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ame
atres frères, joindre, Cet évènement remplit Pizarre de joie, auà fidèle ami AM {ant que la perte de deux olages si précieux causa de it été capable ddJéuteurà Almagro.
4 Comme Ferdinand, l’autre frère de Pizarre, était resté dans les fers , il n’était pas prudent de lever le masque avant de Jui avoir promis {a liberté, Cela si combien luilétait d'autant plus difficile , qu’il était en subtilités ; ilplus de vigilance depuis l’ ’améliorer bienlyarado. Pizarre cepeuda la prochaine arnouvelle perfidie : il manifesta le plus vif désir de li de Panama, ile réconcilier, et proposa de souméttre la décision nir Almagro efde leurs différens à l’empereur lui-méme, Almagro ‘égales ou mémaccepta ces propositions, et le fourbe négociateur sut si bien fair ajouta qu’il lui fallait rendre la liberté à son frère, et it facilement afqu’alors ils pourraient l’envoyer comme lenr Plénil'paraissait adhdpotentiaire Commun, afin qu’il pût raconter à l’emantôt il suscitalpereur l'état et la cause de leurs différens. Cetteruse )p loyal, n’ava produisit son effet, et Ferdinand recouvra la liberté. ussit à tenir Alors l'infame hypocrité agit à découvert, et Alnois entier, Malmagro apprit avec surprise que leurs discussions tintervalle potaient de nature à finir par l’épéc, et non autreles, tant en solment. | u moment de Lorsque Pizarre eut entre Ses mains ceux dont rtune lui apporkh vie était exposée, sa manière de parler et d'agir on seulement s thangèrent entièrement. Son armée s'était accrue rent à S'échappf'une manière considérable pour le temps et pour déserter soixauk pays où il était: il avait deux compagnies entières ils vinrent les fusiliers, ce qui était fort étonnant alors; les
gardé avec évasion de Gonzalg ct d’Alnt y réussit à l’aide d’une
VOYAGES ET CONQUÈTES,
armes à feu étaient, même en Europe; peu ém-| PAs ployées. Ses frères étant impatiens de se venger en] PUIS vers Almagro de leur captivité, il leur livra [a plus] 70m grande partie de ses troupes, et on se mit en marche bon: pour entreprendre cette guerre civile. Almagro aud $0n rait pu aisément se poster d’une manière avantal Un€ geuse dans les Andes ou Cordillières, par où devaient M inévitablement passer les soldats; s'il l'eût fait, ifn'éte aurait pu, dans les défilés des montagnes, et aved Toul
posée de sept cents hommes. On est d'autant plus fondé à croire cela, que le climat de cette contréelet que de uombreuses expériences ont fait conuaitrgPrinc d'une manière incontestable, lui eût été tout à fai lui le favorable.
Jonx. Pourquoi cela?
maladie semblable à celle qu’on éprouve à un pre mier voyage de mer; on lui donne pour cela le nor , de mal de mer. er av
I cût donc été facile à Almagro de détruirg"ns q
l'armée de. Pizarre : il n'aurait eu qu'à aller às emple
de PIZARRE, 211
drope; peu emde se venger eù eur livra la plus e mit en marche le. Almagro au nänière avanta , par où devaient il lPoût fait, i tagnes , el avec s ennemis, com st d'autant pl le cette contrée
Pas étre accusé d’avoir commencé la &uerre civile , et Puis sa cavalerie étant meilleure que celle de l’ennemi, il était bien aise de la mettre dans une bonne position, C’est pourquoi il fortifia Cusco de son mieux, ct il mit son armée en bataille et dans une siluation favorable.
Mais il sentit son malheur, lorsqu'il jugea qu’il n'élait pas en état de se mettre à la tête de ses
lroupes. Sa santé était altérée par ses fatigues et
son grand âge ; il ne pouvait guère se soutenir. {Parmi ses offici
ers, il en était un plein de bravoure et d’intrépidité ; c’était un serviteur dévoué à son gprince. Cependant les soldats n'avaient pas pour lui attachement et la vénéralion que s’étaient acquis le vénérable Almagro ; son nom était Orgo-
gnes. Ce fut lui qui eut le commandement des lroupes.
À l'approche du jour décisif » Pizarre franchit les 8, toujours-coufnontagnes sans accident , el s’avance vers Cusco. nt atteint d’uugles troupes étaicnt en face et sur le point d’ rouve à un pr pour cela le nor
en veuir ux mains, Le drapeau impérial fluttait dans les EUX Camps, ef la grande lutte qui allait s’engaer avait attiré un nombre considérable d'habigro de détruir ans qui, placés sur des élévatinus, voulaient con- “qu'à aller à s empler le massacre que les insatiables oppresseurs ntagnes. Il aim Ce pays devaient OCcasioner entre eux. Almagro aines de CuscoWait malade ; il se fit porter de la ville sur une À il ne vouiaffttite élévation d’où l’on pouvait, tout à son aise, dir le lieu où devait se livrer la bataille,
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Le sang coule à grands flots ; partout on se bat|qu’il avec rage: on appellerait cela du courage , et on Padmirerait , si l’on ne savait que l'ambition etjure l'intérêt font mouvoir tous les ressorts. Les predcolle miers corps d'Orgognes souffrirent beaucoup ail se premier abord ; aussi ils lâchèrent pied , et finiren{presq par ne plus entendre la voix de leurs chefs, quificier voulaient les rallier Alors Orgognes perdit espoirmett ‘et ne voulut point être témoin de son infortune efoffici “de celle de son chef. Accablé de FRE et pouss le me
-» mon devoir, et courrai à la mort! vienne ave
» moi qui voudra! » Aussitôt il court sur la troup commandée par Gonzalez Pizarre et Alvarado : ia tris se fit une mêlée, le carnage devint affreux. à ce Orgognes fut blessé à la tête par une balle qultolère brisa son casque, mais il ne quitta pas le combafige « pour cela ; ayant soif de sang, il tua deux soldakétaier ennemis, et enfonça sa lance dans la bouche d’uffucco domestique de Férdinand Pizarre, qu’il avait prifuyai! pour son maître à cause de son magnifique coÿles mi tume. À.
Orgognes eut beau faire des prodiges de valeugtonso ses ennemis étaient trop nombreux pour qu’il pijtes va se tirer de là : deux cavaliers s’emparèrent de lufrictin Ces soldats, ayant encore quelques sentimens d’hgproba manité, ne te maitraitèrent point ; mais penda tlame
rtout on se bat(qu’ils cheminaient , il en vint un troisième qui courage , et onprétendit avoir reçu de lui, dans le temps, une in-' e l'ambition eljure personnelle, et qui eut la barbarie de le déssorts. Les predcoller d’un seul coup de sabre. Sur d’autres points, it beaucoup ail se faisait aussi de pareilles atrocités ; c'était pied , et finirenfpresque en vain que Ferdinand Pizarre et ses ofleurs chefs , quificiers , sûrs de la victoire » S’efforçaient alors de es perdit espoir]meltre un terme au carnage. Kuydias, l’un des on infortune officiers de Pizarre, sauve un de ses amis, et pour uleur, et poussfle mettre tout à fait hors de danger, il le prend attaque, en difén croupe derrière lui : un soldat s’en apercevant, ut, je remplira létend raide mort d’un coup de lance. rt! vienne avel Vous n’avez pas oublié, mes amis, que le resurt sur la troupdpectable Almagro voyait du haut de la montagne, et Alvarado : illa triste défaite de l’armée, et ne pouvait remédier 1t affreux. à ce malheur. Accablé d'inquiétude, transporté de ar une balle qultolère et de rage, son ame guerrière oubliait son ta pas le combalige avancé ; mais quand il vit que ses troupes tua deux soldafftaient vaincues sur tous les points, il fut près de la bouche d’uffuccomber à la douleur. Il vit que tout le monde. , qu’il avait prluyait, il tenta de fuir; mais il tomba vivant entre magnifique coÿles mains de ses ennemis.
À Dieu ne plaise que ces malheurs soient sans diges de valeugtonsolation! Sa destinée dépend à cette heure de il pifees vaiuqueurs inhumains, qui ne voient que des. iparèrent de luf'ictimes dans leurs prisonniers ; il n’est guëre ssentimens d’hfprobable qu'ils aient pour lui les égards que rét; mais pendagtlame sa position. =.
ta VOYAGES ET CONQUÊTES.
ENTRETIEN XVI
M. Hunren. Cuëco se rendit sans résister le moins du monde. On enchaina Almagro et on chercha à s’assurer de lui comme d’un prisonrier d'État. Pendant plusieurs mois on fit en sorte de taire ce qu'on ferait de lui , et on eut soin , en attendant, d’éloigner de Cusco tous les hommes qui pouvaient l’aimer. Ils conscillèrent aux chefs les plus vigoureux d'essayer de soumettre à la puissance espagaole les parties les plus reculies de
l'État. Les partisans d’Almagro sortirent du lieuk où leur maître était en captivité ; ils s’en allèrent,
parce qu’ils ne pouvzient lui porter aucun secours. Alors on ue v'’ “‘*s à Cusco aucun des hommes qui portaient om “ux Pizcrre, | Leur départ mit. :ïqueurs à leur aise ; ils se préparèrent à faire condamner le vicillard par des juges de leur choix. On disait qu’il avait trahi l'État, ou du moins qu’il avait commis un délit envers le pouvoir législatif, À les entendre, la rébellion envers l'empereur et l’empiétement sur les droits du gouverneur étaient évidens, tandis que la volonté du maître était encore inconnue, et que
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\ leur aise ; ils e vicillard par u’il avait trahi mmis un délit ntendre, la rétement sur les ns, tandis que connue , et que
e pouvoir de Pizarre n’avait pas encore été fixé.
Imagro soutenait qu’il n’avait eu nulle envie de uire à son associé; que s’il était devenu maitre e Cusco, c’est qu'il avait vu là une ville qui lui ppartenait d’après les traités. Un arrêt de mort t la réponse à ses justes raisons.
Cette condamnation émut vivement Almagro, ioïque d’ailleurs il eût affronté la mort en mille rcoustances. Il eut horreur de la mort qui lui rait donnée par un bourreau; son héroïque cou- 18e l’abandonna ; il demanda grâce , en pleurant, ses féroces vainquéurs. Il parla de la vieille nitié qui l’avait lié à son frére et à lui-même. Il ur dit que ses prisonniers, à lui, n'avaient jamais é maltrcités. 11 voulut les toucher en leur parlant
son âge et de ses infirmités, enfin du désir
‘il avait de réparer ses fautes par un sincère pentir, et du besoin de s'occuper exclusivement son salut éternel, dans le peu d'instans qu’il i restait à vivre.
La plupart des vieux soldats furent sensibles à utes ces choses, mais rien ne put fléchir les féres Pizarre ; on insulta à son malheur ; on lui ali -u’un grand homme devait savoir mourir, qu'il ne fallait pas s’abaisser jusqu’à demander vie ; qu’il fallait s’armer üe courage , et se résiper noblement, et en bon chrétien ,; à une triste
fin que rien au monde ne saurait empêcher. Les tigres!
nl sur a place de Cusco. Telle fut la tristfproje ‘fin d’un vieillard honorable, âgé de soixante-dix sept ans.
se ten d'avoir contribué à la es d'AlfFranc magro, il en ressentit la plus vive douleur, et re ne
de se Pour axdcdter son “proie, il saisit la premiërfautic
rible, mais bien juste et bien mérité des frèr Pizarre. Il s'aperçoit de la sensibilité de l'empr enific. reur, et il en profite pour solliciter la permissio blé ag
empêcher. Legmaux. Cet usage de défier en un combat singulier existait encore. Le souverain ne donna pas sur-ictions ; tous sefchamp une réponse décisive, et, quelques jours | > ne fut pas rélaprès, Alvarado mourut subitement. On pensa que a d’un véritabldles amis de Pizarre l’avaient fait em poisonner, ur dit-il, bave? Du reste l'accusation avait produit son effet » qu'il fit avedsur tous les esprits ; mais on ne savait comment se ous ses biens éfaire des Pizarre , tant était grande l’idée qu’on à ne se content@vait de leur puissance.
ut encore le déf Sur ces entrefaites, Ferdinand Pizarre forma le lle fut la tristiprojet d'aller en Espagne pour se disculper ct tàle soixante-dixfcher de détourner l'orage. Ses amis l’en détourdE naient et lui conscillaient d'attendre au moins le à la mort d’Alfrésultat des délibérations de la cour. Ferdinand , ficier distinguélplein de confiance, ne voulut rien écouter ; il par ses conseils partit. | .
Pizarre ; aussi] Avant son départ, il recommanda à son frère à la perte d’AlfFrançois de se méfier des partisans d’Almagro , et > douleur, ‘et réfle ne pas les laisser réunir en un nombre de plus de sept personnes. Il ajouta que, sans cette préisit la premiërfaution , il s’exposerait à quelque attentat contre et dès sou ak vie. Ils étaient aveugles : Pun voyait le danger un tableau hoïe l’autre, et aucun ne voyait le sien. nérité des frèr® Ferdinand se présenta à l’empereur avec la mabilité de l’empŒnificence d'un roi; il prélendit qu’Almagro avait er la permissioi{é agresseur, ct que, dès lors , il avait fallu lé nain. à Françolfraiter comme un rebelle. Tel était son langage aieur de tous four détruire l'accusation d’Alvarado. La cour ne: