LIVRE DEUXIÈME. ALS
u- siblement et s’embellir, et les traits asiatiques dominer
ns davantage ; ils apercurent des marques de civilisation
pis et même quelque connaissance des lettres ; ils trouvèrent
rO- la religion mahométane reçue et un commerce assez con-
ns sidérable tout établi. Gama trouva au port de Mélinde
nts plusieurs vaisseaux indiens. Il poursuivit alors son voyage,
san presque sûr du succès ; et sous la conduite d’un pilote ma-
des hométan, il arriva à Calieut, sur la côte de Malabar, le
de 22 mai 1498. La richesse, la population, la culture, l’in-
ais dustrie et les arts de ce pays extrémement civilisé étaient
pisi beaucoup au-dessus de l’idée qu'il s’en était formée d’après
en- les relations imparfaites qu'on en avait en Europe. Mais
is- comme il n’avait avec lui ni les forces nécessaires pour y
ym- former un établissement , ni les marchandises avec les-
| de quelles il eût pu commencer quelque commerce, if se
rio- hata de retourner +: Portugal et d'y aller annoncer le
alle succès du voyage; 3 long et le plus difficile qui eût
qui jamais été fait depus { invention de l’art de la navigation.
1ro- Il débarqua à Lisbonnne le 14 septembre 1499, deux ans
pote deux mois et cing jours aprés son départ de ce port.
plu- On voit que, dans le cours du quinziéme siécle, le
hant genre humain fit plus de progrès dans la connaissance du
, il globe que dans tous les siècles antérieurs. L'esprit de dé-
ces couverte, faible d’abord , commença à se mouvoir dans 4
ue, une sphére trés-resserrée, et sa marche fut incertaine et
an- timide. Encouragé par le succès, il hasarda davantage et iy es fit de plus grands pas. Par ses progrés méme il acquit i ce, plus de vigueur et s’avança enfin vers son but avec une É
eur rapidité et une assurance qui lui firent franchir toutes les a | 8; limites que lignorance et la crainte avaient jusqu’alors 7 sa- opposées à l’activité de Phomme. Les Portugais avaient
sen- employ. »rès de cinquante ans à se trainer le long de la