‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 22 · PS TT · texte numérisé non relu

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jenseur, et pendant toute sa vie implora, tantôt en Espagne, et tantôt dans les Indes occidentales, la tie des ames généreuses pour ces infortunes ; mais

n faible contre la Murcur de tant d’oppresseurs , qui repoussaient ses

neilleures raisons avec des lingots d’or qu’ils enoyaient en Espagne,

Bientôt, le peu d’Indiens qui survécurent dimiuérent si sensiblement, qu'ils ne suffirent plus aux ravaux des mines ; Oyando proposa alors au roi d’y ransporter les habitans des îles Lucayes; vous vous ippelez, sans doute, que ce sont les îles que Colomb Fcouvrit lors de son premier voyage.

Taonore. Oui ‘une d’elles se nomme Guanaani : c’est la première qu’il découvrit.

M Hunter. Ovando Proposa donc de transporter N Saint-Domingue les habitans dé ces iles, afin, di-

itil, de les instruire Pius facilement dans la reli-

on chrétienne. Ayant obienu cette autorisation,

rando éut recours à une nouvelle ruse pour attirer Bus aisément ces hommes si confians, et il en in-

ua une digne de la noirceur de son ame.

Quelques vaisseaux furent équipés avec la plus

ande diligence, et on les envoya aux Lucayes, où S députés d’Ovando, qui parlaient dej

à la langue

#5 iles, débitérent aux credules insulaires la fable vante :

Nous y

Yous apportons, leur dirent-ils, unenouyelle

166 VOYAGES ET CONQUÈTES. er

très agréable : nous venons du lieu où sejournent la

res peuplé

ames, du pays des bienheureux ; nous y avons vu vo ajeux qui y ménent une vie si heureuse, que now

ne savons comment vous ladepeindre : ils vous prien de vous y rendre pour prendre part à leur bonheur, et si vous êtes assez sages pour. vous rendre à le désir, nous vous offrons de vous y condaire.

Tel fut Je langage de ces imposteurs, et les häli lans, trop ignorans pour soupçonner la, trahison montèrent en foule dans leurs vaisseaux, joyeux ( revoir les personnes qu’ils avaient tant aimées pen dant leur vie : quarante mille furent victimes dec Stratagéme. | |

Mais à peine furentils a Sa@t-Domingue qu'l reconnurent la: tromperie; il en mourut beauca de chagrin ou de rage, et quelques uns firent les de niers efforts pour se soustraire à ces monstres. ( dit qu’un navire espagnol en rencontra plusieurse pleine mer, à plus de cinquante lieues de Saint-D mingue, montés sur un tronc d'arbre, et tächı de regägner leur pays à force de rames. Des «dl

basses, remplies d’eau douce, attachées au tm 4 d'arbre, formaient toutes leurs provisions ; ils m |

taient guère éloignés de leur île lorsqu'on les re contra, et on les força à revenir subir le joug Pesclavage auquel ils cherchaient à se soustraire péril de leur vie.

Enfin, à la ruse succeda la violence, et ce il

Tous les malheureux rer les Am magina, pa moyen qui d ıt naître Vic iègres plus r

ournent lu

très peuplées furent dépouillées de leurs habitans à VOnS vu y

il point qu’on n’y trouva plus un seul homme vi- + Que nowßant au bout de quelques années:

vouspriai@ Hexnr, Quelle horreur ! plût à Dieu que j’ensse r bonheur, dans ce temps-là ; j'aurais tout osé pour mettre ndre à leg n frein aux excès de’ces brigands.

ire.

et les häli M. Hoxren. Cher Henri! crois-tu que tu aurais à trahison Mieux réussi que le digne Las Casas, qui implgrait Se ans succès le ciel et la terre? Nous devons des re- > Joyeux & k ei Lorie à imées peufrereimens à Dieu de nous avoir fait naître dans un times de "PS OÙ de telles horreurs ne se renouyellent plus. Tous les efforts de Las Casas Pour sauver ces malheureux furent inutiles; mais, désirant délirer les Américains, auxquels il était attaché, il magina, par yn zèle louable, mais qui l’égara, un noyen qui détruisit une autre espèce d’homn:s : il naître idée d’acheter, sur la côte d’Afrique, des iègres plus robustes et plus forts que les Américains, at ti x de les employer aux travaux des mines. Ce consie oil fut suivi, et de iä naquit ce trafic de chair husau tmrine, qui ‚ Maintenant, coüte tous. les ans la lins : ils re et la vie à plus de quarante mille noirs, sans dif los rue; pour cela, les Américains en soient moins mal: $ eureux et moins esclaves.

le joug

ngue qu'il t beaucor ‘ent les de )nstres. ( plusieurse e Saint-N

ustraire

al >

‚ei ces il

ENTRETIEN XIX

Diner. Ne direz-vous

plus rien de don Barth.

lemy, frère de Colomb ?

M. Hunter. Tu fais bien de m’y faire penser:

revenons, il en est temps, aux parens de not Le fils aîné de Colomb, Diégo, persista, aprèsk mort do son père, à demander l'exécution: du cor. trat passé entre le roi ct lui, et, en conséquence, à ce que la dignité de vice-roi des Indes vccident: les, stipulée à perpétuité pour sa familie, lui fu conférée. Mais Ferdinand, aussi soupçonneux cıvess le fils qu’il l'avait été envers le père, n'écout

-point sa réclamation, et toutes ses sollicitations res terent sans effet. Ä Ä

Don Diego n’hesita pas à faire assigner le roi de vant le tribu nal délégué pour prendre connaissane de toutes les affaires de l’Amerique, et ce tribund se couvrit de gloire, par le courage qu’il eut d prononcer contrè le roi, et de déclarer juste d’ac: corder à don Diego ce qui avait été promis à Co lomb.

Tous LES enrans. Trés bien! très bien!

ait de l’élev la fille d’un

l'envie et ı ingue.

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