‹ Histoire de la dentelleChapitre 43 sur 108 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Dès le commencement du dix-septième siècle , on faisait de la dentelle dans un grand nombre de localités des environs de Paris, notamment à Louvres, Gisors, Villiers-le-Bel , Montmorency. On en trouve la preuve dans un ouvrage (1) publié en 1634 , où, après avoir disserté sur les grosses sommes d'argent dépensées en Flandre pour « ouvrages et passements (2) , tant de points coupés que d'autres » , ce à quoi le roi mit un terme par la loi somptuaire de 1633, l'auteur ajoute : ce Pourempescher icelle despence , il y a toute l'Isle de France et autres lieux , qui sont remplis de plus de 10,000 familles dans lesquelles les enfants de Tun et l'autre sexe , dès l'âge de dix ans, ne sont instruits qu'à la manufacture desdits ouvrages, dont il s'en trouve d'aussi beaux et bien faits que ceux des estrangers ; les Espagnols , qui le sçavent , ne s'en fournissent ailleurs. »

Qui fut le premier fondateur des manufactures de dentelles

(1) Nouveau Règlement général sur toutes sortes de marchandises et manufactures qui sont utiles et nécessaires dans ce royaume, par le marquis de la Gomberdière. Paris, 1634.

(2) Selon M. Fournier, la France en ce temps-là était tributaire des Flandres pour passements de fil très-fins et délicatement travaillés. Laffemas, dans son Règlement général pour dresser les manufactures du royaume (1597), estime que les achats annuels des passements de toute sorte, bas de soie, etc., s'élèvent à 800,000 écus , et Montchrestien, à plus d'un million.

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