LIVRE TROISIÈME. AT
et qui ne fût pas pour lui un objet de jalousie, afin de l'envoyer conquérir l’empire du Mexique nouvellement découvert. Il pensa que le rang et la fortune de Cortès ne lui permettaient pas d’aspirer à l'indépendance. I! avait lieu de croire que la facilité avec laquelle il avait lui-même oublié d'anciens différends lui avait gagné sa bienveillance ; il se flattait enfin qu'une nouvelle marque de confiance achèverait de le lui attacher pour toujours. I! crut donc avoir trouvé en lui un sujet propre à ses desseins, et lui confia le commandement d'une escadre destinge à cette conquête et dont il avait fait personnellement une partie des frais.
Cortés reçut sa commission avec les plus vives expressions de respect et de reconnaissance pour le gouverneur. {1 arbora sur-le-champ son drapeau à la porte de sa maison, se montra dans un appareil militaire et prit toutes les marques de sa nouvelle dignité. I emplova sur-le-champ toute son activité et tout son crédit à déterminer plusieurs de ses amis a le suivre et à presser les préparalifs de son voyage. Tous ses fonds et tout l'argent qu'il put reeueillir, en hypothéquant ses terres et ses Indiens, furent employés à acheter des munitions de guerre et des provisions, ou à fournir aux besoins di ceux de ses officiers qui ne pouvaient pas s'équiper d'u manière convenable à leur rang (99 }. Tout innocente ci même louable que fût cette conduite, les concurrents auxquels il avait été préféré parvinrent à y donner un: tournure défavorable. Ils le représentérent comme tr: vaillant sans beaucoup de déguisement à se donner empire absolu sur les troupes en cherchant à s assi leur respect et leur dévouement par Vostentation « libéralité intéressée. Ils rappelerent à Velasquez ses à
ciens démélés avec homme à qui il venait imprudemment de montrer une si grande confiance, et lui prédirent que Cortés se servirait de son nouveau pouvoir bien plnôt pour venger les injures anciennes qu'il avait essuyées jue pour reconnaitre le bienfait qu'il venait de recevoir. Ces insinuations firent des impressions si profondes sur l'esprit soupconneuy du gouyerneur, que Cortes reconnut bientôt dans sa conduite les marques de la défiance et du vefroidissement; et, d'après tes conseils de ses amis, tl hata son depart avant que tes dispositions du gouverneut
achevassent le se contirmer et d'éclater avec violence.
Conniuissan ite danger d'un retardement. if pressa ses pen vee tant de promptitude qual mit à ta voile di u-lioo de Cuba le 18 novembre. Velasquez laccompas a rage et prit congé de fur ave Papparence de fat mance et de Panntué. quoiquit eût chare
juelques-uns des offierers d'avoir toujours Part ouvert
itimprudemment lui prédirent que uvoir bien platot il avait essuyées enait de recevoir.
Sst profondes sur e Cortes reconnut de la déliance et eils de ses amis. il ns du couverneur Ler avec violence dément. il pressa aide qu'il mit à da embre. Velasquez le fui ave Pappa-
longue dt! eut chare