CHARLOTTE
HENRI. Pa cette ligne p égales, et qu’ diculairemen lent les nuits ligne entoura
Hengı. Mais, maman, aurais-tu oublié que je représente papa? Ne faut-il pas que je prenne un
nous a
ton un peu solennel? Attention ! mes enfans. Vous n’ignorez pas que la figure de la terre ressemble à
, épo- | une boule. Elle est néanmoins un peu raboteuse. er sup la | Un de ses côtés est représenté par cette figure, ji
Deux points existent sur cette terre ronde ; ils sont placés l’un vis à vis de l'autre, et c’est autour d'eux que la terre tourne toujours. On les nomme les pôles | Ft | de la terre. Celui du haut a perpendiculairement au RAR
> VOUS lui les
Er dessus de lui une étoile nommée septentrionale, pat nous en d’où lui vient le nom de pôle septentrional ; l'autre porte le nom de pôle méridional. Une ligne ou bien e. Re- | un cercle a été tracé au milieu de cette boule, dont irra le | ja moitié est indiquée par notre figure. Ce cercle diur dé- | vise cette boule en deux parties égales. Frépéric. Cette ligne existe-t-elle sur notre terre ?
“008 Hexer. Eh! non, mon cher Frédéric, il plaît à lui de notre érudition de supposer que la terre a une telle M fi 67, 81 [ligne qui passe autour d'elle, et qui s'appelle équa- N teur. eh moi. CHARLOTTE. D'où vient cela? a nun, HENRI. Parce que notre imagination se sert de 1: FE vous | : z à | | N cette ligne pour diviser la terre en deux parties Hu 05 égales, et qu’au temps où le soleil se trouve perpen- I | : : | avité. diculairement au dessus de ce cercle, les Jours éga- 1 li | ue je | lent les nuits. Eh bien , l’espace que désigne cette | [ “ je un | ligne entourant la terre, on le nomme la longitude OR EE Le:
de la terre. Cette explication vous laisse-t-elle quel-
mesure de l que chose à désirer ?
traire , si l’o:
droit, on dés là à Péquater
Frépéric et Cnanrorre, Non! non!
Henri. Passons maintenant à la latitude de la
terre : apercevez-vous ces lignes tracées du pole sep-B Les deux «
tentrional jusqu’au pôle meridional? Joux. Mai Les deux enfans. Oui! oui! chose ?
Henri. Eh bien, par elles est figurée la latitude M. Hoxreı
de la terre, et on les nomme méridiens. Joux. Ne PRÉDÉRIC. Pourquoi ce nom? teur et les mi Hexer. Parce que tous les endroits au dessus des-| M. Huwra:
quels on trouve un même méridien marquent midi en même temps lorsque le soleil se trouve vis à vis de cette ligne. Entendez-yous?
du professeu tion.
Joux. Je fe dent que lé coupés à égal petites lignes
Cuarcorrx. Très bien.
Hexer. Tant mieux. Un de ces méridiens qui sont ici tracés en grand nombre et que lon peut tirer à volonté se nomme le premier. I est représenté sur notre figure par celui dont la grosseur excède un peu celle des autres, et qui est partagé en quantité de petits points où les lignes se coupent.
FRÉDERIC
Joux. On d de degré, et milles d’Aller munes de Fra de ces degrés méridien est € endroit est au tude, c’est en
Les deux enfans. Bien, bien.
Hexrr. Donc, quand on demande à quelle longi. tude se trouve un lieu donné, c’est comme si l’on demandait à quelle distance il se trouve du premier méridien. Sachez que de là au méridien on prend la
quel-
de la
le sep-
titude
ıs des- (| midi s à VIS
1 sont irer à té sur de un intité
longi. i l’on emier
nd la
mesure de l’espace d’orient en occident. Au contraire , si l’on demande à quelle latitude est un endroit, on désire connaître quelle est la distance de là à Péquateur.
Les deux enfans. Nous comprenons tout cela.
Joux. Mais, papa, n’a-t-il pas oublié quelque chose ?
M. Hunter. Parle.
Joux. Ne devait-il pas nous expliquer que l’équaleur et les méridiens sont divisés en degrés?
M. Hunter. Très bien, prends à ton tour la place du professeur et donne de l'étendue à ton observation.
Joux. Je ferai ce qui dépendra de moi; il est évident que l'équateur et le premier méridien sont coupés à égales distances par un nombre infini de petites lignes qui sont autant de divisions.
Frépéric et Cnarcorre. Bien.
Joux. On donne à chacune de ces divisions le nom de degré, et ce mot veut dire un espace de quinze milles d'Allemagne, ou de vingt-cinq lieues communes de France. L’équateur vaut trois cent soixante de ces degrés, et d’un pole à l’autre la distance d’un méridien est de cent quatre-vingts : ainsi dire qu’un endroit est au trois cent trentième degré de longitude, c’est en trouver trois cent trente en comptant
me
38 VOYAGES ET CONQUÈTES. ’
mier méridien ; et si de plus on disait que ce même endroit tient le huitième degré de latitude, cela signilierait qu’il en existe huit en comptant les degrés
du premier méridien depuis l'équateur jusqu’à cet |
. endroit.
M. Hunrer. L’explication est très satisfaisante.
Le lendemain de son départ des îles Canaries, le
vent n’était pas favorable, et Colomb n'avait encore franchi qu'un espace de 18 lieues. Jugeant que la lenteur seule de la route pourrait inspirer quelque crainte à ses compagnons, il eut recours au slratagème, et se promit de les tromper sur le chemin qu'ils feraient chaque jour. Il leur apprit donc que 15 lieues seulement les separaient du lieu qu’ils venaient de quitter.
Le 12 septembre, sixième jour de route, ils étaient à 350 degrés de longitude, depuis l’ile de Fer, ou à 150 milles de cette ile vers l’ouest, et au même degré de latitude nord de cette île. Le: tronc d’un grand arbre frappa leurs regards ; à sa vue, les matelots conçurent l'espoir de trouver une terre voisine; chimère qui servit à calmer un peu leur impatience; mais ils ne furent pas longtemps sans s’apercevoir combien leur espérance
ns / t d’: xvOir 115 vole, Avan
t d'avoir fait 50 licues plus loin,
les degrés de l’équateur depuis ce point et en allant toujours à l’ouest autour de la terre jusqu’au pre-
une chose « à plus grande saillit.
Herr. Q
lion subite ?
M. Hunt aimantée es de ceux qui | lité singulier par ce moye jour, aperec {rouvent un | dont l’exact aurait pu ta de tenter un qu’à ce jour.
Jugez de l de ses pusillaı la boussole , polaire , rega
WiLLraM. ]
M. Hunter ce point que souvent de pa marqué fidèle vaisons s’effe de tout l’équi
allant u premême ela silegrés
’à cet À
nte.
es, le it en” geant spirer rs au > chedonc qu'ils
, ils le de ft, et . Le ‘à sa uver run ongance sin,
une chose extraordinaire vint les plonger dans la
| plus grande consternation ; Colomb même en tresà saillit.
Hexer. Quelle était donc la cause.de cette émolion subite ?
® M. Hunter. Vous n’ignorez pas que Paiguille aimantée est regardée comme le guide le plus sûr de ceux qui voyagent sur mer ; sa pointe a la qua-
| lité singulière de se tourner toujours vers le nord ;
par ce moyen, les navigateurs , Ja nuit comme le Jour, apercoivent les quatre points cardinaux et trouvent un point de direction ; sans cette aiguille,
dont l'exactitude ne s'était jamais démentie, on
aurait pu taxer de témérité Phomme le plus hardi de tenter un voyage aussi lointain et inconnu jusqu’à ce jour.
Jugez de l’étonnement de Colomb et des frayeurs de ses pusillanimescompagnons, lorqu’iis virent que la boussole , au lieu d’indiquer directement P’etoile polaire , regardait l’ouest d’un degré entier.
Wırrıam. Pourrions-nous en savoir la cause?
M. Hoster. Nous ne sommes pas plus éclairés sur ce point que Colomb, quoique, depuis, on ait fait souvent de pareilles observations, et qu’on ait même marqué fidèlement les endroits où de pareilles déclinaisons s’effectuaient, L’epouvante s'était emparée
out l’sauin: nrdra-dasaliimnne lhoes dE de tout l'équipage, L'ordre des élémens, l'harmonie
40 VOYAGES ET CONQUÈTES.
de la nature leur semblaient étre renversés ; ils croyaient avoir perdu pour toujours leur guide précicux , Paiguille aimantée. Plus les compagnons de Golomb étaient ignorans, plus ce dernier profitait de Pavantage qu'il avait sur eux, pour leur expliquer les causes d’un évènement qui le jetait luimême dans la plus grande surprise. Ses discours, adroits et insinuans, les ayaiert un peu tranquillises, lorsqu'une aventure plus singulière vint renouveler leurs craintes : je veux parler des vents alizés. Ces vents, qui, d’orient en occident, soufflent toujours en pleine mer entre les tropiques, n'avaient encore été Pobjet d’aucune observation. Lorsque les matelots se virent em portés directement vers l'ouest, leur effroi fut extrême. Quel moyen de revoir notre belle patrie, disaient-ils, si ce vent d’est nous assiege ici continuellement ? Cette réflexion les giaçait d’épouvante. |
Au bout de quelques jours, leurs terreurs redoublerent. Aussi loin que leur vue pouvait s'étendre, ils virent des herbages verts couvrir la surface des caux : ces herbages étaient si volumineux, qu’ils gênaient même le cours des vaisseaux. Nous sommes donc parvenus, disaient-ils, à l’endroit où les mers ne sont plus praticables. Ces herbages recelent sans doute des bas-fonds et des rochers où, malgré notre prudence, nos vaisseaux viendront bientot se briser, Malheureux ! quel bandeau couvrait nos jeux, quei
égarement & suasions nou aventurier.
L’embarr:
sait toujours s'écrie-t-l, q chose qui do et qui nous a
(prise! Est-il
des mers? N’ terre ferme :
que les flots « moissonnées Ce langagı pagnons de rent une nu leur essor du plus vive allé se croyant pr voyage, ilsle} la plus lègère
M. Huxten
és ; ils de préons d@ rolitait expliit Ini- COUTS, quilliren oualizes.
it {ouvaient rue les ouest, notre ssiege it d’é-
edoundre, °e des qu’ils mmes mers { sans notre riser, quel
égarement était le nôtre au jour où d’adroiles persuasions nous rendirent les tristes compagnons d’un aventurier.
L’embarras était grand ; mais le prudent Colomb sait toujours conserver son courage. Compagnons, s’écrie-t-il, quelle erreur vous abuse deredouter une chose qui doit être pour nous le présage du succès, et qui nous annonce la fin de notre glorieuse entre-
prise! Est-il possible que l’herbe croisse au milieu
des mers? N’est-il pas plus naturel de penser que la terre ferme va bientôt se déployer devant nous, et que les flots ont chassé vers nous ces herbes vertes moissonnées sur ses bords?
Ce langage insinuant rassurait peu à peu les compagnons de Colomb. A l’instant même ils aperçurent une nuée de différens oiseaux qui prenaient leur essor du côté de l’ouest. La peur fit place à la plus vive allégresse, aux plus douces espérances, et se croyant presque au terme heureux de leur noble voyage, ilsle poursuivirent pleins de joie et libres de la plus lègère inquiétude.
RL enges ne nn 0 EEE
ENTRETIEN V
M. Huxren, Cependant un fol espoir les trompait
toujours. Après un trajet de 170 lieues marines, le continent ne se découvrait pas encore. Par bonheur, dans les trois navires, Colomb seul pouvait apprécier les intervalles parcourus ; il eut donc recours au même stratagème, et leur donna la certitude que 580 lieues seulement les séparaient du point du départ. :
Toutefois cet éloignement leur paraît immense. De nouvelles craintes surgissent, les murmures éclatent, des cris de Mais se fout entendre. Tantöt ils s’accusent d’avoir cédé trop facilement aux vaines promesses de leur commandant ; tantôt ils vomissent mille imprécations au souvenir de la reine Isabelle : à leur dire, elle a cruellement exposé les jours d’une quantité de bons et braves sujets, pour une entreprise aussi périlleuse que chimérique. Tous, à la fois,
parlent du retour avec des accens d’impatience. Le
vent, fixé à l’est, peut seulement l’ajourner, disentils, et chacun tombe d’accord qu’il faut contraindre l'amiral à abandonner d’inutiles recherches; les plus téméraires proposent même de le précipiter dans les flots, convaincus qu’à leur retour dans leur patrie, la mort d’un pareil aventurier n ’atirer alt pas sur eux la vengeance des lois.
Colomb s’aperçut du péril ; mais il conserva toujour$ le même sang-froid devant tout l'équipage : il recourut à l’artifice d’un De entrainant. Tantôt ses observations respir
grave et imp roles ; tantôt les murmurc nacait de la (
Les homm sor des ames jugue les re rotestations constance in jiance des ma é du côté < olomb, san:
changement { e nouveau :
ours après, lc
ter qu'on ap} able, On esp acer, dont le
eux cents bre ni lesquels on
nes, le nheur 3 appréours au de que du dé-
mense.
es écla- Tantöt vaines nissent ıbelle : ; d’une entrela fois, ce. Le disentaindre es plus ans les patrie, As SUr
grave et impérieux du commandant animait ses paroles ; tantôt , enfin, un geste menaçant enchainait les murmures des matelots ; Sa voix terrible les menagait de la colère de son roi, et des peines réservées à leur honteuse faiblesse, s’ils voulaient encore l’enqiraver au moment de terminer son immortel projet. Les hommes supérieurs ont toujours maîtrisé l’essor des ames communes. L’énergique Colomb subjugue les rebelles. Les cris de révolte cessent aux rotestations insinuartes du commandant ; une circonstance inattendue vient même doubler la conjiance des matelots. Le vent, qui toujours avait soufé du côté de Vest, se dirigea vers le sud - ouest. 0lomb, sans perdre de temps, leur fit part de ce changement favorable, et le crédule équipage selivra c nouveau aux attraits de l’espérance. Quelques ours après, la Pinta, qui fendait l'onde la première, rut apercevoir le continent du côté du nord : on ria instamment l’amiral de s’y diriger. Celui-ci, raignant de s’écarter dela véritable route, s’obstina anslerefus, et nedérangea pas sa course vers l’ouest, Bientôt on vit une quantité de ces oiseaux de er qu'on appelle aléatras. C’était un présage favoable, On espérait une terre voisine, On sonda la ir, dont le fond ne fut pourtant pas atteint par eux cents brasses de cordes. D’autres oiseaux, parni lesquels on distingua un oiseau du Tropique, alient se reposer sur les vergues, ei lous à ja fois
po
prenaient leur essor vers l’ouest. Ailleurs des pois-E ter; car les si sons volans faisaient rider la surface des eaux, etBsi multipliés en essayant à s'élever allaient s’abattre sur le pont.Briver avant Quelquefois la mer était hérissée d’herbes, et pour-Bfond avait et tant, malgré ces sig : : “eux, la plus légère por-Bterre indiqu: tion de la terre nesec: savrait pas encore. Cet es-Pun nombre « poir détruit excita de nouveaux mécontentemens ; les murmures se font entendre. Alors ce ne sont pas seulement les matelots qui se révoltent ; les officiers, Jusqu’alors impassibles et constans , se rangent du côté des rebelles, et Colomb reste seul comme un chêne qui, séparé de la forêt , résiste à l'effort des autans. En vain cherche-t-il à émouvoir encore les cœurs par d’éloquentes supplications : on a conjuré Sa perte, et son salut dépend seulement d’un prompt retour en Espagne.
Dans cette situation critique ‚les révoltés reeurent de Colomb la promesse de voir s’accomplir leurs Yœux sous la condition qu’ils resteraient encore trois jours souples et obéissans Si le continent était pas découvert à ce terme limité, il devait soudain virer de bord, et se diriger à pleines voiles vers P’Espagne.
Malgré leur fureur, les mutins cédérent à celte proposition, qui leur parut convenable ; et cet accord, de part et d’autre, fut consolidé par les pro-f Golomb ler testations les plus sacrées. faite la reine
Colomb n’ignorait pas qu’il n’avait rien à redou-]312 écus d’E
vers l’ouest, climats qui | airs d’un vol
On tira de rouges el enc un vent plus la nuit. Heu ierme fortun rant de Colc prix.
Apres un d’apercevoir demain au :
quelles action dont la prote dans une ro plus grande p gnant, pendi par un vent c
les poisaux , et le pont.
ter; car les signes d’un continent peu lointain étaient si multipliés, qu’il avait presque la certitude d’yarriver avant les trois jours fixés ; plusieurs fois déjà le >t pour-Bfond avait été atteint par la sonde, et la vase de la ere por-Bterre indiquait l'approche du rivage. On apercevait Get es-Jun nombre considérable de petits oiseaux se diriger
emens ;fvers l’ouest, peu semblables à ceux qui, loin des ont pasfclimats qui les ont vus naitre, s’élancent dans les
airs d’un vol incertain.
On tira de la mer un buisson surchargé de fruits rouges el encore frais. On respirait un air plus pur, un vent plus léger se faisait sentir principalement la nuit. Heureux présage. Ils touchaient donc au terme fortuné de leur voyage. Le courage persévé- Yant de Colomb devait donc bientôt recevoir son prix.
Après un faible trajet, il eut si bien la certitude d’apercevoir bientôt une terre voisine, que le lendemain au soir il représenta à ses compagnons quelles actions de grâces ils devaient rendre à Dieu, dont la protection vigilante les avait accompagnés dans une route aussi dangereuse. Il ordonna la plus grande prudence, et fit carguer les voiles, craignant, pendant la nuit, d’être poussé sur par un vent contraire.
ir leurs
la côte
Colomb leur renouvela la promesse que leur avait faite la reine de donner une pension viapère de redou-f 512 écus d'Espagne à celui qui verrait le premier
SR PS SE PS he eine nn
KERNE KLEE re age re rm Feet REA ie . RES RER ya er ;
le continent ignoré. Cet avantage devait être ac-M A peine a: compagné d’une mante de velours. qu'ils se hätı
Toute la nuit, l’&quipage était posté sur le tillac, Bommandan. et, avec l'agitation la plus vive, dirigeait toujourslhaitre et d’in sa vue du côté où il croyait enfin voir cette terrefepentir, ils long-temps attendue. Vers dix heures du soir, Co-Mmplorent le lomb, qui se trouvait sur Pélévation du tillac, crutfuation, Cole dans le lointain voir briller une lumière: il fit venirfnet oubli d un page de la reine qui se trouvait à son bord et lalhéreuse qu'a: lui fit remarquer : celui-ci la distingua de même, ll avait comh e. la montra à un troisième qui venait de se placer à côté d’eux. Il sembla à tous les trois que cette lumière variait dans sa position, et l’on put juger qu'un voyageur la portait.
Vers les deux heures après minuit, une bruyante exclamation vint livrer tous les cœurs à la joie la plus vive.C’étaitlecri terre! terre! poussé par la Pin-
a, qui toujours ouvrait la marche. Tout équipage | qui tant de fois s’était livré à un fol espoir, appelait vivement l’aurore pour avoir la certitude par ses yeux que ses vœux les plus chers étaient enfin exaucés. Enfin les ombres se dissipent, le ciel devient rougeätre, et les gens de la Pinta chantent le Te Deum. Aussitôt que les équipages des deux autres navires apercoivent le continent, leur alle-| Jonx. Mon gresse va jusqu'aux larmes, et pénétrés jusqu’auflemandée hier fond de l’ame, ils adressent au ciel les plus vives act M. Hunrer tions de grâces. ttention, Tou
Joux. Con Amérique d rerie ?
M. Hunter aissons-le de Apporte-moi Jonn. Oui,
être ac-
e tillac, Loujours
{te terre}
oir, Co-
lac, erutf
fit venir ord et la
même, e placer cette lu.
at juger
ruyante joie la la Pinaipage ‚| , appeude par it enfin ciel deıantent s deux ur alleısqu’au |ves ac-
À peine ont-ils fini cet hymne de reconnaissance, qu'ils se hâtent de réparer leurs torts envers leur ommandani, qu’ils n’avaient pas craint de méconaitre et d’insulter fortement. Poussés par ur noble epentir, ils embrassent les genoux du héros ‚et mplorent le pardon de leurs méfaits. Dans cetie siuation, Colomb est toujours le même : il leur pronet l'oubli de leurs torts avec une aménité aussi gécreuse qu'avait été admirable la force avec laquelle
il avait combattu leur furieuse rébellion.
Joux. Comment appelle-t-on cette portion de
"Ameri ue dont ils viennent de faire la décou- Y q erle ?
M. Hunter. Colomb lui-même l’ignore encore.
aissons-le descendre à terre et s'informer des lieux. Apporte-moi demain la carte de PAmérique.
Joux. Oui, mon papa.
ENTRETIEN V
Joux. Mon cher papa, voici la carte que tu m’as emandée hier.
M. Hunter. Bien. Mes enfans, regardez avec
Itention, Toutes ces iles que je vous montre du
doigt se nomment, en général, îles Lucayes ougune docilité Bahamas. Une d’elles, la voilà, se nomme Guanalnonstration ham, ou, si vous voulez, île de Cat : c’est la premiergplanta, sur. que découvrirent nos navigateurs. Colomb l'appel on s’agenoui Salvador, c’est à dire pays à la découverte duquel i tribut de gra dut son salut. rérent en p<
L’equipage resta encore quelques instans dans le la reine d’
contemplation de cette terre ignorée, que couvraif Pendant alors de ses feux le soleil levant. Son aspect agreafaulour des étonnement :
ble, sa fécondité, ses jolis bois, coupés, par inter valles, d’un nombre prodigieux de ruisseaux, ve naient doubler, chez les Espagnols, la joie de cette importante découverte.
Cependant Colomb fit mettre les chaloupes à L mer, et, en ayant monté une, il se dirigea vers Ig0r t cruel ee rivage au bruit de belliqueux concerts, suivi de segeonnus qui | premiers officiers et de quelques personnes armeesflUeux. laissant flotter des drapeaux. A leur aspect, les nd La surpris turels inonderent la côte pour considérer les vaisfant les nou seaux européens, dont le spectacle était pour eud£uropéens , | aussi admirable qu’inconnu. On arriva sur Ifmens, leurs : bord, et Colomb, pompeusement paré, faisanftela leur seml briller son épée dans sa main, descendit le premidMousquets et et foula cette nouvelle terre qu’il venait de decoufeomme foudı vrir. des hommes a
Ses compagnons le suivirent, baiserent la terre rieurs à tous | et, dans cette modeste posture, promirent à leufraient, qui ax chef, en sa qualité de vice-roi du Nouveau-Mondej L’étonnem
ans, de l’au enaient de
es infortun:
onsequences
ayes ougune docilité sans bornes. Après cette première dée Guanalmonstration de la plus touchante allégresse , on premiörgplanta, sur le rivage, une croix devant laquelle l'appeldjon s’agenouilla encore pour offrir à Dieu un juste duquel i tribut de gratitude ; puis, avec solennité, ils enrerent en possession de ce pays au nom du roi et s dans Ile la reine d’Espagne.
couvraiÿ Pendant cetie cérémonie, les Indiens , pressés ct agréakutour des Espagnols, considéraient, avec un ar interfe(onnement silencieux, d’un côté, les édifices flotaux, veplans, de l’autre les hommes extraordinaires qu'ils de cetigYenaient de conduire à travers les ondes. Ah! si es infortunés avaient pu soupconner les tristes upes à Ifonséquences de cette fête, ils eussent déploré leur ı vers fort cruel, ou plutôt ils auraient repoussé ces invi de sfonnus qui leur causaient un ravissement respecarméesRueux.
, les na La surprise des Indiens redoublait en considéles vaispant les nouveaux débarqués. Le teint blanc des our eugkuropeens, la barbe de leur figure, leurs vêtesur Ifnens, leurs armures, leur manière d’agir, tout faisan cela leur semblait merveilleux ; mais au bruit des premidmousquets et des canonnades, ils se sentirent e decoufeomme foudroyés. Ces inconnus leur semblaient des hommes armés du feu céleste, des êtres supéa terre feurs à tous les autres, des fils du Soleil qu’ils adot à leuglaient, qui avaient daigné venir les visiter. Monde L’étonnement des Espagnols égalait presque ce-
lui des Indiens, à la vue de tant d’objets inconnwßavides des p et bizarres. Les herbes de ce pays, les plantes , IagEuroptens, arbres , les animaux étaient d’un tout autre genrtessons d’un que ceux d'Europe. Les hommes aussi contrastaien@pour quelqu singulièrement avec eux, par leurs habitudes ebons à rien, leurs formes corporelles. Leur peau était cuivrée Rcinq livres d leur chevelure noire et longue; leur menton n’a Le jour s vait point de barbe ; leur taille était moyenne. Afpar une foul, des traits bizarres se mélait une douce timidité Hil nemanqua leur visage et d’autres parties deleur corps portaiengoü ils prenai Pempreinte de bigarrures variées singulièrementfnaient leurs Les uns n’avaient rien qui couvrit leur nudité; legque cet or n autres étaient presque nus. Pour toute parure , ilQ’une autre portaient à leurs oreilles , leurs narines et sur leufon en trouva tête, des plumages, des coquilles et des feuillg Colomb, a d’or. Ils annoncèrent d’abord beaucoup de timiditfh leurs rensei et de réserve; mais leurs hôtes leur inspirerent ungdiens qui de: grande confiance, en leur donnant à tous undpretes, et ciı quantité de bagatelles, des grains de verre, defverte de cett grelots et des rubans ; et lorsqu’à la fin du jour ldroute plusieu Espagnols s’acheminörent vers leurs vaisseaux, unfplus considér foule d’Indiens les y suivirent dans des canots condde Ferdinan truits avec des troncs d'arbres, autant par curio Conception. D sité que pour échanger avec eux d’autres colifichelqui étaient ı en échange ; ils offraient soit du fil de coton trdrience a dem vaillé par leurs mains, soit des javelots dont unfl’Europe ne forte arête de poisson formait la pointe, des perrdpassé quelque quets et des fruits de toute espèce. Ils étaient fans l’une d’e
inconnwßavides des plus simples bagatelles apportées par les
ntes , jagEuropeens, qu’ils recueillirent soigneusement les LA ré genr (lessons d’un vieux pot dispersés sur le tillac, etque, rastaien@pour quelques jetons de cuivre qui ne leur étaient itudes eBbons à rien, ils donnèrent avec empressement vingtcuivrée Rcinq livres d’excellent fil de coton.
ton n’a Le jour suivant, Colomb, constamment escorté enne. Afpar une foule d’indigènes, explora les côtes de l'ile : imidité Fil ne manqua pas de leur demander, par des signes , portaienfoü ils prenaient ces petites lames d'or dont ils orerementfnaient leurs narines ; et il parvint à en apprendre dité; legque cet or ne provenait pas de. leur ile, mais bien rure , ilQd’une autre située au midi, et où , à les en croire , sur leugon en trouvait en abondance.
s fouille Colomb, ayant pris la résolution de se conformer timiditfä leurs renscignemens , se rembarqua avec sept Inrent ungdiens qui devaient lui servir de guides et d’intertous ungprètes, et cingla vers le sud, pour aller à la décourre , degverte de cette opulente contrée. Il trouva sur celle ı jour léroute plusieurs iles, dont il ne visita que les trois aux, unplus considérables , auxquelles il donna les noms ots condde Ferdinande , Isabelle , et Sainte - Marie de la ir curidonceplion. Dans l’une de ces iles , On vit des chiens olifichetfqui étaient muets, on s’en étonna; mais Pexpéton trdrience a démontré depuis que les chiens mêmes ont und’ Europe ne peuvent plus aboyer, quand ils ont :s perrqpasse quelque temps sur le sol américain. Cest aussi talent dans l'une d’elles que l’on anercut et que l'on {ua le
2 € LU & UV
ni
premier alligator , animal de l'espèce des l&zards | et qui ressemble beaucoup au crocodile ; C’est pour
cela qu’on le nomme aussi erocodile des Indes oc! cidentales. |
isignaient toujours Id sud, il n’y séjourna que peu de temps, et continua Sa route.
Au bout d'une autre courte traversée , on décou Ic ependant, vrit un pays qui differait des iles que l’on avai beaucoup d’as déjà vues, tant par P’immensite de son étendue qu able de Rs ra par la nature de son terrain. Loin d'offrir, Co de ces îles, une surface unie, il présentait aux yeux Sr ces ni des montagnes ; des vallées que des forêts variaien burnerent apı agréablement, des rivieres et des prairies. Coloml douta lui-même si ce pays tenait à un continent, ou si ce n’était qu’une île vaste. Il apprit, au bout d quelques jours, que c'était effectivement une ile que les indigènes, dans leur lange, appelaient Cuba Vous la voyez, mes enfans, sur notre carte, aux 20° et 23° degrés de latitude septentrionale,
Colomb, curieux de comnaitrecette contréeetceu qui l’habitaient, jeta l'ancre à Pembouchure d’un grand fleuve ; mais à peine les Indiens eurent-ik aperçu les vaisseaux , qu’ils quittérent leurs caba nes et s’enfuirent pröcipitamment dans les monta gnes. Un seul eut assez de courage pour s’approcher,
Le pays que ue partout l’ir n y récolte du w'on mange co ous sommes pa ose à peu prés.
018 ; Sa popula otables s’ayanc vorables que |
ul, dans notre ı jous fümes pri:
jans une petite barque, et de monter à bord de l’un Se EURE !
Bes vaisseaux, Colomb, pour gagner ses amitiés , lui Sa Bit de légers présens et l’envoya à terre avec un des
utres Indiens qu’il avait amenés de Guanahami, et
connaissance
ance des habitans.
nd nombre d’Espa- Se À ; à Fa
leur préence n effrayat (is
lézards} est pour ndes oc:
trouvail leux de ses gens, chargés de prendre Mu pays et de s’assurer de la confi D: eût pu débarquer un plus gra Bnols, mais il craignait que s insulaires, : découk
! Cependa
nt, comme les vaisseaux ay eaucoup d’avaries, on reg able de les radouber, TOUS avec du goudron.
À Sur ces entrefaites, les da Purnerent après avoir P ouze lieues ; voici l'amiral :
aient souffert arda comme indispenc’est à dire d’en boucher les
ux Espagnols s’en rearcouru les terres jusqu’à à peu pres le rapport qu’ils firent
Le pays que nous venons de tr ue partout l’image de la cultur n y récolte du blé indien ou mais, et une racine u’on mange comme du Pain apres Pavoir fait rôlir. ous sommes parvenus à une petite ville, qui se com- | ose à peu près de cinquante maisons construites en | 08 ; Sa population est de mille habitans. Les plus | \ | | | |
averser offre prese et de la fertilité :
ent-il
otables s’avancèrent vers ROUS, el aprés les notions vorables que leur donnörent sur nous les Indiens ul, dans notre route, nous servaient d’i
interprètes, ous fümes pris par le bras et conduits dans la
ville, où l’on nous assigna un vaste logement. On Lorsqu'il nous présenta pour siège une espèce de chaise qui} dans le pay avait la forme d’un animal dont la queue formaitf diens étaier le dossier, et dont les oreilles et les yeux etaien un aussi gr d’or : dès que nous eûmes pris la place, les Indiens valeur, et d se mirent par terre à nos côtés ; ils nous prirent le Les hommes mains et les pieds, les baisörent et nous donnerentfi dans cés ger tant de preuves de respect, qu’il était facile de voi ne séjourna qu’ils nous regardaient comme des êtres envoyés dul avoir pris a’ ciel. Nous mangeämes des racines rôties dont le goülf le pays aux ı nous parut semblable à celui de chätaigne. Une re les Indiens r marque singulière que nous fimes, c’est qu'il ne figurait pas une seule femme dans le nombre de sauvages qui faisaient notre service ; au bout de quelque temps, ces hommes se retirèrent, et bientl furent remplacés par un nombre égal de femmes don nous reçûmes les mêmes honneurs. Enfin, quand nous primes congé de ces gens, un grand nombri d’habitansnousfirent l'offre de partager notre route , Le vent le Nous refusämes avec un remerciment, en acceptan l'amiral fut c cette faveur du cacique ou roi seulement et de so tantôt de Pau fils qui nous ont suivis jusqu'ici en distribuant pal Alonzo Pin toutdesordres pour qu’on nous traite avec les égard mettre.à profit les plus respectueux. seau possédait
Ces deux premiers reçurent de l'amiral des témo passer les autr gnages de gratitude; ils furentensuite régalés aborlet se munir d’ de son vaisseau avec toute la déférence qu'on devai à leur rang. latte
5 | Ei atten EC ; na
Il S’éloign douze natur:
Indiens n'éf gnant de leu séjour dans agrémens pos
Colomb, sou
‚CHRISTOPHE COLOMB. 55 trouvait l’or orient; mais les Ins de voir les blancs attacher ce metal qui n’avait aucune e servaient que pour se parer.
ent. On Lorsqu'il demanda de quel côté se aise qui dans le pays, on lui désigna |’ formaitß diens étaient fort surpri étaientS un aussi grand prix à Indiens valeur, et dont ils nes rent ls Les hommes blancs, de leur côté, s’&tonnaient de voir nnörenif dans ces gens affables autant de simplicité. Colomb de voirf ne séjotrna que peu de temps dans cette ile ; aprés oyés du avôir pris d’autres informations , il se dirigea vers le got} le pays aux mines d'or, vif objet dé ses désirs et que Une rel les Indiens nommaient Haïti. ;
qu'ilnd II S’éloigna de Cuba :il se fit accompagner de bre def douze naturels pour les amenér en Espagne ; ces Out de Indiens N éProuvérent aucune émotion en s’éloibientil gnant de leur Patrie. Colomb avait pris soin que le es don séjour dans le vaisseau leur presentät tous les TE agrémens possibles.
nombrı
N Le vent les contrariait d aenkdn l'amiral fut Contraint de vo
3 Le ; « 1:
de sog tantôt de l’autre, c'est à di
cpuis quelques jours ;
guter tantöt d’un côté,
re de louvoyer.
int pal Alonzo Pinzo, qui commandait la
égard mettre à profil cette circonstance ;etc Seau possédait les meilleures voiles, i
5 temof passer les autres pour arriver le
s abord et se munir d’or avant qu'ils y eussent pénétré,
| devai Colomb, soupconnant son dessein, lui fit signe de
l’attendre ; mais ’inzo, rebelle à cet ordre , oublia
Pinta, voulut Omme son yais- I chercha à dé- Premier dans Haïti
où il avait nord en lor
Étant des connaitre q
qu’il lui devait reconnaissance, et courut où sa cupidité l’entrainait.
Colomb, ne trouvant aucun moyen de l'arrêter, se décida à revenir à Cuba avec les deux autres leon vaisseaux : le mauvais temps ly fit séjourner quel- Be aa ques jours; il en profita pour explorer le pays dans f talılann “ f. ses endroits les plus agréables et les mieux cultivés. | gnireitt ni Les habitans ont une manière de vivre qui, d’abord, voir aussi qu inspira du dégoût aux Espagnols dès qu'ils s’en Boten aperçurent ; ils mangeaient avec un extrême plai- Pour 16 4; sir de grosses araignées, des vers trouvés dans le differätent bois en pourriture, et des poissons, cuits à demi, de Cuba : co dont ils avaient pris soin d’arracher les yeux qu'ils die. a N
ne mangealent que crus. midité et 1:
l'aspect de ta ser que les Es tels, mais plu se paraient di des îles précé ils y attachaic comme un bo:
épingles, des d'autres bagat s'informa du |
A son aspect, les bois furen‘ le refuge de tous} designerent les habitans , et comme on ny vit aucune trace del navires fen: la Pinta, Colomb ne tarda pas à quitter PendroitfP?" l'espérance intarissable de
Quand le temps fut devenu favorable, Colomb se dirigea de nouveau vers Haïti, où il devait trouver le perfide Pinzo ; seize lieues de route Jui suffirent. Le 6 décembre , il parvint dans cette île immenss, qu’il appela Hispaniola, ou petite Espagne, par la ressemblance de son terrain avec celui de l'Espagne, en Europe : plus tard , on la nomma Saint-Domingue; ce nom est celui d’une ville qu’y
bätirent les Espagnols, et qai, dans la suite, devint la capitale de Pile.
où sa
nord en longeant la côte.
fie Q Q Q Q Q k ; l' À j | où il avait jeté l'ancre et remit à Ja voile vers le | | |
Étant descendu sur un autre bord, il parvint à Wie ‘rêter, À . . a tres g °°nnaitre quelques habitans; une Indienne, dont au res Q r U r .
il s'était emparé , cn avait reçu lant de cadeaux ne Y ( ue "BE ® Q . , N . 3 gi Î | / et de cajoleries, avait tracé à ses compatriotes un pan s dans E
| tableau si favorable des Espagnols, qu’ils ne crai- | gnirent pas de les accoster Pour considérer et recevoir aussi quelques uns de ces dons précieux dont elle avait été comblée.
Pour le visage ei les coutumes » ces Indiens ne differaient pas des indigènes de Guanahani et de Cuba : comme eux, rien ne voilait leur nudité ; leur teint était cuivré ; la douceur, la timidité et l'ignorance les Caractérisaient aussi. A l'aspect de tant d'objets divers , ils semblaient penser que les Espagnols n’etaient pas de simples mortels, mais plutôt des @tres descendus des cieux. Ils se paraient de beaucoup plus d’or que les habitans des îles précédentes ; mais, comme ces derniers , ils y attachaient si peu de prix, qu’ils regardaient comme un bonheur de pouvoir le céder pour des épingles, des Sonnetltes, des grains de verre et d’autres bagatelles de ce gente. Lorsque Colomb s'informa du lieu qui recélait ce précicux métal ; e tous PS désignérent lorient ; à cette seconde indication, ice delsts navires fendent soudain les flots, et il part animé
1droitfPar l’espérance de rencontrer bientot une source il intarissable de trésors. 4
ltives.
ıbord, s s’en + plaians le f demi , qu’ils
olomb devait te Jui tte île Espacelui omma > qu'y
levint
errant =.
#53 4 8 318 4 fl TR È 11 RSI | Ft Î 4.3 à Lt COS ñ Kg:
SE Ë LE £ ; n : j à & & ñ h t ES
norte mine td timer nes riereee-sp em
a m a SE —
! couverture © Le roi indic à de sa gratit pays était à
Grave et ! d’une extr& moindre ob choses mery blaient lui | la fin du jot terre. Soud:
reçut les adi d’un coup d tain que ces | naissance d:
tonnerre rés eurent tant qu'ils baisèr( imprimés su
Comme cı tait pas celle d’or , unique à la voile po:
Le résul(a!
pris était qu’ gal, dépenda très étendu :
et se hâta del qu’il en avait
ENTRETIEN VII
M. Hunter. Ils venaient à peine de mouiller dans un autre golfe de cette île, que l'amiral reçut la visite du cacique de ce pays; son escorte était | nombreuse. Il était porté, dans un palanquin, surf Jes épaules de quatre hommes; mais sa majesté} était entièrement nue comme ses sujets. Il n’hési(a pas un seul instant à se présenter à bord, et quand on lui apprit que Colomb commençait à se mettre à table, qu'on Pintroduisit dans le lieu où le repas était N suivi de deux vieillards qui semblaient être son a il prit un siége à côté de l'amiral et tint une posture où se peignaient le respect et la confiance ; à ses pieds se placèrent ses deux conseillers. On lui présenta du vin et quelques uns des plats qui se trouvaient sur la table, il en mange: et fit passer le reste à son escorte qui était sur le pont en V’attendant.
A la fin du repas, le cacique fit don à l'amiral de quelques feuilles d’or et d’une ceinture dont u travail parfait relevait l’éclat. Colomb, pour le re mercier, lui fit présent d’un collier Pombre jaune |
d’une paire de pantoufles de couleur rouge, d'un
aouiller al reçut
te étaith in ‚surf majes(éE
n’hesila | quand mettre
le repask
iblaient Pamiral et et la canseilans des nangea sur le
’amiral lont un rlere jaune,
L) , d'unt
@ couverture de lit et d’un flacon de fleur d'oranger.
Le roi indien en fut si pénétré, que dans l’effusion
à de sa gratitude il fit entrevoir à l’amiral que son
pays était à sa disposition.
| Grave et noble avec ses sujeis, ce souverain usait
| d’une extrême familiarité avec les Espagnols ; le
moindre objet fixait toute son attention „ et les choses merveilleuses que contenait le vaisseau semblaient lui procurer le plus grand étonnement. Sur la fin du jour, il témoigna le désir de descendre à terre. Soudain la chaloupe fut mise en mer ; il reçut les adieux de l’amiral et s’eloigna au bruit
d’un coup de canon; il regarda alors comme cer-
tain que ces êtres à la couleur blanche avaient pris
naissance dans les cieux, puisque la foudre et le
tonnerre résonnaient dans leurs mains. Les Indiens eurent tant de respect pour ces nobles inconnus, qu'ils baisèrent même les vestiges des Espagnols, imprimés sur la terre.
Comme cette partie du nouveau continent n’é- {ait pas celle où se trouvaient les précieuses mines d’or , unique espérance des Espagnols , Colomb mit à la voile pour se diriger vers la partie de l’est.
Le re&sultat de tous les renseignemens qu’on avait pris était qu’on se trouvait alors dans un pays inégal, dépendant d’un cacique dont le pouvoir était très étendu : l'amiral lui dépôcha des ambassadeurs et se häta de le visiter lui-même, d’après l'invitation qu’il en avait recue.
Ein 2 > Es RU = ni it Fr nn - Se = di x RE eo pet mn a, co H Er er S a one om tm dom its rune mms ms Ci ons FE = Be. D D + lg a ra La ps en ech ni ger BEN fl P
A ; Br PC dena ñ - tt mm em ne ar Berne regen Er tr gern Sat Re each > PNR a | PA SR imac in = a TEE TEE ch wenn
Dans ce trajet, on était arrivé jusqu’au cap, où, profitant du calme qui régnait dans Pair, il fit ref plier les voiles à peu près à une lieue de la terre Depuis deux jours, le sommeil n’avait pas fermé ses yeux. Vers minuit, il alla donc se reposer, après avoir mis au timon un pilote à sa place, avec la de Jour devoir fense expresse de l’abandonner. Bientôt tout l’equiß 115 retourné page limita, se croyant hors de tout danger. LÉ Sur ces e pilote même, qui, dans cette nuit tranquille, ne léger, ordon voyait rien à redouter, crut ne pas manquer à li a Ja mer les prudence en substituant un mousse à sa place, mal: tions. Il se fi gré l’ordre sévère de son chef; il alla prendre d quille, et so
| repos comme ses autres compagnons : c’élait don qu’on dut p à l’inexpérience d’un enfant qu'était confiée, pen] Colomb et fc dant la nuit, la sureté du vaisseau. Pendant ŒUŸ loupes venue chacun dormait profondément, un fil d’eau con on s’empress: duisait peu à peu le navire vers la côte. Soudai Le jour su un choc si terrible l’ébranla, que le mousse, cffrayé revers qu'il v abandonna le timon. A ses cris percans, Colomb st ses navires pı lève en sursaut, monte sans délai sur le üllac, vol qu naufrage. les rochers, et comprend bientöt que le navire vien En appren de donner sur un écueil. L’abattement s'empare di nahari s’empr tout P’equipage , lui seul possède assez de sang-[roif er ses gens ı pour aviser au véritable moyen de le sauver. délité la plus
Il fait soudain entrer quelques Espagnols dan sauver des flot
une chaloupe, et fait jeter, à un certain intervalle nahari placa s une ancre au moyen de laquelle où puisse toue dans un endr: le vaisseau, c’est à dire le faire avancer et le debar dence , pour de
qui devaient I
rasser des r 1 res, que, | propre salu Nigna. Par vire Tepous:
ap, OÙ rasser des rochers; mais ils sont tell il fit ref res, que, loin de lui obéir, il ne ré a terre ff propre salut et cherchent ermé sc} Nigna. Par bonheur , celui qui commandait ce nal, apr&ßg vire repoussa des hommes qui foulaient aux pieds ec la déf Jeur devoir ct se séparaient lächement de leur chef. tl'équif Ils retournérent donc par force à leur navire.
ger. LE Sur ces entrefaites, l'amiral, pour le rendre plus ille, nd léger, ordonna de briser les mâts et d'abandonner ner à KE à la mer les objets les moins utiles. Vaines précau- €, malf tions. I se fit une ouverture au vaisseau près de la idre d quille, et soudain l’eau y pénétra si abondamment, it don qu'on dut perdre toute espérance de ©> PERTE Colomb et tous ses gens entrerent dans les chaind QUE Joupes venues pour les secourr, et à force de ramer u COM on s’empressa d’attcindre la Nigna.
oudain Le jour suivant. il fit informer Je cacique du ffrayéE revers qu'il venait d’essuyer, et demanda l’aide de
lomb se ses navires pour {enter de Sauver quelques débris
2 VOTdu naufrage.
VIT En apprenant cela ‚ le généreux cacique Guakapare dé
„[nahari s’empressa de voler au secours des Espagnols 8-froilf „ec ses gens el ses canots. Ils réunirent, avec là fi-
délité la plus scrupuleuse, tout ce qu’ils purent
sauver des flots, le transportérent à terre, et Guaka-
Va Ofnahari placa sous sa garde spéciale tous ces objets
> LOUans un endroit qui touchait au lieu de sa régi débar dence ; pour donner le temps d’appreter les maisons qui devaient les renfermer. 8,
ement desespevent qu’à leur un refuge à bord de la
le préserver.
Is dan
Il disposa même des Indiens armés qui se placè- | Cibao. Plu rent près de ce lieu pour le rendre plus sûr ; mais | plaisir de tant de précautions devenaient superflues. Les su- rope. Un <
considérab]
jets du monarque n’étaient pas moins sensibles que | lui aux infortunes des.hlancs, et ne songeaient pas || à les rendre plus cruelles, en leur arrachant les tristes débris qui leur restaient.
En adressant le récit de son nauñage à la cour
Espagnol « dien , joye et, comme croyant qu
d’Espagne, Colomb trace l’affabilité de ces Indiens Colomb 4 aveg,les couleurs les plus favorables, Ils sont, dit-il, R tendait plu si tranquilles, si obligeans et d’une humeur sil seulement ı
n'était pas pas recevoi été témérai lointaine qu dans un au Après de ‚une parlie et, avec le périls, et 1 offrirait un couvert. Ce tant même, présenta pot prouver cett ques uns de habiter son n'auraient pl
douce, que je puis, avec raison, certifier à vos altesses qu'il n’est aucun peuple sur terre plus aimable qu'eux. Ils aiment les autres autant qu’eux-mêmes: une grace touchante et un sourire amical les accompagnent partout; ils servent leur monarque " avec la solennité la plus respectueuse, Ces Indiens | sont doués d’une prodigieuse mémoire ; le plus léger souvenir ne pourrait leur échapper, et c'est vraiment une chose admirable de voir toutes les mesures qu’ils prennent pour découvrir les causes et les effets de toutes leurs observations, ou de ce qu’on veut leur apprendre.
. Guakanahari ayant appris jusqu’à quel point l'or flattait les Européens, il leur fit présent, pour les indemniser de leur naufrage, de plusieurs plaques de ce métal, en leur promettant d’en faire apporter un plus grand nombre d’un Jieu qu'il nommail
> placè- È ; mais f Les su-
les que fi
ent pas ant lesf
la courf Indiens f , dit-il, eur Si vos alimable nêmes : les acnarque indiens
Cibao. Plusieurs Indiens se firent aussi un véritable plaisir de céder leur or pour des colifichets d’Europe. Un d’eux, qui en tenait un morceau assez considérable dans sa main, tendit l'autre vers un Espagnol qui lui fit cadeau d’une sonnette; l’Indien, joyeux, laissa tomber tout son or à terre, et, comme un voleur, se mit à fuir avec rapidité, croyant que le blanc était dupe de lui.
Colomb était toujours inquiet et réveur. On n’entendait plus parler du traître Pinzo. Il lui restait seulement un navire peu spacieux et dont la solidité n'était pas à toute épreuve. Ce navire ne pouvait pas recevoir tout son équipage; il eût, d’ailleurs, êlé téméraire de s’en servir pour une route aussi lointaine que ceile d’Espagne. Quel moyen prendre dans un aussi cruel embarras ?
Après de sages réflexions, il résolut de laisser
„une partie des siens dans l’ilecomme des colons,
et, avec le reste de ses gens, de braver tous les périls, et mettre à la voile vers l'Espagne, où il offrirait un détail précis de tout ce qu’il avait découvert. Ce projet fut approuvé de tous, et, à l’instant même, un nombre suffisant d’Espagnols se présenta pour rester. Guakanahari, loin de désapprouver cette entreprise, était joyeux de voir quelques uns de ces nobles inconnus se déterminer à habiter son île, où désormais lui et ses vassaux n'auraient plus rien à redouter de leurs ennemis, Les
ct on pm roman Te ee ® me ù ne
dote cabine mue,
Caraïbes, peuple farouche et eruel, qui occupaient plusieurs îles du côté du sud-est, venaient souvent les attaquer. Presque sans défense, les faibles In. diens cherchaient alors un abri dans les montagnes, L’amiral l’assura de sa protection, et pour que le monarque püt se faire une idée des manœuvres militaires d'Europe, il fit exécuter quelques mouvemens de troupe : cela parut merveilleux aux Indiens ; mais lorsque l'artillerie se fit entendre, une telle épouvante s'empara deux, ils en furent telle. ment'étourdis, qu’ils tombèrent tous sur la terre, el se couvrirent la tête des deux mains. Colomb les tranquillisa et promit au cacique, qui lui-même en fut ébranlé, de n’employer ces foudres que pour repousser les féroces Caraïbes. Pour lui faire mieux comprendre les terribles effets que produisaient les canons , il dressa., contre le vaisseau fracassé, une pièce chargée d’un boulet, et mit le feu à la möche. Le boulet traversa le navire, et chacun put s’apercevoir qu’il tombait dans l’eau du côté opposé. À peine pourrait-on comprendre l’extase dans laquelle se trouva le cacique ; il retourna chez lui !vré aux réflexions les plus sérieuses, ct dans la ferme croyance que ces inconnus avaient pris naissance aux cieux, et que cet avantage mettait en leurs mains la foudre céleste, On passa quelques jours à la construction d’un fort, Les Indiens partagörent ce travail avec les
pagnols, Le:
s qu’ils for;
poids les acc
Toutes les 1
ıakanahari le
miral avait t
Un jour, le
r sur la tête
it respirait la posa avec res onnaissant, lites perles, q ha à celui du n habit préci en vêlit luigt un anneau es de couleur honneurs ri ance amicale Dix jours suf n. Colomb chc nons qui mar ‘et nomma D:
ie garnison. I ut ce que cet ut le monde d onne harmon
LR ES 4 vr ni “RADANEATI, ei
upaient ouvent bles In.
tagnes, ur que œuvres s mou-E tux Ine, une t telle.
terre, mb les ime en > pour mieux ent les *, une nèche.
’aper- ISe. À quelle é aux ferme sance leurs
pagnols, Les malheureux ! ils ne Soupconnaient
s qu’ils forgeaient eux-mémes des chaînes dont FEU poids les accablerait un jour. ud Toutes les fois que Colomb descendit à terre, ukanahari le combla de mille honneurs, auxquels miral avait toujours répondu avec générosité,
Un jour, le cacique le reçut ayant un diadème r sur la tête, et le conduisit dans une maison où it respirait la propreté. La, il ôta ce diadème et posa avec respect sur la tête de l’amiral, Celui-ci ) 'onnaissant, Ôla de son cou un collier garni de ites perles, qu'il portait habituellement, et l’atha à celui du monarque ; de plus, il se dégarnit in habit précieux dont il s'était paré ce jour-là, en vêlit lui-même Guakanahari : il mit à son gt un anneau d’argent et lui fit chausser des botes de couleur rouge qu’il avait envoyé chercher. S honneurs réciproques furent le garant d’une ance amicale qui fut conclue entre eux.
Dix jours suffisent pour terminer leur fortifican. Colomb choisit ensuite trente-huit de ses comnons qui manifestaient le désir de rester dans ‚et nomma Diego d’Arada commandant de celte ie garnison. TI prescrivit une entière soumission ut ce que cet officier ordonnerait, et enjoignit ut le monde de ne rien négliger pour entretenir onne harmonie qui existait entre les sujets de éhanaberi, et pour apprendre la langue de ces
insulaires. L'endroit où il les laissa fut par nommé Navidad. Y
Le 4 janvier 1495, l'amiral appareilla pour tourner en Espagne, et fut salué par les acclaı tions des Indiens et des Espagnols qui restai dans l'ile.
ll craignait que Pinzo ne füt déjà parti pour I} rope, et qu'il n’y annoncät le premier la gran innocence découverte qui venait d’être faite; il craignait Ryait contrain outre, que ce traître ne le calomniät auprès dufxélémens. Qu d'Espagne. une pareille e:
Pour prouver, aux yeux d’une cour döfianteßnseils de la p vérité du compte qu’il avait à lui rendre, et enMbus. Laissant cher qu’on ne révoquât en douie aucune de sesleuse l'avait « serions, l’amiral fit embarquer des echantillonsfaces ; heureu: tout ce qu’il avait rencontré de précieux danskssité d’empor: contrées dont il avait fait la découverte. Parmi préciense rel productions du Nouveau-Monde, l’or occupait Cuarres. Oi premier rang. Il avait embarqué avec lui un cerMngue absence nombre de naturels de chaque île où il était des M. Hunter. du; de plus, il s'était muni de quantité d’oischhanges , il s’é inconnus en Europe, et de toute sorte d’objetsräßpagnole; en : et curieux, naturels et artificiels, recueillis surklle découvert: terres ignorces. Se dirigeant vers l’est, il comme par longer les côtes de l’ile espagnole, pour en exp rer, chemin faisant, plusieurs autres parties. Vin quatre heures après son départ, quelque chose semblant à un vaisseau lui apparut au loin ; à l'
ht il gouvern ntre son atte au de Pinzo à nt passé six s us sentez co Luipage.
Pinzo, appel
nt il gouverne dans cette direction, et retrouve, nire son attente agréablement trompée, le vaisau de Pinzo à la recherche duquel il avait inutilent passé six semaines. À cette heureuse rencontre, 1 Testaigus sentez combien fut grande la joie de son Luipage.
pour l'E Pinzo, appelé à bord de l'amiral , voulut prouver la gran innocence en alleguant que le gros temps seul ignait, Rvait contraint à dériver ; qu’ainsi, la faute en était près dufxélémens. Quoique Pamiral fût loin d’étresatisfait une pareille excuse, il obéit, en lui pardonnant, aux éfianteBnseils de la prudence et à ses généreuses inclina- ‚ et emßpus. Laissant croire à Pinzo que son allégation spé- > de seseuse l'avait convaincu, il lui rendit ses bonnes nüllonaces ; heureux lui-même de n’être plus dans la néx dansEssité d’emporter sur ce seul vaisseau si endommagé Parmi précieuse relation de ses découvertes.
ccupailf Cuarres. Où était donc Pinzo pendant une si un cer@nguc absence ?
ait des® M. Hunter. Croyant se procurer de l'or par des hanges , il s'était aussi arrêté sur les côtes de l'île ‚bielsr pagnole ; en sorte qu’il n’avait fait aucune nou- Ilis surfelle découverte,
un secours ] ans sa char laintes et en rlequel ile ses découv huile, envel aquet dans ı tte dans la
structions « upe du vais:
naufrage su igne faire j
ENTRETIEN VIII
mt
M. Hunter. Nous allons, | Colomb dans sa traversée el retourner en Espagı | Il viént de s'élever un vent frais qui soufile l'ouest, enfle les voiles et fait marcher les vaisseal avec rapidité. Les deux équipages, transportés f joie, s’imaginaient déjà être sur leur terre nata Li environnés d’une multitude decur Ba
miration par ces récits merveilleux qu’ils leur : a re
portaient du Nouveau-Monde ; mais cette fat re qu'elle
espérance semble s’éteindre tout à coup. De sombfP?5 nole, 2 s
nuages s’amoncellent à P’horizon ; les vents en pale au dieu bouleversent l'Océan, qui, répondant à l'orage, fi te celte pa entendre des mugissemens horribles nn aDıes 6 seaux , jouets de la tempête, sont to La nuit a Portés vers les nues et rı N que Pin flots. Dans ce péril extreme, les matelots, épouval wu Fois : tés, tendaient les mains au ciel, unique arbitre ŒY° a Phori: leurs destinées. En vain Colomb, avec un impertl* EN dé bable sang-froid , mit en usage tous les moyens q lieu de POcé lui dictaient la prudence et l’expérience; en vainf Colomb ne 4 cherche à ranimer le Courage de ses gens glad tte terre ; apri d’effroi et à rappeler l'énergie dans leurs ames con ! econnut pol ternées, Lui-même > enfin, forcé de S’avouer qu'a navigateurs
mes enfans, sui
ieux frappés d'à
> et les va ur à tour el jetés dans le gouffre d
un Secours humain ne peut lui parvenir, retourne ans sa chambre, où, loin de perdre son temps en fhintes et en vœux stériles, il saisit un parchemin r lequel il consigne les notions les plus importantes ses découvertes, le roule dans un linge imbibé huile, enveloppe ce linge d'une toile cirée, met le
ns, sul 2 à
“ Espag aquet dans un baril qu’il bouche fortement, et le n 0 .
N Wite dans la mer. Ensuite, il renferme ces mêmes
1 soufile
Zstructions dans un second baril qu’il fixe à la sportés PPC du vaisscau, pour y demeurer jusqu’à ce que No not naufrage survienne. Alors, il supplie le ciel qu'il appés d' igne faire parvenir en des mains amies celte re- Is leur gg} on Interessante de ses travaux glor'eax; il aime e flattoh"0ire qu'elle lui survivra, qu’elle atteindra la rive )e sombP?g role, et que son nom ira à l’immortalite. Il se ts en [„prfie au dieu qui soulève et calme les tempêtes, et orage, I “ celte paisible réslgnation, qui n'appartient les va 2UX ames grandes et fortes, il attend son sort. La nuit survient ct n'offre, pendant sa longue urée, que l’image de la mort. La tourmente conpuuait sans cesse ; nulle étoile ne se laissait apervoir à P’horizon; enfin, le jour naissant montra
IX navigateurs une terre qui s'élevait au loin du
ilieu de l'Océan, et cette vue les rappela à la vie.
n yainf Colomb ne sut pas d’abord lui-même quelle était
ns glad lie terre ; après s’en être approché de plus pres, il
nes conf leCOnnut pour lune des Açores ; mais quoique r qu'a” navigateurs voient la terre, ils ne Pont pas en-
S vaisseg
tour el Juffre d épouva arbitre ( Impert yensqı
| ete
SE RTS Te enter rn euere Sun eh a Te a Er |
- BE u a ee
core atteinte. Le vent, dont la violence n’a pas ces
rend très périlleux le voisinage de la côte ; de so
que l’équipage, malgré tout son désir d'aborder, vit de nouveau contraint de se tenir au large et
louvoyer au milieu des dangers qui le menaçaia Cependant on avait perdu de vue {a Pinta, on
savait si elle avait fait naufrage, ou si Pinzo, 7% dant les ténèbres, avait encore, à dessein, quitté | miral, pour porter, le premier, en Espagne, | nouvelles des découvertes. Enfin, les vents devi rent plus calmes ; Colomb en profita, entra dans rade et jeta l'ancre.
De toute part, les Portugais s’empressörent venir leur vendre des rafraichissemens, ets’enqi ispagne avec rent en même temps du but de leur voyage et dMhibant ses pre ils venaient. Ils apprirent aux Espagnols qu’aßers. L’intenti environs de la cöte ils trouveraient une chapelle cute, de s’emp sacrée à la sainte Vierge : ceux-ci, désirant s’y ri faire subir. dre pour s'acquitter do leur vœu, en demandèr rpétuelle, ce la permission à Colomb, qui ne l’accorda qu'à oyens de s’apı moitié de l’équipage, avec ordre de revenir au phient d’être dé vite, afin que leurs camarades pussent égalembord, son cou accomplir cet acte de dévotion, Après donc étreffi commanda ı barqués, nos marins, s’étant déshabillés, mardlher pour excu: rent en ordre de procession, pieds nus et en chemifnt Espagnols, vers l'endroit où, d’après les avis des Portugais, E Espérant voi devaient rencontrer la chapelle. Ceux qui étaiqux travaux, ( restés à bord comptaient qu'ils seraient de ret@ute ; mais sa c
ns quelques voyait enco rs des soup hdcmain mat le, que la ga hommes nu:
mé de cett ance éclatant itterait ces p:
it cent Portu; Cette menac putés lui fur ı gouverneme
À Pas Ces@ns quelques heures ; mais la nuit arrivait, et on > ; deso@ voyait encore revenir personne, L’amiral concut border rs des Soupçons qui furent bientôt justifies ; le large etf@hdemain matin, on sut qu'ils étaient retenus dans enagaicle, que la garnison portugaise s’&lait emparée de Ua, On ES hommes nus et désarmés. Colomb, justement in- 20, Peene de cette perfidie, jura d’en tirer une venquittel@ance éclatante et fit savoir à la garnison qu’il ne pagne, Bitterait ces parages qu'après avoir dévasté l'ile et nts devißit cent Portugais prisonniers, ra dans Cette menace fit une telle impression, que des putés lui furent envoyés pour savoir, de la part ssereniä gouvernement, s’il était effectivement au service et s’enqEspagne avec ses navires, ce qu’il leur prouva en ge et dhibant ses provisions ; alors on relächa les prisonls qu'ifers. L’intention du gouvernement avait été, sans pelle cute, de s'emparer de la personne de Colomb, pour it s’y ri faire subir, ainsi qu’à ses gens, une détention nandèr£rpétuelle, ce qui eût donné à son souverain les a quwäßoyens de s'approprier sourdement les pays qui veir au phient d’être découverts ; mais Colomb étant resté galemi@bord, son coup n’avait pu réussir, et la prudence ic eire@i commanda de rendre ses prisonniers, et d’allé- Marcel pour excuse qu'on n’avait pas pensé qu’ils fusı chemignt Espagnols, lugais,f Esperant voir bientôt enfin un terme à ses périlui étaiqux travaux , Colomb appareilla pour continuer sa quic ; mais sa constance devait encore une fois être
mise à l’épreuve : une nouvelle tempête survi et il se trouva, lui et son équipage, dans une sit tion affreuse : rien d’horrible comme cette { mente, qui dura 48 heures consécutives. Vers ı nuit , l’équipage apercut d'immenses rochers > 6 tre lesquels le vaisseau fut directement poussé, s’y serait infailliblement brisé s’il eût suivi 8 mi tes de plus cette direction. Colomb, dans ce mom: critique, par une présence d'esprit admirable , ; . : sl É 2 de bord avec promptitude ‚et sauva aiusi nt b olomb , en sı ment el son équipage. Il eut bientôt en vue a, vit la cour de Portugal, non loin de l'embouchure du Tag ; en: £ tre, par ordr et il parvint à y jeter l'ancre. E : : najesle porlug II s’empressa, des que le jour parut, de fi TONER: parlir deux courriers, Pun à Madrid, pour aver | le roi d'Espagne de son heureux retour, et l’autn ine put s’em Lisbonne, pour obtenir de sa majesté portugaise lis Vide ares permission de remonter jusqu’à la capitale, et | faire, à son navire, les réparations nécessai 2 2 Sa demande ayant été accueillie, il s’y diriger 2 Le) Pinstant.
On eut à peine appris à Lisbonne l’arrivée d\ vaisseau si remarquable, que l’on se précipita
propositions t de puissan de Portugal n reçût l’a rafraichissem:
sun billet éci
amiral, des sir de voir les quaient de lui
ntenant par l” ionte et de con our l’engager oi lui fit les off lité de ce gran:
Aussitôt qu’il c fipressa de preı
foule sur le port, sur le rivage, sur des barques @ parcouraient le fleuve, pour voir l’homme extra dinaire qui venait de terminer slorieusement u entreprise hérissée de dangers de toute espèce , tous exprimaient un vif regret de ce que leur ge
nement n'avait point su apprécier un si grand ie.
out en se repentant lui-même d’avoir dedaigne propositions de Colomb, et jaloux de ce surt de puissance de la monarchie espagnole, le de Portugal, dissimulant son dépit , ordonna n regüt l’amiral avec pompe , lui fit donner rafraichissemens, et l’invita à venir le voir, sun billet écrit de sa main.
Holomb, en se rendant aussitöt à cette invila- N, vit la cour tout entière qui venait à sa renre, par ordre du roi. Pendant leur entrevue , hajesié portugaise exigea que l’amiral restät ascouvert en lui parlant.
Au récit que lui fit Colomb de ses découvertes , Pi ne put s’empécher de manifester tour à tour lus vive admiration et les regrets les plus cui-
a ‘amiral, de son côté, goûtait avec modestie Je dirigeal . . . . .
sir de voir les vils courtisans qui, autrefois , se juaient de lui comme d’un aventurier, éblouis tenant par l’éclat de ses conquêtes, et couverts ionte et de confusion, our l’engager à rentrer au service du Portugal, foi lui fit les offres les plus magnifiques ; mais la lité de ce grand homme n’en fut pas ébranlée. Aussitôt qu’il eut fait réparer son vaisseau, il
" Fpressa de prendre congé du roi , mit à la voile
vée d' cipita Pquesq
À aan prune manon ;
rn
En | romeo Es “ ee rg ei Pam. 1 ee
Min ou
enge
mm
N En
vers le même port d’Espagne où il s'était embarı à son départ, et où il jeta l'ancre après sept Onze jours de voyage.
Laissons-le, mes enfans, s'y reposer après di grandes fatigues, et nous jouirons demain de satisfaction de le voir opérer son débarquemen
ENTRETIEN IX
voir Colomb descendre à terre ?
M. Hunter. Un moment, mon ami, voyon »
d’abord entrer dans le port de Palos. Tous’les h;
tans, ayant appris l’arrivée du vaisseau de Colon
accoururent sur le rivage pour accueillir et adm le grand homme, le héros de l'Espagne. Cel débarqua au bruit de Partillerie, au carillon cloches et aux vives acclamations de la multit enthousiasmée. Bientôt après, ilse remit en rı pour se rendre à Barcelone, ville de la Catalog: province espagnole,
Joux. Ne sait-on pas ce qu'était devenu Pinx
M. Hunter. Oui; mais les différens rappı
qu’on a faits à ce sujet sont contradictoires. Gert
Tnaeovore. Mon cher papa, allons-nous er
teurs assure Colemb au rqué ; d’aut.
lice, plusieu nt empressé Wiver le pre uvelle des de ais ils ajouter présenter à
dre, disent-il
Bretait avec ad ignait sur tou À son arrivée ndaient impa ii s'était réuni rdre qu’eile e à rencontre.
nt dans les rı il à peine se fi son cortège
5 nouvellemer ode de leur pa ‘on avait em
CHRISTOPHE COLOMR. 75
leurs assurent que, peu de temps après l’arrivée el Colemb au port de Palos, il y avait aussi de- ip rqué ; d’autres disent qu'ayant pris terre dans la Mlice, plusieurs jours avant lui, il s’etait egale- ld | nt empressé de se rendre à la cour, où il espérait ne | |
Wiver le premier, pour y annoncer l’heureuse uvelle des découvertes qui venaient d’être faites; nis ils ajoutent que le roi lui avait défendu de ne présenter à lui qu’accompagné de l'amiral, Cet dre, disent-ils, causa un chagrin si cuisant à cet mme rempli d’orgueil, que, peu de jours après, fut attaqué d’une maladie dont il mourut. Parl, Sur son passage, Colomb vit accourir des en- [ons une multitude innombrable ; il entendit ses ges sortir de toutes les bouches ; son nom se voyongPetait avec admiration : la joie la mieux sentie se s hiignait sur toutes les figures. | le Colon A son arrivée à Barcelone, où le roi et lareine Patndaient impatiemment , il trouva toute la cour li s'était réunie pour l’attendre, et qui, d'après rdre qu’eile en avait reçu, S’avançait avec respect à rencontre. La foule curieuse se pressait tellent dans les rues pour le contempler, qu'il pouil à peine se fraycr un passage, On voyait à la tête son cortege les Indiens qu'il avait amenés des a Pinzig> nouvellement découvertes, et tous parés à 4 4 4. s rappı nn de leur Paÿs : aprés eux, on portait tout Por | \ 3. Gert ON avait embarqué, tant en ornemens qu’en
I0US en
rillon
multit ten r ‚atalogı
grains ou en feuilles ; venaient ensuite les échan
lons «Le
caisses de poivre, des perroquets perchés sur des cu nes longues de 25 pieds, différens quadrupede des oiscaux empailles , et mille autres choses qui] raissaient pour la première fois en Europe, Enfin Colomb lui-même paraissait, attirant les regar émerveillès des spectateurs.
Pour lui rendre convenablement les honneurs,) roi et la reine avaient fait dresser un trône magı fiquement décoré dans la place publique, où ils l'à tendaient. Colomb, après, s'étant avancé, veut, s vant l’usage, s’agenouiller aux pieds du roi; m celui-ci s’y oppose, lui donne sa main à baiser, et fait asseoir à ses côtés. Il fit avec une modestie sal égale, mais avec dignité, un rapport circonstan de ses découvertes, et étala à tous les yeux les pr ductions qu’il avait apportées. La cour, et tous cet qui étaient à portée de l'entendre, furent frapı d’étonnement et d’admiration.
Lorsqu’il eut terminé son récit, les deux sour rains et tous les assistans se mirent à genoux pol rendre grâces à Dieu de cet évènement miraculeu qui semblait promettre à l'Espagne d’aussi grau avantages, et on rendit ensuite à Colomb des ho neurs extraordinaires, Toutes les récompenses qu' lui avait promises, avant son départ, furent sole
ioutes les productions de l'art et de la nat de ce nouveau monde ; des balles de coton , di
nellement co rent délivrée:
le roi ne sort amiral marcl jusque-là n'a Mais ce qui Iı donné par le ine flotte ent Sur ces ent Rome, pou guols seuls, à ays découver
restaient Acon
thereditairer esiege de Sa ne ligne dro les Acores, et larant qu'au ı e pays qui se ers le coucha On poussa a eu de temps d és à mettre à | e la gloire, la ıes de toutes ion, même à si Jonde : comm nmener tous,
nellement confirmées ; des lettres de noblesse lui furent délivrées pour lui et toute sa famille, et jamais le roi ne sortit à cheval sans être accompagné de son amiral marchant souvent à sa droite : honneur qui jusque-là n'avait été accordé qu'aux princes du sang, Mais ce qui le flatta par dessus tout, ce fut l’ordre, donné par Je roi, d’armer, dans le plus bref délai, une flotte entière pour un nouveau voyage.
; cchan la natur ton , di r des ca rupede es quip
e, Enfin
s regan
Sur ces entrefaites, le roi envoya un ambassadeur à Rome, pour supplier le pape d'accorder aux Espaguols seuls, à exclusion de toute autre nation, les pays découverts et, ceux àdécouvyrirdans Océan qui restaient à connaitre, pour en jouir en toute propriété thereditairement. Alexandre VI, qui occupait alors esiège de Saint-Pierre, traca sur la mappemonde ne ligne droite, d'un pôle à l’autre, à cent lieues les Açores, et à la même distance du Cap-Vert, delarant qu'au roi d’Espagne seul appartiendrait tout
e pays qui serait découvert au delà de cette ligne Pers le couchant. |
On poussa avec tant d’ardeur et d'activité, qu’en cu de temps dix-sept vaisseaux se trouvérent disposa mettre à la voile dans le port de Cadix ; l'amour e la gloire, la soif des richesses excitaient des homcs de toutes les classes à participer à cette expédiion, même à se fixer pour toujours dans le Nouveaulonde : comme le célèbre navigateur ne pouvait les nmener tous, il en choisit quinze cents, et pritsoin
ineurs,| e magı Lu ils N veul,s roi ; m iser, el
estie sal onstan
IX SOUT oux pol aculeu si grau des ho
ses qui nt sole
de pourvoir les vaisseaux de tout ce qui élait néces. saire tant pour le voyage que pour fonder diverse colonies ; il fit porter à bord une infinité d’outils « d’instrumens de toute espèce, plusieurs sortes 44 graines d'Europe, des quadrupèdes ignores du No veau-Monde, comme chevaux, ânes, taureaux, va , ches, etc., et des graines qu’il crut convenir aux con | Faéoran trées nouvelles qu’il avait l'intention de visiter. M. Huwr: Au reste, comme il était toujours persuadé que le une magnil pays nouvellement découverts faisaient partie di abondamme l’Inde, qui, selon lui s’étendait jusque-là, pour ll s’entendait : distinguer de P’Inde déjà connue, on leur donna I cut d’abord nom d’Inde-Oceidentale, parce que, pour y arrive leurs cabane en partant de l’Europe, il fallut ciugler vers l’occif leur poursuil dent. De ce moment, on appela Inde-Orientale l’[nd leur firent cı anciennement connue. ile, mais d’u Tout étant prêt pour le départ, la flotte mit Al amenés dans voile, et sortit du port de Cadix le 25 seplembre, ef six femmes q Colomb, comme la première fois, se dirigea d’abor à connaître « vers les Canaries, oùil jeta l'ancre le 5 octobre : apréf captivité ne | s’être approvisionné de bois et d’eau, et avoir pris qu'on apprit, son bord quelques animaux, notamment des porcs contrées avai il reprit sa route le troisième jour, à l’aide d’un ven les prisonnier. favorable; vingt-huit jours lui suffirent pour faird der les femme huit cents lieues marines, et vingt-six jours aprißles deux jeu avoir quitté les côtes d’Espagne, il mouilla deyan qu’on ne put une ile qu’il nomma Dominique, l'ayant découvert un dimanche; ce jour, vous le savez, se dit en lati dies dominica, c’est à dire jour du Seigneur.
Colomb, remit bien découvrir s les plus co suite la @u
Partout où tion de ce qu’o
ait néccs. r diverse Poutils e sortes di
Colomb, n’y trouvant pas de rade assez commode, remit bientôt à la voile, et ne fut pas long-temps sans découvrir successivement plusieurs autres îles, dont
| les plus considérables étaient Marie Galante, ensuite la Guadeloupe.
Ham M | Taéorme, Deux colonies françaises.
aux conf
siter.
lé que le artie de
| M. Husten. Sur la côte de la Guadeloupe apparut 5 une magnifique cascade que formait l’eau sortant abondamment d’un rocher escarpé, et dont le fracas s’entendait à trois lieues de distance ; cut d’abord aucun habi tant, car tous avaient quitté leurs cabanes. Les Espagnols qu’on avait envoyés à leur poursuite atleignirent deux jeunes Indiens, qui leur firent comprendre qu’ils n'étaient pas de cette ile, mais d’une autre ‘d’où ils avaient été enlevés et amenés dans celle-ci ; ils rencontrérent, en outre, D six femmes qui implorerent leur appui, leur donnant à connaître qu’elles étaient prisonnières, et que leur captivité ne finirait qu’avec leur vie : C’est d’elles qu’on apprit, avec horreur, que les naturels de ces contrées avaient coutume de rôtir et de manger tous les prisonniers qu’ils faisaient à la guerre, et de garder les femmes en esclavage. Ces femmes, ainsi que rs apriÿ les deux jeunes garçons, firent tant d’instances, qu’on ne put refuser de les emmener. =
on n'y aper-
Partout où il aborda, Colomb trouva la confirma-
tion de ce qu'on Jui avait dit sur les mœurs barbares
VOYAGES ET CONQUÈÊTES.
de ces peuplades. Dans tous ces parages, il fut recußhres, des vête avec des démonstrations hostiles, et rencontra des en morceaux. iraces de leurs repas de chair humaine : des os et des | cränes d’hommes, dispersés autour des habitations, frappaient ses regards effrayés. ui laissaient Voyant que toutes les tentatives qu’il faisait pourf\;iolente. entrer en relation avec ces iasulaires étaient en purek perle, privé d’ailleurs de revoir les Espagnols qu’il avait laissés à Hispaniola, Colomb continua sa route vers cette ile, et jeta l’ancre, le 21 novembre, dans une rade éloignée du fort Navidad d'environ une. détails des „ journée de distance. | «A peine I Des Espagnols qui avaient débarqué les premierskn Espagne, s revinrent précipitamment annoncer qu’ils avaient rencontré, prés de la côte, deux cadavres humains, ayant au cou une corde d’écorce d’arbre, et attachés sur des planches en forme de croix; ils n’avaient pu savoir s’ils appartenaient à des Espagnols ou à des indigènes, parce que l’état de corruption dans ler quel ils étaient les rendait méconnaissables. Cette nouvelle fut pour Colomb un sujet d’alarmes; aussi, le lendemain, dès qu’il fit jour, il vou- insulte. En va lut s’assurer si ses craintes étaient légitimes. Arrivék ant veut:il les à la hauteur de Navidad, il descendit dans une cha lun cas de sés-n loupe et atteignit le rivage. Jugez, mes enfans , de jerepandirent ( quel effroi il fut saisi, en ne retrouvant ni les Espa fl poutre. Le d guols qu’il y avait laissés, ni la forteresse
TES es it fait él qu'il Principal théatr avait lait élever, mais seulement quelques decom- lines, à cause d
On pleurai t déjà l’on s mort sur les i Guakanahari,
urent indigné
fut reçu bres, des vêtemens äéchirés, des armes et des outils ntra des
en morceaux. Ce spectacle éloquent ne lui en apprit ‚que trop; et, pour confirmer la triste destinée des colons, on trouva près de là onze de leurs cadavres, qui laissaient voir tous les sympiömes d’une mort ait pour lente.
en pure On pleurait sur le sort de ces malheureux colons, ls qu'il déjà lon s’occupait des moyens de venger leur a FOUR or sur les insulaires, lorsque survint le frère de e, dans uakanahari, qui rapporta à peu près en ces termes on Unes détails des malheurs arrivés à la colonie : «A peine l’amiral, faisant voile Pour retourner en Espagne, s’etait-il éloigné de Pile de Cuba, que es membres de sa petite colonie oublierent les Orires et les sages conseils qu’il leur avait donnés. oin de se conformer aux principes de la justice et fel’humanite, loin dé chercher à maintenir les naurels dans la vénération profonde qu'ils leuravanut l'abord inspirée ;'ils se conduisirent à leur égard prec tant de barbarie et d’iniquité que ceux-ci en urent indignés, et du mépris passèrent bientôt à insulte. En vain Pofficier désigné par le comman- Arrivößant veut-it les appeler à leur devoir ; ne faisant au- 1e Cha cas de ses menaces et de ses représentations, ils ns, def, repandirent dans l'ile et la ravagèrent d’un bout Esp loutre. Le district du cacique de Cibao était le qu’il YBrincipal théâtre de leurs violences et de leurs raecom- ines, à cause de la quantité d’or qu'ils y rencon-
msn
os et des tations,
remiers avaient mains, ttachés ent pu u à des ans Îe-}
d’alar-
il vou-
traient. Irrit& de leur conduite effrénée, le cacique finit par recourir aux armes : il les surprit dans un moment où ils étaient disséminés, et fit investir et incendier la forteresse. Plusieurs Espagnols furent
tués dans le combat ; les autres, cherchant à pren- FF
dre la fuite dans une barque, périrent dans les flots. »
Le frèrede Guakanahari ajouta que celui-ci, fidèle
à l'alliance qu’il avait faite avec les Espagnols, mal-f
gré les insultes qu’il en avait reçues, avait cependant pris les armes pour les Soutenir ; mais que, dans un engagement avec le cacique de Cibao, il avait reçu une blessure grave dont il n’était pas encore guéri,
Doutant de la sincérité de la derniére partie def
ce rapport, les soldats de Colomb desiraient être à même d'exercer une vengeance sanglante sur tous les habitans de l'ile sans exception; mais l'amiral, trop prudent, trop humain pour s'associer à un pareil projet, chercha, au contraire , à les convaincre de l'intérêt qu’ils avaient à rétablir, autant que possible , leur réputation dans l'esprit des Indiens, et à gagner de nouveau leur confiance. Dans
ce but, il recommanda à tous ses compagnons d’u-f
ser envers eux d'égards et de prévenances. Étant allé faire une visite à Guakanahari, il le trouva elfectivement souffrant d’une blessure qui lui parais-
sait plutôt faite par une épée de bois que par unef
arme européenne. Ce cacique, par un rapport en-
tièrement co Rquit Colomb bien sa cond
grand prix a W'or et de tre out pesant p En retour colifichets ver arda comm ffert.
Colomb co n canton ph edent. Là, p ésolut de bat fortifications, rouvassent sé train(s de se»
nion de tous uropéens aie Hut achevée e l’honneuï de | sabelle.
cacique lans un eslir et furent à prenans les
, fidèle Is, malendant ans un it reçu ıeri.
rtie de être à Ir tous miral, à un S conautant les In- , Dans as d’u- Étant ıva efparais-
tierement conforme à celui de son frère, convain- Kquit Colomb de la vérité, et lui fit apprécier combien sa conduite était constante el loyale. Pour lui
n donner une nouvelle preuve, il lui fit présent Nic huit cents petites coquilles , qui étaient d’un grand prix aux yeux des Indiens, de cent plaques or et de trois calebasses pleines de grains d’or, le tout pesant près de 200 livres.
À En retour, l'amiral lui donna toutes sortes de colifichets venant d'Europe , et que le cacique resarda comme aussi précieux que ce qu'il avait
ffert.
Colomb conduisit ensuite ses compagnons dans
quo canton plus salubre et plus agréable que le pré-
édent. Là, près de l'embouchure d'une rivière , il résolut de batir une ville régulière et entourée de fortifications, afin .que ceux qui s’y établiraient y rouvassent sécurité et agrément. Tous furent contraints de se mettre à l'ouvrage, et, gräre à la réunion de tous ces bras, la première ville que les Bluropéens aient fondée dans le Nouveau - Monde fut achevée en fort peu de temps. Colomb, en
l'honneur de la reine d’Espagne, nomma cette ville sabelle.
ar une
rt en-
Less:
ee een nn er
"nee:
84 VOYAGES ET CONQUÈTES.
ENTRETIEN IX
Tirgopore. Il me semble, mon papa, que les nouveaux-venus sont contens de leur sort.
M. Huwrer. Détrompe-toi, mon ami. Pendant que lon était occupé à bâtir la ville d’/sabelle, Colomb avait à combattre mille difficultés contre les:
quelles un esprit comme le sien pouvait seul lutterk
avec avantage. Les Espagnols, indolens par caractère, devenus, dans un climat plus chaud, moins capables que jamais de ces travaux assidus auxquek
brûlant , exposés à des
voir la ville dans l’intéri
Tels étaie qui, croissa
À conspiration D piration av:
| arrêta les au et les autres | en Jugement
. supplier Fe
Se
Mauvaise qualité de Pair, et obligés de se passer de
toutes les commodités de la vie auxquelles ils étaientË
habitués, Où se trouvaient donc ces monts d’or qu'ils E
s'étaient promis? Ils ne pouvaient même pas les al-f ler chercher, parce que l’amiral voulait absolument
: tôt possible, | renforts.
Dans le do mutins et de d'une armée
| tête de ses n
| térieur du p:
ils ne s’attendaient pas, se plaignirent hautement
| e Nouveau-MondeË “ d’une vie si lis Venus Are leN ; | |: guerrière ; e | uver d’immenses trésors et avec le fol espoir d y trouver 1868 (OH | surtout, des de passer leur vie dans une molle oisiveté, ils sch
voyaient, au contraire, condamnés à travailler tousf les jours comme des mercenaires, et sous un soleilf
a | formaient qu maladies occasionées par af
les étendard
Comme ceu:
ils s’imagina
fans, juger, | effrayés à l’a | moitié quad | dans leurs hı | avec des canı se croire à l’.
voir la ville achevée avant de les laisser pénétrer |
| dans l’intérieur de l'ile. |
Tels étaient les motifs de ce mécontentement , |
qui, croissant de jour en jour, amena enfir une |
à conspiration contre la vie de Colomb; cette cons-
À piration avait heureusement été déjouée ; on en | | |arrêta les auteurs, dont quelques uns furent punis, qu
7. les autres renvoyés en Espagne , pour y être mis | en jugement. Colomb profita de cette ccéasion pour | supplier Ferdinand de lui faire parvenir, le plus
endantà 45, possible, de nouvelles provisions et de nouveaux
le, Co | renforts.
se les. | Dans le double but de donner de l’occupation aux | UUETE Mutins et de faire voir aux insulaires la supériorité |
carac-
p d'une armée d’Europeens, il se mit en marche à la
MOUSE te de ses meilleurs soldats, et s’avanca dans l'iner | térieur du pays. Sa troupe défilait les rangs serrés, ee en étendards flottans, et au son d’une musique Monde E guerrière ; en même temps il fit faire, à la cavalerie ot surtout, des évolutions qui étonnérent les Indiens. # | I | Comme ceux-ci n’avaient jamais vu de chevaux,
f | ils s’imaginaient que le cheval et son cavalier ne | f
à soleilk
LE formaient qu’un seul corps. Vous pouvez, mes enpar af
d fans, juger, d’après cela, combien ils durent être sser € 4 x ‚ « 4 Y ...y
aa effrayés à l'aspect d: ce monstre , moitié homme, itaienth .* ce N | 1, f Moitié quadrupède. Aussi, la plupart s’enfuirent Fer 0 "qu'ils
sal dans leurs huttes , dont ls barricadèrent l'entrée
avec des cannes, et où ils furent assez simples pour umeniE
e croire à l'abri de tout danger. À I
On avait pris four guides quelques Indiens du district de Guakanahari. Ces Indiens entraient sans façon dans toutes les cabanes qui se présentaient etf avaient fait y prenaient, tout ce qui leur était nécessaire, aveck daient à péri autant de liberté que s’ils étaient chez eux, et sans N tagion ou D: que les propriétaires le trouvassent mauvais. Ainsi, {qu'ils avaier | ces bons insulaires, qui peut-être ne s’étaient jamais Bi patrie et leu In) vus, semblaient posséder tous leurs biens en com.k .
cuper de l’a; on est expos:
| sous un ciel« ju mun. Exemple bien propre à nous confondre, nousf de leur detr:
autres Européens, pour qui la propriété est exclu-f pant à force sive. veaux pays, On se dirigea vers le riche pays de Cibao, où l’on entreprise. À fut bientôt convaincu que les renseignemens donnés R même qu’on par les habitans de l'ile étaient véridiques. II n° YE mönier, et c avait pas, il est vrai, de mines auvertes, les In-£ croyait soula diens n’ayant jamais pris tant de peines pour re-È je premier as chercher un metal dont ils ignoraient, en quelque f soutenir. Le sorte, l'usage ; mais dans tous les ruisseaux rou- | avait déjà ét lient des paillettes et des grains d’or que l’eau avait quise , l’avaic détachés des montagnes, preuve évidente que ces E constance in: montagnes en renfermaient une grande quantité. fois à ramenc L’amiral, voulant s'assurer la possession d’un E Ja révolte. canton si riche, y fit construire une forteresse dans La tranqu laquelle il laissa une petite garnison ; puis il revint f cond frère, sur ses pas, se hätant d’aller annoncer à sa colo- | son absence, nie une si heureuse découverte. A son retour, deux chalou elle était dans un état pitoyable : on manquait de ff plus importa vivres; on n'avait pas encore eu le temps de s’oc- # veau voyage
ens du cuper de l’agriculture ; et les maladies auxquelles |! | nt sans Gn est exposé, dans les pays chauds et non cukives, | ent et avaient fait des progrès effrayans. Tous s’atten- ala > AVEC E daient à périr d’un moment à l’autre, ou par la con- I ei sans À tagion ou par la famine ; tous déploraient la folie | | Ainsi, | qu'ils avaient eue de canin leur fortune, leur | Jamais fi patrie et leur santé, pour aller mourir de misère n CONS sous un ciel étranger ; tous maudissaient les auteurs >; NOUS de leur détresse, les séducteurs qui, en les tromexclu. E pant à force de leur exagérer la beauté de ces nou-
| veaux pays, les avaient engagés dans cette funeste 5 l’on nine. À la tête des mécontens figurait le prêtre onnés
même qu’on avait amené d'Espagne en qualité d’au- I n’yf mönier, et qui, à force de crier contre Colomb,
es In-E croyait hans son infortune. Mais ce n’etait pas ur Te Ele premier assaut que le cœur de l’amiral avait eu à ıelque ff soutenir. Les dangers innombrables auxquels il < rou- |
avait déjà été en butte , Pexperience qu'il avait acavait R quise , l’avaient armé d’une prudence rare et d'une ue ces | constance inébranlable. Il parvint done encore une té. | fois à ramener le calme dans les esprits et à étouffer d’un F la révolte.
»dansf 1a tranquillité étant rétablie, il désigna son se- 'evint E cond frère , don Diego, pour golumander pendant colo- E son absence, se remit en ner aÿee yn ‚Yaisseau et our ; f deux chaloupes, et gouverna vers le conhant. I a it de | plus importante de ses découvertes, durant;ec:frous’'oc- À veau voyage, fut celle de la Jamaïque. Il müuilia
sv ea 3 PD.
à la hauteur de cette île, et fit descendre des hommes armés dans la chaloupe pour aller sonder le port; c’est à dire jeter la sonde en différens endroits, afin de savoir si l’eau était assez profonde pour porter les navires,
Bientôt ces chaloupes furent entourées d’une mul. titude de canots remplis d’Indiens en armes, qui cherchaient à les empêcher d’aborder le rivage. On essaya en vain tous les moyens de douceur pour s’en débarrasser ; on n’y parvint qu’en leur envoyant une volée de flöches. Il est bon de vous dire ici, mes enfans, que l’usage des fusils n’était pas encore général, et que la plupart des soldats se servaient de l'arc.
Comme le port avait été jugé praticable , l'amiral y entra et y fit réparer ses bâtimens, et, pendant ce temps-là, visita le pays, dont le sol lui parut supérieur à celui de l'ile Héspaniola ; aussi en prit-il Possession au nom du roi d’Espagne.
De la Jamaïque, il mit à la voile pour Cuba, voulant examiner si c’était une île ou bien une partie de la terre ferme; des lors commença pour lui une série de fatigues et de dangersavec lesquels on peut à peine comparer tout ce qu’il avait souffert jusque-la.
Tantôt, il était exposé à d’horribles tempêtes, dans les endroits les plus périlleux d’une mer inconnue ; tantôt il se voyait enfermé entre des écueils
t des bancs ı caient de sub arrassait daı es batimens ans cesse oc jenir à flot; t ompagnons, heureux hasa hissemens, il oujours plus lui-même ; tar entement et | Jengeaient su e ce qu’ils so:
arlicipät gen utes les priva omme, toujo es dangers de herchait, par:
ver Pespoir e s. Cette cond ouvez, mes an il n’est pas vr.
quite, qu’il n° e de voir ur auvaise fortur D Colomb apprı e la bouche d
‚ommes Bot des bancs de sable, qui, e port; its, afin porter
à chaque instant, mena.
paient de submerger ses vaisseaux ; tantôt il s’emarrassait dans des basses, et dans le même temps, es bâtimens tiraient tant d’eau que les équipages, “ns cesse occupés à pomper, avaient peine à les ne mul: Benir à flot ; tantôt il avait à souffrir, ainsi que ses cs, Qui Mompagnons, la faim et la soif; et quand, par un ge. On fheureux hasard, on se procurait quelques rafrai- T POUT Bhissemens, ilétait toujours le dernier à en profiter, UE EN- Moujours plus disposé à s’occuper des autres que de us dire lui-même ; tantôt il avait à lutter contre le méconlait pas Mentement et le désespoir de ses Compagnons, qui se se SET- rengeaient sur lui par les reproches les plus amers e ce qu’ils souffraient sous sa conduite, quoiqu’il arlicipät généreusement à toutes les peines et à utes les privations dontilsse plaignaient. Ce grand omme, toujours calme et inebranlable au milieu es dangers de toute espèce qui l’environnaient , herchait, par ses discours et par ses exemples, à re- ", VOU- ver Pespoir et le courage de ses compagnons abatpartie Es, Cette conduite est vraiment admirable, et vous ui une "UVez, mes amis, juger, par vos propres lectures, n peut El n’est pas vrai, comme l’a dit un auteur de l’anrt jus- quite, qu’il n’est point de spectacle plus sublime e de voir un homme ferme aux prises avec la
amiral endant rut su-
prit-il
petes, Bauvaise fortune.
D Colomb apprit, dans ses divers débarquemens et F la bouche des Indiens, que Cuba était une île
WEIS PLAY 20%
er incueils
| ar Î EX
ace paraissait n autre blan ième noire co e la cause de Enfin, aprés chers et des | öte de Cuba,
dont certains cantons étaient infectés d’uneimmeng quantité d'oiseaux et de papillons. Il trouva, du cöl du nord, la mer couverte d'ilots et donna à cet ar chipel le nom de Jardin de la reine. Dans une d ses courses à travers ces îlots, il rencontra une bar. que avec des pêcheurs, qui employaient, pour pren drele poisson, un stratagème curieux et digne d’être cite. Ils se servent, pour pêcher, de poissons appelé rèves, qui ont la grandeur d'un hareng et les deu extrêmement aiguës; ils leur attachent une longu ficelle à la queue, puis les jettent à la mer. Dès qu'il rencontrent un autre poisson’, ils s’y attachent fo tement en le mordant, et alors les pêcheurs les rel rent avec leur capture. C’est ainsi qu’on les vit: rendre maîtres d’une tortue pesant centlivres. Hi facile de la retirer de l’eau, tant le rève la serrä avec force dans ses dents.
Quand ces pêcheurs aperçurent les chaloupes q précédaient les vaisseaux, ils leur firent signe de: pas approcher, comme s’ils se fussent adressés des personnes de connaissance ; on obtempéra leurs désirs, et dès qu’ils eurent pris la tortue, vinrent l'offrir à Colomb, qui, répondant à cel honnetete, leur présenta à son tour des babioles qui savait avoir tant de prix à leurs yeux.
Errant ainsi dans ces différentes îles voisines | Cuba, Colomb fut témoin d’un phénomène éto nant que lui offrit la mer. Dans un endroit, sasil je pense, en ef
ivin, lorsque
près la cérém u silence resp uelques fruits pprocha ses gı litude, lai pa ı quels termes Durs à l’amiral terres que tx pouvanle par espérons, dan réservé aux he heur de leurs nèbres et d’an pités. J'espère ne veut pas t’ mort, si tu cr le bien oule n rien à reproch
mmens du cût ı cet ar ‚une di ine bar.
ar pren 1e d’être appelk es deu > longut ès qu’il ent für les re es vils es. If a serril
upes ( ne dei lresses mpéra rtue, it à cel les qu
sines | ne éto {, Sas
ace paraissait mouchetée de vert et de blanc, dans n autre blanche comme du lait , et dans un troiième noire comme de l'encre. On ne peut connaije la cause de ce phénomène.
inlin, après avoir long-temps nav igué entre des chers et des bancs de sable, on jeta l’ancre sur la öte de Cuba, et l’on descendit à terre. On éleva ussitôt sur le rivage un autel où on célébrait office ivin, lorsque l’on vit arriver un vieux cacique, près la cérémonie, pendant laquelle il avait gardé u silence respectueux , il vint présenter à Colomb uelques fruits du pays; puis il s’assit par terre, ipprocha ses genoux de son menton et, dans cette litude, lai parla avec fermeté. Voici à peu près 1 quels termes les interprètes rendirent son disburs à amiral : « En abordant à main armée ces terres que tu ne connaissais pas, tu as jeté l’épouvante parmi nous. Sache cependant que nous espérons, dans une autre vie, un lieu de délices réservé aux hommes pacifiques qui veulent le bonheur de leurs semblables, ainsi qu’un lieu de ténèbres et d’angoisses oùles méchans seront préci- Pitös. J’espere que tu ne feras pas de mal à qui ne veut pas t’en faire, si toutefois tu crois à la mort, si tu crois qu'après cette vie l’on te rendra le bien ou le mal que tu auras fait. Nous n’avons rien à reprocher à l’acte que tu viens d'accomplir; je pense, en effet, que tu n’as pas eu d’autre ins
Vy y ®) %e, é K 7 V AZ 4 Y, I NZ Y DC ze oO <= SE u À oO In =»