‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 22 · ME · texte numérisé non relu

ME

Colomb est réellement mort, mes amis ; nous allons parler d’un autre homme qui ne figure pas mal

sur la scène.

Querques uns. Quel est celui-là ?

M. Husten. Doucement, je vous dirai son nom,

- Je vais d’abord vous raconter ce qui arriva depuis

la mort de Colomb jusqu’à l’époque où cet homme,

que je n’ai pas encore nommé, commença à paraf-

tre; car, sans cela, vous ne comprendriez pas son histoire.

Revenons à Saint-Domingue , pour connaître ce |

qui y est arrivé sous le gouvernement d’Ovando.

Ovando traitait bien les Espagnols qui s’étaient établis dans cette île. On lui dut de sages réglemens, ainsi que la tranquillité et la concorde, qu’il rétablit dans cette colonie. Le roi, ses compagnons et luiméme s’enrichirent par Pexploitation des mines. Mais une chose très avantageuse pour cette île et pour l’Europe, c’est qu’il fit venir, des Canaries, le plant des cannes à sucre, dont il introduisit la culture dans les Indes occidentales.

Jusque-lä tout était bien ; et pouvait-on s'attendre que cet homme, dont les dispositions étaient si prudentes, agît comme un monstre exécrable envers les malheureux habitans de ce pays? Voici comment il les traita : écoutez-moi, et vous jugerez si mon opi- Dion sur son compte est injuste,

Il consid

doux, si inc e l'avoir sc ravaux et à orces. Il dis ar, pour se n donna vi Bu jusqu'à c e moutons , risation d’ pmme ils le

Ces miséra

on nom, à depuis homme, à paralpas son

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’&taient emens, rétablit et luimines.

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tendre si pruers les ent il à Opi-

CHRISTOPITE COLOMB. 161

Il considéra comme une troupe de bestiaux ces anciens propriétaires de Pile, ce peuple indien si doux, si inoffensif, quand il aurait dü se contenter e l'avoir soumis, de l’avoir assujetti à de pénibles ravaux et à des impôts annuels qui surpassaient ses orces. Il disposa donc de ces malheureux à son gré; ar, Pour satisfaire l’avidité de ses compagnons, il à donna vingt à l’un, cinquante à un autre, et en-

avec l’aurisation d’user de ces malheureux et de les traiter pmme ils le trouveraierit à propos.

Ces misérables furent tr

ÿ y en eut.

nce. Quinze la population fut un million qu'on érit pas moins de nes, dans ce court par la cruauté des Espagnols.

re, dans Pi ndue et fertile, qui,

‚ et qui payait exactément le triit été assujettie.

Plusieurs des anciens complices de Roldan ; hom- 5 dépourvus de tout sentiment d'honneur, s’é-

taient fixés dans cette province; malgré les bon traitémens qu’ils recevaient de la reine et des hab desa grande tans, ces misérables se rendaient, de temps en temps} qui les-unissa fe coupables de quelques actes de violence; la reine fl cents homme forcée de punir leur insolence : cela les irrita point qu’ils résolurent de s’en venger. Ils conçuren Vaffreux projet d’attirer sur ce peuple, à qui ilsde vaient l’hospitalité, le plus épouvantable de tousis ‘ malheurs. Ils dirent au gouverneur Ovando que reine Anacoana songeait à se révolter pour se son traire à la domination des Espagnols; qu’il fer bien de la devancer et de s'emparer de: sa person et de ses biens, | jar

Ovando n’était pas ignorant au point de ner juger le büt de ces misérables, et ne pas apprei Vinjustice de leur accusation ; mais il fit sembh de croire à la vérité de ce rapport, et résolat d'a en conséquence pour s’approprier les terres de reine, qu’il convoitait depuis long-temps.

Mais les forces de la reine: n'étaient pas à dé gner ; sa province était d'une vaste étendue : on qu elle avait pour vassaux trois cents caciques, ( j tous devaient marcher à son secours, sielle en at besoin. Ovando, qui le savait bien, sentait qu'il pouvait pas l’attiquer ouvertement, avec le peu monde qu'il avait; il résolut alors d'employer

\ trahison. Ä : Pour exécuter son projet, il fit annoncer alaré

qu'il allait lu

de cavalerie.

accueillit con ment attaché alla, avec cett Le traître :

pays, le recoi lieu des chan: bonté qui la agréable, et or | dant plusieurs ordinaires.

Ovando lui offre une fête lendemain, et spectacle par 1 donner des op tournoi, quitt Ilreparait à lerie, qui occu fur et à mesu même avec sa.

vaste salle, do:

nombre de colc jest rasseimbiée,

qu'il allait lui faire une visite avec'une suite digne de sa grandeur, afin de resserre les licns d'amitié qui les unissaient. Ilise mit donc en route, avec trois cents hommes d'infanterie et soixante-dix hommes de cavalerie. La reine, ne soupeönnant; rien, les accueillit comme des gens à qui elle était véritablement attachée, et, ayant assemblé ses vassaux, elle alla, avec cette brillante Suite, au devant d’Ovando. Le traître arrive, et la reine, Suivant Pusage du | pays, le recoit et le conduit dans sotı palais au milieu des chants et des danses. Elle-s’efforce,. avec la bonté qui la ceractérisait, à lui rendre: ce ;séjour agréable; et ordonne, à cet effet, qu’on célèbre, pen- 1 dant plusieurs jours, les jeux et les divertissemens |ordinaires, ir Ovando lui témoigne toute sa-satisfaction, et lui offre une fête à l’européenne. La cour:s’assemble le lendemain, et une foule d’Indiens ‘est: attirée à ce spectacle par la curiosité. Ovando, feignant d’aller donner des ordres pour cette fête, qui doit étre un lournoi, quitte Passemblee. + | Ilreparait à la tête de sa cavalerie et de son infanlerie, qui occupent toutes les issues de la place, au [ur et à mesure qu’elles arrivent. Hl s’avance luimême avec sa cavalerie, à rangs serrés, vers une Vaste salle, dont le comble est porté par un grand nombre de colonnes, et dans laquelle toute la cour gest rassembiée, Les Indiens, dans une parfaite sécu-

rité, admiraient la beauté de ce spectacle militaire, | À l'instant, Ovando porte la main à sa croix, ct, à

spagne, e

ce signal convenu d’avance, les cavaliers mettent Æ:tié des am

| l’epee à 14 main et massacrent les Indiens épouvar D voix d’un tés. Un nombre infini périt, sans égard pour l’âge ni Murcur de t

le sexe. La reine est saisie et chargée de fers, les ca. neilleures ı

ciques sont attachés aux colonnes de la salle ; kBoyaient en monstre y fait mettre le feu, et toutes ces malheu Bientöt,

reuses eine sa perfidie et de sa cruauté pé Œuèrent si se

rissent au milieu des flammes. ravaux des

Vous êtes saisis d'horreur, mes enfans, vous ave raison ; mais vous frémirez sur le sort de la princess mille fois plus infortunée que les malheureux qui viennent de périr; comme un agneau sans défense sous les griffes du loup, elle est traînée à Saint-Do Mani : c’est la mingue par ses bourreaux, non pour lui faire grâce M. Hunter mais pour prolonger son supplice, et lui donner un M Saint-Domi forme de justice. On lui fait son procès, et sans au-fßitil, de les tre preuve que celle des monstres qui l’ont si perf: dement trompée, elle est condamnée à être pendug, et cet abominable jugement fut exécuté.

Les Indiens, désespérés, n’osèrent plus résister à P’affreuse tyrannie qui les accablait. Tant que régn Isabelle, qui avait tomjours protégé ce peuple, sa | avidés oppresseurs s'étaient tenus dans une certaine ; modération ; mais, après sa mort, il fut la proie de

| . 8es tyrans. Un digne ecclésiastique, Don Barthélemy | de Las Casas, osa, à la vérité, se déclarer son db

VER FE werner

ransporter | ppelez, san écouvrit lor Tn£opore.

ua une dig Quelques y.

ande diligen députés d' #5 iles, debite vante :

Nous vous à

e militaire.

roix, et, à rs mettent > épouvar- Dh voix d’un seul homme était bie ur Pâge ni ers, les ca x salle; le s malher] ruaule pi.

‘vous ave | princesse

ureux qui ns défense Saint-Doire grâce, Inner un tsans aut si perf:

e pendue,

résister à ue regm euple, se cer laine proie de rthélemy son dé

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