IL
tude.des rois outrager la fidélité, des . pis Jones sujets.
M: Honten. — Mon ami, les rois ne soul pas les seuls qui manquent au devoir de la reconnaissance,
Joux. — Mais pourtant , dans une république , de pareilles choses n'existeraicnt pas.
M. Hunren. — À quel gouvernement appartenaïent donc les Thémistocle, les Miltiade, les Aristide et les Socrate , qui étaient la gloire de leurs contemporains ? Mes enfans, je vous l’ai fait observer, et je ne pourrais trop souvent vous le répéter : tout mortel qui se distingue des autres par: l'importance de ses services, se condamne, par cela même , au mépris, à l'envie et à la haine des gens corrompus de son siècle; mais, en retour, il est aimé et révéré de tous ceux qui pensent bien, et, d’un autre côté, la conscience qu'il a du prix de ses actions et des intentions pures qui les ont dirigées, est, pour son cœur, le pius doux des salaires,
CARLA LLLB ARR LRO SRE VOUS ARR LRRR LORS LRRR LD RP QUES SLR 20D
ENTRETIEN Ille,
Takopons. — Qui donc va succéder à Balboa ?
M. Hunrzn. — L'homme que l'on appela à occuper son poste et à gouvesner le Darien, se nom-
dignes
ont pas recon-
blique , pparte-
s Aris- > leurs
Obser-
épéler :
r. l'imar cela >s gens » il est n, et, rix de at dirilaires,
PIZARRE. 128 mait Pedrorias. I] joigaait à une naissance illustre une élégance recherchée dans ses manières ; mais, chez lui, le moral n’était pas en harmonie avec:le mérite extérieur: son âme vile ne s'ouvrait qu'à de honteux détours. On lui confia quinze navires et douze cents soldats pour terminer limportante expédition que Balboa avait entreprise ; presque quinze cents gentilshommes le suivirent. dans son embarcation, comme volontaires, pour partiger la gloire de cette grande conquête : jusqu’à ce: jour, on n'avait pas vu un appareil de eue aussi considérable aux frais de la cour.
Quand cette flotte redoutable entra dans le détroit du Darien, Pedrarias chargea un oflicier, qu’il fit descendre à terre, d'aller apprendre à Ballioa qu'il était déposé, et qu'un nouveau gouverneur venait le remplacer. Chacun croyait voir ce guerrier environné d'une pompe qui aurait répondu à la splendeur de ses hauts faits ; on pensait, de plus, qu'il se révolterait contre les ordres du roi ,.et que même il essaierait de soutenir ses droits par la force des armes; mais ces deux conjectures étaient trompeuses.
Quel fut l'étonnement de chacun, en voyant ce grand homme qu'on croyait maitre de richesses considérables, les épaules couvertes d’une simple veste de coton et chaussé avec de l'écorce nalée, s'occuper, aidé de quelques Indiens, à mettre dos
RÉ ER TE RnQR ARRD En eee
roseaux sur son humble cabane : à peine l'officier voulut-il croire que c'était le célèbre Balboa luimême qu’il voyait dans cet homme, couvert des vêtemens du pauvre et livré à un travail aussi grossier ; mais il le reconnnt bientôt à la noble indifférence avec laquelle il entendit l’ordre injuste que le roi avait lancé contre lui; car quelque singulier que lui parût ce trait d'ingratitude, Balboa déclara sur-le-champ , que lui et ses colons se rendaient respectueusement aux volontés de sa majesté. Vainement ses intrépides soldats, dont le nombre allait jusqu’à quatre cents, grâce au ren- : fort qu’il avait reçu des îles, l’excitèrent-ils à défendre, par la violence, un poste qu'il occupait à si juste titre ; il n’écouta pas leurs prières.
Son présomptucux successeur descendit à terre, Balboa s’avança vers lui dans la posture la plus. respectueuse, et l'assura qu'il était tout prêt à obéir. Ce trait de subordination ne sut pas toucher l’âme de son impitoyable ennemi. Le prélude de ses injustices fut d'arracher à Balboa des trésors qui étaient le juste prix de son courage et des dangers qu'il avait courus: il ajouta à cette dépossession, une amende très forte, pour s'être fait gouverneur de son propre chef, et sans ordre légitime,
On était précisément alors au temps des pluies, saison où, dans ce pays contagieux, s’exhalent dans l'air des vapeurs infectes et malsaines. Les
> injuste que sin-
Balboa s se ren-
lude de trésors.
les danpossesit gougitime, pluies, thalent ». Les
nouveaux débarqués ne furent pas long:temps sans éprouver la maligne influence de la contrée. Cent à la fois succombaient à la maladie, et ceux qui n'en étaient pas atteints étaient bientôt réduits à Ja plus affrcuse misère, par la privation absolue de vivres. Découragés de voir ainsi se détruire un si bel espoir, ils pressèrent le gonverneur d'effectuer, sans retard, leur retour en Espagne. Pour faire cesser leurs plaintes , celui-ci cut recours à un stratagème dont les effets nuisirent autant aux colons qu'aux habitans du pays: il les autorisa à se disperser à volonté dans le milieu des terres, tant pour se procurer des alimens que pour accaparer tout l'or qu'ils verraient briller sur leur passages
Soudain la colonie inonda tout le pays jusqu'aux habitations les plus reculées, dévalisant les indigènes, et leur faisant subir les traitemens les plus cruels : rien ne fut épargné, pas même les districts, avec lesquels Balboa avait conclu des pactes d’alliance. Tous les Européens furent, dès ce jour, exécrés des sauvages, qui n'étaient pas aussi barbares qu'eux, au point qu’ils comparèrent ces cruels malfaiteurs aux animaux les plus voraces et les plus farouches.
C'était avec une douleur bien amère que Balboa voyait arriver tous les jours la destruction de sa colonie, et l'évanouissement de ces beaux projets
126 VOYAGES :ET' CONQUÈÊTES.
qui , nuit et jour, avaient occupé sa pensée. Jusqu'alors , sa grande âme avait tout supporté; mais ces dernières cruautés le révoltèrent enfin. Il se décida’ à faire, à la cour d’Espagne, un rapport détaillé de l’affreuse conduite du gouverneur. Ferdinand ne put faire autrement que de croire à une relation qui portait avec elle l'empreinte de la vérité. Il vit alors qu’il avait destitué un sujet labovieux ct habile, pour faire donner son poste à un simple courtisan, ignorant et novice dans iles affaires. En réparation de ce tort, il fit Balboa sousgouverneur de toutes les terres conquises situées sur la mer du Sud, et enjoignit à Pedrarias de lui prêter main-forte dans toutes ses expéditions, ct de n’en entreprendre aucune sans le consulter,
Pedrarias ne pouvait pas se montrer rebelle aux ordres du roi; mais plus il s'efforçait de cacher sa haïne, plus elle prenait raciné dans son cœur. Au contraire; Balboa, à peine en pied dans les fonctions; jeta , en brave militaire, un généreux oubli sur le passé: tous ses soins furent employés aux préparatifs de l’entreprise qu’il méditait depuis si Jong-temps , pour doter la couronne d'Espagne de la riche conquête des mines du Pérou. Après avoir brisé mille obstacles, il parvint à équiper quatré petits brigantins, et à réunir trois cents hommes pour lés monter.
A l'instant où il allait mettre à la voile pour es-
sée. Jusrté; mais
à rapport eur, Fer-
a iles afoa souss situées
es foncx oubli és aux puis si gne de savoir quatré
)mmes
ur es-
sayor de conquérir, avec cette poignée de soldats , le plus bel empire du Nouveau-Monde, un envoyé de Pedraerias vint lui dire que le gouverneur le sollicitait d'arrêter son départ, et de se rendre dans un lieu qu’il désignait, pour avoir une conférence avec lui. Balboa, qui ne soupçonnait rien, se hâta de satisfaire Pedrari* et se dirigea vers le rendez-vous. À peine y était-il arrivé , que le traître gouverneur le fit charger de chaînes ; cette lâche trahison surprit Balboa: il ne pouvait deviner quelle trame on ourdissait contre lui; mais son incertitude ne fut pas longue. Pedrarias, avide du sang d’un héros qu'il envisageait comme un rival redoutable, instruisit aussitôt son procès. Il l’ac- <cusa d’une conspiration contre l'autorité royale, de nuire à ses intérêts, et de chercher à secouer la subordination qu'il devait àson gouverneur. Des juges vendus au criminel Pedrarias, prononcèrent l'arrêt de mort contre le malheureux Balboa : tous supplièrent l’infâme meurtrier d’épargner les jours d’un héros qu'ils chérissaient tant, et qui était si utile au roi: il méprisa leurs prières, et Balboa eut la tête tranchée en pablic.
Maruias. — C’est horrible!
FenviNand. — Le gouverneur fut certainement assassiné, pour ce crime affreux ?
M. Honren. — Non.
Fenptnand. — Le roi ne fut donc pas instruit de cette cruauté?
M. Hunren. — Il en avait été informé, mais par des personnes qui souhaitaient tout autant le trépas de Balboa que le gouverneur lui-même, et qui avaient su donner à cette atrocité les: couleurs d'une juste condamnation : non seulement l’assassin obtint l'impunité, mais il garda son gouvernement.
Ce tragique événement éloigna encore, pendant quelques années, l'orage qui s’amoncelait sur le Pérou; car le lâche Pedrarias n’osait pas entreprendre une conquête aussi dangereuse, et la mort de Balboa terrorisait tellement les âmes les plus fortes, que personne n’entreprit de s’illustrer par quelque fait éclatant, sous les ordres d’un chef que dévorait l'envie. Aussi on laissa là une entreprise aux préparatifs de laquelle il ne manquait rien, et on recommença le pillage et les cruautés exercés déjà sur les malheureux insulaires du Darien. :
La situation insalubre de Sainte-Marie, et l’envie de se faire une réputation quelconque, décidèrent le gouverneur à solliciter le droit de faire évacuer la colonie, et de la diriger vers la partie occidentale de l’isthme sur les rives de la mer du Sud. Le roi écouta sa demande, et c’est de cette époque que date l'antique Panama, qui, par la suite et pendant long-temps , fut une des plus considérables de l'Amérique ; mais , il y a plus de cent ans , un célèbre corsuire d'Angleterre, appelé Mor-
portät, S dirigeait jusqu'à | répartit véritabl tretenai ridiona cier CO temps Anglai la con améri et la £ finit |
gan , la surprit, et la réduisit en cendres après l’a-
voir pillée. Lorsque plus tard on voulut en jeter les nouveaux fondemens, on pensa qu’il était convenable de la rebâtir dans une position plus favorable, à l'entrée d'un fleuve que les Espagnols appellent Rio grande : telle fut l’origine de la Panama de nos jours.
La première Panama servit long-temps d’entrepôt à toutes les marchandises que l'Europe et l'Amérique méridionale s’expédiaient tour à tour. Les gros commerçans du Pérou, du Chili, etc., faisaient l'envoi de leur or, de leurs perles, de leur cacao et de leur quinquina, pour qu’on les transportât, sur l’isthme, à Porto-Bello par terre, et on dirigeait les marchandises, de la même manière, jusqu’à Panama, pour que, de cet endroit , on les répartit au Pérou et au Chili. Panama était donc véritablement le centre du grand commerce qu’entretenaient entr'elles l’Europe et l'Amérique méridionale espagnole ; et il vous est facile d'apprécier combien alors il y était florissant ; mais les temps sont changés. En occupant la Jamaïque, les Anglais donnèrent une autre tournure aux choses: la contrebande commerciale s'établit sur les côtes américaines, et renversa le monopole d'Espagne, et la guerre de la Succession amena une paix qui finit par l’anéantir,
130 VOYAGKS nr. CONQUÊT Re,
ENTRETIEN IVe.
M. Honren, — Pendant le.
Cours de quelques fut occupé,
d’une Part, à bâtir
CEUX qui s'étaient fixés à Panama
avec Pedrarias, se trouvaient trois hommes remar. quables, qui doivent Césormais fixer notre atten< tion, Le Premier s
UCun principe: ; seau des bois qu tive. Délaissé,
atten« re, le 'erdi- Vait, ‘sors, d’Estion
ne possédant pas la plus légère instruction, et ne récevant jamais le moindre encouragement , il passa tous les jours de sa jeunesse à la garde des troupeaux : doit-on s'étonner que son cœur fût fermé à ces nobles et généreux sentimens d’huma” nité, qui n’y prennent naissance et développement que sous l'influence d’une éducation bien cultivée au premier âge. Pourtant, il ne pouvait vaincre son dégoût pour cette manière de vivre, et, sans connaître ni la lecture ni l'écriture, il rêvait à une plus haute condition: de berger il se fit soldat ; mais, impatient et ambitieux, il attendait avec in. quiétude l’occasion de prendre son rapide essor. Ï1 avait à peine quelques années de service , qû6, séduit par beaucoup d'esprits aclifs de son temps, il dirigea ses désirs brûlans vers la grande scène du Nouveau-Monde : il ne se crut heureux qu'après avoir atteint son projet. Sous les ordres de Balboa, äl débuta par tant de courage dans les circonstances les plus dangereuses, que, tout ignorant qu'il était, on le jugea propre à devenir commandant. Les fatigues ne pouvaient rien sur son corps robuste, Son cœur intrépide et passionné pour la gloire était inaccessible à la peur, et, le premier dé sés compagnons, il volait toujours devant le péril. Tous les ressorts de son âme se mouvaient sans cesse pour réparer, par une aptitude vigilante, l'instruction, qui ne l'avait jamais éclairé. Il ne
VOYAGES gp CONQUÊTES, ire "econnaître en lui un de ces mor tels nés pour Je Commandement et l'exemple de leur siècle,
Obscur et Sans éduca
tion, Alma de chose près, être
gro peut , à peu COmparé à P;
Zarre : en nais.
Sant, il avait. été exp
nim Ja noblesse de ses sentimens, Je ne vous parlerai de Ferdinan lorsque 126 circonstances
Tels étaient les
les plus vils éléme Ils tombèrent d’a
Ces mor.
emple de
ul, à peu en naïis.
norés, et ublique. ane, el, jeux ex- Cquérir ne lui, bité et
ue que
t. Qui
l'empire des Péruviens. Almagro l’assura de lui conduire de temps en temps des munitions, des renforts, des provisions et des alimens. Luque, de son côté, devait se fixer à Panama, afin de s’attirer la confiance du gouverneur, et tenter toutes les manœuvres qui avaient un rapport favorable à leur projet,
Lorsqu'il eut obtenu l'autorisation du gouverneur, Luque, suivi de Pizarre et d'Almagro, entra dans l’église et y dit la messe; puis divisant en trois parts l'hostie qu'il venait de consacrer, il en fit le partage entre lui et ses deux compagnons : c’est ainsi qu'il scella, par un sacrilége, une association qui ne complotait que le massacre et les spoliations. :
Ce ne fut pourtant qu'un seul navire, contenant cent douze hommes, qui composa tout l'appareil de guerre avec lequel Pizarre quitta le golfe de Panama , pour aller conquérir un des empires les plus étendus du Nouvean-Monde.
Afin de suivre notre aventurier, il est utile que nous nous fassions une idée de la côte de cette partie de l'Amérique méridionale. Elle s'étend, comme vous le remarquez, de l’île du Darien jusqu'à la Terre de Fou, qui le limite. Vous n'ignores pas que la contrée la plus voisine, après le Darien, se nomme Terra Firma, ou Tierra Firma,
comme le prononcent les Espagnols. Vient ensuite
es, puisque Jes derniers rs de ces contrées n’en
appelle, alisé, nous l'avons à &ropiques,
ellaniques, a Terre de
Terre de
cause des.
la décou-
s encore ?
ncore les L]
elles ne derniers
ées n’en
on avait ‘’Améri-
atteniifs, mes enfans ? je vous ferai une explication détaillée de ces vents divers, dont le souflle s’étend autour de notre globe.
Tous les ans, et presque sans interruption, un vent régulier et qui ne varie jamais règne, au sein de l'Océan, entre les tropiques, et même quelques. degrés plus loin, au Nord comme au Sud. Ce vent est entièrement est, là où les rayons du soleil sont perpendiculaires à la terre. Plus haut, vers le Nord, contre le tropique du Cancer, il devient nord-est, et sud-est plus bas, au Sud, vers le tropique du Capricorne: il est appelé vent alise. Mais, comme j'en ai déjà fait l'observation, ce vent ne règne qu’en haute mer, et ilse perd tan. tôt à cent, tantôt à trente lieues du continent,
Taéonone. — Je devine maintenant pourquoi on a fait, dans les Antilles, la distinction des îles du Vent , et iles Sous-le-Vent.
M. Hunter. — Explique-nous donc le motif de cette distinction.
Tuéonone. — Les îles du Vent sont probablement aprelées ainsi, parce que les vents alisés étendent leur souflle jusqu'à elles, et les autres
portent le nom d'îles Sous-le-Vent, parce qu'ils ne
soufllent plus avant d'y arriver.
M. Hunren. — Très bien !
.Fanpinann. —— Mais qu'est-ce qui peut produire ce vent alisé ?
nues
» nsgerrrereeerienergrnene terrine rm mur rempart
M. Hunrer, — C'est ce que vous comprendrez bientôt tous, je l'espère. Qu'arrive-t-il Jorsque dans la saison rigoureuse on ouvre la porte d'une chambre où il y a du feu?
Fgnpinanr. — Un air froid y pénètre aussitôt,
M. Hunren. — Et pourquoi ? R
Joux. — C'est comme déjà vous nous l'avez appris, mon père; parce que l'air chaud de cette chambre, se trouvant trop répandu, n'oppose qu’une faible résistance à l'air froid qui s’y introduit vivement dès que la porte se trouve ouverte.
M. Hunrer. — C’est très bien répondre. Maintenant, considérez, mes enfans, que chaque jour l'air d’entre les deux tropiques est un sujet parfait de comparaison. De plus, dans certaine saison lo soleil y verse ses feux tout-à-fait perpendiculairement, et dans une autre un peu moins. L’air qui est entre les deux tropiques doit donc être plus chaud que celui qui est au-delà, et qui ne reçoit les rayons que d’une manière oblique. Or, comme l'air qui est entre les deux tropiques est plus réchauffé , par celte raison il se trouve plus dilaté. Cela posé, l'air plus compacte des environs y pénètre par degrés successifs et non interrompus, et l'équilibre s'y rétablit; mais comme le soleil se meut ou paraît se mouvoir d'Orient en Occident, il faut que des deux côtés des environs l'air y arrive par une double obliquité, je veux dire
prendrez 1 lorsque rte d’une
aussitôt,
us l'avez de cette n'oppose y introouverte.
e. Mainque jour 1jet pare saison
que celui qui y pénètre par le nord doit y parveair en la direction d’un vent du nord-est, et celui qui y vient par le sud en celle d’un vent du sudest ; et là où s'opère le choc de ces deux vents upposés qui se rencontrent, il doit infailliblement résulter un.vent d'est réel de cette jonction.
Joux. — Muis pourquoi ce vent alisé cesse-t-il de soufller en approchant du continent ?
M. Hunren. — Avant que je te réponde, dismoi toi-même pourquoi en été une rivière auprès d'un moulin, semble parfois immobile comme une æau qui dort ?
Joux. — Parce que sans doute les écluses sont alors fermées.
M. Hunter. — C'est par la même cause que le vent alisé ne’souflle plus lorsqu'il arrive près du continent. Ses montagnes, comme des écluses fernées, arrêtent son cours qui se ralentit non seulement près de terre, mais encore bien avant sur Ja mer; effet qui se produit sur la rivière lorsque les écluses sont fermées; car on s'aperçoit de cette suspension du cours, non seulement près de l’écluse, mais encore bien plus haut.
Indépendamment de ces vents alisés appelés aussi vents constans, il en est d’autres encore qui, dans certains pays, ne soufllent qu’à des époques déterminées : ils sont appelés vents périodiques ; parmi ceux-ci, les premiers à se présenter sont
ceux que lés Hollandais nomment mMoussONs ; yet les’ Anglais moussoons.
Tuaéononé.— Qu'est-ce qui diftingue cés'verits?
M: Hunren. — Pendant quelques mois ik soufllént toujours du même côté; ils së calment ensuite quelque tèmps, puis soufilent soudäin dans une autre direction. Ces sortes de vents’ périodiques établissent leur règne: sur les côtes de la Chine et dans plusieurs autres endroits entre les îles orientales Des tourmentes et d’horribles orages résultent souvent de leür chañgement de direction; mais il suffit pour s’en garantir de connaître les mers et les époques où surgissent ces affreuses tempêtes.
Il existe une autre espèce de vents périodiques, ceux-là régulièrement soufflent chaque jour pendant quelques heures seulement. Ces vents règnent le long des côtes du Mexique et sur celles du Congo en Afrique, où soufile constamment pendant le jour un vent de mer que chassé le couchant, et pendant la nuit un vent de terre qui arrivé du levant. Tous les matins, à Saint-Domingue, souffle un vent de mer d’orient , et la nuit un vent de terre du couchant, Un calme parfait y règne toujours au lever de l’aurore et au coucher du soleil.
Une dernière sorte de vents qui soufllent sur notre terre, et qu'on nomme variables, sont ceux
sons’, et
s'vents?
mois ils calmént äin dans s' périos de Ja ntre les orribles ment de antir de rgissent
PISABBE, 159 dent nous avons la connsissanee. Ils règnent tantôt d’ur coté de l'horizon, tantôt de l’autre; ils sont tantôt chands ; tantôt froids, tantôt humides, tantôt secs; muis leurs élémens présentent un doute si vague qu’on ne saurait spécifier leur nature.
BAR VOS LB + LE AL TLULLR AVS VOLS E LRR QULR VOLE LL SLR ARLES SRE V8