‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme] (volume 3)Chapitre 20 sur 29 · ENTRETIEN XV · texte numérisé non relu

ENTRETIEN XV

M: Huwren. — Enfin Altnagro était parvenu au Chili, qu'il avait trouvé excellent ; mais il ne trouva pas les habitins de ce beau pays anssi simples et aussi patiens que eeux: du Pérou: La mation était guerrière et: ne peratssait gaère dispésée h subir }e joug. Les habitans étéient Hiardis, fièrs et vigoureux. Le prémier aspect d'mne armés européenne et les cflèts des armes à feu les sur: prirent; mais ils s'enhardirent et résistèrent avec auddce: aux: Espagnols A chaque combat: ils avaient le dessous; et cola les rendait plus opinié-

son'tra-

‘venu au is il ne ÿs aussi érou: La 1ère dist hHardis, 16 arthés les sur: ent avec nbat: ils } opinié-

|: 0RRARRE. x 928 tres, À, ces, malheurs, vins se joindre: eab;:censpiration ourdie comire, Almagro par l’exécrable Phi: Lppino ; il renonça monmientanément à ses projets de ceaguête, at: retouina dans le Pérou. |

FunDiNanDe sie ever de la part de Philippine 1.

M Eonres. — ms reçut le prix de é son sétion. Voici quelle fut sa fin: Voyant que son action était découverte, il voulut fuir; mais arrêté et convainen de son crime , il fut écartelé.

Lorsqu'il futiprès de mourir, il avoua que ses mensonges étaient: la seule cause de la mort d'Atahualpa. Gette action seule aurait mérité la peine à laquelle il fut condamné,

Fæapinaxe. — Voilà donc encore un brigand justement: puni de sa participation à l’assassinat de l'infortuné Atahualpa !

M. Hunren, — Tous seront punis; attendez.

Lorsque setté conspiration fut connneet punie, iso présenta au Pérou un:événement: aussi déplorable, qui hôta le retaur d'Almagro. -Il apprit que l'inça Monaco, aidé de son peuple, voulait secouer Je jong ittolérable des Espagnols, et que tout était en: désordre, Écautéz comment:fut formé et mûri co:térrible dessein,

Almagro étant-parti, on: arrêta l'Ina, et sous un vain prétexte on le garda dans les fers:comme un malfaïsur. Piarre, le -gouverneut ; fit: un

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voyage à Lima , sa nouvelle ville ; il partit afec-ur <orps de troupes. Il devait rester peu de soldats dans la capitale, car d’après son ordre ils devaient, pendant son:absence, faire des incursions ‘dans les provinces qui n'étaient pas’: éncore tout: à - fait soumises à l'Espagne. Le prisonnier trompa la surveillance active de ses gardiens ,.et fit savoir à quelques chefs de l'État quelle était sa‘triste position.

Ils connaissaient depuis ét les melgues de leur patrie ; toutefois il leur était très difficile dé se réunir, étant dispersés dans les montagnes, et dès lors commeut se rallier sous un. drapeau commun ? On était prêt à tous les sacrifices pour délivrer l'Inca et la patrie. Les cruautés dont le prince était victime augmentaient de tous cie l'exaspération.

A cette époque reparut Ferdinand Pirarié, , Qui, de retour d'Espagne, allait rejoindre ses frères Juüan.et Gonzalès à Cusco. Plus humain que ses proches , il se fit un devoir de soulager de son mieux la misère du prisonnier. L'Inca , touché de ses bons procédés, eut confiance en lui, .et0sa solliciter la faveur d'assister à une fête solennelle qui, tous les ans, était célébrée à quelques lieues de Cusco. Ayant été autorisé à s'y nn » ilsortit de prison. |

Alors les hommes notables dé la nation » YOU

ui, frères ue ses le son hé de st/Dsa nnelle lieues il sor-

vous

PIZARRE. 325 lant véparer la honte d’avoir supporté si patiemment le despotisme dos étrangers, voulurent recouvrer la liberté et secouer le joug de la tyrannie; On leva l’étendart, et aussitôt tout le Pérou fut en armes. Tous les Espagnols qui, détachés par petits corps, se trouvaient dans les provinces, furent: impitoyablement massacrés. De toutes parts il venait des hommes qui demandaient vengeance. En peu de temps, Manco , à ce que disent les historiens espagnols, marcha contre Cusco avec deux cent mille hommes , et en fit marcher autant contre Lima, afin d’ pe ces deux villes en même temps.

Les trois Pizarre étaient à Cusco lens Manco l’attaqaa ; ils n’avaient que cent soixante-dix Espagnols : ils pouvaient: donc opposer un homme contre mille. À la première attaque, on tua Juan, le plus humain des Pizarre.

.: On serre, de toutes parts, Lima et Gusco;: on coupa les communications des de U et cela augmenta leur embarras.

Dès les premières hosiilités, on avait tué six cents Espagnols. Les habitans du Pérou voulaient les imiter dans l'art de faire la, guerre; ils prehaïient leurs chevaux, serraient leurs rangs à leur manière, maniaient la lance, le sabre et le bouclier qu'ils leur prenaient ; ils osèrent même tirer dés coups do fusils. Plusicure chefs, et J'Inca lui-

méme, montaient des, chevaux: qu'on: leur avait prie. Les Pérnviens imitaient fort mal l'urt: mili-

taire espagnol; cenendant, cela contribua puis- |

saraineni à-augmenter la supérionité qu'ils avaient déjà, par leur nombre, sur les bandes espagnoles.

La position des Espagnols s’aggravait toujours. Manco s'empara d’une partie-de la ville de Gusco, et refoula les Pizarre dansun quartier où ils voulaient se soutenir. Les communications de Lima à Gusco étaient parfaitement. interceptées :: aussi les deux Pisarre firent de vains: efforts pour avoir des nouvelles de leur. frère, et tout:cela rendait leur position plus pénible. Le gouverneur était néanmoins beaucoup plus à son aise: il était près dela:mer, et par ce: moyen, il avait quelquelois des recrues qui venaient de Paname ; au lieu de diminuer, ses forces angmentaient.

Il renvoya ses vaisseaux afin dé mettre:ses soldats dans la nécessité, de vaincre ou de mourir. En même temps, pour voler au secours de 508 frères de Cusco, il faisait partir un petit détachement sous la conduite de quelques braves ofliciers, ek cela, à. mesure, que de: noureaux renforts iui arrivaient. Mois quelle: eût été sa conetermation, s'il eût appris chaque fois le sort qu'avait essuyé s08 compagnons d'armes ! Son cousin, don Diègue Pisarre,; qu'il avait envoyé à la tôte de soixentedix cavaliers, fat surpris dans un défilé et mas-

enP avait urt, miliue puis. | savaient | gnoles.

oujours, e Gusco, ils Vou- > Lima à %. aussi uravoir : rendait r était ait près efois

lieu de

ses sol Rourir, de 08

PIFARRE. 237 sacré: avec tous ses:soldats jusqu'au: dernier: Gonzalg de Tapia, autre officier, commandant quatrevingtshommes, éprouva le même sort. Après:eux, Morgoveyco et Gayÿete, étant détachés également: avec un petit corps d'armée, ne purent éviter une pareille destinée. Ainsi, plus de trois cents Espagnols périrent, sams qu’un seul échappât pour apprendre aux autres les désastres dont ils avaient été victimes.

Cependant le gouverneur Pizarre, au moyen d'un renfort que lui avait amené Alphonse de Akvarado , frère du commandant , que nous connaissons déjà , se vit enfin à même de se montrer en vase camipagne , et de faire facn à l'ennemi. Metéant.à l'instant cet avantage à profit, il fit une vigoureuse sortie, et battit complétement les Péruviens, qu'il poursuivit jusque dass les montagnes. Mais sa présence était indispensable à Lima ; il se vit forcé de confier la délivrance de ses frères, dont le sort était encore pour lui un secret péaible, à ce même Alvarado, qui, par son arrivée, l'avait sauvé lui-même.

Ce dernier, en conséquence, se dirigea nr C co avec trois cents hommes qui furent joints, pen àpeu, par deux cents autres.

Les Péruviens voulurent les couper, mais ils ne réussirent pas ; il eut le bonheur de leur échapper,

et courut secourir ses deux frères qui étaient à ” dernière extrémité.

Mais avant son arrivée à Enoed; un évédetiasit que nul de vous ne prévotrait, avait changé la scène, et que je vous raconterai avant d'aller plus avant,

Almagro, revenant da Chili, se dirigea vers Cusco, ignorant ce qui y était arrivé pendant son absence. Dans sa route, on lui remit la patente royale par laquelle lui était attribué le gouvernement des contrées situées au sud, au-delà des limites du gouvernement de Pizarre. Réfléchissant sur le contenu de ce titre, il était persuadé que la volonté de l'empereur était que la ville de Cusco fût enclavée dans son gouvernement et non dans celui de Pizarre : il résolut donc de s’en rendre maître, et de soutenir ses droits.

En approcbant de cette ville, quelle fut sa sur prise, lorsqu'il apprit que le tiers avait été la proie des flammes, que Manco possédait un autre tiers, et qu’enfin le dernier tiers était bien encore entre les mains de Pizarre, mais qu'il était sur le point d'être enlevé par les Péruviens. Les circonstances de cet événement lui étaient inconnues; il ralentit sa marche, en attendant d’avoir des rensei-

gnemiens à ce sujet, et s avança avec plus de prudence.

Les deux partis entrèrent en pourparlers avec ui pour le gagner et 6btenir son secours." L'Incr sentait tous les avantages de son alliance avec lui, et les Pizarre n’ignoraient pas qu'ils seraient perdus s’il se joignait à leurs adversaires. Il exigeait que ses droits sur Cusco fussent reconnus, et que la ville lui fât remise ; mais cette condition répugnait autant à l’Inca qu'à Pizarre. Enfin le premier, n’espérant plus de le faire désister de ses prétentions, rompit les négociations, et résolut de s'en rapporter au sort des armes ; maïs le nombre fut forcé encore de céder à la discipline européenne : Manco fut battu, et obligé d'abandonner le siége de Cusco; ilse sauva dans les montagnes.

ENTRETIEN XVIe.

M. Hunren, — Les Espagnols étaient seuls alors en guerre les uns avec les autres. Almagro persistait dans ses exigences, et les, Pizarre dans lcur refus. .obstiné. Almagro s'était. avancé jusqu'aux portes de la ville. Comme il avait toujours fait ‘preuve de bonne foi, de franchise et de grandeur d’ânie, il avait gagné l'affection des troupes, au point que, le préférant aux durs et rusés Pizarre,

elles se nangbrent en grande partie de.son-côté, Giestiainsi. qu'il fut. à:même de surprendre. Gusco pendant une nuit. Cette attaque, à laquelle -en était loin de s'attendre, fut si promptement exécu- 4ée, que, lorsque les Pizarre s'en aperçurent, Al. magro:se trouvait déjà, avec ses soldats, en face de:leur,maison, dans laquelle ÿs.se barricadènent. Sommés de se rendre, ils :se défendirent avec :le courage et le sang-froid qui les caracténisaient, jusqu'à ce qu'enfin, leurs fonces étant épuisées, ils se virent forcés de se-nésigner à leur sort. Faits prisonniers sans conditions, ils furent-mis en lieu de sûreté. |

Cependant Alvarado, qui n'avait aucune conpaissance de ce qui venait de se passer à Cusco, parut avec ses troupes devant cette capitale; pour s’y rendre, il n'avait plus qu'une rivière à traverser.

Maïs quelle fut sa surprise de voir les Espagnols, qui occupaient la rive opposée, se préparer à lo recevoir en ennemi! Il ne concevait rien à ces démonstrations hostiles. Ce fat-Almagro lai-même, qui, cherchant à le gagner, le mit au courant des événemens ; il tenta-en vain de Jui faire abandonner'la cause de Pizarre et d'embrasser Ja sienne; en vain , pour'le décider , il lui fit des présens et.les promesses les plus séduisantes, tout fut inutile:: le fidèle ‘Alvarado:se montra incorruptible,.et.rien ne put changer’ses résolutions...

t. Faits en lieu

Je con-

Cusco,

>; pour verser, agnols, er à lo 1 à ces même, ant des ndonine;-en ét les ile:: Je en ne

On est heureux , n'est-ce pas , mes enfans, de trouver de: pareilles ‘actions parmi ‘tant d'autres dont l'humanité doit gémir !

Mais de nouveaux traîtres vont phoatirer: ‘sur cle scène. Il se trouvait dans l'armée d'Alvarado an officier , qui, soit par soif d'argent , soit par eni-

mosité centre les Pizarre, était prêt à trahir son

général, Il-séduisit plasieurs de ses camarades, et en fit les complices-de saihonte. Il s’entendit avec Almagro de telle manière que, pendant une nuit, Alvarado se ‘trouva tout-à-coup prisonnier au mikiea de l’armée ennemié‘qui-s’était emparée du camp. On avait poussé Ja précaütion ‘jusqu’à môttre de côté ses armes et celles de ses plus chauds partisans, afin qu'ils fussent tout-à-fait incapables de résister. Comme la plus gronde partie des troupes d'Alvarado était dans leicomplot, le reste dut'céder-au nombre; ils se rendirent ‘et on les‘emmena à Gusco. :

: Cuances.— Comment Almagro se comporta-t-it ‘envers ses prisonhiers ? Sans coue il ne pi point les Pizarre? 14

M. Hunren, — Co que j'ai à vous répondre vous réconciliera, j'aime à le croire, avec le caractère d'Almagro : d’abord il délibéra avec ses intimes amis sur lo sort qui étaît réservé à leurs prisonniers, Les plus déterminés d'entre eux décidèrent unanimement que les Pizarre , Alvarado et leurs

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