‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique [microforme]Chapitre 15 sur 76 · RS · texte numérisé non relu

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très-étendu avec l'étranger, étaient fort actives ; elle professait la religion mahométane et cultivait mème quelquesuns des arts de l'Europe.

Gama ne doutait plus du succès complet de son entreprise : plein de confiance et de hardiesse, il remit à la voile, et, le 22 mai. 1498, il atteignit la côte de l'Inde, qui était l'objet de ses vœux, le but de son entreprise.

I'aborda à Calicut, sur la côte du Malabar, dans la presqu'île en deçà du Gange. La richesse de ce pays, fertile en productions précieuses de toute espèce ; la sagesse de son gouvernement régulier, la douceur de ses habitants, excitérent l'admiration du chef portugais ; mais il n’y séjourna pas long temps, car il ne pouvait rien offrir à ces Indiens, peu disposés à échanger leurs riches marchandises contre ces bagatelles dont les sauvages étaient si avides. Il se hâta de retourner en Europe, pour annoncer au roi son maître la nouvelle de l'éclatante réussite qui avait couronné son expédition.

Certes, si quelque chose doit surprendre, c'est la coïncidence des courses aventureuses des deux navigateurs, c’est la sunultanéité de leurs succès. Presque au moment où Colomb découvrait le nouveau monde, l'audace d’un navigateur portugais reliait à l'Europe une autre partie du globe que l’on connaissait déjà, il est vrai, mais dont les Européens n'avaient, jusqu'alors, tiré qu'un médiocre parti. À partir de cette époque, le petit royaume de Portugal vit affluer dans ses ports les richesses de l'Inde. Tant de bonheur dut provoquer la jalousie des Espagnols, qui, à la vue des trésors recueillis par leurs voisins, se plaignaient hautement de la stérilité et même de l'inutilité de leurs dé-

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