COSTE, ME
Pizarre : un fort détachement de ses troupes, marchant avec une aveugle sécurité, fut surpris dans une embuscade par les Péruviens, et un grand nombre de soldats espagnols tombèrent vivants entre leurs mains. Ils furent conduits devant un frère d’Atahualpa, nommé Titu-Autaché, qui devait prononcer sur leur sort. Parmi eux on en reconnut qui avaient participé au meurtre d'Atahualpa, et d’autres qui avaient fait tous leurs efforts pour le sauver. Titu-Autaché fit étrangler les premiers, qu’on attacha au mème poteau qui avait servi au supplice d’Atahualpa ; il mit les seconds en liberté, et les renvoya chargés de magnifiques présents.
Dans cet intervalle, un événement d'une autre nature, mais dont les conséquences devaient ètre beaucoup plus graves pour les Espagnols, devint en quelque sorte le signal d'un bouleversement général,
Pizarre avait laissé son lieutenant Benalcazar à Saint- Michel avec un petit nombre de soldats ; lorsque celui-ci fut informé de la prise de Cusco, et sut quel riche butin y avaient fait les compagnons de Pizarre, il voulut avoir aussi sa part de richesses et de gloire ; 1l forma le projet de s'emparer de Quito, capitale de la vaste contrée qui en porte le nom, et d'en chasser Ruminagui, qui s'y était érigé en souverain. Renforcé par quelques troupes qui arrivèrent à Saint-Michel, il y laissa un faible détachement, et marcha résolument sur Quito, Itriompha, à lorce de courage et de constance, des difficultés d'une route très-pénible à travers
d'impétueux torrents, des forêts presque impénétrables, et
des marais profonds. L'espoir d'une riche et abondante eurée soutenait, animait Benaleazar et ses compagnons in
trépides, Après avoir surmonté tous les obstacles, battu et
SOS DECOUVERTE DE L'AMERIQUE. unis en fuite Ruminagui, qui avait essayé de les arrèter dans leur marche, ils s'emparèerent de Quito.
Mais une amère déception, un cruel mécompte, les attendaient dans cette capitale où ils espéraient trouver le reste des trésors d'Atahualpa. La ville avait été abandonnée par ses habitants, qui en avaient; emporté tous les objets qui pouvaient être de quelque valeur.
À peine étaient-ils installés dans leur stérile conquête, que parutaux environs de Quito un corps de troupes espagnoles, commandé par Alvarado, l'ancien fieuteñant de Cortez.
Nommé, par le conquérant du Mexique, gouverneur de la province de Guatimala, située sur les côtes de la mer du Sud, au-dessous de Tabasco, il apprit les succès de Pizarre au Pérou, et forma le projet de S'y rendre; le repos auquel le condamnait son gouvernement de Guatimala ne convenait pas à son caractère aventureux, à son activité infatiuable, A sa voix accourent de nombreux soldats, heureux de marcher sous le drapeau d'un capitaine déjà célèbre: il se voitbientôta la tête de cinq cents hommes parmi lesquels deux cents étaient assez riches pour s'acheter un cheval,
débarque à Porto-Viego, situé un peu au sud, en dehors de la ligne, et de là se dirige vers Quito ; mais quelles fatigues, quelles souffrances vont éprouver l'intrépidité du chefet des soldats! Forcés par la faim de tuer leurs chevaux, ils ne trouvent d'adoucissementau supplice de la soifqu'avec les gouttes de rosée amassée dans la concavité des feuilles de quelques plantes, Tantôtils sont haletants sous les ardeurs étouflantes d'un soleil qui les brûle ; tantôt le froid cruel qui règne sur les montagnes glace leurs membres et les engourdit, Ils laissent les cadavres de soixante de leurs
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compagnons. Ici, la neige, là, une pluie de cendres brülantes que vomissent les volcans voisins de Quito et qui,
poussées par le vent, les enveloppent d'un nuage de feu et les empêchent de respirer. Mais aucun obstacle n'arrête Alvarado et ses soldats, et il arrive enfin avec eux devant Quito.
Réunion de Benalcazar et d'Almagro à Quito. — Préparatifs de combat, — Convention,. — Manco, nouvel Inca du Pérou. — [1 se rend auprès de Pizarre. — Alvarado retourne à Guatimala. — Pizarre pose la première pierre de Lima. — Arrivée de Ferdinand Pizarre en Espagne. — Le roi nomme marquis François Pizarre et Almagro. — Querelles. — Préparatifs d'Almagro pour son expédition contre le Chili. — Souffrances des Espagnols, — Froid excessif, — Arrivée au Clili. — Révolte des Péruviens. — [ls veulent s'emparer de Lima et de Cusco. — Ils sont repoussés. — Guerre civile entre les Espagnols. «= Almagro entre dans Cusco par surprise, — Les frères de François Pisarre sont faits prisonniers. — Générosité d'Almagro.
L'approche d’un corps de troupes espagnoles causa une vive inquiétude à Benalcazar, qu’ Almagro venait de joindre avec sa petite armée, Était-ce un allié ou un ennemi qui se présentait ? Pour éclaircir ses doutes, les deux chefs réunis envoyèrent sept cavaliers à la découverte, mais ils tombèrent au milieu des soldats d’Alvarado et, faits prisonniers, furent conduits devant ce général, qui, aprèsleur avoir adressé quelques questions sur la force et sur la situation
de leur armée, les traita avec beaucoup de bienveillance,
puis les renvoya à Quito, sans les charger d'aucune commission pour Benalcazar et Almagro. Cette conduite inspira
— Conarre. — ima. — François pédition rivée au SCO. — tre dans
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des soupçons à ceux-ci, qui firent leurs dispositions pour combattre.
Dans cette circonstance, l’infâme Philippino, cet interprète qui joua un rôle si odieux dans l’histoire de la conquête du Pérou, se rendit coupable d’une nouvelle trahison dont il espérait recueillir de grands avantages. I sortit clandestinement de Lima, et alla trouver Alvarado, à qui il oftrit non-seulement de lui livrer Almagro, mais de le rendre maître de toute la province de Quito. Alvarado repoussa avec mépris cette proposition.
Cependant les deux armées s’avançaient, et quand elles furent arrivées en face l’une de l’autre, elles s’arrètèrent, chacune attendant que l’autre donnût le signal du combat ou fit les premières ouvertures pour une conciliation. Mais, des deux côtés, la susceptibilité orgueilleuse des chefs rendait l'initiative impossible, et sans doute le sang eût coulé, si un homme sage et animé d’un sincère patriotisme, ne fût intervenu entre les deux armées prêtes à s'égorger, et n’eût déterminé les chefs à convenir d’une trêve de vingt-quatre heures pour régler les conditions d’un arrangement pacifique. Grâce à ce médiateur dont le nom ne méritait pas l'ingrat oubli de l’histoire, les chefs parvinrent às’entendre, et signèrent une convention entre eux. Benalcazar et Almagro s'engagèrent à payer à Alvarado cent mille piastres pour l'indemniser des frais de son expédition, et, de son côté, l’ancien lieutenant de Cortez promit, moyennant ce dédommagement, de retourner à son gouvernement de Guatimala et de renoncer à tous ses projets sur le Pérou. Trop généreux envers le traître Philippino, il demanda et obtint son pardon.
Ce fut à peu près à cette époque que le frère d’Atahualpa, Titu-Autaché, qui aurait dû hériter du trône, mourut, laissant ses droits à son frère, nommé Manco. Celui-ci résolut de se rendre à Cusco pour solliciter la protection d’Apu (tel était le titre que les Péruviens donnaient dans leur langue au gouverneur Pizarre). Les amis du jeune prince voulurent en vain le détourner de ce projet et l’engager à soutenir ses droits par la force des armes; en vain cherchèrent-ils à l’effrayer en lui rappelant la perfidie des Espagnols à l'égard de son frère Atahualpa, qui en avait été la victime. Manco se rendit à Cusco, «1 n’eut pas à se repentir de sa confiance. Pizarre reçut l’Inca avec tous les honneurs dus à son rang et à sa naissance, et, lui remettant le bandeau rouge, marque distinctive de la royauté, il le reconnut pour souverain légitime de l'empire du Pérou.
Cependant Alvarado ne voulut pas retourner au Mexique avant d’avoir vu Pizarre; en s’avançant vers Quito, les trois chefs réunis furent souvent attaqués par Quisquiz, et dans ces divers engagements ils eurent quatorze soldats tués et environ cinquante blessés. Mais enfin ils s’approchèrent de la ville où Quisquiz s'était refugié avec les débris de son armée. La situation de ce général péruvien était désespérée ; quelques-uns de ses officiers lui conseillaient de demander la paix; mais il était si animé contre les Espagnols, qu’il menaça de tuer le premier qui oserait de nouveau lui donner un tel conseil; d’autres l'engagèrent à livrer bataille à l'ennemi; mais Quisquiz n’osa prendre un parti aussi énergique; alors un officier, indigné de sa faiblesse, Le tua d'un coup de lance. Sa mort fut le signal de la dispersion des troupes péruviennes, et les
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Espagnols entrèrent dans la ville sans éprouver de résistance.
Lorsque Pizarre eut connaissance de l’arrivée d’Alvarado et de l’arrangement qui avait été conclu avec lui, il accourut à la .oncontre d’un rival qui aurait pu être très-dangereux , Si On lui avait laissé voir le riche butin fait à Cusco. Quand il l'eut joint, il lui rappela la promesse qu'il avait faite de retourner à Guatimala, et pour le décider à s’éloigner pour hâter son départ, il joignit aux cent mille piastres que Benalcazar et Almagro s'étaient engagés à lui payer, un don de pareille somme, accompagné de plusieurs vases magnifiques et de pierreries. Alvarado, satisfait, partit pour retourner à Guatimala et laissa à Pizarre la plupart des soldats qui l'avaient suivi dans son expédition.
Débarrassé d’un concurrent dont il redoutait les talents, Pizarre se mit en devoir d'exécuter le grand projet qu’il avait formé depuis longtemps de bâtir une ville qui devint le centre de ses conquêtes et la capitale de son gouvernement ; au moment de se diriger vers la côte, il envoya à Cusco Almagro son associé, et lui recommanda de traiter avec beaucoup de douceur l’Inca qu’il avait laissé dans celte ville, ainsi que tous les Péruviens. Ce changement de conduite était conseillé au chef espagnol par une sage politique.
L'emplacement que Pizarre choisit pour y jeter les fondements de la nouvelle ville, était un vallon agréable et fertile, situé près du rivage de la mer, à l'embouchure d'un fleuve appelé d'abord Kimac et ensuite Lima, à treize degrés de latitude sud; il posa la première pierre de cette ville le jour des Rois et, à cause de cette coïncidence, il l’appela Los
Reyes, c'est-à-dire Les Rois. Mais elle ne porte plus aujourd'hui que le nom de Lima. Les travaux furent poussés avec tant d'activité qu’elle semblait sortir de terre, à la voix de l'infatigable Pizarre. Il y fit élever un palais magnifique qui devait être la résidence du gouverneur, et tous ses officiers s'empresserent de suivre son exemple, en faisant construire à leur frais, et suivant leur fortune, un grand nombre de maisons. |
Dans cet intervalle, Ferdinand Pizarre partit avec l'énorme quantité d'or et d'argent qui formait la part de l'empereur ; ces richesses immenses éblouirent les yeux du monarque, et la nation partagea sa surprise et son ravissement. À la cour, à la ville, on prodigua les caresses e, .es témoignages de haute estime au frère du conquérant du Pérou ; il fut reçu chevalier de Saint-Jacques. Son frère François et Alimagro ne furent pas oubliés dans la distribution des récompenses et des faveurs ; ils furent tous deux élevés au grade de marquis. Non-seulement l'empereur confirma Pizarre dans son titre ci dans ses fonctions de gouverneur,
mais il auginenta encore son gouvernement de soixante-
dix lieues marines le long des côtes du sud, Dans la pa-
tente de gouverneur qui lui fut expédiée, le nom de Nouvelle-Casiille fut donné à ces vastes contrées, Almagro, nommé adelantado ou vice-gouverneur, reçut, avec cette place que Pizarre lui avait promise, un gouvernement indépendant qui touchait à celui de Pizarre et avait plus de deux cents lieues d’étendue au sud, Le pays dont on faisait Almagro gouverneur, quoique les Espagnols n°4 eussent pas encore pénétré, était le Chili qui, dans la patente de Fempereur, fut appelé la Nouvelle-Tolède.
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La nouvelle de ces diverses nominations parvint au Pérou avant le retour de Ferdinand Pizarre, et provoqua aussitôt une discussion très-vive entre Pizarre et Almagro. 2elui-ci prétendit que Cusco, résidence des Incas était compris dans le gouvernement dont il avait été investi par la cour d'Espagne ; cette prétention absurde, il faut le dire, devait être repoussée par Pizarre. Il y eut entre les deux chefs échange de récriminations «nères, de paroles irritantes, et les Espagnols furent à la veille de donner aux Péruviens le spectacle d’une guerre civile.
Enfin Pizarre fit des avances amicales auxquelles la franchise naturelle d'Almagro répondit par des dispositions pa-
cifiques. Pizarre promettait de céder à son antagoniste une portion du Pérou, si le pays qu'Almagro allait conquérir n’était ni aussi étendu, ni aussi riche qu’on l'avait espéré ; celui-ci, qui avait le droit de mettre en doute la bonne foi et la lovauté de son associé, n’hésita pas cependant à accepter sa proposition, et la religion fut encore appelée, comme à l’époque de leur première association, à consacrer par une de ses solennités le nouveau traité conclu par ces deux ambitions rivales.
Almagro, satisfait, ne s’occupa plus que des préparatifs de son expédition pour le Chili. I rassembla une armée qui se composait de six cents Européens environ, et d'un corps auxiliaire de quinze mille Péruviens que Manco lui fournit, Il y avait deux routes pour se rendre de Cusco au Chili : l’une était frayée à travers une plaine qui s'étendait le long des côtes de la mer; en choisissant l’autre route beaucoup plus courte, et qui n’est guère praticable que pendant l'été, il fallait gravir des montagnes hautes, escarpées et ordinai-
376 DÉCOUYEETE DE L'AMÉRIQUE.
rement couvertes de neige ; aussi y règne-t-il un froid excessif. Les Péruviens engageaient les Espagnols à prendre le chemin le plus long, parce qu'il était le plus sûr et le plus facile. Mais l’orgueil castillan méprisa ce conseil; Almagro et ses compagnons voulurent prouver aux Péruviens qu'aucun obstacle ne pouvait effrayer leur courage et que rien ne résistait à leurs efforts.
Mais à peine se furent-ils avancés dans cet affreux pays qu'ils se repentirent de leur téméraire audace; le froid devint bientôt si rigoureux que, pour ne pas être gelés, ils étaient obligés de se livrer à un mouvement continuel; malheur à celui qui s’arrêtait pour prendre un peu de repos et cédait au besoin du sommeil! il ne se réveillait plus. La famine, qui les força de tuer leurs chevaux, vint encore augmenter leurs souflrances ; et, au milieu de cette épouvantable détresse, il leur fallait encore repousser les attaques des sauvages, qui excellaient à tirer de l'arc, et qui tuërent un grand nombre de soldats espagnols et péruviens.
Almagro voyait son armée s’affaiblir et diminuer de jour en jour. Beaucoup d’Espagnols et encore plus de Péruviens gelaient devout, saisis, frappés de mort par le froid; l’immobile rigidité de leurs cadavres, appuyés contre un arbre ou un rocher, et conservant la position dans laquelle se trouvaient ces malheureux en rendant le dernier soupir,
les rendait semblables à des statues. S'il faut en croire quel-
ques historiens, lorsque, cinq mois après, cette armée traversa la mème route pour retourner au Pérou, elle rencontra plusieurs de ces hommes gelés, dans la mème attitude ; leurs mains, glacées, tenaient encoreles brides de leurs chevaux, gelés comme eux; les Espagnols, affamés, se jetaient
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avidement sur les cadavres de ces animaux, dont la chair était si fraîche qu'on eût dit qu'ils venaient d'être tués, Enlin l'armée, décimée par tant de fléaux conjurés contre elle, atteignit les belles plaines du Chili. Les Espagnols furent enchantés du riant aspect, de la température délicieuse et de la fertilité extraordinaire de la partie la moins élevée qui s'étend le long des côtes de la mer, de l'est au sud, La situation de ce pays si rapproché de l'équateur devrait faire supposer qu'on v éprouve de grandes chaleurs. Mais il doit la douce température du printemps au voisinage des hautes Cordilières ou Andes, et à l'océan du Sud, Le sol y est favorable à la culture de toutes les plantes, mème à celles d'Europe, Les chevaux et les bêtes à cornes qu'on y
a introduits y surpassent en grandeur et en beauté les meilleures races de l'Espagne, d'où ils proviennent. Enfin cet heureux climat réunit tous les avantages de la province de Quito, et n'en a pas les inconvénients, €ar on n'a à redouter ni les orages ni les tremblements de terre comme dans cette province.
Autrefois le commerce très-considérable qui avait lieu
entre le Pérou et le Chili se faisait par les denx capitales 48 fu
Lima et Saint-lago, et par mer; car ces deux villes sont situées sur des fleuves, à peu de distance de l'endroit où ils se jettent dans l'océan Pacifique cu mer du Sud; on a bâti à l'embouchure de ces deux fleuves deux petites villes : l’une,
appelée Callao, est située à deux lieues environ de Lima ;
l'autre, à laquelle on a donné le nom de Valparaiso, est à vingt lieues de Saint-lago. Pendant un siècle entier les navigateurs, craignant de se perdre dans l'océan du Sud, n'osèrent, en partant de Callao ou de Valparaiso, s'éloigner des côtes, qui font un très-grand contour. Il fallait alors près d'une année pour faire le trajet de Callao à Valparaiso, car personne n'ignore que la navigation le long des côtes est plus dificile et plus périlleuse qu'en haute mer.
ënfin un pilote hardi se fraya une nouvelle route ; il osa S'avancer dans la haute mer, où il trouva les vents alisés ; il aavigua avec tant de célérité qu'il fit le trajet en un mois. Mais dans ces temps d’ignorance, une nouvelle découverte exposait quelquefois celui qui en était l’auteur à de grands dangers, et le génie courait risque de voir son œuvre considérée comme un crime, Le pilote intrépide qui avait droit à la reconnaissance publique fut jeté dans une prison; ses accusateurs prétendaient qu'il était sorcier, Peut-être eûtilété brûlé vif S'il n'avait pas tenu un journal détaillé de son voyage ; ille montraäses juges, et ceux-ci n'osérent le condamner ; il fut absous d'avoir rendu un service signalé au commerce et à la navigation.
Cependant Almagro rencontrait dans l'exécution de ses projets de conquête des obstacles auxquels ‘lue s'attendait pas; les Espagnols n'avaient plus affaire à des ennemis
faibles, divisés et peu guerriers, tels que les Péruviens :
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