‹ Histoire de la découverte de l'Amérique [microforme]Chapitre 5 sur 49 · VOYAGES ET CONQUÊTES DE CHRISTOPHE COLOMB · texte numérisé non relu

VOYAGES ET CONQUÊTES DE CHRISTOPHE COLOMB

PREMIER ENTRETIEN

Naissance, caractère et talents de Christophe Colomb. — Événement qui, dans sa jeunesse, faillit lui coûter la vie. — Progrès des Portugais dans la marine; leur vaste projet de découvertes. — Coloms est recherché, à Lisbonne, par les plus habiles marins. — Mariage de Colomb. — Il s'embarque pour Madère.

THÉODORE, appelant ses frères. Lucien! Henri! Théophile! venez! Notre père va encore nous conter quelque histoire.

Frépéric. Faut-il appeler mes frères ?

M. Hunter. Oui, appelle-les tous.

Lucien, Conrad, Hen’', John, Didier, William, Ferdinand, Philippe, Charles, Théophile, Charlotte, arrivent en courant.

Tous. Notre père va-t-il nous raconter quelque chose ? M. Hunter. Oui, mes enfants, si cela vous amuse.

Pendant que les enfants cherchent à deviner entre eux quel sera le sujet de l’histoire qu’ils vont entendre, la famille se réunit; tous les regards sont fixés sur M. Hunter, qui, après un instant de silence, commence son récit :

Campe. 1

2 VOYAGES ET CONQUÈTES s M. Hunter, Mes enfants, ie vais vous parler aujourd'hui

d'un des plus grands hommes qui aient existé, de celui qui

a fait la plus importante et la plus mémorable des décou-

| vertes, et à qui nous devons des jouissances nouvelics et

un grand nombre de connaissances qui, peut-être, sans lui | nous seraient encore cachées; en un mot, de Christophe QL | Colomb.

| | Cet homme illustre naquit à Gênes, en Italie, il y a envi- {ll ! ron trois cents ans, d’une famille de navigateurs ; il montra de bonne heure un penchant décidé pour la mer et toutes les qualités qui font le bon marin. Vif et plein d’ardeur, ennemi du repos et des plaisirs qui énervent le corps aussi Lien que des frivolités qui rapetissent la pensée , son unique | (| étude fut d'apprendre tout ce qui pouvait le mettre en état U | d'avancer dans la carrière de son choix, d'accroître sa re-

fl nommée et d’être utile aux hommes.

(QE | Le latin était alors une étude indispensable, et comme jh la clef des sciences, dont les éléments étaient écrits dans | cette langue. Golomb s’y appliqua sans relâche, et bientôt | il fut en état de profiter plus qu'aucun autre des leçons de Ml | ses maîtres. Il fit dans la géographie, la géométrie, l’astro- 1 | nomie et le dessin des progrès si rapides et si étonnants, |

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que, dès sa quatorzième année, il put aller sur mer muni de toutes les connaissances nécessaires à un bon capitaine de vaisseau.

Colomb fit son apprentissage sur la Méditerranée : c'était alors la seule mer fréquentée et bien connue par ses compatriotes. Mais ce vaste bassin était trop resserré pour son génie ardent et entreprenant : il saisit avec empressement l'occasion de faire un yavage dans l'océan septentrional ; il en revint avec des connaissances infiniment plus éten-

dues. Il s’engagea ensuite au service d’un de ses parents, | capitaine de vaisseau, qui avait armé à ses frais quelques | bâtiments, avec lesquels il croisait tantôt contre les Véni- | tiens, tantôt contre les Turcs.

Frépéric. Que veut dire croiser ?

| M. Hunrer. C'est naviguer çà et là, à une certaine hau- L | 1.

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