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Pour ne pas laisser le mécontentement fermenter et se nourrir dans Voisiveté, il se détermina à mettre ses troupes en mouvement. Il leur proposa de punir sur les peuples de Tepeaca l'audace qu'ils avaient eue d'attaquer et de détruire un détachement espagnol, ainsi qu'on l’a dit plus haut; et comme ce détachement était composé
‘en grande partie des soldats de Narvaés, leurs compa-
gnons se déterminèrent plus volontiers à cette expédition pour les venger. Il se mit à leur tête, accompagné d'un corps nombreux de Tlascalans, et en quelques semaines, après différents combats et un grand carnage des Tepeacans, ils les réduisit entièrement. Il employa de même plusieurs mois, pendant lesquels i! attendait des îles un secours d'hommes et de munitions, à avancer les préparatifs de la construction de ses brigantins et à faire différentes incursions dans les provinces environnantes, toujours avec un succès égal. Par ces moyens, ses gens se familiarisèrent de nouveau avec la victoire et reprirent le sentiment de leur ancienne supériorité. Les Mexicains s’affaiblirent. Les Tlascalans acquirent l'habitude d'agir de concert avec les Espagnols, et les chefs de la république, charmés de voir leur pays s'enrichir des dépouilles des provinces voisines, et étonnés des preuves journalières qu'ils acquéraient de la force invincible de leurs alliés, se prétérent & tout ce que Cortés demandait d'eux.
Toutes ces précautions, les plus sages que la situation de Cortés lui permit de prendre, ne lui auraient pas sufi sans un renfort de troupes espagnoles. Il sentait si bien la nécessité absolue de ce secours, que c'était là le principal objet de toutes ses pensées et de tous ses désirs, et cependant ses espérances sur le retour de l'officier qu'il
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