‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 22 · ES · texte numérisé non relu

ES

‘encore une fois vait mis en pe , le père Perez ellent accucil,

il avait cancus uyés. Pénétré d

ic entreprise quß fit part à Colom

lle, et le pria d vant que la rein Jui adresser e né à ses propr

erez fit à la rein - Colomb fut d { Paccueil le plu s félicitations d eprise, lorsqu’i ir la faiblesse d

es hommes qu’i “du navigateur sent desap oulut plu

mit ui

tré |

is, fut l'objet des sarcasmes des courtisans is Ceux à qui l'éclat de sa destinée future mbrage. Certes, si son ame n’avait pas été nde que les contrariétés qui le harcelaient long-temps, il serait mort de dépit.

Orr£. Veuillez nous dire, mon papa, ce que tendez par courtisans ?

unter. Ma fille, on appelle courtisans’ ces | niechans, qui flattent assidument les rois et ces, et qui n’ont rien tant à cœur que de st de se moquer des hommes de bien qui ont ı la disgrace de leur maître.

nb cependant, encore une fois supérieur à 2rsité , se disposa à tenter un dernier effort du roi d'Angleterre, en lui offrant une par- 1onde que déjà trois gouvernemens avaient ’accepter. Pendant qu’il faisait les prépara- ° voyage, on apprit la nouvelle de la prise ade par les Espagnols, et de la chute de l’em- Maures dans la péninsule. Ferdinand et Isaient enchantés de ce succès éclatant, qui les seuls souverains de tout le territoire espa- I, comme dans les momens heureux il est de je > du cœur humain d’être jAus sensible aux hi et nobles pensées, deux des amis de Colomb, ; dla et Santangelo, mirent cette circonstance | de et firent en sa faveur de nouvelles tentatig,, rös d'Isabelle, | ”

26 VOYAGES ET CONQUÈTES.

quitter PEspagne sans l’embrasser encore un il alla le voir au couvent où il l'avait mis en sion. Le supérieur de cette maison, je père E homme très savant, lui fit un exccllant accu: reçut la confidence des projets qu’il avait ca ct des desagrömens qu’il avait essuyés. Pöne la grandeur et des avantages d’une entrepris le génie seul pouvait apprécier, il fit part à Ci du crédit qu’il avait auprès d'Isabelle, et le p ne point partir pour l’Angleterre avant que la ait répondu à la lettre qu’ii allait lui adress faveur du grand homme abandonné à ses pi facultés.

Les vives représentations que Perez fit à la Kr ‘x cour, Isabelle lui fit Paceueil 1 * recevait déjà les félicitatio de son entreprise, Ior, . ‘égues par la faibles

r les hommes du naviga “ment d oulu

nutées favorablement , et Colomb £

l'ES.

‘encore un:

vait mis en 1, le père F cent aceu:

il avait co ayés. Péné Ie entrepris it part à Cı lie, et le p vant que la lui adress né à ses pi

rez fit à la Colomb f | Paccueil 1 félicitatio prise, lor r la faibles

s hommes du naviga “ment d “oulu:

degoüts, fut l’objet des sarcasmes des courtisans de tous ceux à qui l'éclat de sa destinée future rtait ombrage. Certes, si son ame n’avait pas été us grande que les contrariétés qui le harcelaient puis si long-temps, il serait mort de dépit.

CuanLorre. Veuillez nous dire, mon Papa, ce que us entendez par courtisans ?

M. Hunter. Ma fille, on appelle courtisans ces mmes méchans, qui flattent assidument les rois et princes, et qui n’ont rien tant à cœur que de édire et de se moquer des hommes de bien qui ont couru la disgrace de leur maître. e Colomb cependant, encore une fois supérieur à n adversité , se disposa à tenter un dernier effort pres du roi d'Angleterre, en lui offrant'une pardu monde que déjà trois gouvernemens avaient fusé d’accepter. Pendant qu'il faisait les préparas de ce voyage, on apprit la nouvelle de la prise Grenade par les Espagnols, et de la chute de l’eme des Maures dans la péninsule. Ferdinand et Isa- Île étaient enchantés de ce succés éclatant, qui les dait seuls souverains de tout le territoire espaol; et, comme dans les momens heureux il est de ssence du cœur humain d’être jdus sensible aux ndes et nobles pensées, deux des amis de Colomb,

intanilla et Santangelo, mirent cette circonstance rofit, et firent en sa faveur de nouvelles tentatisg,

i auprès MTsahalla

SDUNTIIT,

| If he:

Fe vn ’

Tous deux parlérent avec tant d’éloquence, ai Ferdinand et Isabelle, persuadés enfin du mérite ( ce grand navigateur et de l’utilité de son cütrepris n’opposerent plus aucune résistance, et qu’un co rier fut à l'instant envoyé pour rejoindre Colon] qui était déjà parti pour l’Angleterre, Le courrier ı teignit heureusement son but, et Colomb fut rame à la cour de la reine où Pattendait une réceptio toute triomphale. Les conditions dont il fit part a Souverains de l’Espagne ayant été favorableme accueillies, il n’eut plus à s’occuper que de l’exéci tion de ses desseins. +

LEstENFANS, d’un cri unanime. Quel bonheur!

CHarLes. Va-t-il s’embarquer aussitôt?

M. Huwrer. Demain, vous saurez cela.

ENTRETIEN II

Wiırzın. Ah! papa! si tu savais combien j’aurai de plaisir à apprsndre que Colomb est enfin parti J'ai peur que des empêchemens nouveaux ne sur viennent.

M. Hoster. Ne crains rien, l’acte du départ a &i signé par le roi ct la reine, et remis à Colomb. Il ri

énce, mérite | i{reprist ’un co e Colom urrier a ıtramen® réceptio part a ıblemen Pexcch

nheur!

j'aurai | parti ne sur

ra él

b. Il ri

sulte du tra dont il aura rable sera po De plus, lui produit que découverte.

On s’arm.

grande activ mais les bâtin avait étési m:

et vigoureux ger équipage ignorées, dor fausses tradit:

ticable.

Le nom de ces bâtimens second s’appe deux autres, cieuses chalou

On s’etait r [vingt-dix hor Colomb, cette

Vingt-quat tous les frais trouva pourtar qu’elle allait a:

sister pour tou;

* CHRISTOPHT COLOMB,

sulte du traité qu’il sera vie dont il aura fait la découvert rable sera pour toujours le pa De plus, lui ct sa race produit que ra découverte.

e-roi de tous-les pays €, et que ce titre honorlage deses descendans. el auront droit au dixième du u | Pportent les pays dont il doit faire Ja

one EBENE peter énoénns Ben een

On s’arma sans delai pour. l’ grande activité présida aux soins de Pentreprise ; | Re pes mais les bâtimens étaient si étroits, leur construction % avait étési mal conduite, que tout autre que le brave et vigoureux Color n'aurait pu, avec un aussi léger équipage, se frayer un chemin sur des mers ignorées, dont l’idée doublait les périls > €

t que les fausses traditions faisaient regarder comme impraticable.

Le nomde Santa-Maria avait été donné à l’un de ces bätimens où son pavillon devait être plante; le second s'appelait Pinta, et le troisième Nigna ; les deux autres, de peu détendue, figuraient de spacieuses chaloupes.

On s’etait muni de vivres

expédition. La plus |. N

Pour un an, et quatre-

a lem.nt allaient tenter, avec | “- [Colomb, cette noble, mais da ngereuse entreprise.

Vingt-quatre mille rixdalcrs avaient suffi pour tous les frais de Parmement. La cour d’Espagne - al trouva pourtant si considérable cette somme légère, NUE qu’elle allait arrèter ces glorieux projets et s'en dé. Durs sister pour toujours ; mais Colomb, que rien ne peut Le

ul * 50 VOYAGES ET ‘CONQUÈTES.

ébranler, propose le huitième de son propre argent, qu’il reprendra sur la huitième partie du produit du voyage...

Herr. La cour d’Espagne possédait donc bien peu d’or, pour qu’elle ne püt fournir une somme aussi faible ?

M. Hunter. A cette époque, Henri, cinq écus valaient plus que cent de nos jours; de plus, les Espagnols reprenaient haleine d’un long combat soutenu contre les Maures, et les guerres appauvrissent toujours un peuple.

Colomb va donc s’embarquer : les travaux sont finis, la rade de Palos, en Andalousie, reçoit les vaisseaux, et le 3 août 1492, après avoir imploré selon l’usagelesecours du ciel, il part aux cris joyeux d’une foule immense, qui long-temps le suit des yeux sur l'onde, pénétrée de son énergie et de son courage.

Le plan de Colomb était de se diriger vers les îles Canaries; il l’exécuta, Le lendemain, un cas fortuit et de mince importance aurait pourtant détruit ses beaux projets, s’il eût été superstitieux comme ses compagnons ; la Pinta eut son timon brisé. On croit même que cet accident doit être attribué à la trahison du pilote, qui, effrayé d’une entrepris qui lui semblait si périlleuse, voulait contraindre l'équipage à retourner vers l'Espagne. Un cri dd découragement se fait soudain entendre : retour

nons, disen moyen de s:

Qu'est de lomb avec ı rent-ils. Le | pas la preuv ne nous an calamites q poursuivant est presque i Eh quoi!

viendraient léger? notre drait donc d brisé, réparo Notre ami les matelots impression.

Colomb n de détruire | gnons, qui, de ridicules} pareilles fray rendre moin nes alarmes. rent aux iles Ils y retabl s’exécutent ,

argent, duit du

moyen de salut qui nous reste,

Qu'est devenu votre courage ? leur demande Co- ï lomb avec vivacité. Il serait inutile ici, répondi- PAL rent-ils. Le timon qui vient de se briser n’est-il |

| pas la preuve que le ciel s'oppose à notre voyage? a: Ki ne nous annonce-t-il pas les longues et cruelles = Li | |

ic bien somme

nons, disent-ils tous, däns notre pays; c’est le scul ER | : |

14 écus lus, les combat appau-

calamites que nous appellerons sur nos têtes en poursuivant avec ténacité un projet dont le est presque impossible ? |

Eh quoi! répliqua Colomb, nos belles espérances viendraient donc s'évanouir devant un accident si léger? notre bonne ou mauvaise fortune dépendrait donc d’une cause aussi futile? Un timon est brisé, réparons-le , mais du courage,

Notre amiral a la tête solide , disent à voix basse

les matelots : il serait difficile de lui faire subir une impression.

succès

joyeux

ss = EROBERTE Ra:

Colomb n’ignorait pas combien il était nécessaire ji de détruire le caractöre superstilieux de ses compa- I gnons, qui, dans mille autres circonstances, jouets de ridicules présages, pourraient S’abandonner à de pareilles frayeurs. IL parvint non sans peine à les” va rendre moins crédules et à les délivrer de leurs vaines alarmes. Tl continuerent leur voyage et arriverent aux îles Canaries, où l’ancre fut jetée,

Ils y rétablissent leurs forces, quelques réparations s’exécutent , et le 6 septembre ils voguent%ur lim

RABEN ET ER re ADR 3 ; nn TT

De RS

je

mere orme a rm ES mannequin nyranegee eng je QE | nues

Bann nn

32 VOYAGES ET CONQUÈTES.

mense mer d'Occident , dont les vagues n’avaient jamais mouillé un édifice flottant.

‚ Une route de deux jours ne les éloigna pas beaucoup, et ce ne fut que le troisième qu’ils n’apercurent plus les îles Canarics qu’ils venaient de quitter.

Leur énergie parut alors éteinte, Dans ce moment seulement ils connaissaient le but de leur voyage, et leurs esprits faibles, grossissant les difficultés de l’entreprise, n’y voyaient que d’inévita-

bles malheurs. Ils versaient des larmes comme cet | enfant qu'un rien désespère. Ils tracaient leurs

alarmes en poussant des cris horribles; leurs bras même, en signe de découragement, tombaient avec force sur leur poitrine. Colomb seul reste inébranlable, tel qu’un rocher au milieu d’une mer en courroux. Sa voix éncrgique se fait entendre, et tant de fermeté anime son discours, l’assurance et la tranquillité se peignaient si bien dans ses regards, que même le plus timide de ses compagnons en est électrisé, et sent renaître en lui son énergie première. Après les avoir fait rougir de leur faiblesse, il les entretient du prix glorieux qui les attend à la fin du voyage; des richesses qui deviendront leur partage, les éloges brillans qui de bouche en bouche honoreront leurs succès ; en un mot, le tableau qu’il leur trace est si séduisant, que tous jurent de le suivre partout. Pourtant ces premières preuves de-pusillanimite firent comprendre à ce chef intre-

pide qu’il tr de relever ] prépara.

Dès lors :

tillac, ayant l'instrument

FRÉDÉRIC

sonde ?

M. Huwre attachée une

la mer en la

a atteint le fi trouve moui profondeur d tien : nous rı

M. Huwre attentive; ja avant de rep:

de longitude quefois dans le véritable sc

vaient

; beaupercuuitter, © MOe leur s diffi-

\évita-

me cet!

| leurs rs bras t avec ébraner en re, et ince et gards, en est ie preblesse, id à la t leur n bouableau ent de reuves intré-

pide qu’il trouverait encore par la suite l’occasion

de relever leur courage abattu; sa prudence s’y.

prépara.

Dès lors il était presque toujours posté sur le tillac, ayant dans sa main tantôt la sonde, tantôt l'instrument propre aux recherches astronomiques.

Freperıc. Papa, quest - ce que c’est qu’une sonde ?

M. Hunrer. C’est une longue corde où se trouve attachée une grosse pièce de plomb : on la lance dans

la mer en la filant progressivement, et lorsqu'elle a atteint le fond , c’est la hauteur à laquelle elle se

irouve mouillée qui détermine en cet endroit la profondeur de la mer. Mais bornons-là notre entretien : nous reviendrons demain à nos voyageurs.

(EEE pas mas

ENTRETIEN IV

M. Hunter. Prötez-moi, mes enfans, une oreille altentive; J'ai quelque chose à vous com. uiquer avant de reprendre le fil de mon histoire. Les noms de longitude et de latitude devant figurer quelquefois dans ma narration, je dois vous apprendre le véritable sens de ces deux termes. Ä

Hener, Il ya déjà bien long-temps qu’on nous a

{on un peu :

parlé de cela.

n’ignorez pa une boule. | Un de ses c Deux points placés lun v que la terre t | de la terre. ( dessus de lu d’où lui vier porte le nom un cercle a & la moitié est i vise cette bot

Joux. C’est vrai; il y a environ deux ans, épo-

que où nous reçümes les premières notions sur la géographie.

M. Hunter. Puisqu’il en est ainsi, l'aîné de vous tous prendra la parole pour moi, et grâces à lui les plus jeunes apprendront ce qu’ils ignorent encore.

Hexer. Cest bien. Mais ne faudrait-il pas nous munir du globe?

M. Huxrer. Je ne crois pas cela nécessaire. Regardez, voici une petite mappemonde qui pourra le

remplacer. Allons , qui de vous se présente pour démontrer ?

FrépEric.

Tous réclament ee petit bonheur. terre?

M. Hunter. Un seul doit étre l'objet de mon Herr. El

choix. Henri, ton droit d’ainesse te donne celui de parler. Approche; et vous, mes amis, redressez „si vous le pouvez, la plus légère erreur.

notre éruditi ligne qui pas teur.

Herr. Charlotte, viens, ma fille, près de moi. Viens aussi, mon fils Frédéric. Soyez bien attentifs, et la longitude et la latitude de notre globe ne vous présenteront bientôt plus aucune difficulie.

Mavame Hunter. C’est commencer avec gravité.

Page 1