RAD EX
ne rime he Pub ÉPAUÉE
TS
PIS roms. : run: WE. 4
gloire nouvelle, il ne balança pas un instant à s'embarquer. IL était accompagné de son frère Barthélemy et de son fils aîné, âgé alors de treize ans, et qui devait ètre: l'historien de sa vie.
Colomb mit à la voile de Cadix le 29 juin de l’année 1502, dix ans après sa première expédition. Il se dirigea, comme à l'ordinaire, vers les Canaries : sa traversée heureuse fut seulement contrariée par la marche lente et difficile du plus grand de ses vaisseaux. Il gouverna donc vers Saint-Domingue, pour remplacer ce navire par un autre. Arrivé à la hauteur de cette île, il fit connaître à Ovando le motif de son arrivée, et lui demanda la permission d'entrer dans le port ; elle lui fut refusée par le gouverneur. Mais Colomb, marin expérimenté, prévoyait, d'après des indices certa” :s, qu’un ouragan terrible allait éclater : en conséquence, il pria Ovando de lui permettre de s'abriter dans le havre, seulement pendant la tourmente. Comme le gouverneur se disposait alors à expédier une flotte considérable pour l'Espagne, Colomb crut devoir l'avertir du danger qu’elle courait s'il n'en retardait pas le départ au moins pendant quelques Jours.
Ovando fut inflexible : il méprisa l'avis de Colomb, en se moquant d'un pronostic qu'il regardait comme le rève d’un cerveau malade ou le calcul d’un fourbe. Une seconde fois on interdit l'entrée du port à l'escadre de l'amiral, et la
grande flotte équipée par Ovando mit à la voile pour l’Es-
pagne.
Mais l'événement ne justifia que trop bien les prévisions de l'amiral. Colomb, préparé à la lutte contre l'ouragan, préserva ses vaisseaux du naufrage par ses sages précau-
nine fut plus ninà la son ort ; arin u'un pria uledisspa urait ques
en se d'un fois et la
CHRISTOPHE COLOMPB. 157
tions ; mais la riche flotte qui avait fait voile pour l'Espagne périt presque tout entière; des dix-huit bâtiments dont elle était composée, trois seulement furent sauvés. Bovadilla et Roldan, qui s'étaient embarqués sur un des vaisseaux de cette flotte, reçurent la juste récompense de leur odieuse conduite envers Colomb : ils furent engloutis dans les flots avec les richesses qu’ils avaient amassées dans l’île Espagnole ; c'était le fruit de leurs rapines et de leurs brigandages. Une circonstance bien remarquable signala ce naufrage : on avait mis les débris de la fortune de Colomb sur le plus mauvais bâtiment de la flotte, et ce fut le seul vaisseau qui ne fut point endommagé, le seul qui put continuer sa route pour l'Espagne; les deux autres furent forcés, par leurs avaries considérables, de regagner Saint- Domingue. Les esprits superstitieux, au lieu de voir dans cette circonstance l'effet de la justice divine, en conclurent que Colomb était un sorcier, et qu'à l'aide de sortiléges secondés par le concours de puissants esprits dociles à ses ordres, il avait excité cette tempête afin de se venger de ses ennemis, Îs expliquaient ainsi la conservation du vaisseau qui portait les biens de l'amiral.
Indigné contre l'impitoyable gouverneur d'une île où on
lui avait refusé mème un refuge pour échapper à une horri-
ble tempête, Colomb fit voile à l'ouest, vers le continent, avec ses vaisseaux qui avaient beaucoup souflert.
Dans ce voyage, il courut beaucoup de dangers et aborda enfin à une île nommée Guanaïa, située à peu de distance de cette côte et du continent appelé Honduras. Dès qu'il y eut
Jeté l'ancre, son premier soin fut d'envoyer reconnaître
cette terre, Ichargea de cette mission son frère Barthélemy,
mem se SES LUS