‹ Histoire de la dernière capitulation de ParisChapitre 19 sur 39 · DÉPÊCHES DES PLÉNIPOTENTIAIRES · texte numérisé non relu

DÉPÊCHES DES PLÉNIPOTENTIAIRES

Laon, le 35 juin, à onze heures du matin.

À MONSIBUa LE BARON BI6N0N.

Monsieur le baron ,

Nous avona le regret d'avoir attendu à SoissQn3 jusqu'à^ cinq heures et demie du matin les chevaux que nous avions demandés hier 8^\i soir, vers les dix heures; c'était une conséquence presque inévitable 4e$ embarras d'un quartier général.

Vous trouverez ci-jointe la copie d'une note que nous adressons par des parlementaires au duo de Wellington et au prince Blucher.

L'ennemi a ses avant-postes à une lieue de Laon ; quelques persopnes assurent qu'il a occupé Saint-Quentin, Nous doutons de pouyoir péaétrer plus loin avant d'avoir reçu les passe-ports néQessaires. Le général commandant à Laon et les avant-postes, nou$ assure, au reste, qu'il a, depuis ce matin, une trêve verbale avec le général de l'avaptgarde alliée sur ce point, trêve qui oonsjste à ne pas commettre d'hostilités avant de s'être prévenus réciproquement.

Agréez, monsieur le baron, l'assurance de notre haute considération.

Le comte bb Laforest, Lafâtettb, d'ârgenson, baron Sêbastiani et Benjamin Constant.

M, te baron Bignon, commissaire chargé par intérim du portefeuitte des affaires étrangères»

Copie

NOTE BS MESSIEURS LES PLÉNIPOTENTIAIRES À MESSIEURS LE DUC DE WELLINGTON ET LE GÉNÉRAL EN CHEF PRINCE DE BLUCHER.

De Laon, le 25 juin 1818.

Les changements survenus dans la forme du gouvernement français par Tabdication de Tempereur Napoléon, acceptée au nom du peuple français par ses représentants, ayant écarté les obstacles qui avaient été opposés jusqu'à ce jour à l'ouverture d'une négociation propre à prévenir les malheurs de la guerre entre la France et les hautes puissances alliées, les plénipotentiaires soussignés ont reçu des pleins pouvoirs pour la négociation, la conclusion et la signature de tous les actes qui conduiraient à arrêter l'effusion du sang et rétablir d'une manière stable la paix générale en Europe.

Ils ont en conséquence l'honneur de donner ces informations à

et de le prier de les mettre à même de se rendre immédiatement au quartier général des souverains alliés et de conférer préalablement avec S. E. au sujet d'une suspension d'armes générale entre les armées françaises et alliées, suspension qui a déjà été demandée par le général français commandant l'avant-garde de l'armée du Nord, et verbalement convenue entre nos avant-postes réciproques.

Les plénipotentiaires soussignés prient M. le baron Bignon d'agréer l'assurance de leur haute considération.

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