DES MANUFACTURES DE DENTELLES
On a toujours aimé la dentelle en France , et c'était naturel, puisque la dentelle est de ces choses qui flattent le goût. La France devait donc de bonne heure faire de la dentelle et devenir par excellence un pays de production dentellière. Sur un demi-million d'ouvrières en dentelle que compte l'Europe , près de la moitié de ce nombre appartient à la France.
Chaque nation imprime à ses produits un caractère particulier ; il en est ainsi de la dentelle. L'Italie produit les points de Venise et de Gênes; les Pays-Bas, la malines et les points de Bruxelles; l'Espagne, des blondes ; l'Angleterre, le point d'Honiton ; la France doit sa renommée , en fait de dentelles , à son point d'Alençon , à ses blondes blanches de Caen, à ses dentelles noires de Chantilly. Aujourd'hui, toutes les nations s'imitent les unes les autres; cependant, tandis que la France ne peut lutter avec la Belgique pour les points de Bruxelles et la valenciennes d'Ypres, elle reste sans rivales pour son point d'Alençon , ses blondes blanches et ses dentelles de soie noire.
Nous commencerons par l'alençon , la seule dentelle de France qui soit faite à l'aiguille.
POINT d'aLEjNÇON.
Nous avons rapporté comment la manufacture de ce point fut établie par Colbert. L'introduction de cette nouvelle industrie, dans une contrée où jamais on n'avait fait de dentelle à l'aiguille, suscita des difficultés imprévues. Mme Gilbert, malgré l'aide de ses dentellières italiennes, ne put parvenir à apprendre aux ouvrières d'Àlençon le vrai maniement de l'aiguille , le procédé spécial du point de Venise. Après bien des essais infructueux, elle se décida à tenter une nouvelle voie. Elle imagina d'adopter la méthode, encore inconnue, de donner chaque partie différente du travail à une ouvrière spéciale; cette fois elle réussit : le résultat fut une dentelle nouvelle supérieure à toutes les autres , le point d'Alençon.
Quelle est la date de ce succès , nous ne saurions le dire (4) ; mais il est évident que le style vénitien continua à être imité pendant quelques années, et Colbert lui-même dans son portrait a une cravate de ce genre (fig. 82). Il est probable que beaucoup de prétendues dentelles de Venise ne sont que les produits de l'industrie alençonnaise à sa naissance (2).
En 1677, le Mercure annonce « qu'on fait maintenant beaucoup de points de France sans fond et des picots en campannes à tous les beaux mouchoirs. Nous en avons vu quelques-uns, ajoute-t-il, avec de petites fleurs au-dessus des grandes qu'on pourrait appeler fleurs volantes n'étant attachées qu'au centre. » En 1678, il dit que « les derniers points de France n'ont pas de
(1) Il ne faut pas oublier que le fond de réseau se faisait à Venise aussi bien que la bride à picot (voy. pl. V). La ressemblance frappante entre la dentelle de Burano (fig. 29) et le point d'Alençon a déjà été indiquée , p. 59.
(2) Nous lisons dans le Mercure de juillet 1673 : « On fait aussi des dentelles à grandes brides comme aux points de fil sans réseau, et des dentelles d'Espagne avec des brides claires sans picots ; et l'on fait aux nouveaux points de France des brides qui en sont remplies d'un nombre infini. »
brides ; les fleurons sont plus rapprochés ; les fleurs , qui ont plus de relief au centre et moins aux bords , sont unies par de minces tiges et de plus petites fleurs "qui les maintiennent à leur place et font l'office de brides. La manière d'arranger les branches, appelée Y ordonnance, est de deux sortes : Tune consiste en une tige contournée qui projette des fleurs; l'autre est régulière : c'est une fleur centrale, d'où partent des branches semblables entre elles. » Au mois d'octobre de la même année , le Mercure ajoute : « ïl n'y a pas eu de changements dans les dessins, » et il n'en
Fig. 82. — Cravate du portrait (le Colbert, au musée de Versailles.
parle plus. Ces dessins ne peuvent être que des dessins de Venise; la fleur sur la fleur, comme les fleurs volantes , répond exactement à ce point en haut relief, vulgairement appelé par les marchands de dentelles point de chenille (fig. 83).
La pl. IX est un spécimen de dentelle à l'aiguille admirablement travaillé. Les portraits en médaillon de Louis XIV et de Marie-Thérèse, de même que les initiales M. T. introduites dans le dessin , portent à croire qu'il est un produit d'Alençon pendant la période vénitienne de sa fabrication.
Un mémoire rédigé en 1698 par M. de Pommereu et conservé parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale (1 ), est le second ouvrage qui fasse mention du point d'Alençon. « La manufacture des points de France, y lit-on, est Tune des plus considérables du pays; des femmes et déjeunes filles y sont employées, au nombre, de 800 à 900, sans compter celles de la campagne dont le nombre est considérable. C'est un commerce d'environ 500,000 livres par an. A la campagne, le point est appelé vilain (2); le principal marché est Paris, en temps de guerre; mais la de-
mande va croissant depuis la paix, par suite de l'exportation en pays étrangers. »
Le nombre des dentellières que donne M. de Pommereu semble
(1) Mémoire concernant la généralité d'Alençon, dressé par M. de Pommereu. (Fonds Mortemart, n°89.)
(2) « Vilain, velin, vellum », du parchemin ou velin sur lequel le point d'Alençon est fait. Le terme est encore en usage. Quand l'auteur s'enquit à Alençon du chemin de l'établissement de M. ï\., fabricant de dentelles, on lui demanda si c'était celui qui fait le « velin. »
Fig. 83. — Point de Venise, dit dentelle volante.
minime, mais il écrivait après la révocation de l'édit de Nantes, qui réduisit d'un tiers la population d'Alençon (1).
Savary, qui écrivait en 1726, mentionne la manufacture d'Alençon comme n'étant pas très-florissante, ce qu'il attribue aux longues guerres de Louis XIV. Il ajoute : « Alençon toutefois se. maintient encore avec quelque .réputation; la magnificence, ou si vous l'aimez mieux, le luxe de la France suffit pour Foccuper en temps de guerre. » La Russie et la Pologne étaient ses principaux marchés , et avant la Révolution , Roland estime la fabrication annuelle de la manufacture à 11 ou 12 millions de livres (2).
Le point d'Alençon , ainsi qu'on le sait déjà , est entièrement fait à l'aiguille sur un modèle de parchemin divisé en fragments; les morceaux de dentelle sont ensuite réunis par des joints invisibles. Chaque partie est exécutée par une ouvrière spéciale; il fallait autrefois dix-huit mains différentes pour compléter un morceau de dentelle (3); ce nombre, croyons-nous, est maintenant réduit à douze.
Le dessin, gravé sur cuivre, s'imprime sur des morceaux de parchemin de 25 centimètres de long et numéroté dans Tordre convenable. On fait maintenant usage de parchemin vert, ce qui permet à l'ouvrière de découvrir plus facilement les défauts que si le fond était blanc. On pique le dessin, et le parchemin est en-
(1) En 1788, Arthur Young établit que le nombre des dentellières à Aleneon et dans les environs est de 8,000 à 9,000. {Traveh in France.)
(2) Il déduit 150,000 livres pour la matière première; le fil de Lille , dont on faisait usage et qui coûtait de 60 à 600 livres par livre pesant, de 800 à 900 pour les beaux points; mais Lille, à cette époque, faisait des fils dont le prix s'élevait jusqu'à 1,800 livres.
(3) Ces diverses ouvrières étaient : la piqueuse , la traceuse, la réseleuse, la remplisseuse , la fondeuse , la modeuse, la brodeuse , l'ébouleuse , la régaleuse , l'assembleuse , la toucheuse , la brideuse, la boudeuse , la gazeuse , la mignonneuse, la picoteuse , l'affmeuse et l'affiqueuse.
suite bâti sur un double morceau de grosse toile. Les contours du dessin sont formés par deux fils plats que l'ouvrière conduit avec le pouce de sa main gauche et qu'elle fixe par de très-petits points faits de distance en distance avec un autre fil qui passe dans les piqûres. Quand le tracé est fini, l'ouvrage est donné à la réseleuse qui fait le fond, lequel est de deux sortes : bride ou réseau. Le réseau se fait par rang dans le sens du pied au picot. Nous parlerons plus loin de la bride.
La fleur se remplit au point noué ou de boutonnière. L'ouvrière doit être pourvue d'une longue aiguille spéciale et de fil fin ; elle travaille de gauche à droite , comme lorsqu'on fait une boutonnière ; mais, arrivée à l'extrémité du rang, elle revient au point de départ , menant son fil de droite à gauche ; elle recommence alors un nouveau rang, en travaillant sur ce fil qu'elle prend avec les mailles ou points du rang qu'elle vient de finir.
Viennent ensuite les modes ou jours, et diverses autres opérations. Lorsqu'elles sont terminées, on coupe les fils qui attachent ensemble le parchemin , la grosse toile et la dentelle , en passant un rasoir entre les deux toiles ; on remédie aux défauts , s'il y en a, et il ne reste plus maintenant que le grand et difficile travail de réunir les morceaux d'une manière imperceptible. Cette besogne est dévolue aux premières ouvrières , elle exige les plus grands soins ; c'est ce qu'on appelle Y assemblage.
Une paire de manchettes d'homme ordinaires se divisaient en dix morceaux; les divisions étaient même plus nombreuses, si la commande était pressée. L'assemblage fini, on passe sur les fleurs, pour en égaliser et polir la surface, un instrument d'acier appelé aficot; il y a quelques années, on se servait encore d'une simple patte de homard.
Le fond de brides est un travail beaucoup plus compliqué; il consiste en grandes mailles à six pans recouvertes de points de
boutonnière. ïl était toujours dessiné sur parchemin , et l'angle supérieur de l'hexagone se piquait. Après que l'hexagone est formé ; par un procédé qu'il serait trop difficile de décrire \ on fait, sur chaque pan, sept ou huit points de boutonnière. Le fond de bride est donc très-solide; on l'aimait en France, mais à l'étranger on lui préférait le réseau.
Le point d'Alençon était la seule dentelle dans laquelle on introduisît le crin , destiné à donner aux cordonnets des contours plus de consistance et de fermeté ; peut-être avait -on eu recours à ce moyen pour mieux façonner les coiffures en tour murale portées si longtemps sous Louis XIV. Le crin en se resserrant au blanchissage avait l'inconvénient de déformer le dessin.
Il serait difficile de préciser à quelle époque les noms d'Alençon et d'Argentan ont été substitués à celui de France pour désigner les points faits dans ce pays. Un auteur éminent croit que point de France s'est dit jusqu'à la Révolution, mais c'est une erreur; le dernier inventaire dans lequel on le trouve est de 1723 (1), tandis que point d'Argentan se rencontre en 1738 (2) et point d'Alençon en 1741 (3). Il est probable que ces nouvelles désignations avaient commencé peu après l'avènement de Louis XV, alors qu'on fit un usage immodéré de dentelles. A cette époque, du reste, c'est par le nom de point à l'aiguille qu'on désigne le point d'Alençon, et cela en Angleterre comme en France.
Peu de temps avant la Révolution, on comptait de 7,000 à 8,000 dentellières à Alençon et dans ses environs; il y en avait 2,000 à Argentan , où l'on faisait alors des ouvrages plus beaux et plus chers. Ces deux villes réunies produisaient annuellement pour 1,800,000 livres et pour 2,000,000, lorsqu'il y avait des com-
i\) Inv.de Mme Anne Palatine, princesse de Condé, ch. X, ligne 5.
(2) Dans Y Inventaire du duc de Penthièvre, 1738.
(3) « Une coiffure de point d'Alençon à raiseau. » (ïnv. de décès de MUe de Clermont, 1741 Bibl. imp.)
mandes exceptionnelles ; mais tout à coup cette industrie déclina, même avant la Révolution elle était réduite à presque rien , et la plupart des ouvrières avaient passé à l'étranger. Vers 1802 (1) à peine la production s'élevait-elle à 200,000 francs; heureusement la protection du souverain, sous le premier empire, lui rendit en partie son ancienne prospérité.
Parmi les commandes exécutées pour Napoléon au temps de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise , était une garniture de lit d'une grande richesse. Le ciel de lit, les rideaux, le couvre-pieds, les taies d'oreiller étaient du plus beau point à fond dé bride; le sujet principal représentait les armes de l'empire au milieu d'un semé d'abeilles. A cause de la complication du travail, le point d'Alençon se fait rarement pour les objets de grande dimension ; aussi la somme de main-d'œuvre et de temps employés à la confection de ce lit d'apparat a-t-elle dû être prodigieuse.
Étant à Alençon dernièrement, l'auteur fut assez heureuse pour se procurer un morceau du point semé d'abeilles qui avait été acheté à Lonray, lors de la vente du fonds et de la dispersion de l'établissement (fig. 8-4).
On n'a pas oublié l'admiration qu'excita le berceau du roi de Rome à l'Exposition de 1855.
Alençon tomba pour ainsi dire avec l'empire. On ne formait plus de nouvelles ouvrières , les anciennes mouraient ; et tant de mains sont nécessaires, même pour exécuter les plus simples dentelles, que l'industrie allait diminuant toujours, et fut sur le point de disparaître. En vain la duchesse dAngoulême s'efforça de la ranimer; la mode, pour le moment, ne voulait plus du point d'Alençon : elle avait décrété la blonde, et malgré les
(1) Description du déparlement de l'Orne, an. IX, publiée par ordre du ministre de l'intérieur.
grandes commandes de la Dauphine, la production, en 1830, n'employait que de 200 à 300 ouvrières.
En 1836, le baron Mercier, pensant que des dentelles moins chères seraient d'une vente plus facile et plus avantageuse, fonda une école d'apprentissage et eut l'idée de faire appliquer les fleurs cl'Alençon sur un fond de tulle , comme on le fait pour
Fig. SU. — Dentelle du lit de Napoléon Ier.
le point d'Angleterre; mais la mode accueillit mal cette nouveauté, qui n'eut pas de succès. En 1840, on fit de nouvelles tentatives : 200 ouvrières âgées, tout ce qui restait de cette belle industrie, jadis si florissante, furent réunies et mises à l'œuvre, on rajeunit les dessins, et cette fois, le point d'Alençon reprit faveur et la prospérité revint bientôt. Mais on eut à vaincre
de grandes difficultés; la principale vint des ouvrières. En général, elles s'adonnent héréditairement à leur art; à Alençon , en particulier, elles sont formées dès leur enfance à un travail snécial qu'elles font ensuite toute leur vie ; la longue interruption teur fit paraître bien brusques les changements quelque petits qu'ils fussent, toujours inévitables avec le temps; d'un autre côté , il fallait appeler des ouvrières d'autres districts dentelliers ; celles-ci, habituées à un travail différent, ne purent jamais amener leurs doigts à rendre le réseau ni la bride d' Alençon dans toute leur pureté.
A l'Exposition de 4851 , on put admirer de beaux spécimens de l'industrie régénérée d' Alençon , entre autres , un magnifique volant estimé 22,000 francs, et qui trouva sa place, dans la corbeille de noces de l'impératrice Eugénie; il était l'ouvrage de 36 ouvrières qui y avaient travaillé pendant dix-huit mois.
Dans la layette du prince impérial , les produits de cette industrie, aujourd'hui bien complètement française, tenaient le premier rang. Par une raison qu'il n'est pas facile d'expliquer, on avait été chercher les rideaux du berceau à Malines, mais le couvre-pieds, ainsi que la robe, le manteau et le bonnet de baptême étaient en alençon. Douze douzaines de robes, chacune à elle seule une petite œuvre d'art, étaient, la plupart, richement garnies de ce point qui recouvrait aussi les trois corbeilles destinées à contenir la layette et décorait jusqu'aux tabliers des nourrices impériales.
La plus belle pièce qui ait été exécutée à Alençon depuis longtemps est une robe exposée en 1859 et estimée 200,000 francs. Elle fut acquise par Napoléon III pour l'impératrice Eugénie, qui, dit-on, la fit transformer en rochet et l'offrit au Saint-Père.
A l'Exposition internationale de 1862, Alençon soutint bien son ancienne réputation. Ce point continue à jouir de la plus grande faveur; il figure largement dans tous les riches trousseaux, dont
les commandes arrivent , non-seulement des cours étrangères , mais de tous les points civilisés du monde . L'auteur vit une de ces commandes en voie d'exécution ; elle devait coûter 150,000 francs: les volants, les barbes, la berthe, le mouchoir, jusqu'à l'éventail et à l'ombrelle , tout était assorti -, il y avait de plus, selon l'usage, un certain nombre de mètres pouvant servir à divers objets.
La bride ne se fait presque plus maintenant, encore n'est-ce que la bride ordinaire, c'est-à-dire une simple torsion du fil d'un effet lourd et grossier, bien différent de la maille claire à six pans du siècle dernier.
Il nous reste à examiner, sous le rapport des époques diverses , les dessins de point d'Alençon qui , de même que ceux de toutes les dentelles , correspondent au style architectural et décoratif du temps. Les dentelles conservées dans les familles, et les portraits contemporains, seront les meilleurs guides.
Dans aucun des portraits du règne de Louis XIV, on ne voit de point de France à fond de bride ou de réseau; toutes les dentelles de cette époque sont, pour les fonds comme pour les dessins, des imitations du point de Venise; mais les filles du Régent, et .plus tard Mesdames de France, filles de Louis XV, portent toutes de riches points d'Alençon et d'Argentan (1).
Les dessins de la première partie du dix-huitième siècle se composent de fleurs et de branchages courant sur le fond (fig. 85), sans solution de continuité, ou de guirlandes s'enlaçant ou formant des festons et, par endroits, encadrant un réseau plus fin. Une infinie variété de jours se mêle aux dessins. Vers la fin du règne de Louis XV, le goût changea. Lorsque dans les meubles et l'ornementation, les lignes arrondies et souples commencèrent à se raidir, dans les dentelles les dessins devinrent plus compactes et plus
(1) Il suffit de comparer les fig. 69, 72, 73, 76 et la pl. VI avec les fig. 78 et 79 pour voir qu'une différence notable de style existe entre ces deux dentelles.
uniformes. Avec Louis XVI apparurent les semés de petits bouquets, de rosettes, de feuilles, de fleurons ( fig. 85), entremêlés de pois, et de larmes, enjolivement qui au déclin du siècle
finirent par usurper même la place des bouquets (fig. 86). Ce style continua sous le premier empire.
Quelle que fût la beauté de son travail, le point d'Alençon, sous un rapport capital, ne put, pendant bien longtemps, lutter avec le point de Bruxelles : ses dessins n'étaient pas empruntés à la
nature, tandis que dans le travail du Brabant on voit des roses et du chèvre-feuille rendus avec une exactitude qui ferait honneur à un peintre hollandais. Ce défaut a maintenant disparu; la plu-
part des dessins d'Alençon sont d'admirables copies de fleurs naturelles entremêlées d'herbes et de fougères produisant un effet aussi riche que varié.