‹ Histoire de la découverte et de la conquête de l'Amérique [microforme]Chapitre 18 sur 76 · EME CURE · texte numérisé non relu

EME CURE

ee ouh

dE AR #7 »

LRU R

Ds

RTE ER

devait le remplacer dans le gouvernement de l'île Espagnole. L'homme à qui Ferdinand confiait cette mission avait été puissamment recommandé auprès de lui par les ennemis de Colomb; il s'appelait François de Bovadilla. I était bien difficile que l'innocence de Colomb ne succombât pas sous les efforts d’une conspiration si bien ourdie.

Au moment où ce commissaire espagnol, le plus terrible de tous les ennemis que l'amiral eût rencontrés dans sa carrière glorieuse, aborda à Hispaniola, Colomb avait, comme on l’a vu plus haut, pacifé l’île. Des mines avaient été ouvertes par ses soins, et l’agriculture, encouragée, avait déjà répondr à ses efforts par des succès qui ouvraient à la colonie une nouvelle source de richesses. Jamais enfin la situation de l'île n'avait été plus favorable à sa justification ; mais on avait résolu d'avance sa condamnation, et rien ne pouvait détourner de sa tète le coup dont il allait être frappé. |

L'exécution de quelques mesures l'avait appelé dans une contrée éloignée de l’île ; la justice et l'équité imposaient à son juge l'obligation d'attendre le retour de l'amiral, avant de commencer contre lui une odieuse procédure. Mais qu'importaient l'équité et la justice à un homme tel que Bovadilla? quelles considérations pouvaient larrèter? il voulait la place de Colomb, et, pour l'avoir, il fallait qu'il condamnät celui qui l'occupait ; il n’était pas venu dans la colonie pour entendre une justification qui eût déjoué les alculs d2 sa haine et de son ambition.

À peine était-il descendu à terre, qu'il se fit conduire à la maison de l'amiral ; il s’y installa aussitôt, en déclarant que dès lors elle lui appartenait, et s'empara de tout ce

EE has sis

la. Il mbât

rrible à Carmme é out déjà colosituaion ; en ne t ètre

s une ient à avant , Mais

el que r? il t qu'il ans la ué les

uire à larant

ut ce

qu’elle contenait. Puis il annonça publiquement qu'il avait été envoyé dans la colonie pour destituer le gouverneur, et invita tous ceux qui avaient à se plaindre de Colomb à se présenter devant le commissaire du roi, pour obtenir bonne et prompte justice. Ensuite, il fit sortir de prison les individus qui y étaient renfermés par l'ordre du gouverneur.

Bientôt, enchérissant sur cette conduite infâme, Bovadilla fait signifier par un huissier, à Colomb, l'ordre de compa-

‘aître immédiatement devant son tribunal, pour rendre compte de sa conduite : il y joint une lettre du roi, qui lui prescrivait de se soumettre à tout ce que l’envoyé extraordinaire réclamerait de son obéissance. ;

Colomb était entouré d'une troupe fidèle ; son frère Barthélemy était avec lui; il pouvait compter sur le concours de nombreux et puissants auxiliaires, pour répondre victorieusement, l'épée à la main, à l’insolente sommation de son juge ; mais il se croyait enchaîné par le serment d’obéissance qu'il avait prêté à ses maîtres, même alors qu’ils autorisaient l’iniquité la plus révoltante et le livraient à la merci d’un Bovadilla. Il obéit donc et se rend, sans hésiter, à Saint-Domingue. Il est résigné au sort qui l'attend ; il subira l'arrêt qui sera prononcé.

Il arrive, il demande à paraitre devant Bovadilla; celuici ne veut ni le voir, ni l'entendre. «Qu'on lui mette les fers, s’écrie-t-il, et qu'on le traîne en prison!» Cet ordre barbare est exécuté : on enchaîne Colomb, et il est conduit à bord d’un navire.

Comment ne pas s'attendrir et s'indigner tout à la fois devant une pareille scène, à l'aspect d'un grand homme, de Colomb, traité comme un vil criminel? C'est sur une terre

qu'ila découverte, en face de sa propre maison, sous les yeux de gens qui lui doivent respect et obéissance comme à leur supérieur, qu'ilsubitceshumiliations; et l'hommeinfamequi. après lui avoir ravi ses biens, prétend aussi lui ravir l'honneur, le repousse de sa demeure, ne daigne mème pas lui accorder la faveur d'un regard; îl le fait charger de chaînes malgré son innocence, et le chasse honteusement d'un pays qu'il a donné à l'Espagne, au péril de sa vie et en donnant à son roi mille preuves de dévouement, de couage et de désintéressement! Mais de quel éclat brille son innocence, dans le calme héroïque, dans ia résignation avec laquelle il accepte son malheur et souffre les outrages dont on l'accable. Il présente ses bras aux fers qui vont les étreindre ; il suit sans se plaindre, sans mème témoigner de surprise, les soldats qui le conduisent au bâtiment qui doit le ramener en Espagne. Mais un autre genre de torture Fattend dans ce trajet; il faut qu'il essuie les huées et les insultantes railleries de la populace espagnole, digne complice de Bovadilla !

Mais la fureur de cet homme n'est point encore satisfaite ; elle demande, elle réclame deux autres victimes : les deux frères de Colomb sont aussi chargés de chaînes et gardés chacun dans un vaisseau particulier, On instruit une procédure contre les trois frères : Bovadilla les condamne à la mort, sans s'astreindre à aucune formalité judiciaire: mais il s'arrête, il recule devant l'exécution de cette horrible sentence ; 1 semble craindre qu'on ne lui demande compte un jour de ce sang si pur, si noble, qu'il brûle de répandre sur un échafaud, Toutelois, ilose espérer que son

parent. l'évêque de Badajoz. cet ennemi juré de Colomb.

ES FR RE DA SA SU L Éra

béni”

Ribméatoésiis MN)

8 2 A era DRE on re 2 me au

ET

yeux Jeur equi.

hon- > pas er de ment et en coule son 1 avec s dont streine surloit le e J'atet les

Page 1