajpgçatF Vemperenr i*digné JHSpowlM «ixfl<>W#teai!0o-l« noblesse ei toenyifêdwjiffei^lers, Kpm.aituM il.p4.ri- »..cfccejA*.«q<it-«iles .<l'4bM de;*os *i**tr*t il
* y » t&n^awes^sftie» main» des Perso»,
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> -fertile. wfaxé»r.Cn>jf^aufi, .ejoata-MI *.U >. république romaine , cjtii jais possédait
• ^d'iiftWgB»^ Wés^ra, çç.lrauve d*H6 Ip be-
> soin et la détresse, depuis que des ministres » faibles et intéressés ont persuadé a °os » princes d'acheter avec de l'or la tranquiJ- » Ut&des barbares, Les dépendes absorbent
* les. mwwu*; let: ville». sont ruinées, et la » population diminue dons les provinces. » Pour moi, le seul héritage que j'aie reçu, dp *..WH*!iiWett*»,'est une. A>9e inaccessible ;ila
> «eainia; et, bien convaincu que, je* quaJiiâs » de l'esprit sentie seul avantage réel, je ne
• rougirai pas d'avouer une pauvreté hono- ■ Trabrei qui, aui jours dp J'a,njique yer^u, faj,-
tfwawto dtmàtHkifaBlm, ttm, 4.)
dst
(Wkit.<dlM*aMBnwai'*Hw*«-Cti.'DMiit ta an- NMMotoùUcmafeMgMral qe( «nttdUrrétiM tiHe b. tUtmOm, Nuai AlUnucs, t. 8.) ■■
/•Mïft la gloire de Fabriqua, Vous péuve»
* partager cette gloire et cette vertu, si vous
* écoutez la voix du ciel et celle de votre gé- » aérai. Mais siyous ne mette.! pas fin à vos » témérités, si vous voulez renouveler ce»
* liocteuseset funestes séditions qu'on vitau-
* trefqU*€ontina.aZ;-rJe suis disposé^ mourir » deboKtetdonnnntdesordres,ainsiqu'ilcon- » vient a un, empereur, et je dédaigne une vie » .-précaire, qu'un accès dé fièvre nous enlève », en un moment. Si je me suis montré indigne » de l'autorité, il y a parmi vous (et je le
> dis avec -orgueil .et avec plaisir), Û y a
> parmi vous plusieurs chefs qui ont asset » de talens et d'expérience pour conduire ht
* guerre lu plus difficile. Tel est inoti earac-
* 1ère , et telle a été ma modération, que je
> puis rentrer sans regret et sans crainte i dans l'obscurité d'une condition privée '. » Sa modeste résolution fut suivie des applatH dissemens unanimes, et de l'obéissance empressée des Romains; ils déclarèrent tous qu'ils comptaient sur la victoire tant qu'ils suivraient les drapeaux de ce héros. 11 répétait souvent : « Puissé-je réduire ainsi les
> Persans sous le joug! Puïssé-je rétablir ainsi
> la force et la splendeur de. la république I * Etcegpropos, qui lui tenaient lieu de serment rallumaient leur epurage. L'amour dcilagloire était sa passion dominante;, mais ce ne fut qu'après avoir marché sur les ruines de Maogamalcha, qu'il se permit de dire : < Nous i avons rassemblé quelques matériaux pour » le sophiste d'Aniioche *. »
Son heureuse valeur, avait jusqu'ici triomphe de tous les obstacles ; mais la réduction, pu, mêp]e le siège 4e la capitale de (a Perse, étaient, encore éloignés; et on ne peut juger leméritede cette campagne sans connaître le le, pays qui servait de théâtre a ses hardies et savantes opérations *. Les voyageurs ont ob-
> Ce discours me paraît au Identique. Ammien » pu l'entendre , il a po te copier, et a etitt incugubU de l'Imaginer. Je nte mis permis quelque* libertés, et ja l'*l ter- «iii«wwli^FWbpltis<Ji*ersif»B.
SAB»iH)mT;3.JUtMQiai, Orat. Pmrtat. t. m ,
■ iM^Unitt^Ht^M'taui.«^lMcripu<M,LiSTn p.3éi-2» i * MUmM (• peetttoii de BefrUme, dp 6*. leutta.ikGtegptiM^lUpW.^t, et kun dWMK»
respectives. Piètre deua Vaue est celai qui mmbk awir
servéà vmgt milles au sud de Bagdad, et sur la rive orientale du Tigre, les ruines de» palais de Ctésiphea, ville grande et très-peuplée à l'époque où vivait Julien. Le nom et la gloire de Séleucie, située aux environs, n'existaient plus ; et les restes de cette colc* nie grecque avaient pris, avec la langue et les mœurs de l'Assyrie, l'ancienne dénomination de Coche. Coche se trouvait sur la rive occidentale du Tigre; mais on la regardait comme le faubourg de Crésipbon, et on peut croire qu'un pool de bateaux la réunissait à cette ville. Aussi les Orientaux appelaient-ils Atmadahi (les cités), la cité où les Sassanîdes faisaient leur résidence pendant l'hiver : enfin Clésipliou, capitale de b Perse , était défendue de tous cotés par les eaux du. fleuve , par des murs élevés , et par des marais impénétrables. L'armée de Joliea campait près des ruines de Séleucie , et un fossé et un rempart la garantissaient des sorties de la nombreuse garnison de Coche.
Cette contrée agréable et fertile offrait, en abondance de l'eau ri des fourrages aux Romains, et plusieurs forts, qui auraient embarrassé les inonvemeita des troupes, se soumirent après quelque résistance. La flotte passa de l'Euphrate dans une branche artificielle de la rivière qui se joint au Tigre , un peu au-dessous de la capitule. Si les navires eussent suivi le canal qui portait le nom de Nabar-Malcha ', et qui avait été construit par les rois du pava, Coche, située dans l'intervalle, aurait séparé In flotte et l'armée dos Romains : en voulant remonter. le Tigre, et pénétrer ainsi au. milieu d'une capitale ennemie, on aurait musé la perle de toutes les embarcations. Julien vit le danger, et il chercha le remède. IL avait étudié soigneusement les opérations de Trajan sur le même terrain ; il se souvint que ce prince avait ouvert un nouveau canal, qui, laissant Coche à droite,
<nutniiMc«U«f*mciif* pnmuc* «ra le plus de nui, Il tonnait l(BaMieorsanctani;oi»iii),amievBiiUiei une proliiilé insupportables. -
. 'LscMrimja) (JMksr-MsJcfa)*au4N*r#art] di«^é,piL'li^Irtc.,àdJir«renWsépoiiiwstCellarius,^^ gmph. aiUigu., l. m, p..4M>,da»<ifMgMJWS|jwUYejU nptiquwJe&osntradktiMgquinaniisail se trouver 4ant - ta «cm tuteurs. Au Ara** 4e JuJiM.il «««ai l> toaster dMsl'Euphrale, aii-iiftsout de Clèsipho».'
DECADEBiCB D& LfiJWBE ROMAIN, {»3*dcp,-,M;.)
versait les eaux du KalisrrMalcua dans le Tigre, un peu au-dessus de Ctésinhos. A l'aide de quelques.paysan», il suivit les trace* de cet ancien ouvrage, que le temps ou la prévoyance des ministres de Perse avaient presque effacées. Ses infatigables «oldau 01vrirent bientôt un large et profond canal aux eaux de l'Euphrate; on éleva use forte digne pour interrompre le courant du INahar-Malcha : les flots se précipitèrent avec impétuosité dans leur nouveau lit;' les navires romains arrivèrent en triomphe, au. milieu ds Tigre, et insultèrent aux vaines barrières que les habitons de Ctésiphon avaient voulu leur opposer.
Comme il était nécessaire de conduire l'armée-le long du Tigre, il fallut se livrer à ui autre travail, moins pénible , mais plus daagcrcux.Le lit du. fleuve était large. et profond, ses bords escarpés et difficiles , et la rive opposée garnie d'une nombreuse armée de cuirassiers dont l'armure était difficile a percer, d'habiles<archers, et delépbans qui, selon l'hyperbole extravagante de Libanius, pouvaient fouler à leurs pieds, avec la même aisance, un champ de blé ou une légioa de ttomains '. 11 n'y avait aucun moyen de construire un pont devant l'ennemi; et l'intrépide Julien , qui saisit le seul expédient praticable, cacha son dessein aux Barbares,! les troupes et à ses généraux eax-mdmes, jusqu'à l'instant de l'exécution. Ou décharge) peu à peu quatre-vingts navires, sous prétexte d'examiner l'état des magasins , et un corps d'élîte qui paraissait destiné à une expédition secrète eut ordre de prendre les armes au premier signal- L'empereur i dissimulait son inquiétude et montrait de la confiant*
et de la joie. Pour distraire et insulter les nations ennemies, il ordonna des jeux-militaires sous les murs de Coche. Cette journée fut consacrée an plaisir : dès que l'heure du repas du soir fut écoutée, il manda les généraoi dans sa tente, et ÏÏ déclara quTlyQÙhu' passer le Tigre durant la nuit Frappés de sur-
mwûne4evf»il.6lre«raïv* *V ÙW&k&P&H ■** leurs.
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(3«3 dcp. J>€.) prftc,' le ^éspëci lés 'rertdîe 'd'abord muets; maïs, 'le vénérable Salluste ayant profité1, ponr'dire Son avife, Ses droits de Son âge et 'de soin expérience, les antres 'chefs appuyèrent ses sages objections '. La réponse de' Julien fut très-courte; il dit que la conquête de la Perse et la sftreté des troupes exigeaient cette' entreprise; que lé nombre des ennemis, -loin de diminuer, s'augmentera?! ptfr des renforts guccessKs; qu'un pins long délai 'ne- diminuerait pas la largeur dn fleuve, et n'abaisserait point 'fa hauteur dé ses bords. Ayant tout de suite 'fait donner le signal, les plus Impatiens Des légionnaires sautèrent sur les cinq navires qui'se 'trouvèrent prés de la rrVè; et, comme it* manièrent la rame avec" une extrême arfléuT, on-irt tarda pas aies perdre de' vue; On aperçut' desBaimmes sur le rivage oppose' ; et l'empereur, qui devîria frès^bicn'que'les Terses avaient mis le feu a ses' premiers navires, -tira habilement de ïéùr extrême danger un présagé de la victoire. t'RoV camarades , Vécria-t-H , sont » déjà maîtres du rivage ennemi i voyéi,' Us »' font' le' signal convenu ; hatôns-nons cTëgai 1er et 'd'àîdef leur courage. » Lé mouvement'égal cl rapide dé foutes les embarcations Vompft laforce du courant, et le tiers de l'armée arriva Sur la cote orientale assez tût pour éteindre les flammes, et sauver ceux des'Romàihs qui se trouvaient en péril.' 11 fallait gravir "une cote escarpée ' et d'une assez grande hauteur, et la pesanteur des armés dn soldat et l'obscurité dé là ntiltaccrarenVIes difficultés/ ïîué'gréle de dards, de;pïérres;èï dè'matières enflammées' incommodaient les assaiflànsj'qiit,' après' une pénible lutté , 'artibreréilt le dra'peau^dè la victoire au liant des' remparts.' Julien avait cotidttit-'HIittà'qtfi? a; la téte'Ue' soW infanterie légère *t' et, deVqytfsë vit 'dan» Une poiftldn
' tibaflius indique celui des généraux qui avait te plus ' de poids: Je me suis permis de rtwmler Sallusié. Airiorîen dittie*u*U#««3 : 4*BM mèri moukamt dutms tèkcordi prttatu fieri proliibere lentareat.
1 rflncimprmtor. dit Ammien , ipseeum levts
armaturtè aurUiis ptt- prima prottreriioq'ue dtscurrrMf,rte.MaIs1Birofjrt)tr(iitZosiii!C,qlrid'kil!(>urSluipst ravoraMevfr ne passa la «fier* <pK- fleuïjonrs après' 1» bataille. ' ' ' .
PAtt' Ebi GIBBON. CH. XXIV.
aussi avantageuse, que celle de' l'ennemi, il régla le plan de la bataille. Selon les 'préceptes d'Homère ', il plaça au front et sur les derrières fees soldats les plus courageux, et lotîtes ïès trompettes sonnèrent la charge. Les Romains, après avoir poussé les cris de guerre , s'avancèrent en mesurant leurs pas sur une musique martiale ; ils lancèrent leurs formidables javelines, et ils se précipitèrent, l'epee à la main, afin d'attaquer les barbares corps à corps, et les priver ainsi de leurs armes 'de trait. On se battit dorant plus de douze heures; à la lin, la retraite graduelle dés Persans devint une fuite en désordre, dont les principaux chefs et le- surent» luimême donnèrent le honteux exemple. Ils furent poussés jusqu'aux portes- de Oésiphon , -et lès vainqueurs seraient entrés dans la vine bu régnait l'épouvante', si Victor, fun des généraux, ne les avait pas conjurés, malgt-é'sa blessure dangereuse, d'abandonner une entreprise fatale ,*i elle ne réussissait pas complètement. S'il faut en croire les Romains, Hs'-oe perdirent' que sorMOte- (ftriUM iMnmttës -, et les- barbares; laissèrent sur le rtiamp de bataille denx mille cinq cents, ou, seten d'autres versious-, six mille de leurs plus braves guerriers.' Le butin ht tel qu'où pouvab l'espérer de- la richesse et du luxe d'un camp d'Asiatiques : on y trouva une quantité considérable d'or et d'argent, de magnifiques armes et des équipages brrllunsi des lits et' des tablés d'argent massif. L'empereur distribua1 des couronnes civiques, murales et navales, que lui, et peutétrëkri SBdr, estimait plueque' les trésors de rSsle. '91 flffHt! fin -sacrifiée ■solenne^au dieu de" 1.1 guerre; mais les entrailles ' des Victimes annoncèrent de funestes présages; et les historien* ont la crédulité de dire que lés Sigaes W mtvWrs équivoques annoncèrent
< Secundum Homerieam dispotitianem. On attribue 1 la'nètaWHspwafofc Mi tagentstor, -dan* le qtnlrktte •nvrt fcVSltadijietimnwtïd'Honièn étaient toujours
présens è l'esprit de Julien.
■ ». Perte* terme ssMio an*9*crttt , nmuejM »g-
• rtinftos 4*liB*'««JBB", aperlK aetfphtms portas 1 *««Wr MetHMhM -, ni mii|or pnedaran «Otttfa fOli- '• IM, ip*n eur* rieiort*. » AMM Huftts, de Provini et* ; c. VJ: Leur «*fUU«»«HfMa ft*H>4M à «ewnw • l'wfs de Victor.
DECA0*«CR- J* l'VHDIi IHHUflM
i terme de sa prospd-
bientôt qVU *âîf
rite '.
Le snrieadetnam de U bataille, le* gardes domestiques, les jeviens , les kereuliem, et le reste dés troupes, qui formaient à peu près les deux tiers de l'aimée, passèrent 1» Tigre sans accident *, Tandis que les habttans de Ctéaiphon examinaient, du haut de leurs mors, la dévastation des alentours de la ville , Julien jetait des regard» vers le Nord : aya nt pénétré en vainqueur jusqu'aux portes de la capitale , il comptait qne Sébastien et Procope ses beatenans, déployant le même courage et la même activité, ne tarderaienz pas à le joindre. Ses espérances forent trempées par la trahison du rot d'Arménie , qui permit et qui vraisemblablement ordonna la désertion des troupes qu'il avait données comme auxiliaires aux Romains *, et pur la mésintelligence des généraux qui ne parent s'accorder sur la formation ou l'exécution des plans. Lorsqu'il n'espéra plus voir arriver ce renfort important , il assembla un conseil de guerre; et, chacun ayant donné librement son avis , il approuva l'opinion de ceux de ses généraux à qui le 'siège de Ctésîphon , paraissait une opération impossible et dangereuse. Il n'est pas aisé de concevoir par quel progrès dans l'art de fortifier les. places, une ville, assiégée et prise trois fois par les prédécesseurs de Julien, était devenue imprenable a une armée de soixante mille Romains , que commandait un général expérimenté et brave , qui avait à %a suit* une flotte
o.m-»M,P.347.,W),ûrêpl»«fcHMi««(Or«t.™, p. M6), Zoaime (L m, p. 181-183), et Sertis Ruflu {rfn Prwineiit, e. 8), décrives! les travaux du casai, le passage du Tigre , et b victoire de JnHen. » fceswriwwet .ratas») narsuiaat mt* dnWowt u
nrt,6). Lewi Af*ufi*, iqulZoataM Mlpaaterh a>arwtelrou<«aa«joa-,étaUa«tc^eatas»«éda»j>r#. aartw»» , panai anSHk «misât matériau anuaân, et Jowen.unideriat tssnU»«aUMftar,4*uHa|aB^e«fc*4*
anuaaanna -■i-]™* ■ nsthunutsWanulaannal
■stmsntastatfaa «et prta, *»tavi»éa<U*««(*i»t.Wme».yLa.,e„,l5>p.3«)
"vr"" •"■ h— iibwmi e» un» Hmmmpf Jan-ystpramu» teiuanafrlAn*. este» i'immt U venMtste» frunssunssms» « amUseais* (cntft. flnrwifc.c. 131, p. 356.)
Int rtm u 1 1 ni m dm innrfcmnsiiitiisnlpi m ilm manûons de «narre en ahonssinrej^Mià U parait sûr, d'après l'amour dehilkopourb.
gloire,et d'apnW ma mépris- peut le «anntr, que de»' obstseias. feibte* ou. iinagôajm se le déco*ngèren| pcènt, >. À lepoeue «eau où U craignit d'entreprendre, L*siéfan£ Cté> siphon , U rejet» avec- indignation; .et wee mépris u n4g«aaBtkaBnTuna>Bnji "nrlUgr-r qu'on lui offrit. Sapor, loug^tenoMt aocoetaaé aux lenteurs- de Constance , j et lanitrta de l'intrépide activité de, son suteessoar, ordonna aux satrapes de toutes, ses ptw'mm, jusqu'aux connus de l'Inde st de bt fortins, d'assembler les troupes , et <te venir tau délai au secours de leur moaarqeev Ils ce mirem aucune diligence dans leurs préparatifs; et ce monarque n'avait pore» eiMrae d'armée, lorsqu'il apprit la triste nouvelle de m- dévastation de l'Assyrie .•de ta ruina deses palis, et du massacre de l'élite de set troupes , qui défendait le passage du Tigre. 'Uoruueil delà royauté futrceu/ondn -y le despote (prit ses repas assis sur la terre, et le désordre detes cheveux annonça les peines et les inquiétudes de son esprit, -P eut-ètre n'ent-il pasrefuséde payer de la moitié de son royaume, la sûreté du reste ; peut-être eùi-il été saùsrait ide se déclarer, dans nu traité de paix, Tallié fidèfe et soumis du conquérant romain. Un ministre distingué , qui avait sa confiance , parut, sous le prétexte d'une affaire particulière r. vurt * jeter aux pieds de Hormisdas, et denrandi ea suppliant qu'on lui permit de voir 'l'empereur. Le prince gatsanien , soit qu'il écoulât la voix de l'orgueil ou celle de l'humanité, soit qu'il fut entraîné par le sentiment de la patrie, on par Les devoirs dé sa position, favorisa, une mesure salutaire, qui devait terminer les malbeun de 1» fiente, et.aasuKf le triomphe de Rome i il fut^tanné duluuftaxi* bfe fermeté d'nn héros, qui matrréùTeuwrû'enl se souvînt qu'Alexandre avait toujours rejeté
'cuit* t
da«»MtUftt«f«:,^6deaiftsactfW»fai*iW»eiR»W; U wt«trient»d»4t*: J^nmiipi, JBfcusnesui'gnTWl '
qptd amtÈmmm&mm «atàmà aatneT? r#r '
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(3WdtepuA-Û*.
leapprep ositfiMB'tteftari», Itrliert, «ébà«t qoe Isefpotati'ww paix gittw^'noaomMtiHn !eoiwait.r«rdeui:, dn» ttoapes, pressa Hor. nusdae de. renvoyer le inkiitstre d» rqi de Pena T eL de, cachée aux. treupe&jo* arrivée* dont h nnnuajwaace ptumit étte use teotatUn dangereuse V ■ ■ , .
La glûixe.wruiténêl <la Jubé» celui per* mettaient, pa» de. peedce H» temps tous tea muxaàiiYîucinles de tiésipuon; et, tomes les fois, qu'il ,appB«3,dans 1». plaine les JoarbartH qwt.dAtwMwt:)* nUle,, Us -reptiuMlireat sngeneat qm , s'il v^tlaî t, «eree* sa valeur, il pouvais «iencher L'amie eu grand roi. Celte réponse la bte*»*, et il psvufcl. «Lu. eowseil. Au lieu d'asservir »& wtccttt sux riws de l'I&pkiaU «I du. Tigpcd résolut ë'imîwrfet Wkf4talMt4Atai«M^ «4 dj). pénétrer dans.
leapiû»ii*W6»deVw*érifiiir, jus/j*;» moment ou. il, Redirait ao* riflaj à «ne bataille qui déciderai* dft fenapifp -d» î; Asie. Sa mag#av/milA 6»,a(ipIa«diejet;traWe.paï*H noble perses t^y«iw- sauver son pays, «ut la.
générosité de se soumettre au* r;We:piej# <M dtt^er» deydissimulaliotJ et de noue '. Cafwpj «tait, arrivé m QWtp de. Jup>a.
avofe u« cortège de fùjèl,es .soldats; il fit un coule sociaux, il rafiouta Je* injustice», qu'il avait^ïftm^; il, exagéra. la cruauté de Saper, la ménootepvsuieut d* peuple, et la (ai-, hlcfise dje la monarchie, et.il offrit a tu Ruloajoide servir d' otage et de guide. La sagesse et Xç'Lfièneuçe . de Hormisdas exposèrent sans, effet tout, ce qui deyaU donner des su.upcous. Le, crédule empereur, accueillant le., iraitr^^ prit;itne rcs(iuiipn. précipitée* qui démentait sa pruiïence et , compromet(ait sa, srtre^é;iLdétniisiien,uni; heure ses aavires^ui
' Vmti**;0nk. Pmtmt, è. 190, pvSWj e. 00; p.381iAKWti1i.M,c2t.Lim«rt(fi««lWmUiu«#l qu'o» ttùiiilluptUvil'wttel'jïfeik Htpme. Un buku, a»is f;tail. indice d'un philosophe; mail ce philosophe sV. rfoimanfaé bonne An de mauvaise rots à la magie, et S flat- ' lait les espérances et les passions de son maître.
3Let*KS|MR«4Hd«uK atrértateon ( SmH» Kofi* et Vàrtor), Ut awta.<|Uk)Meui échapper Iibwiai(Oiwt, Parlât., «, tU, p. ûiï)*<*. Juumiea («wr, 7), teoUdeot pnuMwr raitittoda ceammn Zopire, {^Gefë-dcKw-, 0ro£.,~iVvB. ttS»llt').UneUcar.e,qui»«t[«i»e«aial» UUftd'Awpueo., iuunooftwi llii^MrewtbaitMiut de
CH. XJUY. t»
'aroiéti* «ut. unerofiu* dfrfliBq ce)*» «aies, :<jii avaient oecasioaé tant de fatigues et coftté bawieoup de tréw*» et de soldat», et il -se résefia que àttaxe ou au plus vingt-deux petites; embarcations qui devaient suivra l'armée- sur de&Ywtures et servir de pont lorsqu'il faudrait passer des rivières. Ou ne garda de* vivres que pour vingt jours; et le reste de» magasins e\ les onze cents navires qui mouillaient .dans le Tigre, furent abandyimés aux flamme». Saint Grégoire et saiot Augustin se moquant de la folie de l'apostat, qui exécuta lui-même un décret de la justice divine. Leur autorité, faible d'ailleurs sur. une question de l'art militaire , se trouve appuyée du jugement plus calme d'un guerrier qui vit brûler la. flotte, et qui ne put désapprouve^ te murmure des troupes », Toutefois ou ne manquerait pas de raisons spécieuses et- peut-être assez solides, s'il fallait Justifier celte, résolution. L'Eupnrate n'a jamais été navigable au-dessus de Babyloue, ni le Tigre. au-dessu&d'Opi».'. Op» était peu éloignée du camp- des Romains, et Julien aurait renoncé, bientôt à la vaine entreprise de faire remonter une grande flotte, contre le courant d'un. fleuve rapide ', que des cataractes naturelles ou artificielles embarrassaient en plusieurs endroits*. La force des voiles et des rames ne suffisait pas; i eut fallu remorquer les uavbes : ce pénible travail aurait épuisé vingtmille soldats; et, si les Romains eussent continué leur marche sur les bords dH fleuve, ils auraient pu seulement espérer de revenir
6 MSl.,1», pwaKUH; awjWB,!- nVP- t83i BmtXi, t. «.Lan, p. MiGHgowo4atiaiiMivt,Orta.n,ilM»; ku%w*ïa, de Civituto Del, l.n>c. 39 ;1. v, e. at. S» tBmrCTBcriwnw.LUwilMSerthttMi^Biawiojwti- •erMttberw, lomsf, a
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^WH?elTtnmitf^».V>-n.P-ia a A rdtritatê TigrU meipit cocon , ito appetUmt
*a*#flg#ftuMFIta.,Hi*tJS"U«,31).
-TMMcnier(part,3,t.n.|».2M)et Tk*reaot<»u«. 2,
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ftna et la A«yrisw tnt- .(SU*iïonvi..»v*|s.wesh»'i»rite, impuni « toDsT*.
i, mais sans avoir rien fait de digne du génie ou de la fortune de leur chef. En supposant au contraire qu'il fût avantageux de pénétrer dans l'intérieur des états du roi de Perse, la destruction de la floue et des magasins se trouvait le seul moyen d'enlever ce butin précieux aux troupes nombreuses et actives qui pouvaient sortir tout-à-coup des portes de Ctésipbon. Si les armes de Julien avaient été victorieuses, nous admirerions la prudence et le courage d'un héros, qui, étant a ses soldats l'espoir de la retraite, ne leur laissait que l'alternative de vaincre ou de mourir '.
Les Romains ne connaissaient presque pas ce train embarrassant d'artillerie et de chariots qui retardent les opérations de nos armées '. Hais, dans tous tes siècles , la subsistance de soixante mille hommes doit avoir été un des premiers soins d'un général prudent. Quand Julien aurait pu maintenir sa communication avec le Tigre, quand il aurait pn garder les places de l'Assyrie dont il venait de faire la conquête , «ne province dévastée eut été hors d'état de lui fournir de grands secours, et d'une manière régulière , à une époque de l'année où l'Euplirate inondait les terres ", et ou des millions d'insectes obscurcissaient une atmosphère malsaine*.
L'intérieur du pays offrait plus d'avantages ; des villages et des villes remplissaient l'es-
< On neutae soutenir de la hardies» heureuse et applaudie d'Agatodes H de Cortès, qui brûlèrent leurs Bottes sur la cote d'Afrique et sur celle du Mexique.
aVoyal«rMlexiHii]rtleleu*ei de Tuteur de I'EmI sur la tactique (Lu, p. 287-363), «t le* suantes remarouetqac fait M. Guicbart (.Noureaui, Mémoires militai rce,t,i. p. 351-382) sur le bagage et la subsistance des
is de mars, et celle m mot» de Juillet Une dissertation géographique de Forater , inerte dans rwpMHm de Cyns < édH. de Sptiman, t. n, p. 38) ,eip»iqne très-Men ces détail».
* Ammien(tiiT,8)4ÉcritteineeBiE»dH*sdenm)ndation.de la chaleur, et des Insectes , qu'il anfteproê-
teirw de l'Assyrie, opprimées par les Turcs , et i par la Kurdes ou les Arabe», donnent encore me reeoRe, iJii, quime et vingt lois plus «msideraUequelasetaenee. (Voyages de Hlefauhr, I. n, a. 279-W5.)
(3«3 dep. J.-C.) pace qui se trouve entre le Tigre et les montagnes de la Médie , et une culture perfectionnée y aidait le sol fertile presque partout. Julien avait lieu de croire qu'avec du fer et de l'or, ces deux grands moyens de" persna- ' sion, un vainqueur obtiendrait des Vivres en abondance, de la crainte ou de la cupidité des naturels. Cette agréable perspective s'évanouissait à l'approche de ses troupes.' Dès qu'on les voyait paraître, les hâbitans. abandonnaient les villages et se réfugiaient dans les villes fortifiées : ils emmenaient lënr1 bétail, mettaient le feu aux prairies et aux champs de blé ; et à la fin de fiucêndië:, qui interrompait la marche des soldais , l'empereur n'apercevait qu'un pays ftimànr et 'dévasté.'Ce moyen désespéré, mais efficace, ne peut- être employé que par l'enthousiasme' d'un peuple qui met l'indépendance aii-dessus des richesses, ou par la rigueur d'un gouvernement absolu, qui s'occupe de la' sùretépablique, sans consulter les dispositions de ses sujets. Le zèle et F obéissance des Persans secondèrent en cette occasion les ordres-- de Sapor, et bientôt julien n'eut que peu' de vivres. Une marche rapide et bien dfrïgée devait le conduire , avec ce qii'il en restait , aux portes des villes riches et peu guerrières d"Ecbatane et de Suse'. Mais comme :HJ ne savait pas les chemins, et qu'il lut trompé-par ses guides, cette dernière ressource toi manqua. Ses troupes errèrent plusieurs jettes' à l'orient de Bagdad ; le déserteur persan-, après les avoir amenés dans le piège, échappa à leur fureur, et les soldats dé 'sa suite, -tWs à la torture , avouèrent le secret de-ra-'éonspiration. Les conquêtes imaginaires de l'Hyrcanie et de l'Inde , qui avaient si- longtemps amusé l'esprit de Julien , le tourmentaient alors- Sentant bien que son imprudence avait causé son malheur, il examina avec- inquiétude , et sans obtenir une réponse satisfaisante des dieux' on des hommes , ce qui
■ Isidore de Charax (Mansion. Ptuthie., p. S, 6, dans HndaM, Gacgraph. Min., t. n ,}coaptacant nisfUmiit sehaeai 4e Stiteaeâe a fcbataae ; et Tswenot . < pan. i , MMtt) dit q«Uya cent vingUtani kiaMs
DepeurenteieMerva paraaaagceciàtair*, m M
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-(MUfcp.J.-C.) avait rapport à la sûreté de son armée et à ses succès. 11 adopta enfin le seul expédient praticable; il résolut de marcher vers les bords du Tigre, dans l'intention d'arriver par une marche forcée sur les confins de la Corduène, province fertile qui reconnaissait la souveraineté de Rome'. Lorsqu'on donna aux troupes découragées le signal de la retraite, il ne s'était écoulé que soixante-dix jours depuis qu'elles avaient passé le Chaboras, bien convaincues qu'elles renverseraient le trône de la Perse '.
A mesure que l'année s'avança dans le pays , sa marche fut harcelée par différens corps de cavalerie persane, qui, se montrant quelquefois en bandes détachées, et d'autres fois , en troupes réunies , escarmouctièrent contre lavant-garde. Mais des forées plus considérables soutenaient ces détachemens, et, du; moment où les colonnes tournèrent vers le Tîgre , on vit un nuage de poussière s'élever sur la.plaine. Les Romains , qui ne songeaient plus qu'à se retirer à la liàtc et sans accident,- tâchèrent de se persuader qu'une, troupe d'onagres , , ou rapproche d'une, tribu d'Arabes amis, occasionatl cette poussière. Us s'arriérent ,. dressèrent leurs tentes .fortifièrent leur, camp,, et découvrirent a, la . pointe du jour qu'une armée de Persans les environnait. Cette armée, qui n'était encore, que T avant-garde des barbates,. fut bientôt suivie d'un. immense corps de cuirassiers , darehers et d'élephans , que commandait Merancs , général d'une grande réputation. 11 était accompagné de deux fils du roi et des principaux .satrapes, et là renommée et la crainte exagérèrent la force du reste des troupes, qui t'avançaient lentement sous la conduite de Sapor. Les Romains s'étant remis en marche, leur longue ligne, obligée de se plier pu de se diviser, selon que l'exigeait le terrain* offrît souvent des occasions heureuses a l'ennemi. Les Persans atta-
iA—ico(ijf,J, 8),UlwoJiu<OiWl. PbmuL,*.»*, ■v3a>)tet8Mtaa(Lm,SuU3), wmmt an *MI ,
PAR ED. GIBBOW. CHAP. XÏIV.
quèrent avec fureur à diverses reprises; les Romains les reponssèrent toujours avec fermeté, et an combat dé Maronga, qui mérite presque le nom de bataille, Sapor perdit un grand nombre dé satrapes, et, ce qui avait peut-être à ses yeux le même prix, un grand nombre d'élephans. Julien , pour obtenir ces succès , perdait à peu près auiant de monde que l'ennemi ; plusieurs officiers de distinction furent tués ou Messes, et l'empereur, qui, dans tous les périls, inspirait et guidait la valeur de ses troupes, exposa sa personne et déploya tout son courage. Le poids des armes offensives et défensives des Romains, qui faisait leur force et leur sftreté , ne leur permettait' pas' de poursuivre long-temps L'ennemi aprôs'l'action', et lès cavaliers de l'Orient ,' habitués à' lancer an galop et dans toutes les directions possibles l leurs javelines et leurs traits ,' ne se montraient jamais pins formidables qu'au moment d'une fuite. Du coté des 'Romains , là perte du temps était irréparable : les vétérans , accoutumés au climat froid de la Gaulé et dé la Germanie, étaient accablés parla chaleur brûlante de:l'été d'Assyrie"; des marches et des combats perpétuels épuisaient leur vigueur; et les précautions qu'exigeait une retraite dangereuse' devant un ennemi actif ralentissaient leur marché. Chaque jour, chaque heure augmentait la valeur ei le prix des vivres dans le camp*. Julien, qui se contentait d'une nourriture qu'un soldat aurait dédaignée, distribuait a ses troupes les provisions destinées :i sa snite, et tout o» qu'il pouvait épargner sur les subsistances des tribuns et des généraux ; maïs ce faible secours faisait mieux sentir la détresse générale ; et la doulonrcnse pensée* qtt'smtt d'arriver aux frontières de IViTtpire tes ftemairts périraient
• £liMte«kslMJuUkwiu.4etvs;sf«iri modernes, décrit (1. m, ■> 67,68, oJil. iu-A°) l'éduaation et ta dexlérilédesiyvaliers persans. Hrissooms (dcRcgnopcnico, p. 6SU-661, etc.) a recueilli les témoignages de l'antiquité surecpoinl. ■
1 Lois de U retraite de Marc-Auloini: , un clixpk du bttta vendait «louante drachmes, uu, «i d'autres mois, W livre de farine coulait douze ou quatorze sçhelliiisa. UcriinffowtWe.delife.tedtUitj intéressons- que domie l'iularqne tau remarquer que les même» ennemis cl la même détresse poursuivi reut H arc- Antoine et Julien.
tous par la famine on par le glaive des barbares troubla les esprits'.
A cette époque où Julien luttait contre les insurmontables difficultés de sa situation , il donnait encore h l'étude et à la méditation les heures silencieuses de la nuit. Lorsqu'il fermait les yeux pour se livrer quelques momensà un sommeil interrompu, des angoisses pénibles agitaient ses esprits ; cl il ne ■ faut pas s'étonner qu'il ait cru voir sa tête et sa corne d'abondance revêtues d'an voile funèbre par le génie- de l'empire. 1.6 monarque , que celte vis on troublait, quitta sa couche; et, voulant se promener à l'air, il aperçut un météore de feu qui, après avoir coupé le ciel en travers , s'évanoriit an même instant. Il disait avoir remarqué la figure terrible du dieu de la guerre *. Les aruspices toscans, qu'il i assembla *, prononcèrent d'une voix unanime qu'il ne devait i>as livrer de combat; mais la raison et la nécessité l'emportèrent sur la superstition , et , à la pointe du jour, les trompettes sonnèrent la charge. L'armée s'avança snr un terrain plein de collines, dont les Persans s'étaient rendus maîtres. Julien conduisait V avant - garde avec l'habileté et l'attention d'un général consommé : on vhlt l'avertir que l'ennemi tombait sur son arrière-garde; la chaleur l'ayant déterminé à quitter sa cuirasse , it arracha un bouclier des mains de l'un de ses soldats, et il mena tout de scite un renfort an lieu du combat. La tête de l'armée, attaquée bientôt, le rappela , et au moment où il traversait au galop tes intervalles des eolonnes, le centre de la gauche fut assailli et presque écrasé
* Ammien, mit, 8; «r, i; Zostme, I. tri, p. 184, t&, m-, UbaMBa,Orat. Parental., 13*, 126, p. 357, 368, 359. Le sophiste d'Anlioche parait ignorer que la disette régnait parmi les troupes.
2 Ammirn, \iv, 2. Julien avait juré dans un moment de colère : Ifttnquam se Marti sacra facturant. Ces bizarres querelles étaient a&sez communes entre les dieux « leurs scolaires. Le sage Auguste lui-même, ayant tu sa flotte Taira naufrage deux fois, flla à Neptune les honneurs du culte public. (Voyez les réflexions philosophiques de Hume sur ce sujet, Essais, vol. n, p. 418.)
3 Ils conscrtaienl It monopole de la science vaine mais lucrative qu'on avait Inventée en Étrurie , et ils taisaient irofessiondepuiserleurs connaissances , les signes et les ■ résages, dans les anciens livres de Tarqultius, l'on des .âges de f Et ru rie.
EMPIRE: ROMAIN, ( 363 dcp. J.-C.)
par l'impétuosité dé la cavalerie et des étéphans. Une évolution de l'infanterie légère, qui fit tomber adroitement ses traits sur le dos des cavaliers et les jambes des éiéphans , ne tarda pas à mettre en déroute cette masse effrayante de guerriers et d'animaux. Les barbares prirent la fuite ; et Julien , qui se montrait toujours à l'endroit le plus dangereux, excitait ses troupes, de lavoùt et du geste , à la poursuite dos Persans. Ses gardes , dispersés ou pressés par la foule des amis et des ennemis , avertirent leur intrépide souverain qu'il n'avait point oY armure , et lui crièrent do se soustraire au péril qui le menaçait '. A l'instant même les escadrons en déroute firent pleuvoir une grêle de dards et de traits, et une javeline, après avoir rasé le bras de l'empereur, lui perça- les côtes, et se logea dans la partie inférieure du foie. Julien essaya d'arracher-do ses flancs le trait mortel, mais le tranchant do l'acier lui coupa les doigts, et il tomba de cheval sans, connaissance. On vola^ à son secours , et on le porta du milieu do l'action dans une tente voisine. Cette affreuse nouvelle se répandit de rang en rang; la douleur des Romains leur donna une valeur invincible, et leur inspira le désir de la vengeance. Les deux armées se battirent avec fureur jusqu'aux derniers rayons du jour. Les Persans tirèrent quelque gloire de l'avantage qu'ils obtinrent contre l'aile gauche, où Anatolins, maître des offices, fui tué, et où le préfet Sslluste manqua de périr. liais l'issue de la journée fut contraire aux barbares; ils abandonnèrent le champ de bataille ; ils y laissèrent Meraneset Nohordates', leurs deux généraux, cinquante nobles ou satrapes et une multitude de Leurs plus braves soldats ; et, si Julien eut survécu , ce succès des Romains aurait pu avoir les suite*. d'une victoire décisive. ■
< Clamabant hiac inde Caudilali (voyez la noie <ii- Valesius) quoi disjecerat terror, ut fugientùim motem tanguant ruinant maie compatit» ealmâût deeliaarei'. (Ammieu, m, a.)
2 Sapor déclara vai Romains que , posreemsolar les familles des satrapes qui moiu-ateut dans uu «munit, il était dans l'usage de leur envoyer eu prfccui les tétas des g-ardes et des oflteiers qui n'avaient pas été lues à eût* ite leur maître. (LiBaaius, du nece Juiùmiulcisoie^ila,t.l3, p. 103.)
(363 dep. J.-C.)
Les premiers mois que prononça Julien lorsqu'il fut revenu de l'évanouissement occasions par la perte de son sang, annoncèrent sa valeur. Il demanda son cheval et Ses armes, et il voulait se jeter de nouveau au milieu des combattons. Ce pénible effort acheva do l'épuiser; et tes chirurgiens , qui examinèrent sa blessure, découvrirent les symptômes d'une mort très-prochaine. Il employa ses derniers raomens avec la tranquillité d'un héros et d'un sage. Les philosophes qni l'avaient suivi dans cette fatale expédition comparèrent sa tente à la prison de Socrate , et ceux que le devoir, l'attachement ou la curiosité, avaient rassemblés autour de sa couche, écoutèrent avec une douleur respectueuse ses dernières paroles'. « Mes amis et mes cama-
■ rades, leur dit-il, la nature ine redemande
• ce qu'elle m'a prêté ; je le lui rends avec
• la joie d'un débiteur qui s'acquitte, et non
• point avec la douleur ni les remords que
• la plupart des hommes croient insépara- » blés de l'état où je suis. La philosophie m'a
> convaincu que l'âme n'est vraiment heu-
> rcttsc que lorsqu'elle est affranchie des
• liens du corps , et qu'on doit plutôt se ré-
> jouir que s'affliger lorsque la pins noble » partie de nous-mêmes se dégage de celle
• qui la dégrade et qui l'avilit. Je fais aussi
• réflexion que les dieux ont souvent envoyé
> la mort aux gens de bien comme la plus
• grande récompense dont ils pussent cou-
• routier leur vertu*. Je la reçois à titre de
• grâce; ils veulent m'épargner des diflicul-
> tes qui m'auraient fait succomber sans
> doute ou commettre quelque action indigne
■ de moi. Je meurs sans remords, parce que
> j'ai vécu sans crime, soit dans les temps de
• ma disgrâce , lorsqu'on m'éloignait de la
• cour, et qu'on me confinait dans des retrai-
> tes obscures et écartées , soit depuis que
• j'ai été élevé au pouvoir suprême. J'ai re-
> Le uneUra el la position de Julien font soupçonner qu'il avait composé d'avance le discours travaillé qu'Amnieo entendit, et qu'il a transcrit dans son ouvrage.
iHeradjo(e(l. i.c. 31) a exposa cette doctrine dans un toute agréable. Mais Jupiter, qui (au leiiiène livre de l'Iliade) déplore a»ec dea larmes de sang la mon de Sarpedon, son lil», avait ur»c idée Irte-impa riait e du liontieur et de la gloire qu'on trouve au-delà du lomlieau.
garde le pouvoir dont j'étais revêtu comme une émanation de la puissance divine: je croîs l'avoir conservée pure et sans tache, en gouvernant avec douceur les peuples congés à mes soins , et ne déclarant ni. ne soutenant la guerre que par de bonnes raisons. Si je n'ai pas réussi, c'est que lo succès ne dépend en dernier ressort , ([ne dit bon plaisir des dieux. Persuadé que le bonheur des sujets est In Un unique de tout gouvernement équitable , j'ai détesté le pouvoir arbitraire, source fatale de la corruption des mœurs et des états, J'ai toujours en des vues pacifiques, vous le savez ; mais, dès que la patrie m'a foît entendre sa voix , et m'a commandé de courir aux dangers, j'ai obéi avec la soumission d'un fils aux ordres absolus d'une mère. J'ai considéré le péril d'un oeil fixe , je l'ai affronté aven plaisir. Je ne vous dissimulerai potut qu'on m'avait prédit , il y a longtemps, que je mourrais d'une mort violente. Ainsi je remercie le Dieu éternel de n'avoir pas permis que je périsse ni par une conspiration, ni par les douleurs d'une longue maladie , ni par la cruauté d'uu tyran. J'adore sa bonté sur moi, de ce qu'il m'enlève du monde par un glorieux trépas , au milieu d'une course glorieuse ; puisque juger sainement des choses, c'est, une lâcheté égale de souhaiter la mort lorsqu'il serait à propos de vivre , et de regretter la vie lorsqu'il est temps de mourir. Mes forces m'abandonnent ; je ne puis plus vous parler. — Quant a l'élection d'un empereur, je n'ai garde de prévenir, votre choix ; le mien pourrait mal tomber, et perdrait peutêtre, si on ne le suivait pas, celui que j'aurais désigné. Mais, en bon citoyen, je sou haite d'être remplacé par un digne successeur. • Après ce discours, il disposa, dans un testament militaire1, de sa fortune particulière. Ayant ensuite demandé pourquoi il ne voyait pas Anntolins , Sailuste répondit qu'il était tombé sons les coups des Persans ;
i Les soldais qui faisaient a l'armée leur testament verbal ou nuncupatif ( in procincta ) étaient affranchis des formalités de la loi romaine. (Voyeï Heineceius, Jnlùiuit. Jur, roman. , t. i , p. 501 ; cl Montesquieu , tepril des Lois, t. «th. )
DECADENCE DE L'EMPIRE ftQMAlN.
et l'empereur, par une inconséquence qui avait quelque chose d'aimable , regretta la perte de son ami. Il se plaignit en même temps de la douleur immodérée des spectateurs, et il les conjura de ne pas avilir, par des larmes de faiblesse, la mort d'un prince qui , en peu de motnens , se trouverait ont au eiel'et aux étoiles1. Chacun garda alors le silence , et Julien entama une conversation de métaphysique sur la nature de l'âme avec les philosophes Priscus1 et Maxime. Ses efforts durant cette - discussion abrégèrent probablement sa vie de quelques heures. Sa blessure se rouvrit, et donna du sang en abondance; le gon8ement des veines embarrassa la resph-ation; il demanda de l'eau froide, et, dès qu'il eut cessé de boire, il expira sans douleur vers le milieu de la nuit. Ainsi mourut cet homme extraordinaire , à l'âge de trente-deux ans , après avoir régné vingt mois depuis la mort de Consumée son collègue. Il déploya dans ses dernier instans, peut-être avec «a peu d'ostentation, l'amour de la vertu et de la gloire , qui avaient été ses passions dominantes*.
En négligeant d'assurer, par le choix opportun et judicieux d'un successeur, l'exécution future de ses desseins , Julien contribua enqnelqae sorte au trioniphedn christianisme et aux calamités de l'empire. Il se trouvait le dernier de ta famine royale deCtmslance- Ghtore ; et, s'il est vrai qu'il voulut revêtir de la pourpre le plus digne d'entre les Renoms, la dUVcnlté du choix, la jalousie du pouvoir , la crainte de l'ingratitude, et la présomption qu'inspirent la santé, la jeunesse et la fortune, éloignèrent l'effet elecette résolution. Sa mort inattendue laissa l'empire sans maître et sans
■ Celle union de rime humaine avec la substance obérée et divine de l'univers est l'ancienne doctrine de Py- Ihagore dde Platon. Elle parait exclure l'immortalité personnelle. (Vovw les observations savantes et Judicieuses de Warburton sur ce point , Divine Légation , vol. u, p. 199-216.)
i La mort de Julien est racontée par le Judicieux Ammien (ht, 3) , qui en fat le spectateur. Libanius , qui détourne le* yeux de cette scène , nous a pourtant fourni plusieurs détails. (Orat. Parent. , C. 130-140, p. 359- 362.) Nous ne nous arrêterons pas sur ce qu'on lit dans les écrits de saint Grégoire , et dans les légendes de quelques salais tnit sont venus après lut.
(363 dep. I.-C.) héritier, dans un embarras et dans un danger où il ne s'était pas trouvé .depuis l'élection de Dioctétien, c'est-à-dire depuis quatre-vingts ans. On faisait peu de cas de Ja supériorité de la naissance sous- un gouvernement qui avait presque oublié les distinctions de la noblesse ; les prétentions, que donnaient les emplois étaient précaires et accidentelles; et ceux qui sollicitaient le trône vacant ne pouvaient compter que sur leur mérite personnel, ou sur la faveur populaire. Mais, la situation des troupes romaines, qui manquaient de vivres, et qu'une armée de barbares environnait de tous les côtés , abrégea les délibérations. Au milieu.de celte inquiétude et de cette détresse , on embauma le ' corps de Julien , ainsi qu'il l'avait ordonné , et, à la pointe du jour, les généraux convoquèrent un sénat militaire, où les chefs des légions et les officiers de cavalerie et d'infanterie furent invités. On avait cabale durant les trois ou quatre dernières heures de la nuit , et, lorsqu'on proposa l'élection d'un empereur, 'l'esprit dé faction se montra dans l'assemblée. Victor et Arinthœus réunirent ceux des guerriers qu'on avait vus à la cour da Constance; les amis de Julien s'attachèrent à Dagalaiphus et Kevitta, deux chefs gaulois; et on avait lieu de craindre les suites les plus funestes de la mésintelligence de deux parus si opposés par leur caractère el leur intérêt, par leurs maximes de gouvernement, et. peut-être par leurs principes de religion. Les vertus éminentes de SaÛuste pouvaient seules écarter la discorde et réunir' les suffrages j et ce respectable préfet eût éié.sur-lcehnmp déclaré successeur de Julien s'il n'eût pas représenté avec bonne foi et avec modestie que son âge et ses infirmités ne lui laissaient plus la force de soutenir le poids dudiidème. Les généraux, surpris et embarrassés de son refus, parurent disposés a suivre l'avis salutaire d'un officier inférieur ', qui leur conseilla de faire ce qu'Us feraient dans l'absence de l'empereur, de mettre en œuvre tonales moyens pour tirer l'armérde
l Ili>rwratioraHquu miles :ctM peut-être lui-même. Crtbislorïffl modeste elinàfeinii lion i laquelle il assista sûrement <nV , 50
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(363 dep. J.-C.) la.situaûo» efiVovfmtc où Mie se trouvait, et, s'ils avaient le bonheur de gagner les confias delà Mésopotamie , de procéder Alors avec «natalité et' de bonne intelligence àt'éleetion d'un souverain légitime." Banale cours des débats, tm petit nombre de voix saluèrent des noms d'empereur et d'auguste Jovie», qui n'était que le premier des domestiques '. Celte' acclamation tumultueuse fat répétée an même instant par les gardes qni environnaient 4a tente, et, en peu de minutes, elle se répandit jusqu'aux extrémités du camp. Jovieu, étonné de sa fortune-, et revêtu a la hâte du costume impérial, reçut te serment de fidélité de ces généraux dont ÎI sollicitait la veille Ut faveur' et laprotection. Il dot en grande partie son élévation au mérite de son père, le comte Varronien, qui jouissait, dans une glorieuse retraite , du fruit de ses longs services. Boa fils, n'espérant sortir jamais d'une condition privée, s'était livré à son goût pour le vin et pour les femmes; il montrait d'ailleurs les vertus d'un chrétien * et d'un soldat. Sans, aucune de ces- qualités brillantes qui excitent l'admiration et l'envie des hommes, sa figure agréable, la galté de son humeur, et la vivacité de sou esprit , lui avaient acquis l'attachement de ses camarades; et les généraux des deux partis consentirent d'autant plu» volontiers à une élection approuvée de l'armée, qu'elle n'était point ta suite des ar* rifices do parti opposé à celui qu'île soutenaient. L'orgueil de ce succès inattendu fut tempéré par la juste crainte qu'éprouva le nouvel empereur de voir le mente jour terminer sa vie et sou règne. On obéit sans délai à la voix pressante de la nécessité, et
>. he, Primuf , ou Primùtçrius , jouissait dea inême* di gnilés que les sénateurs, et, quoiqu'il ne fui que tribun, il avait le rang des dues militaires. { Cod. Tuéodos., l.vi, UL. 24.) Au reste, ces privilèges sont peut-être postérieurs au règne de Jovie*.
a L^wl»4ofiMlaee«leHMtûlu«,Socratt'.(l.iii,t.2a), Soioni*iie(l.Ti,e. 3), et Théodore! (1. iv.c. i), attribuent * Joiien le mérite d'un confesseur sous le règne précédent -, et leur piété va jusqu'à supposer qu'il n'accepta U pourp" <sm lorsque l'armée se fut écriée, d'une toii uuuiiaie, qu'elle était chrétienne. Amniiea, qui continue tranquillement sa narration, détruit ce fait par oes mots : Hostiis pro Joviano extitque inspecta, pronunciatum est, etc. (xiv, 6.)
les premiers ordres qu'il donna peu d'heures après la mort de son prédécesseur furent de continuer une marche qui seule pouvait
sauver les Romains '.
- Lajoie d'un ennemi, lors de sa délivrance, indique- d'une manière assez exacte le degré de sa crainte. L'heureuse nouvelle de la mort de inhen, qtt'uu déserteur porta, au camp de Sapor, donna au monarque découragé la cdnhance subite de la victoire. Il ordonna touldesuite a la cavalerie royale, peut-être auxdix mille immortels ■ , rie poursuivre les Romains ; et , avec le reste de ses forces, il tomba sur leur arrière-garde. Cette arrière-garde fut mise en désordre ; les éléphans enfoncèrent et foulèrent à leurs pieds les légions célèbres qui avaient montré tant de valeur sous Dioctétien et son collègue; et trois tribuns perdirent, la vie en voulant arrêter la mite de leurs soldats. La bravoure opiniâtre des Romains rétablit le combat Les Persans furent repoussés; ils perdirent un grand nombre de guerriers et d'éléphang; et l'armée, après avoir marché ou combattu depuis le 'matin jusqu'au soir d'un long jour de l'été, arriva le soir à Samara, sur les bords (ht Tigre, environ cent milles au-dessus de Clésiphon *. Le lendemain , les barbares, au lieu de harasser la marche de Jovieu, attaquèrent son camp, qui se trouvait placé dans une vallée profonde. Du haut des collines, les archers persans insultèrent et chargèrent les légionnaires fatigués; et un corps de cavalerie, qui
> Ammion (xiv, 10') lait un portrait de Jovieu qui , est Impartial. Le jeune Victor y a ajouté quelques traits remarquables. L'abbé de la Bletierle (Histoire de Jovieu, 1. 1, p. 1-218) a publié une histoire de ce régne si court. Cette histoire agréable est remplie de discussions qui méritent des éloges ; mais on y trouve trop de préventions religieuses.
3 Reg'uu equitatus. 11 paraît, d'après Procope, que les Sassanides avaient rétabli le corps des immortels , si célèbre sous Cyrus et ses successeurs. (Brisson, de Régna Pcrtico; p. 268, etc.)
3 On ignore aujourd'hui le nom des villages de l'intérieur du pays , et on.ne peut dire à quel endroit Julien fut lue; mais H. d'AnviUe a déterminé la position de Sumare, de Carche et de Dura , situés sur les bords du Tigre. (Voyez sa Géographie ancienne , Ln,fi 248, et l'Euphrate et le Tigre, p. 95-97.) Au neuvième siècle, Sutuere ou Samara devint la résidence des califes de U maison d'Abbas.
avait eu l'audace de passer la porte' du prétoire , fut taillé .en pièces près de la tente de l'empereur, après un combat dont l'issue fut d'abord incertaine. Les hautes digues du fleuve protégèrent la nuit suivante le camp de Carche; et, quatre jours après la mort de Julien, l'année romaine, quoique harcelée sans cesse par l'ennemi, établît ses tentes près delà ville de Dura'. Elle avait toujours le Tigre à sa gauche; elle se voyait à peu près à la fin de ses espérances et de ses vivres ; et les soldats , qui s'étaient persuadés qu'ils avaient peu do chemin à faire pour arriver aux frontières de l'empire, supplièrent , dans leur impatience, le nouveau souverain de hasarder le passage du fleuve. Jovien, aidé des plus sages officiers , essaya de combattre leur téméraire projet; il les avertît que, s'ils avaient assez d'adresse et de vigueur pour dompter le torrent d'un fleuve rapide et profond , ils ne feraient que se livrer nus et sans défense aux barbares qui occupaient le rivage opposé. Cédant enfin à leurs importunes clameurs, il permit à cinq cents Gaulois et Germains, accoutumés dès leur enfance aux eaux du Rhin et du Danube, d'essayer ce passage. Ils traversèrent le Tigre a la nage dans le silence delà nuit; ils surprirent un poste de l'ennemi mal gardé, et à la pointe du jour ils arborèrent le signal de leur succès. Cette épreuve disposa l'empereur à écouter ses ingénieurs , qui promirent de construire avec des peaux de moutons , de bœufs et de chèvres, un pont flottant qu'ils couvriraient de terre et de fascines *. On employa vainement deux jours à ce travail; et les légions, qui déjà manquaient de vivres, jetèrent un regard de désespoir sur le fleuve et sur les barbares, dont le nombre et l'acharnement augmentaient en proportion de la détresse de l'armée impériale ",
■ Dura était une ville fortifiée i l'époque des guerres d'Antiothnicontrelet rebelles de la Médle et de la Perse. (Poïjrbe.l.T.e. 48-52, p, 548-552, «U.deCasaubon,to-8".)
* On proposa le même expédient lors de la retraite des dix mille ; mats leur elief eut ta sagesse de te rejeter. (Xénophon, Anabasis, I. m, p. 255, 256, 25T.) «paraît, d'après les voyageurs modernes, que des radeau*, flottans sur des vessies, fout le commerce rt la navigation du Tigre.
1 Amntien (iw,B), f.inmim lOrat. Parent., c. 140,
(363 dep. J.-C.) Dans cette affreuse situation , des bruits de paix ranimèrent l'espoir des Romains* Sapor ne montrait plus de présomption; il remarqua avec douleur qu'une suite de combats lui avait enlevé ceux de ses nobles qui se distinguaient le plus par leur fidélité et leur valeur, ses plus braves soldats , et la plus grande partie de ses éléphans. Ce monarque expérimenté craignit de provoquer le désespoir de l'ennemi, les vicissitudes de la fortune, et la force inépuisable de l'empire, qui ne tarderait peut-être pas à secourir et à venger le successeur de Julien. Le surenas lui-même, accompagné d'un autre satrape, arriva au camp de l'empereur ', et déclara que la clémence de son maître voulait bien annoncer à quelles conditions il épargnerait l'armée captive des Romains. L'intrépidité de ceux-ci se laissa séduire par l'espérance de leur salut. L'avis du conseil et les cris des soldats déterminèrent Jovien à suivre une négociation de paix ; et le préfet Salluste et le général Arinttiseiis furent envoyés tout de suite auprès du grand roi pour savoir ses intentions. Le rusé Persan renvoya, sous différons prétextes, la conclusion de cette affaire; il éleva des difficultés, demanda des éclaircissemens, suggéra des moyens, revint sur ce qu'il avait promis, et forma de nouvelles prétentions : ce manège artificieux fit perdre quatre jours, et, ce qu'il voulait, les ennemis achevèrent, durant cet intervalle, de consommer le peu de vivres qui restait dans leur camp. Si Jovien avait été capable d'adopter un expédient hardi, il aurait continué sa marche avec une extrême diligence ; la négociation du traité aurait suspendu l'attaque des Persans, et, avant la fin du quatrième jour, il serait arrivé sain et sauf dans la fertile province de Corduène , qui n'était
p. 364), et ZoabneQ. m, p. 189, 190, 101), racontent les premières opérations militaires du régne de Jovien. On doit se délier de ta bonne tbf de Mus-nios; et Eutrope, témoin oculaire, disant unnd Pertisalqae altéra prtrlïo vtetus. (*, f7),nous dispose à croire qu'Ammlen était trop jaloux de l'honneur dos armes romaines.
1 \a vanité nationale a fourni un misérable snMerntgr à Sexlns RiiCus ( de Provincus , c. 29). Tanta reverentianominis romani fltlt, dit-il, utaPersfs prinuutfe jutr.e strmo habcrttnr.
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(363 dep. J.-C.) éloignée que de cent milles'. Ce prince irrésolu , au lieu de se débarrasser des pièges de l'ennemi, attendit son sort avec résignation, et accepta des conditions humiliantes, qu'il n'était pins en son pouvoir de refuser- Les cinq provinces d'au-delà du Tigre , cédées aux Romains par le grand-père de SapOr , furent rendues au monarque persan; il acquit la ville importante de Nisibis , qui, durant trois sièges consécutifs, avait 'bravé l'effort de ses armes ; il obtint Singara et le château des Maures, l'une des plus fortes places de la Mésopotamie : la permission qu'il accorda aux habitans de se retirer avec leurs effets fut regardée comme une grâce ; mais il exigea que les Romains abandonnassent à jamais le roi et le royaume d'Arménie. Les deux nations ennemies signèrent une paix, ou plutôt une trêve de (rente années. Le traité fut accompagné de sermens solennels et de cérémonies religieuses; et de part et d'autre ou 'livra des otages d'un rang distingué *.
Le sophiste d'Antioche fut indigné de voir le sceptre de son héros dans la faible main d'un prince disciple du christianisme ; et il parut admirer la modération de Sapor, qui se contenta d'une si petite portion do l'empire romain. S'il eùl porté ses prétentions jusqu'il l'Euphrato , sûrement, dit Libanius, il n'eût pas essuyé de refus. S'il eût exigé que l'Oronte.lc Cydnus, le Sangarius, ou môme le Bosphore de Tbrace, servissent de bornes au royaume de Perse , les flatteurs de la cour dçJovien se seraient empressés de convaincre le timide empereur que le reste
i 11 y a Je la présomption a combattre Aaanien , qui entendait l'art delà guerre, et qui élail de l'expédition; mais il est diltlelle de concevoir comment tes montagnes n> Cdrdoènc pouvaient s'étendre sur la plaine d'Assyrie jusqu'au confluent du Tigre et du grand Zab, ou comment une armée de soixante mille hommes puil faire cent railles en quatre jours.
2 Un trouve les détails du traité de Dura dans Aromien (xxv, 7), qui en parle arec douleur et avec indignation; dan* Libanius (Orat. Parait. , c 112, p. 361)-, dans > Zttoùne (1. in , p. 190 , 191 ) ; dans Grégoire de Nazisme lOrat, iv , p. 1 17 , 1 18) , qui attribue les butes à Julien , et la délivrance a son successeur; dans Kutrope (x, 17). Ce dernier écrivain , l'un des guerriers de l'année , dît , rji pariant rte celle paix : Netxsiariam miitlrm , seil •grwbilem.
de ses provinces suffirait aux plus vastes désirs du pouvoir et de la magnificence '. Sans adopter en entier cette remarque dictée par l'humeur, il faut avouer que l'ambition particulière de Jovien se prêta a un traite si ignominieux. Un obscur domestique , élevé au trône par la fortune plutôt que par son mérite, désirait vivement de sortir des mains dit roi de Perse , afin de prévenir les desseins de Procope, général de l'armée de Mésopotamie, et d'établir son règne sur les légions et les provinces qui ignoraient encore le choix précipité qu'on avait fait au-delà du Tigre, dans le tumulte du camp *. C'est aux environs du même fleuve, et à peu de distance de Dura ', que les dix mille Grecs , éloignés de plus de douze cents milles de leur patrie, furent abandonnés , sans généraux , sans guides et sans munitions de bouche, au ressentiment d'un monarque victorieux. La différence de conduite et de succès de la part de l'armée romaine et de la petite armée des Grecs est une suite du caractère plutôt que de la position. Au lieu de se soumettre lâchement aux délibérations secrètes et aux vues particulières d'un individu, le conseil des Grecs fut inspiré par l'enthousiasme généreux d'une assemblée populaire, où l'amour de la gloire , l'orgueil de la liberté et le mépris de la mort remplissent l'âme de chaque citoyen. Convaincus de la supériorité qne leur donnait sur les barbares la nature de leurs armes et la discipline, ils se fussent indignés de l'idée seule de se soumettre, et refusèrent de capituler : à force de patience, de courage et de talent, ils surmontèrent
i ïiba»ius,0ra<. J>«renr.,c. 1«,p.3Ci,365.
i CondLtionibus. disperuliosis romtuta reipu-
blicie impositis.... qidbus cup'ulior regni qitam gloria Joiïamts imperiû rialit euiqaitviL (Sexlus Ilufos , dt Provinciis, c. 29. ) ta Bktlerie » tmdu , 4sns ua long discours , ces considérations spécieuses , de l'intérêt pu-, blic et de l'inUrfl particulier. ( Histoire de Jovicu , L ■ , p. 39, etc.)
» Les généraux grecs fartai tues sur les. bords du ZaUale (Jnabasis , 1. il, p. 150; 1. ui, p.. 220) ou. du grand Zab , rivière d'Assyrie, qui a quatre rente pas do largeur, et qui tombe dans le Tigre a quatorze heures de marche au-dessous de Mosul. Les Grecs donnèrent au grand et au petit Zab les uoius de Loup { Lycu* ) et de Chcvrc (t'apros). Il parait que leur imagination se plut à meurt ces animaux autour du Tigre de l'Orient.
tous les obstacles ; et la mémorable retraite des dix mille montre'' la faiblesse' Se la monarchie de» Persans '. L '
Pour prix de ses honteuses concessions , lovien demanda peut-être qu'on envoyât des vivres dans son camp *, et. qu'on lui permit .de passer le Tigre sur le pont qu'avaient construit les Perses. Mats, si Jovîeti hasarda ces demandes justes en elles-mêmes, Torgueflleux monarque deTOrfent ne voulut point les écouter; H crut que1 sa clémence avait assez fait en pardonnante des hommes qui étaient venus envahir ses étals. Durant la marche des Romains, les Sarrasins interceptèrent quelquefois les tralueùrs;' mais les généraux et les troupes de Sapbrïie manquèrent point à ta cessation d'hostilités, et on permit à l'empereur de chercher rendrait Te plus commode pour le passage du fleuve. On se servit des petits navires qu'on avait . sauvés lors dé l'incendie de la Botte. Ils transportèrent d'abord le prince et ses favoris, et après eux, en diffère ns voyages, la plus grande partie de l'armée. Mais les soldats, ayant de l'inquiétude sur leur sûreté personnelle, et craignant de se voir abandonnés sur une cote ennemie, au lieu d'attendre leur tour, se jetèrent sur de légères claies ou sur des peaux enflées que traînaient leurs chevaux. Leur tentative Tut plus ou moins heureuse. Plusieurs furent engloutis par les vagues; d'autres, qu'entraînait le courant, devinrent une proie facile pour les farouches Arabes ; et la perte de l'armée, lors du passage du Tigre, ne fut pas inférieure à celle d'un jour de bataille. Dès que les Romains eurent débarqué sur la rive occidentale, ils ne furent plus harcelés; mais une marche de deux cents milles sur les plaines de la Mésopotamie leur fit souffrir les dernières extrémités de la faim et de la soif. lisse virent obligés de parcourir un désert sablonneux ,
i La Cyropédie est vague et languissante ; VÀndbatu est preate «t mime*. Col h fllBmwwâju'il y aunt toujours entre la flelioo et U writi
* Selon Kufin, le traité «tipwlaiju'eB donnerait tout de mite dee wrn an MOMkW|«l TMÏdtnt assure ipte les ta-MM ravplirttt Milevea* ealle condition. Ce Ut , rt -rien dinwialWlMtMt ; ataia il «H tncwUwUbleineail Mm. [ Voyet Tin—ut i HWfltra 4e» Empereur» , t, a, (•■TOI)
(3«3 drp. J.-C.)
qui, dans un espace de soixante-dix milles, n'offrait si un brin d'herbe , ni un filet d'eau 'douce, ni rien qui annonçât le séjour des hommes. Si quelques personnes du camp avaient de la fariné, on s'empressait de leur donner dix pièces ' d'or pour vingt livres de cette farine '.Les bêles de1 somme sériaient de nourriture; M trouvait dispersas ça et là les armes et 'lebagage des soldats ronaaim, qui, par leurs vêtemens déchirés et leurs maigres visages, faisaient' ttteg connaître leurs souffrances passées et la misère qui les accablait encore, lin petit convoi' de provisions arriva auchâteaU (fllr, et ce secours fnt d'autant plus'agreabte qu'il attestait la fidélité de Sébàstie'n et' de Procopc. L'empereur recula Thîlsaphata* les généraux de l'armée de Mésopotamie; et les' restes tte ces troupes florissantes qui avaient Suivi' JnKeu dans la Perse se reposèrent' enin ■soos les murs de Risibis. Les députés dé lovien avaient déjà annoncé, avec les éloges de la flatterie, son élection ,' son traité, et son retour; et le nouveau souverain avait pris les mesures' les plus efficaces ponr assurer IV béissance des armées' et des provinces de l'Europe , en plaçant l'autorité dans les mains des officiers, qui, par intérêt ou par inclination, devaient soutenir avec fermeté la 'cause de leur bienfaiteur ■.
Les amis de Julien avaient prédit' avec confiance le succès de sort expédition. Ils espéraient que les dépouilles de l'Orient
• L'ara^deCwefrora la mtu*éanm4* Hapipe; elLucaJn(Phar8»le,(ï, il6)la^erUai»ii^
ri p.l]|jj titra ?
Voyez Cuichard (Nouveaux Mémoires militaires, t. i , p. 379-382). Son analyse des deux campagnes 3e César en Espagne et en Afrique est le plus beau monument qu'on ait jamais élevé a la gloire de cet usurpateur.
1 M. d' Amille ( voyez ses Cartes , et rEnphrate , et le Tigre, p. 92,33) trace leur marche et détermine lar£rttafcle position de HaU/a.Ur, et Thilsaphala, dont Anunlen a lait menlion. 11 ne 'se plaint pas du samlel , ce vent. mortel et brûlant , que Tberenol ( Voyage* , part, u , 1. 1," p. 193) redoute si fort.
inunien ;ixt, B),Li»anius (Oral. Parent., c. US, p. 36ô) , et Zosime (1. m, p. 194}, décrivent j» retraita
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(363 doju J.-C.)
eniwkinùota.let lompte» de» dieux mue la fierae>, danoise «se province tributaire , norait gauvernéepnrles lois et. les magistrats de Borne* que la» barbares adopteraient l'habit, Jttimnwii «i-le langage du QQuqité-
rant't â.l«jue 1* jotwcsse d'IScbatiuie et de Siue émdiwAit^ l'an de la rhétorique sons de» maAtrea. grec* ?.. L^Biperew pénéura si awwt„ qu'il, perdit sa communication, avec J'wDpireî, et, du wawetjLoù -il, «ut passé, le Tigre, ses s^ptt: ignorèrent +a destinée et sa, fortune, tandis, que- Jour inaugination . caillait ,ds»'triom.pbe»i chimériques. , Us qppri- >rant.U triste nouvelle. »«,sa, mort,, «l ils ciin- *m«é*snup. la. révoquer en doute, lues même ..qu'ils qe pouvaient- plus, la wx '. Les.émis- W'WS-deiloviefl rtpandip'Jitquala paix avait «UïjwxeBsaicfi^ et qu'elle étail sage. La voix dftJa.iW>eP"»^«.^"6.forieet pb« sipqèfo, .r.évjéte la. boute -dp- l'empereur et lescondjtioflft. de. l'ignominieux Upifté, Le peuple épooitH de rtUcmncmeot, et.de la^dotileur, Je ..L'indignation et de la crainte ,, lorsqu'il apprit que L'indigne successeur de Julien abandonnait, le^ciuq»¥ûvinces conquise» bot Galère, et rendait aux barbares .l'importante, ville, de .ÎS'isibis., jqui, servait de boulevard aux provinces de.J'Qrienl V Chacun discutait librement jusqu'où l'qn.dqit observer la foi publique quand elle est contraire à la sûreté de l'état , et l'on eut une sorte d'espoir que l'empereur ferait oublier sa conduite pusillanime par une infraction éclatante du traité. L'inflexible sénat de Rome avait toujours rejeté tes conditions inégales qu'on imposait de ferre h se* armées «aptrves ; et, si , pour satisfaire Thonneur' de la nation , il eut fallu
■ Libanius, Oral. Parmtal., c. 145, p. 366. Tels étaient les vœux et les espérances d'un rhéteur.
3 ljcs habitons de Carrha, ville dévouée au paganisme, enterrerait les funestes messagers sous un monceau de jpierres. £Zosime, I, m, p. 196.) Libanius, en apprenant cette runesle nouveUe, Jeta les yeux sur son épée ; mais 11 se souvint que Platon condamne le suicide, et qu'il devait vivre pour composer le panégyrique de Julien. (Ubaniiu, de jïta sua , I. il, p. tS, 46.)
1 On peut admettre Ammien et Êulrope comme des léinoins sincères et dignes de loi des propos et de l'opinion du public Le peuple d'Anltoche se recria contre une paix ignominieuse qui l'exposait aux coups des Persans sur une tronlïere sans défense (Exccrpta Falesiana, p. SI'), ex foiwnc dntiaclteno.)
*Mt Kfttô»BOÏi.CH. xxiv.
livrer aux barbares le général crtainel , la plupart des sujets de Jovien auraient adopté avec joie un moyen dont l'antiquité avait donné l'exemple.'.
Mais l'empereur , quelques bornes que mjt. d'ailleurs la constitution à sou autorité , se trouvait le maître absolu des forces de l'étaf i ^ les motifs qui l'avaient contraint à signer If! traité de paix le pressaient d'en remplir les conditions. Il désirait avec ardeur s'assurer . un empire aux dépens de quelques provinces, et il cachait son ambition et ses craintes sous le masque de la religion et de l'honneur. Malgré les sollicitations respectueuses des habi tans , la décence et la sagesse ne lui permirent pas de loger dans le , palais de Hisibis : le lendemain de son arrivée 4 Blnèses , l'ambassadeur de Perse , entra dans la place , arbora sur les murs de la citadelle l'étendard du grand roi , et annonça en son nom la cruelle alternative de l'exil ou de (a servitude. Les principaux citoyens de la ville , qui , jusqu'à ce fatal moment, avaient compté sur la protection de leur souverain, se jetèrent à ses pieds , et le conjurèrent de ne pas abandonner, ou du moins de ne pas livrer, une colonie fidèle, à la fureur d'un tyran barbare, irrité par les trois défaites qu'il avait éprouvées successivement sous les murs de Nisibis. Ils avaient encore des armes et du courage ; ils se bornèrent à lui demander la permission de s'en servir : ils dirent qu'après avoir assuré leur indépendance , ils viendraient implorer la faveur d'être admis de uoaveau au rang de ses sujets. Leurs raisons, leur éloquence , leurs larmes ne purent rien obtenir. Jovien fit valoir la sainteté des scrmens ; et la répugnance avec laquelle il avait accepté une couronne d'or ne leur laissant plus d'espoir, Sylvanus, Fun des orateurs do peuple , s'écria indigné : < Empereur , puis- » siez-vous être ainsi couronné par toutes les > villes de vos domaines! > Jovien, qui en
t Quoique mM de In BUUerie soit m casuste sévère, il a prononce (llist. de Jovien., L i, p. 212-227) que Jovien n'était pas obligé de lenir «a promesse, puisqu'il iw pouvait ul dAnenbrer l'empire, ni transférer i un autre, sans l'aveu de son peuple, le serinent de MéUté que tuf avaient prCté ses f«jets.Ja»«i>aMlt trouvé ni inslructkranlptalsrdaffitoulFcetleaaétaHtysiqaH' politique.
peu de semaines avait déjà pris les mœurs d'un prince ' , fut choqué Oc la hardiesse et de la vérité du propos ; et, comme il voyait que le mécontentement des habitons pourrait bien les porter à se soumettre anroidePerse, un édit leur ordonna, sons peine de mort, de sortir de la ville dans trois jours. Amnùeu a peint leur désespoir avec énergie , et il parait qu'ils excitèrent sa compassion '. La jeunesse, pleine de bravoure, abandonna des murs qu'elle avait défendus d'une manière si glorieuse ; d'autres versaient une dernière larme sur la tombe d'un fils ou d'un mari, qui allait être profanée par les barbares ; et le vieillard baisait le seud et les portes do la maison où il avait passé les jours fortunés de son enfance. Une multitude effrayée remplissait les grands chemins ; les distinctions de rang, de sexe et d'âge, s'évanouissaient. au milieu de la consternation générale. Chacun d'eux s'efforçait d'emporter quelques débris de sa fortune ; et, ne pouvant se procurer un nombre convenablede chevaux et de chariots, ils étaient, réduits a laisser la plus grande partie de leurs richesses. 11 semble que la barbare insensibilité de Jovien aggrava les peines de ces infortunés. On les établit cependant dans un quartier d'Amida , nouvellement reconstruit ; et, avec les restes d'une grande colonie , cette ville recouvra bientôt son antique splendeur, et devînt la capitale de la Mésopotamie ». L'empereur expédia des ordres pareils sur l'évacuation de Singara et du château des Maures, et sur la restitution des cinq provinces situées au-delà du Tigre ; cl celte paix ignominieuse a été regardée , avec raison , comme une époque mémorable dans la décadence et la chute de l'empire romain. Les prédécesseurs de Jovien avaient quelquefois renoncé à des provinces éloignées cl peu miles ; mais, depuis la fondation de Rome, le génie de celte ville, Iedîcu
■ Il le montra bien SNisibis. l'n brave officier qui portait le mfrne nom que lui, et qu'on avai! cru digne de la pourpre, fui enlevé nu milieu d'un souper, jeu.' dans un puits, et tué a coups de pierres, sans aucune forme de procès, et sans que rien prouvât qu'il était coupable. i\mmien, iït,8.)
i Voyez xiv, 9; et Zosime, 1. m, p. 191,105.
' Chron. Pasc1i.il., p. 300. On peut consulter les Ifoti-
!;,i- Hct/cbiiistiCtt:.
(363 dcp. J.-C.) Terminât , qui gardait les biens de la république, n'avait jamais reculé devant le glaive d'an ennemi victorieux '.
Lorsque Jovien eut rempli ce traité , que les cris de son peuple le disposèrent peutêtre à enfreindre , il s'éloigna de la scène de son déshonneur , et il alla' arec toute sa cour jouir des pbisira d'Antioche •. Il n'écouta peint les inspirations du fanatisme religieux, et l'humanité et la reconnaissance l'engagèrent à rendre les derniers honneurs à son souverain ■; mais,- sous le prétexte décharger des funérailles Procope, qui déplorait de bonne foi 1» mort de l'empereur , on lui ôta le commandement do l'orrhée. Le corps de Julien fut transporté de Nisibis à Tarse. Le convoi, qui marchait lentement, employa quinze jours à faire ce chemin ; et, lorsqu'il traversa les villes de l'Orient, les factions ennemies l'accueillirent par des cris de douleur ou par des outrages. Les païens plaçaient déjà le héros au rang de ces dieux dont il avait rétabli le culte, tandis que les chrétiens dévouaient son ûme aux enfers *. Un parti déplorait la ruine du paganisme, et l'autre célébrait la délivrance miraculeuse de l'église. Les chrétiens applaudissaient à la vengeance céleste suspendue si long-temps sur ta tête coupable de Julien. Ils soutenaient qu'au moment oh le tyran expira au-delà du Tigre , sa mort fut revêtue aux saints de l'Egypte , de" la Syrie et de la Cappadoce s ; et,
1 Zoiûnc, (I. m, p. 192, 193; Seilus Kutus , de Provùtciis, c.29; Augustin, de CWitate Dei, l h, c. 29. U ne but admettre celte assertion gémirait qu'avec pnjeau-
ï Aruraien, \xv, 9; Zosinje, I. m, p. 196. It pouvait Pire cilax, et vino /'cnciïquc iitdutgeas ; mais je rejet lr avec la BIcLlcf ie (t. i. p. 118-154) le sot conte d'une ors* (ap, Suiilam) câëbree a Àutioclie par l'empereur, sa femme, el une troupe de concubines.
a L'abW de la Bleueric (t. i, p. 156-209) se plaint arec bonne Toi du fanatisme brutal de Baronius, qui aurait voulu jeter aux cbtens le corps de l'empereur apostat. Ne cespilitia quittent sepultura digiws.
4 Comparai le sophiste et le saint. (Ubanius.Monod., l.u,p. 251; HOrat. Parental., t. 1*5, p. 307; c. 150, p. 377; et Grégoire de nazunze, Orat, w, p. 125-132.) L'orateur chrétien exhorte faiblement a la modestie et au pardon des injures; mais il est bien convaincu que les souffrances de Julien m cèdent de beaucoup les louruieus fabuleux d'Ixion el de Tantale.
5 TiUemont filial, des Empereurs, t. iv, p. 5*9) np-
(363 dep. J.-C.)
au lieu de convenir qu'il avait perdu la vie par le dan) d'un Persan , leur indiscrétion attribuât ce grand exploit à la main obseure d'un champion mortel ou immortel de la foi '. La jalousie ou la crédulité de leurs adversaires adopta une déclarutîou si imprudente*. Ceux-ci insinuèrent secrètement ou assurèrent avec confiance que les chefs de l'église avaient excité ou dirigé la main d'un assassin domestique '. Seize ans après la mort de Julien , ou fit valoir l'accusation avec appareil et avec véhémence dans uu discours public qu'adressa Libauius a l' empereur Théodose. Le sophiste d' Ant loche ne cite point défaits; il ne donne pas de bonnes raisons , et on ne peut estimer que son zèle généreux en faveur de la mémoire abandonnée de son ami *, D'après en ancien usage , la voix de la satire et du ridicule se mêlait, à celle des éloges dans les cérémonies des funérailles et du triomphe des Romains. Au milieu de cette pompe éclatante , qui montrait la gloire des vivaus et des morts , on dévoilait leurs imperfections à l'univers *. C'est ce qu'on vît à
porte ces visions. On assure qu'ira saint, ou un ange, Ht pendant la nuit un voyage secret, etc.
iSotonAne/ (1. vi, 2) applaudit i laidoctrirwdes Grèce sur le iyrannicide; mais le président Cousin a supprimé le passage entier, qu'un jésuite n'aurait pas craint de traduire.
1 1mmédiatement après la mort de Julien, il se répandit un bruit sourd , telo ceeiditte romano. Des déserteurs portèrent cette nouvelle au camp des Perses , et Sapor et ses sujets reprochèrent aux Romains d'avoir assassiné lettr empereur. (Ammien , xxv, 6 ; I Jbanius , de ulclscenda JuUmi nece, c. 13, p. 162, 163.) On alléguait comme une praire décisive qu'aucun Persan ne se présenta pour obtenir la récompense qu'avait promise le roi. (Liban lus, Orat. Parent., c. 141, p. 363.) Mais le cavalier qui, en rayant, lança la funeste javeline, put ignorer le coup qu'elle avait porté; peut-être qu'il rat ensuite tué lui-même dans le combat. Ammien ne parait avoir aucun soupçon sur ce point.
ïOi-rif »T<xi> mpat ** rq>«« «uimt ttpx°r,,m C*8 mou équivoques et obscurs peuvent avoir rapport * Al1); nase, qui se trouvait infonleslabl émeut le premier des prêtres chrétiens, (libanius , de ulels. toi. neet , e. 5 , p. 149 ; 1 a Blellerie , Hisl. de Jovicn , 1. 1 , p. 179.)
'L'orateur (Fabricius, fiiblioih.Grœc., t. ni, p.145- 179) jette des soupçons, demande une enquête, et insinue qu'on pourra obtenir des preuves. It dit que les Huns onl eu des succès parce qu'on n'a pas vengé la mort du Julien.
4 Aux funérailles de Vespasien , le comédien qui jouait
renterrcmentde Julien. Les comédiens, se souvenant de son aversion et de son mépris pour le théâtre , représentèrent et exagérèrent , avec l'applaudissement des chrétiens, les fautes et les bizarreries de cet empereur. Les inconséquences de son caractère et la singularité de ses manières ouvrirent nn vaste champ à la plaisanterie etaurîdicule '.Dans l'exercice de ses talens extraordinaires, il dégrada souvent la majesté de la pourpre. Alexandre s "était transformé en Diogène, et le philosophe devint un prêtre du pagannnisme. Son excessive vanité gâtait ses vertus ; ses superstition s troublèrent la paix et compromirent la sûreté' d'un vaste empire ; et ses saillies Irrégulières avaientd'autantmoins de droits à l'indulgence, qn'ou y voyait les laborieux efforts de l'art et même ceux de l'affectation. Son corps fut enterré à Tarse en Cilicie; mais le magnifique tombeau qu'on lui éleva sur les bords du froid et limpide Cydnus * déplaisait à ceux de ses amis qui chérissaient et respectaient sa mémoire. Le philosophe témoignait le désir bien raisonnable de voir le disciple de Platon reposer au milieu, des bocages de l'Académie*; etleguerrier s'écriait, avec plus de hardiesse, qu'on devait placer les cendres de Julien à coté de celles de César , dans le champ de Mars, et parmi les anciens monumens de la valeur romaine *. 11 est rare d'entendre de pareilles réclamations à la mort des. princes.
le rôle de cet empereur économe demanda avec inquiétude combien coulerait sa sépulture; cl lorsqu'on lui eut répondu qualre-vtugt mille livres sterling (centies) : « Donnez-moi, diWl, In dixième partie de celle somme, * et jetez mon corps dans le Tibre. > (Suéton. in resp., c. 19, avec les notes de Casaubon et de Gronovius.)
' Grégoire (Oral, iv, p. 1 19, 120) compare telle ignominie et ce ridicule aux houneurs que recul Constanceau moment de ses funérailles, où un choeur d'anges chanta. ses louanges sur te mont Taurus.
2 QuûHe-Curce, 1. m, c. 4. Un a souvent critiqué teluxe de ses descriptions ; mais l'historien pouvait décrireune rivière dont les eaux avaient manqué d'elle si funeslc* à Alexandre.
s Libanius, Orat. Parent., c. 156, p. 377. H convient cependant avec reconnaissance de la libéralité des deux frères du sang royal, qui décorèrent le tombeau de Julien. {De ulcUeendaJul. nece, e. 7, p. 152.)
' • Cujus suprema et cintres , si qui tune juste cousu- > lerel , non Cyduus viderc deberel, quamvis gratissimus . amuis cl liquidus ; sed ad [wrnetnambm gloriam n etc ■ facloruni [•r.Tlcilamberc Tiberis, iulcisecaiis ui'iicni
DECADENCE DEX'E«PJRE KUUJN,