‹ Histoire de la destruction du paganisme dans l'empire d'OrientChapitre 16 sur 31 · PREMIÈRE PARTIE, 2" PÉRIODE, SECTION I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, 2" PÉRIODE, SECTION I

l'édifice sm'oula avec fracas. Mais, tandis qu'encouragés par ce succès, les moines et les soldats qu'il avait sous ses ordres allaient procéder à la démolition du temple d'Aulone, Marcel, laissé seul, fut surpris par une bande de montagnards du Liban, que les Apaméens avaient appelés à leur secours, et qui, l'ayant enveloppé, se saisirent de lui et le firent périr dans les flammes. Ses fils, dit-on, renoncèrent h venger son supplice, le jugeant heureux d'être mort pour la cause de Dieu \

Quant à Théodose, au contraire, ces actes de résistance et de violentes représailles ne tirent que le pousser à de nouvelles mesures de rigueur. Mais ce qui l'y détermina surtout, ce fut le rôle que le paganisme joua, peu de temps après, dans la révolte d'Arbogaste.

En 392, ce général, étant tombé en disgrâce auprès de Valentinienll, dans les troupes duquel il servait, s'en vengea en le faisant mourir. Comme son origine étrangère ne lui permettait pas d'aspirer au trône, il imagina d'y faire monter un ancien rhéteur, nommé Eugène, son confident et son ami, sous le nom duquel il se promettait de régner. Eugène qui, comme les gens de sa profession, penchait vers le paganisme^, était de plus intimement lié avec Symmaque; il fut aussitôt entouré des membres des premières familles de Rome et d'une foule de païens, qui lui promirent leur concours le plus actif s'il consentait à rétablir l'ancien culte. Le préfet du prétoire, homme habile et insinuant et qui se mêlait de divination , l'encouragea par les plus brillants présages. Après quelque hésitation ^, Eugène se décida enfin à ce qu'on attendait de lui. Il revêtit le diadème,

» Sozom., VII, 15. Theod., V, 21.

« Sozo7n., YII, 22. Philost., XI, 2.

3 Zosim., IV, M.

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