‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 3)Chapitre 17 sur 29 · WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEBSTER, N.Y

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284 VOYAGES: BT /CONQUÊTES.

Sotto, s’avancèrent pour saluer l'Inca. Partout, sur son Passage, Pizarre fat accueilli.avec cordialité par Les habitans, Partout les vivres abondaient, et les: prévenances alloient jusqu’à offrir -abondamment de l'or et de l'argent aux chevaux afin d'obtenir leurs bonnes grâces: ils‘avaient remarqué que ces animaux. mâoctiaient. leurs mors ; ils crurent qu'ils se nourrissaiont de métaux. Les Espagnols les laissaient dans leur erreur, et serraient soigneusement ces. sortes ue — Pos offerts aux chevaux.

CnancorTs. -— On peut dni , Fr dés de ces choses que les Incas étaient bien niais et Jes Espagnols rusés et fripons ?: : +:

M. Aunren. —, Il y avait dans les Espagnol plus que de la foutberie, et: c'ést pour cela que l'humanité souffre au récit de ce, que. vous wo savez pas encore. Soyez attentifs au récit de l'histoire.

… Les envoyés de Pisorre svilièrebh: aupres de J'Inès, qui était dans son camp aux environs de Caxamalca. Plusieurs officiers vinrent à leur rencontre, et tin corps d'Indiens-prit: les armés: pour Jeur faire les honneurs. Ayant. des soupçons sur les intentions de cette troupe ;: Sotto s'avança au galop sur le commandant de-cette garde; les Pé- ruviens furent effrayés d'un spectacle si nouveau et si effrayant : ils lMchèrent pied, et leur com-

PISARRE. 185 mandant, restant :seul; alla recevoir avec su ces terribles étrangers. : euh sara nl “te s

ls-furent. pondaits dhes l'Inca, qui des vetat avec. bienveillance. Là ;- deux princesses du sang rôyakleur.sertirent à boire d’une certaine liqueur, et on leur présente, pour s'asseoir, des siéges incrustés en or, Avéc quelle cupidité ne regardèrent: ils pas les meubles.et les ustensiles les. plus ordinaires faits d’or et d'argent ‘quels regrets n’avaient-ils pas de ne Res . y ve leur mains. avides! : a

Ferdipand. usa du: secours de. Philippino pour annoncer. à -l'Inca la. canse de: son ‘entreprise : « Mon maitre, souverain de l'Orient, dit-il, et le » pape, chef de. l'Église des chrétiens, nous : en- » voient pour enlever l'Inca etses sujets à Fge » du dishlé, » :.; :: ;

- Lucen.. — Ce discours dut pre iintligbie pour le bon Inca.

M. Hunrsn..— Vraiment oui ; d'avtant plus que ce langage extravagant fut rendu, par l'interprète, d'une manière encore plus extravagante: ;l'Inca n’y comprit rien, Néanmoins, il leur dit que le lendemain il irait voir leur chef pour savoir par quelles choses il pourrait lui plaire. Les deux députés allèrent rejoindre Pizarre à Caxamalca, où il avait établi, dès son arrivée, son Dhestien dans une maison de l'Inca.

486 VOYAGES. WT CONQUÊTES, fes Péroriens avaient. viiet| btitendu tunt de chôses sur le’ compte des Espegso ; ne savédeit plus qu'en ercire: ‘ Dr rer mines dune des hommes dés êtres d'une'nhbure e dimaire, envuyés pur le Sokefl pbatries mere ily étaient ‘confirmés duns cette croyance par les atourances, souvent renouvèlées, que le but'de leur mission était de les conduire dans 14 voi du bonheur); quelqhofbis ils voyaienten eux des êtres mralfaisans venus pour Jour faire suir des pumitions de leur dieu, qu’ils avaient offensé; car les’ Espagnols commettaient des volset descruautés: L'Inca, poussé par la première de ces suppositions, résolut d'aller: voit ces incroyables étrangers. ‘ Sur ces entrefaites ; on se prépara dé part et d'autro, mais d’une manière différente, à cette visite. Atahualpa prépara un cortége brillant et solennel , sans prendre des: précautions contre les Espagnols ; tandis que Pizarro prit des mesures qui ne paraissaient guère amicales. Ferdinand, Sotto, Benalcazar, commandaient chacun: séparément une partie de la cavalerie, divisée en trois corps; ils étaient postés derrière un viettx mur, et ne devaient en sortir qu’au besoïn. { iétix canons furent braqués devant la cour; es aréhers étaient à côté. Vingt soldats, des plas braves:et des plus aguerris, restèrent auprès’ de lui, ‘lés autres se tinrent dans la cour, formant un corps séparé.

part et \ cette Jant et

contre esures inand, sépa- ‘trois ür, et x carchers et des

autres paré.

PIZANNE, 187 Le jendemain, aux ‘premiers rayons du +

| sous les Pérérvièns se mirent et mouvement po

former la inareke pompouse par laquelle re res voulait honorer les étrangers et leur ivspirer üne hante idée de sa magnificence, Les préparatifs durèrent une grande partie de la journée ; on se mit <n route, mais le mouvement fut si lent, ve fal- Jut plus de quatre heures pour ärriver au lieu con-

venu. L'impatience des Espagnols porta Pitarre,

qui était étonné de cette lenteur, à envoyer un de

ses officiers pour réitérer ses dispositions amicales à l'Inca... Quelle trahison !

Cela n'inspira aucune crainte à Atahualpa; il

| continua: d'aller vers Chxamalcs avec son ihmétite

et magnifique cortége. Un brancard incrasté d'or et d'argent, et garni dé pierres précieuses, loi servait de siége ; autour, étaient des gairlandes de plumes : il était porté par les oficiers les plus illustres de sa cour, Puis venaient les grands dignitaires de l'État portés de la même monière: des deux côtés il y avait des chanteurs et des danseurs; la marche était fermée par une armée de trente mille hommes. |

Eofin il parvint au quartier où étaient les Éspagnols. Telles de douces et innocentes colombes volent au nid d’un vautour cruel, qui les dévore des yeux avant de les avoir dans ses serres, Cependant l'Inca reconnut les préparatifs peu ras-

suvans des Espaguols, et. comme ceux de sa suite en paraisbaient inquiets , illeur dit: « Ne faites pas » dé chagrin à.ces étrangers; tâches: de: nous-les » rendre. a ti Si xquenns ua:

» voyés. de la Divinité,.».: 4 +: :: stimt Dans. ce même momeut; l Didsites sliene k père Vincent. Valvède; s'approche.de F'Inea ; il tenait la croix d'une main et le bréviaire de l'autre ; il lui fit un grand et ridicule discours pour lui expliquer la création avec. tous ses détails, :la faute d'Adafh et la: méchanceté des hommes, . les\souffrances, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, Il parla ensuite de la sainteté et du pourvoir du pape, vicaire de Dicu sur la terre ,.et lui annonça que ce pape, appelé Alexandre VI, avait:donné le N ouyeau-Monde au roi d'Espagne. Alorsilengagea l'Inca à se faire chrétien, à croire quele pape était infaillible; à regerderde roi d'Espagne comme son légitime suzerain, et à s’y soumettre de bon gré et aussitôt, I lui-promit,-du reste, qu’à ces conditions ik conserverait son État, et qu'il scraît protégé contre ses ennemis; que, dans Je cas contraire, on lui déclarerait la guerre au nom du roi d'Espagne, saut - Atahualpa savait se posséder; il écouta paisiblement ce drôle de discours, toui-à-fait inintelligible pour lui, d'autant plus qu'il était mal interprêté par Philippino. Il en saisit assez pourtant

tous les des en-

sa suite aites pas

PIZARBE.. … 189 pour être surpris ; il resta Fais et. répondit ayec ces D #3 pis st sad

‘i vonlait bien, être, Tani et. rai du. roi , d'Espagoe, mpeis qu'il np voulait-point. être son » vassal; que le pape devait être undréled'homme, » do: disposer. ainsi .de ce: qui ne lui appartenait » nullement ; qu'il ne saurait renoncer à son dieu, » dont J'immortalité était évidente, pour. adorer le » dieu des chrétiens, qu'ils ayouaient eux-mêmes » avoir été mis. à mort sur une croix; qu’il ne com » prenait nullement toutes les-anires choses dont A on venait de lui parler, mais que toutefois il dé- » sirerait sayoir comment. ble. ère lui- même les avait » apprises. ,

Lo père montra .le hrésioine. et ait: « «oil le livre qui me les a enseignées. »

L'Inca-prend le:livre, le regarde de tous côtés, le porte à l'oreille , et ayant souri. il.le rejette en prononçant ces, mots : « Votre livre ne me parle » pes. » Le prêtre barbare devient furieux, il se retourne vers les soldats et leur dit ; à grands cris et étouffant de colère : « Chrétiens]! vengeance, » vengeance! Vous l'avez entendu, on méprise » votre Dieu! Allez, tuez ces chiens qi méprisent » la loi du Seigneur. »-

Que pensez-vous, mes pen “riz de ces paroles abominables d'un prêtre ? Rendons grâces à Dieu de ce que nous ne vivons plus dans ces. temps oi

la roligion avait pour ininistres de pareils nrons- | tres! et grâces aux hommes humains qui:, en ce siècle, plés qu'en tout autre, ont tourné tontes tes ressoutces:de leurs lumières et de leur-enten | dement,, pont détraire l'esprit. de ersécutif. et et faire naître — tous les cœurs dt de: tolérance! T

Pizarre sas wrsnde: les piles du bite, doinx aux guerriers l’ordre de l'attaque ; ce n’était pas sans peine qu’il les avait retenus jusqu’alors; il leur tardait dé s'emparer d'une si riche

bouts, les Péruviens.siccombent aux décharges de l'artillerie et de la fusillade, La cavalerie s'élance en même temps, et Pizarre avec son infanterie se lance sur. ceux qui entouraient le roi, Figurez-vous la surprise du malheureux Inca et de ses infortunés sujets. Ces attaques de la cavalerie qui tuait tout , et au même instant le ravage épouvantable des armes à feu , furent autant de choses imprévues qui firent prendre la fuite à tout le monde. Seulement les principaux de la nation firent au roi un rempart de leurs corps. Parmi ceux qui s’enfuirent, la plupart furent tués par les cavaliers ou écrasés par les chevaux.

Au milieu de ce carnage , Pizarre parvint jusqu’au brancard de l’'Inca, saisit avec vivacité ce prince par le bras et l’entratna avec lui dans son

D tés; mia h d'la p proie. Aussitôt, et au bruit des fifres et des tom- à prompt

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crüdl'p plus foi pe sont M “Man horrib M” cette ] butin pond Ils #1 Péru! digie étoff préc ces

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BAYAY CRAN, s9t 4 quuttfer. Les dastruns mfett q ‘éréient exposé joués jours pour: le défenire Tétaiont : morts. : On poutauipit:avot :rnge: cout : qui cherchaiont Jour salut dans Ja: fuite. Un seul né put échapper au massacre. Ces cruautés s’exercèrent jusqu’au déclin du jour; Ta ‘nuit seule y mit un terme. Plus de quatre mille Péruviens, parmi lesquels se trouvaïient beaucoup ‘de femmes; d'enfans'ct de vieillards couvraient la terre de leurs corps ensanglan-

D tés; miais’atituh db letirs meurtriers ne fut atteint ‘4% A dé la plos lé, 8 Cam- à promptitäde d À Iéger froissemmetit 4 la main lorsqu'il saisissait

e blessure; Pizarre ‘seul, par la un’de ses proprés soldats, eut un

l'Inca: Tant que durèrent'ces assassinats, le prêtre . crüél'poussdit les Espagnols à à rage : «Frappez plus ‘fort , leur’ disait-il, les pe que dugé vs ñe sont pas assez déngeréuxis

Man. How, -— 0 Li Does nid le Munre horrible?" |

M Hvuwren. :— Pour ajouter aux horreurs de cette journée sanglante; les Espagnols, après avoir butîné sur:le théâtre de leurs crimes, se livrèrent pendant la nuit aux débauclies les plas honteuses. Ils s’installèrént lé lendemain dans le camp des Péruviens, où ils ramassèrent ane quantité prodigieuse d'or et d'argent, deë meubles et des étoflés de tout geuré. La valeur de tant d'objets piécieux surpassa de beaucoup l'espoir dt de ces brigands.

… Mais aujonrd'hui je.ne. vous parlerai pas davantage des atrocités que 'commirent ces abominables RE men np ne. ms en ris qe sé

anieeammnnerse annees CAR SARL LAD x 4} *

ENTRETIEN x.

hs remarané sur le visage de ses jeunes : auditeurs une émotion pénible : au récit du mâssacre horrible que; les Espagnols avaient faits. dans le camp des infortunés Péruviens, M. Hunter ne savait pas s’il devait. reprendre Je fil de son histoire, lorsque: l'un a eux (Frédéric )- s’écria. : l'horreur me saisit encore, pape, aû souvenir des cruautés dont tu nous entretins hier, En vérité, mon sommeil en était agité cote nuit ; les Espagnols m’apparaissaient , affamés d'or et de victimes, et fou- Jant aux pieds les corps palpitans des Péruviens.

FeRDINAND; — Si je voyais qu'il eut résulté quelque, profit des crimes de. ces misérables, du moins je me consolerais un peu, ::;, …..

M. Hunren. — Ce massacre immense: nous. a ouvert les trésors du Pérou, avantage qui, peutêtre, a.été plus dangereux qu'utile aux Eyropéens ; mais, les Espagnols, en s’avançant .dans,ce pays, ont doté l’Ancien-Monde de deux produits. naturels très importans qu’il ne connaissait pas, les

nes audssacre dans le ne Saistoire

Ant à FAR Rad 2 7 n7 1495 ommes, de terre elle, quinqnina; A Dieu na plaise pod je, ue $ ces deux prodaits pré- : Sipus comme une compensation des atrpçités; com mises gt dusang versé. On pouvait se les proqurer ‘’avec, une quantité d’autres sans répandre le. masgagre dans la malheureuse patrie. des Péraviens. Hérni, — Les pommes. de ter spé Sont. same arri ivées.du Pérour | #

w Hunter. = Elles nous sont parvenues de la Virginie: mas. le Péron ft principalement les fertiles. contrées de Quito, sont les terrains où; elles 8 line le mieux. C’ est. de ces endroits. que, les Européçns en- ont fait le:transpprt dans les.autres pa a de T'Amérique et.de là chez nous, ab st 2. dit de. combien de. guérisons ne. sont pas rode-

wabl es, au quinguina des; malades, atteints. de la Gèvhe combie en de corps faibles et Janguissans ne qui qnecil s pis dû enr. nouvelle vigueur. Il est donc vrai que même les crimes, ,0nt. quelquefois, des <opséqnences, favorables. à l'humanité!

pris — ie AR comment croit-il?

br he uh peu à.nos A mais. il nous

devient précier x par son écorce. Autrefois il. valais

en, France treis gente francs la:livre…. fl IL, 9

| 194 VOYAGES ET "CoNQuÊTES, :Gonhad. L/Ah !'sij ‘je pa pu ane nie qui en tes pleiné 1)“ ME Howren. Quel aVüntage en retirerais-tu ?

‘CFA: "1 guérison‘de tout 18 “onde, sans intérêt.

M. Hviréal = Voïlh un ape dœûr; maiÿ re- ‘prenons”notre histoire.

Le malheureux Atah Gal ait tombé entre les mains de Pizarre. L'étonnement fut sans doute le premier sentiment qui dut l'occupér en se voyant la victime d’uné’trahison aussi noire, mäis ensüîte il dut éprouver une douleur bién vive de voir sa ‘puissance sûbitement détruite. Mais toute inquié. tude ne l'einpécha pas d'approfondir lèur caractère et de chercher comment il pourrait adôucir

la férocité de ‘ces malfaiteurs. 11 ne tarda Xi à

comprendre que l'or était le prémier mobi leur âme, et cette’ remarque ui servit à méditer le plan de sa délivrance.

La chambre qui'le reténaît éptif avait vingt deux pieds de longueur sur'ure largeur de seize. Il offrit en échangé de sa liberté dé la remplir de vases d’or jasqu’à la hauteur qué, debout, sa maîn pourrait atteindre. Les Espagnols cupides furent ravis de la proposition. Pizarre marqua sur le thur lahauteur convenue, et l'Inca dépêtha des messagers à Cusco, Quito et autres contrées, avec | l'ordre de recueillir cétte rançon. De tous côtés

l'insati:

pour. ce d'où, on lieues presqu zarre:.c vaincra de teni témoig:

dans l'i douter, voire p otage 1 rous fe tenier Varco, que. se:

d'égard «À fireat-r tahualp

qui en

is-tu ?

, sans

aig re-

tre les oute le voyant nsüite

1 MEABRE ;, (1495

l'or fat apporté en: quantité , et Tespeir de se procurer. bientôs la Kiberté. de leur prince, .défopdit aux, crédules Péruviens. de prendre le, soin, d’expulser. 088 déhontés spolisteurs, qui, malgré. leurs

| procédés infâmes, ne rougissaient pas de se -pro-

duire par petites troupes. dans la centrée. .

L'or pourtant n'arrivait pas, assez wife satisfaire - V ‘insatiable anidité des Espagnols. L'Inca alléguait pour. ce retard: la distance considérable .des lieux d’où on devait l’apporter,; que-Cusco.était à. cent lieues de. Caxamalca,.et présentait des. chemins presque impraticables. Il ft la proposition à Pizarre d'y expédier deux Espagnols, qui se convaiacraient par eux-mêmes qu'il était dans le cas de tenir: sa promesse. Comme il remarqua qu’on témoignait quelque crainte de pénétrer trop avant dans l’intérieur de la contrée,.s Qu'avez-vous à redouter, leur dit-il en souriant, ne suis-je pas en votre pouvoir,ayec ma femmp.et.mes-enfans? cet otage n'est-il pas, pour.vous une.sûreté qu’on ne Fous fera aucune .offense? » Setto se proposa pour tenter ce voyage ayec.un. seul. Espagnol, appelé Varco, et l'Inca leur offrit une de ses Litières pour que..ses. He osé pour eux pus: de soins et d'égards.. VA ON 4ioiHe

À douze Jieues . à in, Eès de Loxsmelos. is firent. rençontro d’un petit. corps de troupes d’Atahualpa, qui.amenait Huascar, son. frère et son

captif. Ce dernier ayant’ ‘appris quels ‘étaient les 'persotinages qui étañent’ dans la litière , témoigna le last de lèur adresser la parole, ‘et on lui en “laissa le loisir." T1 leur fit le tableau des fnjustes -perséeutions'de soi frère, et réclama leur protection pour la défénse de ses droits ; et sur’ le détail qu’on dui-fit de la rançon que son frère s'était engagé de fournit, il promit aux Espagnols trois fois

pus de vases d’or s'ils lui accordaient leur appui, ë

‘et s'ingagea à remplir entièrement de trésors la ‘charbre où Atahualpa n'avait promis d'atteindre

-qu’une certaine hauteur. «Ge dernier, &it-il, pour |

remplir son engagement, sera contraint de dénuer les témples de Cusco; moi j'ai à ma disposition

toutes les pierres précienses et les richesses de

ton père.s On assure en effet qu’il avait caché en

-terre d'immenses trésors, et fait: assassiner ceux à |

qui‘ik avait-confié ce soin, pour que ce secret ne parvint jamais:aux oreilles d'Atahualpa.

. Les deux Espagnol craignirent pourtant de ne pas exécuter les ordres de Pizarre, et poursuivirent

‘leur -mérche. Maïs les soldats qui. conduisaicnt |

Huascar, ‘ayant donné à: ‘Son ‘frère ‘des nouvelles déco qui s'était passé; écluiei rédéuta qu'ane aussi magnifique proposition ne séduistt Je chef

‘espagnol avant sa délivrance; aussi pour ne pos | perdre à la fois et sa puissance et sa liberté , il À

donna ordre secret de tuer Huascai, L'histoire

tatior eux-] corai teurs quoi regai bles Si

à dénuer sposition hésses de caché en

r ceux à |

ecret ne

nt de ne suivirent duisaient } Louvelles

| qu'üne Re chef

"ne pas À berté , il À ‘histoire

+ PIZABAB, #1 707 197:

rapporte qu'en expirant, la victime dit. d'un, ton fermé!:.« Mon: règne. a été couré ;: mais. celui de. »'Fassassin qui, quoique mon'sujet, :sacrifie mes »'jours à ses caprices, n'aura pas plus de durée. »

: Sotto.et Varco cependant s’avançaient dans les, terres. Partout ils étaient reçus des Péruviens ayec les preuves les plus: touchantes de: bienveillance et de respect; les dieux et les souverains du pays n'étaient pas entourés de plus d'hommages, Ils touchèrent enfin au terme de leur route. Il serait difficile d'exprimer la surprise qu'ils éprouyèrent en voyant l'oret l'argent dont la maison de l'Inca et le temple du Soleil étaient remplis. À cet aspect, la soif de l'or embrasa tellement lear cœur, qu'ils portèrent leurs sacriléges désirs jusqu'à insister pour qu’on dépouillât l'asile sacré de la divinité, Les Péruviens eurent horreur de cette exécrable proposition, et leur firent entendre qu’il.n’était pas utile de commettre un crime semblable pour donner la rançon convenue ; mais leurs représentations furent inutiles : les Espagnols dépouillèrent eux-mêmes Îles temples des lames d'or qui les décoraient, et l'effroi que cette poignée de malfriteurs avait inspiré à cette nation était si grand, quo les Péruviens, plongés dans la consternation, regardèrent avec terreur, ct en silence, ces horribles spoliations,. :

Sur ces entrefaites , le quartier -général reçut Ja

"108: VOYAGES BP ICONQUÊTES.

nouvel qu'Almagro ‘revenait avee de pissans setours, et qu'it avait été mouiller à Suint-Miehel. Dans la crainte que les nouveaux déberqués n'exigeassent une pertion égale des trésors qu'on avait ramassés, On! résolut de les répartir sans délai, quoïqu’on n’eût'pas encore retu la rançon totale de l'or dont l'Inca s'étéit rendu débiteur, Ainsi, après avoir soustrait du partage quelques uns des vases travaillés avec plus de richesse pour en faire un présent à l’empereur, tout le reste fut fondu en Jingoté, afin que la répartition fütplus ‘exacte : la prière fat. le prélude de’cette opération.

‘Selon l'usage, on réserva un cinquième dû butin pour les 'drbits de l’empereur. :Almagro ent cent mille piastres; Pizarre, ses frères et les autres officiers, reçurent une valeur proportionnée à leur grade : ce qui restait procura huit mille piastres une piastre vaut cinq francs de notre monnaie) à chaque cavalier, et quatre mille à chaque fantassin ; ces sommes montèrent plus haut, si l'on en croit quelques historiens.

Almagro, avec sa troupe, était arrivé à Caxamalca. Quoique la portion de butin qu'on ‘avait réscrvée pour lui et ses gens fût splendide en elle- “même, Jui ct ses compagnons ne purent s’empécher dé témoigner un mécontentement jaloux en voyant Pizarre garder, pour lui et les siens, le lot ‘le plüs contidérable de ce prodigieux butin, et

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