ORDRE DU JOUR
Français 1 TEurope, réunie au Congrès de Vienne, vous a éclairés sur vos véritables intérêts par les actes du 13 mars et du 12 mai. Elle vient en armes vous prouver qu'elle n'a point parlé en vain. Elle veut la paix; elle en a besoin. Elle doit l'affermir par ses relations amicales avec vous. Elle ne peut en avoir, elle n'en aura jamais avec l'homme qui prétend vous gouverner.
Un funeste égarement peut avoir fait un moment oublier aux soldats français les lois de l'honneur et leur avoir arraché un pajure. Une force éphémère, soutenue par toutes sortes de prestiges, peut avoir entraîné quelques magistrats dans la voie de Terreur. Mais cette force saccombe; elle va entièrement disparaître. L'armée combinée du Nord vous en a convaincus dans la journée du 18 de juin. Nos armées marchent pour vous en convaincre à leur tour.
Français 1 il en est encore temps. Rejetez l'homme qui» enchaînant de nouveau à son char toutes vos libertés, menace l'ordre social et attire sur le sol de votre patrie toutes les nations en armes. Soyez rendus à vous-mêmes, et l'Europe vous salue en amis et vous offre la paix.
Elle fait plus, elle considère maintenant tous les Français qui ne sont point rangés sous les enseignes de Bonaparte, et qui n'adhèrent point à sa cause, comme amis.
« Nous avons conséquemment l'ordre de les protéger, de leur laisser » la libre jouissance de ce qu'ils possèdent, d'appuyer les louables » efforts qu'ils feront pour replacer la France dans les rapports que le » traité de Paris avait rétablis entre elle et toutes les nations euro- » péennes. »
Dieu, la justice, les vœux de tous les peuples vous secondent. Français, venez au-devant de nous, votre cause est la nôtre; votre bonheur, votre gloire, votre puissance, sont encore nécessaires au bonheur, à la gloire et à la puissance des nations qui vont combattre pour vous.