AUVERGNE ET VELAY
LePuy produit aujourd'hui toute espèce de dentelles : blanches et de couleur, en soie, en fil, en laine ; des blondes de toute sorte, les noires du fond le plus fin ; des applications, des fonds simples et de doubles, enfin tout ce qu'on peut imaginer en fait de dentelles, depuis les petites bordures à 20 cent, le mètre jusqu'aux dentelles d'or et d'argent aux prix les plus élevés. En 1847, plus de 5,000 femmes y étaient occupées à faire de la valenciennes y on y a réussi également à exécuter d'admirables points à l'aiguille du genre de l'ancienne guipure de Venise. A l'Exposition universelle de 1855 figurait une robe de ce point, destinée à orner une statue de la Vierge.
Il y a à peine quarante ans , on ne faisait au Puy que des dentelles communes qui toutes avaient un nom emprunté au rituel : Ave, Pater, chapelet, etc. Maintenant, rivalisant d'imagination avec Saint-Étienne , qui chaque année change les dessins de ses rubans , le Puy offre aux acheteurs une variété infinie de dentelles, ce qui lui en assure une prompte vente. Ces dentelles, grâce à leur perpétuelle nouveauté, luttent avec succès contre les dentelles de Saxe , les seules qui les égalent en bon marché ; mais comme les dessins de celles-ci sont imités des dentelles du Puy et de Mirecourt, elles ont le désavantage de n'être jamais nouvelles, puisqu'elles ne paraissent qu'après leurs modèles.