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importantes : il explora les contrées voisines, fit alliance avec plusieurs caciques, et'soumit ceux qui opposèrent de la résistance à ses envahissements.
Le passage à travers l’isthme étroit de Darien présentait des obstacles presque insurmontables, Une chaîne de hautes montagnes contiguës aux Cordilières où Andes, qui s’étendent au loin dans l'Amérique septentrionale, protégent cel isthme contre le choc des deux mers; et ces montagnes étaient couvertes de forêts si épaisses, qu'il paraissait impossible de s’y frayer une route. La pluie, qui ne cesse de tomber pendant neuf mois de l'année, transforme en lacs ou en marais impénétrables les vallées qui coupent les montagnes; aussi, sous l'influence de cette humidité qui en rend le séjour très-malsain, se multiplient les serpents.
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les vipères, les crapauds, les lézards
et des variétés nombreuses d'insectes.
Ces diflicultés n’effrayèi nt pas le chef téméraire des aventuriers espagnols. Depuis vingt-cinq jours les Espagnols disputaient leur existence à la faim, à la soif, au froid, à la cha-
leur, en suivant une route à peine
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LL" et cependant ils n'avaient pas fait Hs, :
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marchant d'un pas ordinaire, n’en \ ferait en six jours dans une route h battue. Déjà ils commencaient à NA désespérer du succès, lorsqu'ils 1 VN ee lntod d'
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montagne du haut de laquelle on devait, d’après les assuances du fils du cacique Komagre, découvrir le Nouvel- Océan.
Le jeune Indien ne les avait pas trompés.
Balboa voulut avoir seul l'honneur d’une aussi importante découverte ; seul, il gravit la montagne tandis que ses compagnons le suivent de leurs regards inquiets : il parvient au sommet, et soudain se jette à genoux en élevant les mains vers le ciel, À cette vue, les Espagnols, qui ont compris la cause de l'extase exprimée par Balboa, accourent le joindre et jouir du magnifique spectacle que présente le vaste Océan à leurs yeux étonnés. Comme leur chef, ils s’agenouillent, et remercient Dieu du bonheur et de la gloire qu'il vieat de leur accorder.
Le chef espanol se hâte de prendre possession, au nom du roi d'Espagne son maître, de ces vastes contrées et de l'océan du Sud, qui en baignait les côtes.
À peine s'était-il éloigné du rivage, qu’un ouragan terrible souleva les flots ; peu s’eu fallut que les canots ne fussent submergés ; les Indiens eux-mêmes , quoique familiarisés avec ces dangers, furent frappés de terreur : toutefois
il ne restèrent pas inactifs et se précipitèrent dans les flots ; ils lièrent les canots deux à deux, de sorte qu'ils ne furent pas renversés. Enfin les Espagnols purent aborder à une île formée de rochers; mais un nouveau péril les attendait dans ce lieu où ils croyaient avoir trouvé un refuge assuré : l'ile tout entière fut inondée au moment du flux. Balboa et ses compagnonsfurent obligés de passer la nuit malheureux, ayant de l'eau jusqu'à la ceinture, et craignant d'être submergés tous par l'élévation de la marée. Lorsque le jour pa-
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