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| rent?
douce Ar taltesse mable ‘mème k “les ac “que a ‘diens plus l c'est “les m Le et ‘ce qu
1ols dans ntervalle, :
touer le le débar-.
| désespé.
qu’à leur rd de la ait ce naux pieds eur chef.
re.
ndre plus
ndonner *
précaurrès de la ammené, réserver.
y chaloule ramer
1e du re- ’aide de lébris du
: Guakas Espa-
s purent
; sauver des flots, le transportèrent à terre , et Gua-
kanahari plaça sous sa garde spéciale tous ces ob-
© jets dans un endroit qui touchait au lieu de sa rési- . dence, pour donner le temps d’apprèter les maisons qui devaient les renfermer.
* 11 disposa même des Indiens armés qui se placè-
! rent près de ce lieu pour le rendre plus sûr; mais
tant de précautions devenaient -1perflues. Les su-
L jets du monarque rw’étaien. :asr ‘ns sensibles qu” * lui aux infortunes des blancs , et ne songeaient pas
à les rendre plus cruelles, en leur arrachant les & tristes débris qui leur restaient.
% En adressant le récit de son naufrage à la cour d'Espagne, Colomb trace l’affabilité de ces Indiens lavec les couleurs les plus favorables. Ils sont, dit-il, si tranquilles , si obligeans et d’une humeur si douce, que je puis, avec raison, cerlifier à vos altesses sde n’est aucun peuple sur terre plus aimable qu'eux. Ils aiment les autres autant qu’eux-
| fmêmes : une grace touchante et un sourire amical
les accompagnent partout ; ils servent leur monarque avec la soleunité la plus respectueuse. Ces In- \diens sont doués d’une prodigieuse mémoire ; le plus léger souvenir ne pourrait leur échapper ; et
c’est vraiment une chose admirable de voir toutes “4 Q Q
4 les mesures qu’ils prennent pour découvrir les caure et les effets de toutes leurs observations , ou de
ce qu’on veut leur apprendre.
Guakanahari ayant appris jusqu’à quel point l’or flattait les Européens , il leur fit présent, pour les indemniser de leur naufrage , de plusieurs plaques de ce métal , en leur promettant d’en faire apporter un plus grand nombre d’un lieu qu'il nommait Cibao. Plusieurs Indiens se firent aussi un véritable plaisir de céder leur or pour des colifichets d’Europe. Un d’eux, qui en tenait un morceau assez considérable dans sa main, tendit l’autre vers un Espagnol qui lui fit cadeau d’une sonnette ; l’Indien , joyeux , laissa tomber tout son or à terre, et, comme un voleur , se mit à fuir avee rapidité, croyant que le blanc était dupe de Lui |
Colomb était toujours inquiet et rêveur. On n’entendait plus parler du traître Pingo. Il lui restait seulement un navire peu spacieux-et dont.la solidité n’était pas à toute épreuve. Ce navire ne pouvait pas recevoir tout son équipage ; ileùt, d’ailleurs, été téméraire de s’en servir pour une route aussi lointaine que celle d’Espagne. Quel moyen prendre dans un aussi cruel embarras ?
Après de sages réflexions , il résolut de laisser une partie des siens: dans l’ile comme des colons, ct, avec le reste de ses gens, de braver tous les périls , et mettre à la voile vers l'Espagne, où il offrirait un détail précis de tout ce qu'il avait découvert. Ce projet fut approuvé de tous , et , à l’instant même, un nombre suffisant d'Espagnols se
Bo
int l’or pour les plaques apporter Lommait réritable ls d’Eu- \u assez vers un e; l'Inà terre, rapidité ,
On n’eni restait a solidité pouvait ailleurs , te aussi prendre
» laisser colons, tous les >, Où il vait déà l’insrnols se
CHKISTOPHE COi.0MB. 59
présenta pour rester. Guakanahari , loin de désanprouver cette entreprise , était joyeux de voir quelques uns de ces nobles inconnus se déterminer à
habiter son île, où désormais lui et ses vassaux Wauraient plus rien à redouterde leurs ennemis. Les Garaïbes, peuple farouche et cruel, qui occupaient Plusieurs îles du côté du sud-est , venaient souvent es attaquer. Presque sans défense , les faibles In-.
‘iens cherchaieut alors un abri dans les montagnes.
4 L’amiral l'assura de sa protection, et pour que le monarque püt se faire une idée des manœuvres ilitaires d'Europe , il fit exécuter quelques. mou-
Memens de troupe : cela parut merveilleux aux
ndiens ; mais lorsque l'artillerie se fit entendre , nc telle épouvante s’empara d’eux, ils en furent Milement étourdis , qu’ils tombèrent tous sur la Brre , et se couvrirent la tête des deux mains. Comb les tranquillisa et promit au cacique, qui lui- Béme en fut ébranlé , de n’employer ces foudres que pour repousser les féroces Caraïbes. Pour lui Pire mieux comprendre les terribles effets que proisaient les canons , il dressa, contre le vaisseau nr une pièce chargée d’un boulet, et mit le
à la mèche. Le boulet traversa le navire, et @hacun put s’apercevoir qu’il tombait dans l’eau du @ôté opposé. À peine pourrait-on comprendre l’ex- Pse dans laquelle se trouva le cacique ; il retourna qhez lui livré aux réflexions les plus sérieuses, et
dans la ferme croyance que ces inconnus avaient pris naissance aux cieux , et que cet avantage mettait en leurs mains la foudre céleste.
On passa quelques jours à la construction d’un ‘#
fort. Les Indiens partagèrent ce travail avec les Espagnols. Les malheureux! ils ne soupçonnaient pas qu’ils forgeaient eux-mêmes des chaînes dont le poids les accablerait u" jour.
Toutes les fois que Colomb descendit à terre, Guakanaharile combla de mille honneurs, auxquels l'amiral avait toujours répondu avec générosité.
Un jour, le cacique le reçut ayant un diadème d’or sur la tête, et le conduisit dans une maison où tout respirait la propreté. Là , il ôta ce diadème et le posa avec respect sur la tête de l’amiral. Celui. ## ci, reconnaissant , Ôta de son cou un collier garni de petites perles , qu'il portait habituellement, et lattacha à celui du monarque ; de plus, il se dégarnit d’un habit précieux dont il s’était paré ce jour-là, et en vêtit lui-même Guakanahari : il mit à son doigt un anneau d'argent et lui fit chausser des bottines de couleur rouge qu'il avait envoyé chercher. Ces honneurs réciproques furent le garant d’une alliance amicale qui fut conclue entre eux.
Dix jours suffisent pour terminer leur fortifica tion. Colomb choisit. ensuite trènte-huit de ses 4 . Compagnons qui manifestaient le désir de rester
dans l'ile et: nomma Diégo d'Arada commandant k.
s avaient tage met-
tion d’un
ayec les ‘onnaient es dont le
à terre, auxquels srosité.
| diadème ne maison e diadème
ral. Celui
lier garni ment, el se dégare jour-là, ait à son usser des royé cherle garant tre eux.
fortificait de ses de rester amandant
à e cette petite garnison. Il prescrivit une entière pe à tout ce que cet officier ordonnerait, et denjoignit à tout le monde de ne rien négliger pour Æntretenir la bonne harmonie qui existait entre les fujets de Guakanahari , et pour apprendre la lanfuc de ces insulaires. L'endroit où il les laissa fut r lui nommé Navidad. Le 4 janvier 1495, l'amiral appareilla pour reourner en Espagne, et fut salué par les acclama- Mions des Indiens et des Espagnols qui restaient dans l'ile.
W Il craignait que Pinzo ne fût déjà parti pour l’Eu- Hope, et qu'il n’y annonçât le premier la grande écouverte qui venait d’être faite ; il craignait, en utre, que ce traître ne le calomniät auprès du roi Espagne.
4 Pour prouver, aux yeux d’une cour défiante, la Mérité du compte qu’il avait à lui rendre, et empé- @her qu’on ne révoquat en doute aucune de ses as- Sertions , l'amiral fit embarquer des échantillons fe tout ce qu’il avait rencontré de précieux dans les Æontrées dont il avait fait la découverte. Parmi les productions du Nouveau-Monde, l'or occupait le Premier rang. Il avait embarqué avec lui un certain ombre de naturels de chaque île où il était descen- Qu; de plus, il s'était muni de quantité d'oiseaux Ænconnus en Éurope, etde toutessortes d'objetsrares et curieux, naturels et artificiels, recueillis sur ces
62 VOYAGES ET CONOUËTES.
terres ignorées. Se dirigeant vers l’est, il commen: par longer les côtes de l'ile espagnole, pour en explo. 4 rer, chemin faisant, plusieurs autres parties. Vingt. * quatre heures après son départ, quelque chose res semblant à un vaisseau lui apparut au loin ; à l’ins. tant il gouverne dans cette direction , et retrouve, contre son attente agréablement trompée, le vais seau de Pinzo à la recherche duquel il avait inutile ment passé six semaines. À cette heureuse rencontre, vous sentez combien fut grande la joie de son équipage. k Pinzo, appelé à bord de l'amiral, voulut prouver * son innocence en alléguant que le gros temps seu l. vait contraint à dériver; qu’ainsi, la faute en était aux élémens. Quoique l’amiral fut loin d’être satisfail d’unepareilleexcuse, il obéit, en lui pardonnant, au: conseils dela prudenceet àasesgénéreusesinclinations Laissant croire à Piuzo que son allégation spécieust l'avait convaincu, il lui rendit ses bonnes graces. heureux lui-même de n’être plus dans la nécessiti d’emporter sur ce seul vaisseau si endommagé l précieuse relation de ses découvertes.
Cuarzes. Où était donc Pinzo pendant une s longue absence? | M. Hunræn. Croyant se procurer de l’or par des échanges, il s'était aussi arrêté sur les côtes de l'ile 4 espagnole; en ‘sorte qu'il n’avait fait aucune nou- à velle découverte. 1
commen:
r en explo.
tes. Vingt.
chose res.
in ; à l’ins.
retrouve, e , le vais.
ait inutile.
rencontre, ie de son
ut prouver temps seu ute en étai tre satisfail nnant, au:
iclinations.
n spécieust nes graces.
a nécessili
magé li
ant une or par des
tes de l’ile ane nou-
ENTRETIEN VIII
M. Huwrer. Nous allons, mes enfans, suivie
- Colomb dans sa traversée et retourner en Espagne.
IL vient de s'élever un vent frais qui souffle de
Moucst , enfle les voiles et fait marcher les vaisseaux
vecrapidité. Les deux équipages, transportésdejoie, Wimaginaient déjà être sur leur terre natale , envi- Yonnés d’une multitude de curieux frappés d’admi- Mation par ces récits merveilleux qu'ils leur appor- A s nt du Nouveau-Monde ; mais cette flatteuse espéfance semble s’éteindre tout à coup. De sombres Muages s’amoncellent àl’horizon ; les vents en furie Aouleyersent l'océan, qui, répondant à l'orage, fait hiendre des mugissemens horribles , et les vais- Maux, jouets de la tempête, sont tour à tour em- Mbrtés vers les nues et rejetés dans le gouffre des Mots.Dans cepéril extrême, les matelots, éponvantés, Hndaient les mains au ciel , unique arbitre de leurs estinées. En vain Colomb, avec un imperturbable Mog-froid, mit en usage tous ks moyens que lui
mm mme
ee eee ee + Re ee ee
dictaient la prudenceet l'expérience ;en vain il cher. che à ranimer le courage de ses gens glacés d’effroi
et à rappeler l'énergie dans leurs ames consternées, : pi
Lui-même, enfin, forcé de s’avouer qu'aucun secours
humain ne peut lui parvenir, retourne dans s mortel
chambre, où , loin de perdre son temps en plaintes eten vœux stériles, il saisit un parchemin sur le. quel il consigne les notions les plus importantes de ses découvertes, le roule dans un linge imbib: d'huile, enveloppe ce linge d’une toile cirée, met paquet dans un baril qu’il bouche fortement, et |
jette dans la mer. Ensuite, il renferme ces même
instructions dans un second baril qu’il fixe à L poupe du vaisseau, pour y demeurer jusqu’à ce qu le naufrage survienne. Alors, il supplie le ciel qu’ daigne faire parvenir en des mains amies cette re lation intéressante de ses travaux glorieux; il aim à croire qu’elle lui survivra, qu’elle atteindra la rir espagnole , et que son nom ira à l’immortalité. Il « confie au dieu qui soulève et calme les tempêtes, « avec cette paisible résignation, qui n’appartien qu'aux ames grandes et fortes, il attend son sor
La nuit survient et n’offre, pendant sa longu
durée, que l’image de la mort. La tourmente cor tinuait sans cesse; nulle étoile ne se laissait aper cevoir à l'horizon ; enfin , le jour naissant montr
aux navigateurs une terre qui s'élevait au loin d *
milieu de l'océan, et cette vue les rappela à la vie.
i batet ginte.
ès péi V quip:
nou:
0 er ,
in il cher.
és d’effroi
nsternées,
in secours e dans n plaintes in sur le.
rtantes de ge imbibé rée, met le nent , et l:
ces même:
il fixe à À qu'à ce qu le ciel qu’ es cette re ux; il aim adra la riv 'talité. Il s empèêtes , € ’appartier
d son sor!
sa longu
mente cor issait apet
nt montr *
au loin d a à la vie.
À Colomb ne sut pas d’abord lui-même quelle était L: terre; mais, après s’en être approché de plus
ès , il la reconnut pour l’une des Açores.
" Lucrex. Que Dieu soit béni! j'avais une frayeur mortelle.
M. Huwren. -Mon cher Lucien, quoique les napateurs voient la terre, ils ne l’ont pas encore atinte. Le vent, dont la violence n’a pas cessé , rend #s périlleux le voisinage de la côte : de sorte que Mquipage, malgré tout son désir d’aborder , se vit inouveau contraint de se tenir au large et de lou- Jyer au milicu des dangers qui le menaçaient. pendant on avait perdu de vue la Pinta, on ne Bait si elle avait fait naufrage, ou si Pinzo, pennt les ténèbres, avait encore, à dessein, quitté lmiral, pour porter, le premier, en Espagne, les Quvelles des découvertes. Enfin, les vents devinréht plus calmes; Colomb en profita, entra dans la Me et jeta l'ancre.
De toute part, les Portugais s’empressèrent do hir leur vendre des rafraichissemens, et s’enqui- Mt en même temps du but de leur voyage et d’où M venaient. Ils apprirent aux Espagnols qu'aux Mvirons de la côte ils trouveraient unechapelle con- Mréc à la sainte Vierge : ceux-ci, désirant s’y renpour s'acquitter de leur vœu, en demandèrent permission à Colomb, qui ne l’accorda qu'à la
Moitié de l'équipage, avec ordre de revenir au plus
vite, afin que leurs camarades pussent également accompl r cet acte de dévotion. Après donc être débarqués , nos marins, s'étant déshabillés, mar. chèrent en ordre de procession, pieds nus et en che. #* mise, vers l’endroit où, d’après les avis des Portugais, : ils devaient rencontrer la chapelle. Ceux qui étaient restés à bord comptaient qu’ils seraient de retour dans quelques heures; mais la nuit arrivait, et on ne voyait encore revenir personne. L’amiral conçu 2 alors des soupegons qui furent bientôt justifiés ; le 44 lendemain matin, on sut qu’ils étaient retenus dans l'ile , que la garnison portugaise s’était emparée de ces hommes nus et désarmés. Colomb, justement in- ps we digné de cette perfidie, jura d’en tirerune vengeance 4 éclatante et fit savoir à la garnison qu’il ne quit: lerait ces parages qu'après avoir dévasté Pile et fait cent Portugais prisonniers.
Cette menace fit une telle impression , que des députés lui furent envoyés pour savoir , de la part du gouvernement , s’il était effectivement au ser. vice d’Espagne avec ses navires, ce qu'il leur prouva en exhibantses provisions ; alors on relâcha les prisonniers. L’intention du gouvernement avait } eh: èté, sans-doute, de s’emparer de la personne de Là Colomb , pour lui faire subir, ainsi qu’à ses gens, Æ une détention perpétuelle ; ce qui eûüt donné à son £a souverain :les moyens de s'approprier sourdement @ les:pays: qui venaiènt: d’être découverts ; mais Co- ÿ
CHRISTOPHE COLOMS. 67
également à b étant resté à bord, son coup n’avait pu donc être Æ . l d Jui da d dr
és. mar msi, et la prudence lui commanda de rendre ses: et FA che. : sonniers, et d’alléguer pour excuse qu'on n’a-
vi pas pensé qu’ils fussent Espagnols.
D] Q r Le SN, #Espérant voir bientôt enfin un terme à ses périlw Colomb appareïlla pour con de retour CROFREE CODEN ERRERNE ontinuer sa
Mic; mais sa constance devait encore une fois être : ec à l'épreuve : une nouvelle tempête survint , se trouva , lui et son équipage , dans une situa-
t,eton ne al conçut
stifiés ; | 4 Fo? affreuse : rien d’horrible comme cette tour-
enus dans à .
mparée de m qui dura #8 heures consécutives. Vegs miau: 9: à
tement in. , l'équipage aperçut d’immenses rochers , con
tr& lesquels le vaisseau fut directement poussé. Il s'fscrait infailliblement brisé s’il eût suivi 8 minu- #de plus cette direction. Colomb, dans ce moment Mique , par une présence d'esprit admirable , vira bord avec promptitude, et sauva ainsi son bâti-
engeance | ne quit- Pile et fait
u F : R ve en t'et son équipage. Il eut bientôt en vue la côte de la part ,4 ee déPortugal, non loin de l'embouchure du Tage, 5e eti parsént à 7 jeter l'ancre.
qu'il leur «+ s'empressa , dès que le jour parut, de faire
n relächa à 9
Péir deux courriers , lun à Madrid, pour avertir nent avail
#i d'Espagne de son heureux retour, et l’autre à
rsonne de ,.+ :
see non RE "T7 obtenir de sa majesté portugaise la
& FA + . j + ission deremonter jusqu’à la capitale, et d’y
AR sf ae, à son navire , les réparations nécessaires. demande ayant été accueillie , il s’y dirigea à
mate Go Pé stant.
LS emma
68 VOYAGES ET CONQUÈTES.
. On eut à peine appris à Lisbonne l’arrivée d’un vaisseau si remarquable , que l’on se précipita en ! foule sur le port, sur le rivage, sur des barques qui * parcouraient le fleuve, pour voir l'homme extraor. dinaire qui venait de terminer glorieusement une: entreprise hérissée de dangers de toute espèce, et tous exprimaient un vif regret de ce que leur gouverne. ment n’avait point su apprécier un si grand génie. @
Tout en se repentant lui-même d'avoir dédaigni les propositions de Colomb, et jaloux de ce sur 4 croît de puissance de la monarchie espagnole , le 38 roi de Portugal , dissimulant son dépit, ordonna qu’on reçût amiral avec pompe , lui fit donner des rafraîchissemens, et l’invita à venir le voir, dans un billet écrit de sa main.
Colomb, en se rendant aussitôt à cette invita: tion, vit la cour tout entière qui venait à sa rencontre , par ordre du roi. Pendant leur entrevue, sa majesté portugaise exigea que l’amiral restât assis et couvert en lui parlant. b
Au récit que lui fit Colomb de ses découvertes, ‘# le roi ne put s'empêcher de manifester tour à tour #£
la plusviveadmiration et les regrets les plus cuisans. 2 HÉO L'amiral, de son côté , goûtait avec modestie l #@kr Col plaisir de voir les vils courtisans qui, autrefois, s. ‘1. H
moquaient de lui comme d’un aventurier, ébloui l'} bord
maintenant par l’éclat de ses conquêtes , et couverts es, ay de honte et de confusion. SMourur
ivée d’un
cipita en
rques qui > extraor.
ment une:
ce,et tous zouvernend génie, dédaigni le ce sur gnole , le
it donner r le voir,
tte invita à sa renentrevue, restät as
ouvertes, our à tour 4 scuisans.. , sodestie le 1 trefois , st r, ébloui et couverts SMoururent sur le rivage pour accucillir et admirer
Pour l’engager à rentrer au service du Portugal, roi lui fit les offres les plus magnifiques ; mais la
‘délité de ce grand homme n’en fut pas ébranlée.
» Aussitôt qu'il eut fait réparer son vaisseau, il s lempressa de prendre congé du roï, mit à la voile Brs le même port d'Espagne où il s’était embarqué
Æson départ , et où il jeta l’ancre après sept mois Gore jours de voyage.
"à Laissons-le, mes enfans , s’y reposer après de si frandes fatigues , et nous jouirons demain de la Btisfaction de le voir opérer son débarquement.
, ordonna ‘#
1 ENTRETIEN IX
k Tnéonore. Mon cher papa, allons-nous enfin Colomb descendre à terre?
. Hunter. Un moment, mon ami, voyons-le
d'abord entrer dans le port de Palos. Tous les habi-
s, ayant appris l'arrivée du vaisseau de Colomb,
Re rt
VOYAGES ET CONQUÈTES.
: El le grand homme, le héros de l’Espagne. Celui-ci mA débarqua au bruit de l'artillerie , au carillon des clo-
j cheset aux vives acclamations de la multitude enthousiasmée. Bientôt après, il se remit en route pour se rendre à Barcelone, ville de Ja Catalogne, province espagnole.
Joux. Ne sait-on pas ce qu'était devenu Pinzo?
M. Howrer. Oui ; mais les différens rapports qu’on a faits à cesujet sont contradictoires. Certains auteurs assurent que, peu de temps après l’arrivée de Colomb au port de Palos, il y avait aussi dé. barqué ; d’autres disent qu’ayant pris terre dans la Galice, plusieurs jours avant lui, il s’était égale. ment empressé de se rendre à la cour, où il espérait arriver le premier, pour y annoncer l’heureuse g nouvelle des découvertes qui venaient d’être faites; Ldfh. mais ils ajoutent que le roi lui avait défendu de ne chi
ordre , disent-ils, causa un chagrin si cuisant à cet homme rempli d’orgueil , que, peu de jours après ,,0$4 il fut attaqué d’une maladie dont il mourut. Par- gs tout , sur son passage , Colomb vit accourir des en-auà : virons une multitude innombrable ; il entendit scsouil éloges sortir de toutes les bouches ; son nom sal répétait avec admiration : la joie ia mieux sentie stfaifl peignait sur toutes les figures.
Ason arrivée à Barcelone, où le roi et la reine l’atg tendaient impatiemment , il trouva toute la cour
elui-ci à i s’était réunie pour l’attendre , et qui, d’après des clo- rdre qu’elle en avait reçu, s’avancçait avec respect ude en- 4 | sa rencontre. La foule curieuse se pressait tellen route fient dans les rues pour le contempler, qu’il poualogne, vait : à peine se Mage un passage. On voyait à la tête
di son cortège les Indiens qu’il avait amenés des inzo ? 1 nouvellement découvertes, et tous parés à la rapporiS miÿde de leur pays : après eux, on portait tout l’or Certain$ Won avait embarqué, tant en orncmens qu’en l'arrivée gt in ou en feuilles ; venaient ensuite les échantilaussi dé- ofis de toutes les productions de l’art et de la nature e dans la “à e nouveau monde ; des balles de coton, des ait égale ses de poivre, des perroquets perchés sur des canil espérait nf longues de 25 pieds, différens quadrupèdes, ‘heureuse be piseaux empaillés, et mille autres choses qui pa-
Mbaient pour la première fois en Europe. Enfin, b lui-même paraissait, attirant les regards rveillés des spectateurs.
our lui rendre convenablement les honnears, le Et la reine avaient fait dresser un trône magni- “figèment décoré dans la place publique, où ils l’at- ‘tébient. Colomb, après, s'étant avancé, veut, Mn l'usage, s’agenouiller aux pieds du roi; mais es isy oppose, lui donne sa main à baiser, et le lisseoir à ses côtés. IL fit avec une modestie sas wr mais avec dignité, un rapport.circonstancié reine l'atJéés découvertes, et'étala à tous les yeux les prote la cOUons qu'il'avait:apportées, La cour, et tous ceux .
72 VOYAGES ET CONQUÈTES.
qui étaient à portée de l'entendre, furent frappés d’étonnement et d’admiration.
Lorsqu'il eut terminé son récit, les deux souve- : fe rains et tous les assistans se mirent à genoux pour rendre graces à Dieu de cet évènement miraculeux, . qui semblait promettre à Espagne d’aussi grands avantages, et on rendit ensuite à Colomb des honneurs extraordinaires. Toutes les récompenses qu’on Jui avait promises, avant son départ, furent solen. nellement confirmées; des lettres de noblesse lui } furent délivrées pour lui et toute sa famille, et lai jamais le roi ne sortit à cheval sans étreaccompagni de son amiral marchant souvent à sa droite : honneur qui jusque-là n'avait été accordé qu’aux princes du sang. Mais ce qui le flatta par dessus tout, ce fui l’ordre, donné par le roi, d’armer, dans le plus bre! délai, une flotte entière pour un nouveau voyage.
Sur ces entrefaites, le roienvoya un ambassadeur li à Rome, pour supplier le pape d’accorder aux Esp: 488 gnols seuls, à l’exclusion de toute autre nation, le ex di pays découverts et à découvrir dans l'océan qu M8 restaient à connaître, pour en jouir en toute propriét | et héréditairement. Alexandre VI, qui occupait alor EfBrit so le siège de Saint-Pierre , traça sur la mappemond ta } néce une ligne droite, d’un pôle à l’autre, à cent lieues d‘ 4 Brses c Açores , et à la méme distance du Cap-Vert, déclara’ M ct d'in qu'au roi d’Espagne seul appartiendrait tout graine | Mycau- Er
CHRISTOPHE COLOMB. 73 rappé ’ sie delà d ali
pays qui serait découvert au delà de cetts ligne vers couchant.
EU
souve- 4 Diien. De quel droit donc le pape donnait:il x pour @s pays, dont il n’était point en possession ?
culeux, : :M. Huwrer. A cette époque, mon ami, le pape, grands inme l’histoire nous l’apprend, était considéré
les hon- gmme un très puissant personnage, et on lui ac-
es qu’on dait le pouvoir de disposer du globe entier, nt solen. @inmeétant le vicaire de Jésus-Christ. Ainsi donc, lesse lui Jésqu'un roi ou tout autre prince voulait s’assurer
mille ; € Iapossession d’un pays, il se regardait, d’après cette ompagnt idéc erronée, obligé de s'adresser au pape pour en
:honnelï gMenir la confirmation de ses droits ; mais , de nos
rinces du j@hrs , on est revenu de ce préjugé.
ut, cefu Dn poussa avec tant d’ardeur et d’activité, qu’en plus bre sm de temps dix-sept vaisseaux se trouvèrent dis-
voyage. posés à mettre à la voile dans le port de Cadix; \bassadeu lai our de la gloire, la soif des richesses excitaicnt aux Esps defhommes de toutes les classes à participer à cette ation, le éMédition, même à se fixer pour toujours dans le
; Ne veau-Monde : comme le célèbre navigatéur ne oMyait les enmener tous, il en choisit quinze cents, starit soin de pourvoir les vaisseaux de tout ce qui ah nécessaire tant pour le voyage que pour fonder rses colonies; il fit porter à borduneinfinité d’oulot d’instrumens de toute espèce, plusieurs sortes graines d’éurope, des quadrupèdes ignorés du Myceau-Monde, comme chevaux, ânes, taureaux,
+ Ja
t, déclaraï?
ait tout l
vaches, etc., et des graines qu’il crut convenir 2 contrées nouvelles qu’il avait l'intention de visite
Au reste, comme il était toujours persuadé qu les pays nouvellement découverts faisaient partied * M. l'Inde, qui, selon lui s'étendait jusque-là, pour | distinguer de l'Tude déjà connue, on leur donna | nom d’/nde-Occidentale, parce que, pour y arrive en partant de l'Europe, il fallut cingler vers l’occ dent. De cemoment, on appela Inde-Orientale l’Ta anciennement connue.
Lucrex. On n’appelle cependant pas Inde-Occide tale V Amérique tout entière ?
Menti M.
M. Huwrer. C’est vrai : on ne comprend actu lement, sous cette dénomination, que les iles ami caines que le grand golfe du Mexique renferme.
Tout étant prêt pour le départ, la flotte mit à voile, et sortit du port de Cadix le 25 septembre, 48 Colomb, commela première fois, se dirigea d’abu ‘M
-versles Canaries, oùil jetal'ancrele 5octobre:apr € s’être approvisionné de bois et d’eau , et avoir pri son bord quelquesanimaux, notamment des porcs reprit sa route le troisième jour , à l’aide d’un ve favorable ; vingt-huit jours lui suffirent pour fa huit cents lieues marines, et vingt-six jours ap ! avoir quitté les côtes d'Espagne, il mouilla dev: une île qu’il nomma Dominique, l'ayant découve!
un dimanche; ce jour, vous le savez , se dit en lai! dies dominica, c’est à dire jour du Seigneur.
nvenir at
a de visiter rsuadé qu
nt partie ( là, pour | ur donna | ir y arrive vers loc ntale lTn
de-Occide
rend actut S iles ami enferme, ptte mit à ptembre, gea d’abo tobre : apr t'avoir pri des porcs e d’un ve t pour fa jours ay!
uilla devi it découve É »dit en lat *
rneur.
Cuarzes. Cette île ne fait-elle pas partie des petis Antilles, autrement les iles Caraïbes?
1 Joux. Oui, certainement.
+ M. Huwrer. Colomb, n’y trouvant pas de rade aÿsez commode, remit bientôtàla voile, etne fut pas g-temps sans découvrir successivement plusieurs œutres îles, dont les plus considérables étaient Harte Malante…
4 Joux. Vos leçons de géographe n’en ont pas fait Mention.
2 M. Huxwrer. Alors, nous devons actuellement la fémarquer; elle appartient aux Français. Ensuite la
Guadeloupe.
à. Taéormze. Encore une colonie francaise.
À M. Huxrer. Colomb la nomma ainsi, ayant fomis à des moines d'Espagne de donner le nom de leur couvent à une des îles dont il ferait la décou- L. te. Il aborda ensuite à Antigoa, à Porto-Ricco; in à l’île Saint-Martin.
4 Sur la côte de la Guadeloupe apparut une magni- Mue cascade que formait l’eau sortant abondam- Bent d’un rocher escarpé, et dont le fracas s’entendit à trois lieues de distance; on n’y aperçnit d’abord aücun habitant , car tous avaient quitté ieurs cabaes. Les Espagnols qu'on avait envoyés à leur pourite atteignirent deux jeunes Indiens, qui leur ent comprendre qu'ils n’étaient pas de cette île, é is d’une autre, d’où ils avaient été enlevés ct
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amenés dans celle-ci; ils rencontrèrent, enoutre, six femmes qui implorèrent leur appui, leur do:ran: à connaitre qu’elles étaient prisonnières, et que leur #” captivité ne finirait qu’avec leur vie : c’est d'elles * qu’on apprit, avec horreur, que les naturels de ces contrées avaient coutume de rôtir et de manger tous les prisonniers qu’ils faisaient à la guerre, et de garder les femmes en esclavage. Ces femmes, ainsi que les deux jeunes garçons, firent tant d’instances, qu'on ne put refuser de les emmener.
Partout où il aborda, Colomb trouva la confir. mation de ce qu’on lui avait dit sur les mœurs bar. bares de ces peuplades. Dans tous ces parages, il fut reçu avec des démoustrations hostiles, et rencontra des traces de leurs repas de chair humaine : des os et des crânes d’hommes, dispersés autour des habitations, frappaient ses regards effrayés.
Voyant que toutes les tentatives qu’il faisait pour entrer en relation avec ces insulaires étaient en pure perte , privé d’ailleurs de revoir les Espagnols qu’il avait laissés à Hispaniola, Colomb continu: sa route vers cette île, et jeta l’ancre, le 21 novembre, dans une rade éloignée du fort MNavidal d'environ une journée de distance.
Des Espagnols qui avaient débarqué les premiers revinrent précipitamment annoncer qu’ils avaient rencontré, près de la côte, deux cadavres humains, ayant au cou une corde d’écorce d’arbre , et attachés
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Sur des planches en forme de croix ; ils n’avaient pu “avoir s'ils appartenaient à des Espagnols ou àdesindigènes, parce que l'état de corruption dans leque} “ils étaient les rendait méconnaissables.
à Cette nouvelle fut pour Colomb un sujet d’alar- Mes; aussi, le lendemain, dès qu’il fit jour, il voulut Passurer si ses craintes étaient légitimes. Arrivé à Wa hauteur de Navidad.…
4 Cuancorre. Qu’entendez-vous , mon papa, par %es mots à la hauteur ?
M. Huwrer. J’entends, ma bonne amie, que la “flotte de Colomb se trouvait vis à vis de la côte où ‘tait le petit fort qu’il avait fait construire. À peine Monc fut-il arrivé à la hauteur de Navidad , qu'il “Mescendit dans une chaloupe et atteignit le rivage. Toger , mesenfans, de quel effroi il fut saisi, en "Me retrouvant ni les Espagnols qu’il y avait laissés , Mi la forteresse qu'il y avait fait élever, mais seu- ‘ment quelques décombres, des vêtemens déchirés, des armes et des outils en morceaux. Ce spectacle Moquent ne lui en apprit que trop; et, pour confir- “Mer la triste destinée des colons , on trouva près de À onze de leurs cadavres, qui laissaient voir tous les “#ÿmptômes d’une mort violente.
+ On pleurait sur le sort de ces malheureux cons , et déjà l’on s’occupait des moyens de venger eur mort sur les insulaires, lorsque survint le frère: Me Guakanahari, qui rapporta à peu près eu ces
78 VOYAGES ET CONQUÈTES.
termes les détails des malheurs arrivés à la colonie:
« À peine amiral , faisant voile pour retourner en Espagne , s’était-il éloigné de l’île de Cuba, que les membres de sa petite colonie oublièrent les ordres et les sages conseils qu’il leur avait donnés. Loin de se conformer aux principes de la justice et de humanité, loin de chercher à maintenir les naturels dans la vénération profonde qu’ils leur avaient d'abord inspirée, ils se conduisirent à leur égard avec tant de barbarie et d’iniquité que ceux-ci en
furent indignés, et du pris passèrent bientôt à |
l’insulte. En vain l'officier désigné par le commandant veut-il les rappeler à leur devoir ; ne faisant aucun cas de ses menaces et de ses représentations, ils se répandirent dans l’île et la ravagèrent d’un bout à l’autre. Le district du cacique de Cibao était le principal théâtre de leurs violences et de leurs rapines , à cause de la quantité d’or qu'ils y rencontraient. Trrité de leur conduite effrénée, le cacique finit par recourir aux armes : illes surprit dans un moment où ils étaient disséminés, et fit investir et incendier la forteresse. Plusieurs Espagnols furent tués dans le combat ; les autres, cherchant à prendre la fuite dans une barque, périrent dans les flots, »
Le frère de Guakanahari ajouta que celui-ci, fidèle à l’alliancequ’il avait faite avec les Espagnols, malgré les insultes qu’il en avait reçues , avait ce-
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pendant pris les armes pour les soutenir; mais que, dans un engagement avec le cacique de Cibao, il avait reçu une blessure grave dont il n’était pas encore guéri.
Doutant de la sincérité de la dernière partie de ce rapport, les soldats de Colomb désiraient ètre à même d’exercer une vengeance sanglante sur tous les habitans de l’ile sans exception ; mais l’amiral, trop prudent, trop humain pour s’associer à un pareil projet , chercha, au contraire, à les convaincre de l'intérêt qu’ils avaient à rétablir, autant que possible , leur réputation dans l'esprit des Indiens , et à gagner de nouveau leur confiance. Dans ce but, il recommanda à tous ses compagnons d’user envers eux d’égards et de prévenances. Etant allé faireune visite à Guakanahari, il le trouva effectivement souffrant d’une blessure qui lui paraissait plutôt faite par une épée de bois que par une arme européenne. Ce cacique , par un rapport entièrement conforme à celui de son frère, convainquit Colomb de la vérité, et lui fit apprécier combien sa conduite était constante et loyale. Pour lui en donner une nouvelle preuve, il lui fit présent de huit cents petites coquilles , qui étaient d’un grand prix aux yeux des Indiens, de cent plaques d’or et de trois calebasses pleines de grains d’or , le tout pesant près de 200 livres.
En retour, lamiral lui donna toute sorte de
colifichets venant d'Europe , et que le cacique re. | | 4
garda comme aussi précieux que ce qu’il avait offert.
Colomb conduisit ensuite ses compagnons dans un canton plus salubre et plus agréable que le précédent. Là , près de l'embouchure d’une rivière , il résolut de bâtir une ville régulière et entourée de fortifications , afin que ceux qui s’y établiraient y trouvassent sécurité et agrément. Tous furent contraints de se mettre à l’ouvrage, et, grace à la réunion de tous ces bras, la première ville que Îles Européeus aient fondée dans le Nouveau-Monde fut achevée en fort peu de temps. Colomb, en l’hon-
neur de la reine d'Espagne, nomma cette ville Isabelle.
ENTRETIEN X
Taéovore. 11 me semble, mon papa, que les nouveaux venus sont contens de leur sort.
M. Huxrer. Détrompe-toi, mon ami.
Pendant que l’on était occupé à batir la ville d'Z-
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