orfli al 11-10 f S»«fScMb*l«ll
K M (U vil in>U d lu, diiu hrdrru f.LlM Lu) M, cl ilou prr)uli iridllM aulx.
«JiMli-D, rie PeU. &■!., SU.
i jlprbit-t Hatiir rtiptis penetrabis <ul urbem. Celte prédù'iîim aulhenllin*e fut annoncée par Alaric, on an nwiiii pur Çlmdicn {de BelL GetUo, M7.J sept •os avant l'iTtnemcnt; niais rile ne fut pas accomplie à l'époque .qu'on avait imprudemment liste. Les trarlucleurs se sont ' i«»*é9 i l'aide d*un sens ambigu.
• Hos meUlcurs matériain sont neuf cent soixante-dht vers tin Claudicn dant le poème de Bell. Gctico, cl an comuiencenmU de celui qui célèbre le sixième consulat rf'llonorius. Zosinic garde le plus profond silence, et nous sommes réduits aux parcelles que nous pouvons tirer d'Oirosc cl des Chroniques,
* Malgré les lin tes erreurs de Jornandèt, qui confond les Fjmv d'AJaric en llalk (e.29), sadoledn consulat de SïuYon et d'Aurélîcn laerile confiance. Il est certain, Caprès Claudien (Voyez Tillrmont , Htfl. des Empereurs u.v, p-»)), quchlutaflle de PoJjentia k donna A, P-,
DEÇApÉSCË DE L'EMPIRE ROMAIN, [SfyfahW
<Ic la Vénétie, semblent lui avoir coûté bcan. coup de temps. Si ses 'opérations' n'avaient pas été conduites avec lenteur et circonspection , la longueur de l'intervalle donnerai! à penser que le roi des Gotlis se relira vers les bords du Danube, et recruta son. armée d'un nouvel essaim de barbares, avantdc pénétrer dans le cœur de l'Italie. Puisque les principaux événcniens publics échappent nus récherches de l'historien, on lui permettra de contempler un moment l'influence des armes d'Alaric sur la fortune de deux particuliers obscurs, nu prêtre d'Aquiléc et no laboureur dcVérone.i°.Lesavaiit Riilin.soinmç pur as ennemis de comparaître devant un synode romain', préféra sagement les dangers d'une ville assiégée, dans l'espérance qu'il éviterait parmi 1rs barbares! la sentence exécutée sur un autre hérétique, qui, lia requête des mêmes évèques, venait d'être fouetté publiquement et condamné à nu exil pcrpéïucl dans uncHcdésenc'.y.Lo vieillard', accoutumé à nno vie simple et innocente dans les environs de Vérone, n'avait pas la m'oindra notion des querelles des rois ni des évèques. Ses désirs , son savoir et ses plaisirs étaient renfermés dans le cercle étroit de la pciilc ferme qu'il tenait de sou père ; cl il marchait à l'aille d'un bùlon sur le même sol où il avait folùtré durant son enfance. Mais sa félicité humble et rustique, que Clatulien décrit avec autant de naïveté que de sentiment , ne fut point à l'abri des calamités de h guerre. Ses arbres , ses vieux contemp
«3; nuis noosne-poorom fMiMttrt-Mntlrrinttr «lie. . .
1 Tantum romance urbitjaditùanftigù, utmagisobsidioncm barbaiicam, quam pacatœ atbi* jiniiaxm vêtis tustinerc. (Jérôme, t.n, p. m)rnrihl sentit son danger personnel. U Tille paisible était éehnirffle par b furieuse Marcella el le reste dé la faction de Jérôme.
1 Jovien , l'ennemi des jeûnes cl du célibat, oà fui persécuté cl insulté par le violent Jérôntt. Kemttqw* deJortin.vol. iv, p. 104; etc. (Vûjralêdji original rie son bannissement dans le code de Théodosc , 1. m , lil.51eg.43.)
'CcllcéjiigraniBieOfc Se*e Ftroaaui, «ni ndmrbmrn nusqitam egrcsstu est) , est une des premirreset desplitsngrûablcscomposiiionsdcCnuidien.L'iBiiUliHKle Cowtev (édit. dellurd., a, p. 211) présente $uelqu« traits heureux cl naturels ; mais elle est fort inférieure au ubleau original , quj est vTideHUHal bit d'aprrt future, - . ■
dbyGoogle
(400 dep. J.-G.)
rains *, pouvaient se trouver enveloppés dans l'incendie général du canton. TJndétacliement de cavalerie barbare pouvait anéantir d'un moment à l'autre sa famille et sa chaumière;
' et Alaric avait la puissance de détruire un bonheur dont il ne savait pas jouir, et qu'il ne pouvait pas procurer. « La renommée, dit » le poète, déployant ses ailes avec terreur, » annonça au loin la marche de l'armée bar- » ba're, et remplit l'Italie de consternation. ► Los frayeurs de chaque individu augmen-
' icrcnt en proportion do sa fortune ; et les plus timides, embarquant d'avance leurs ef-
' fets, méditaient de se retirer en Sicile ou sur la côte d'Afrique, Les craintes et les reproches de In superstition ajoutaient à la détresse publique*. Ou apprenait tous les jours quelque horrible histoire, quelque malheur funeste : les païens déploraient qu'on eût négligé les augures et supprimé les sacrifices; mais les chrétiens mettaient leur espoir dans la puissante intercession des saints martyrs'.
L'empereur ne se distinguait pas moins de ses sujets par l'excès de sa frayeur , que par la supériorité deson rang. Élevé dans le faste de la royauté, son orgueil oc lui avait jamais permis de soupçonner qu'immortel fût assez audacieux pour troubler le repos du successeur d'Auguste. Ses flatteurs lui dissimulèrent le danger jusqu'au moment où Alaric approcha du palais de Milan ; mais, lorsque le son de la trompette blessa les oreilles du jeune mouarque, au lieu de courir aux armes ayee. la courage ou l'impétuosité de son âge, il moiiira le plus grand empressement à sui-
. Dans ce- passage, Cowtey «el peut-être supérieur i ton original ; «t le poète anglais , qui était grand botanwte, a dtguiaéles ci 'va sous une dénomination plus générale.
îClaudien, île Bell. Cet., 199-206. 11 peut paraître protiie-, «ait les terreurs et la su peratlthm occupaient une place eonaUéraUe dam l'imagination des Italiens.
a D'après les passages de Paulin . que Baroniui a produit* (Jmnal. Euksias, A. D. 403, n° SI ); il parait Aident nue l'alarme s'clail répandue dans toute l'Italie, jusqu'à Noie en Canpaale, où le célébra pénitent avait fixé
vre l'avis des couriisans timides, qui lui proposaient de se retirer avec ses lidèlcs serviteurs dans une des villes du fond delà Gaule. Slilicou ' cul seul le courage et l'autorité de s'opposera nue dénia relie honteuse qui aurait abandonné Itomc et l'Italie aux barbares; mais comme les troupes du palais avaient été détachées récemment sur la frontière de Rliétic, comme la ressource des nouvelles levées n'oiïrait qu'un secours tardif et précaire, le général de l'Occident ne put faire d'autre promesse que celle de reparaître dans très-peu de temps avec une armée suffisante pour repousser Alaric , si la cour de Milan consentait a y attendre son retour. Saus perdre un seul montent dans une circonstance où ils étaient tous si iulércssans pour la sûreté publique, le brave StHitou s'embarqua sur le lac Lorien, gravit les montagnes couvertes de neiges et de glace dans le milieu d'un hiver rigoureux, et obtint , par son apparition inattendue, la soumission des ennemis qui troublaient la tranquillité de la Hliétic ". Les barbares, pçm-étre quelques tribus des Allemands, respectèrent la fermeté d'un cher qui leur parlait encore du ton d'un commandant, et regardèrent comme une preuve d'estime et de confiance le choix qu'il fit d'un nombre de guerriers parmi leur plus brave jeunesse. Les cohortes fournies par les barbares des environs joignirent sur-le-champ l'étendard impérial ; cl Slilicon envoya aux troupes les plus éloignées de l'Occident l'ordre de s'avancer à grandes journées pour défendre Honorius et l'Italie. Les forts du Rhin furent abandonnés, et la Gaule n'eut pour garant de sa sûreté que la bonne foi des Germains et la terreur du nom romain: on rappela même la légion stationnée dans la Grande-Bretagne pour défendre le mur qui la séparait des Calédoniens du Nord '; et un
' Soins cr/ii Stilicon, etc. , est la seule louange que Ctaudien lui donne, sans excepter l'empereur (île Bell. Cet. 267). Qu'Honoriua devait paraître méprisable, même dans sa propre cour !
i La consternation générale et la hardiesse de Stïtieon sont snpérienrenjeiH déeritea, deBtll.Getie., 340-303.
t Vmit tt «tmnii itjio frrata OriunuW
QB StMo Ut tM «L
MMeU.Oel.,4Ul.
Cependant la marche la plus rapide d'Edimbourg ou de
dbyGoogle
corps nombreux de la cavalerie des Alains consentit à s'engager au service de .l'empereur, qui attendait avec anxiété le retour de son général. La prudence et l'énergie de Stilicon brillèrent dans cette occasion critique ; qui anonçalet la Fois la faiblesse et la chute de l'empire. Les légions romaines, dégénérées peu à peu de la discipline etde la valeur de leurs ancêtres, avaient été exterminées dans les guerres civiles et dans celles des Goths , et il parut impossible de rassembler une armée pour la défense de l'Italie sans épuiser et exposer les provinces.
En abandonnant son souverain sans défense dans son palais de Milan, Stilicon avait, sans doute, calculé le termedeson absence, la distance de l'ennemi, et les obstacles qui devaient retarder sa marche. Il comptait principalement sur la difficulté du passage des rivières d'Italie , l'Adige, l'Oglio , le Mincio et t'Adda , qui enflent prodigieusement en hiver par la fonte des neiges,et par les pluies dans le printeftips ' , et deviennent des torrens impétueux ; mais le hasard voulut que la saison fût très-sèche, et les Goths traversèrent sans peine des lits vastes et pierreux où îl ne coulait qu'un faible filet d'eau. Un fort détachement de leur armée s'empara du pont, et assura le passage de l'Adda; et lorsqu'Alaric approcha des murs, ou plutôt des faubourgs de Milan , il eut le plaisir de voir fuir devant lui l'empereur des Romains. Honorius, accompagné de ses ministres et de ses eunuques, traversa rapidement les Alpes avec le dessein de se réfugier daus la ville d'Arles, dont ses prédécesseurs avaient souvent fait leur résidence; mais il avait à peine passé le PO ', qu'il fut atteint par la cavalerie
Hewcaslle h Milan aurait demandé plus de temps que Claudien n'en accorde pour toute la durée de la guerre des Goths.
■ Tout voyageur doit se rappeler l'aspect de la Lombardle(VoyezPonlenelle,l.v,p.27B),o;ui eat aisouîentlourmenléeparlestrues abondantes et irrégiuières des eaux. Le» Autrichiens devant Gènes campèrent dans le lit de la folcevera , qui était à sec. • Ne sarebbe, dit Muralori , i mai passato per mente a quebuoni Allemanui, che quel • picciolo torrente polesse, per cosi dire un instante, cank giarsi in un lerribil giganle. > {Annal. d'Haï., t. xvi , p. 443, Milan, 1753, èdil. in-8°.)
' Claudien u'éclaircil pas cette question : où était Ho-
(403 dtp. Ï.-C.) des barbares'. Un danger si pressant l'obligea de chercher une retraite dans les fortifications d'Asti, ville de la Ligurie ou du Piémont, siluée sur les bords du Tanaro*. Le roi des Goths forma immédiatement et pressa sans relâche le siège d'une petite place qui contenait une si riche capture , et qui ne semblait pas susceptible de faire une longue résistance. Lorsque l'empereur assura depuis qu'il n'avait jamais éprouvé l'impression de la peur, cette fanfaronnade n'obtint pas probablement la confiance même de ses courtisans1 A la dernière extrémité, et après que les barbares lui eurent fait l'offre insultante d'une capitulation, Honorius fut délivré de ses craintes et de sa captivité par l'approche et bientOt par la présence du héros si longtemps attendu. A la tète d'une avant-garde choisie, Stilicon passa l'Adda à la nage, pour économiser le temps qu'il aurait perdu à l'attaque du pont. Le passage du PO présentait moius de difficultés et de danger; et l'heureuse audace avec laquelle il força les retranchemens des ennemis pour s'introduire dans Asti ranima l'espoir et vengea l'honneur des Romains. Au lieu de jouir du fruit de ses victoires, te général des barbares fut peu à peu investi de tous côtés par les troupes de l'Occident, qui débouchaient successivement par tous les passages des Alpes. 11 vit avec dépit resserrer ses quartiers et enlever ses convois ; et les Romains commencèrent avec activité à former une ligne de fortifications dans lesquelles l'assiégeant se trouvait lui-même assiégé. Les chefs des Goths tinrent conseil, et, après avoir pesé la
norius lui-même? Cependant la faite est prouvée par la poursuite ; el mes opinions sur la guerre des Goths sont juslillées par les critiques italiens, Sigonius (t. i, p. k, p. 369, deImp.Occidekt.,\.%)HMW3\OTi{Aivtat. d'Italia,l. ir,p. 45).
< On peut trouver une des routes dans les Itinéraires . (p. 98-228-294, avec les notes de Wesseltog). Aslt était située a quelques milles sur la droite.
i Asta ou Asti, colonie romaine, est a présent la capitale d'un très-beau comté qui passa dans le seizième siéde aux ducs deSavoie. (Léandro K\\sn\i,Descrizzionctritatia, p. 382.)
*Ncc me timor impuîit ultus. Il ponvail tenir ce langage fenfaronà Home l'année suivante, lorsqu'il était A cinq cenl milles de la scène du danger, (vi Cotisât. Honor., 449.)
dbyGoogle
gloire de persister dans leur entreprise, et l'avantage de mettre leurs dépouilles en sûreté, les pins braves opinèrent pour la retraite. Dans cet important débat, Alaric déploya le courage et le génie du conquérant de Rome. Après avoir rappelé à ses compagnons leurs exploits et leurs desseins : * C'est » en Italie, leur dit-il avec véhémence, que Je » suis résolu de trouver une couronne ou on a tombeau ' . »
L'indiscipline des Goths les exposait continuellement à des surprises ; mais, nu lieu de choisir le moment où ils se livraient aux excès de l'intempérance, Stilicon résolut d'attaquer les dévots barbares, tandis qu'ils célébraient pieusement la fête de Pâques \ L'exécution de ce stratagème, que le clergé traita de sacrilège, fut confiée à Saûl, barbare et païen, qui avait cependant servi avec distinction parmi les généraux vétérans de Théodose, La charge impétueuse de la cavalerie impériale jeta le désordre et la confusion dans le camp des Goths, qu' Alaric avait assis dans les environs de Pollentia * ; mais le génie de leur intrépide général rendit en un instant à ses soldats un ordre et un champ do bataille; et, après le premier instantde la surprise, les barbares, persuadés que le Dieu des chrétiens aiderait à venger son injure, combattirent avec une confiance qui ajoutait àleurvaleurordinaire. Dans ce combat , long-temps soutenu avec un courage et un succès égal, le chef des Alains, dont la petite taille et l'air sauvage recelaient une âme magnanime, prouva sou zèle et sa fidé-