‹ Histoire de la destruction du paganisme dans l'empire d'OrientChapitre 21 sur 31 · l'UKMiKui: paktif., 2'^ I'Kiuodk, slciion m · texte numérisé non relu

l'UKMiKui: paktif., 2'^ I'Kiuodk, slciion m

plii'os. iAIais, avant de publier ce décrel, il cùl fallu en prévoir les conséquences, et, dans un temps où le paganisme comptait encore en Occident tant de sectateurs parmi la noblesse, ne pas se priver, de gaieté de cœur, des services de guerriers distingués. On sait comment (Jénéride, commandant de l'armée de Uhétie, contraignit, par sa loyale démission, Ilonorius ;\ révoquer cette loi ', qui ne fut décrétée de nouveau que sous Valenlinien 111, le 9 juillet 425, et enfreinte presque aussitôt sous Valentinien lui-même ^. Le règlement qu'IIonorius laissait tomber en Occident fut adopté en Orient d'une manière plus stable, et même étendu par Théodose II. Le 7 décembre 41 G, ce prince ordonna ^ « que les sectateurs del'erreur profane des païens ne fussent a admis à aucun office militaire, ni promus à aucun poste « dans la judicature ou dans l'administration. » Ce fut là le pas essentiellement nouveau que fit en Orient, sous son règne, la législation relative au paganisme. Sur loul le reste, il n'avait guère fait que conlirmer et faire exécuter plus strictement les lois de son père et de son aïeul. Maintenant il entrait dans une voie nouvelle; il proscrivait, non plus seulement les actes, maisjusqu'à la profession mentale

' Zosim., V, 46. Beugnot, t. 2, p. 54. A la nouvelle du ilécrel qui venait d'être rendu, Généride déposa sa ceinture de commandement et se relira chez lui. L'empereur lui fit dire aussitôt que ce décret ne pouvait concerner un général qui avait rendu tant de services k l'empire, et l'invila a se présenter au palais chaque fois que son litre l'y appellerait. « Non, dit-il, je n'accepterai point une exception in- « jurieuse pour mes coreligionnaires, » et il ne consentit a reprendre ses insignes qu'après qu'Honorius eut promis qu'il ne donnerait point suite a son décret; et, en effet, Olympius lui-même cul pour successeur le païen Jovius (Chdteauhr., Et. IjisL, t. 2, p. 285).

- Beugnot, I. 2, p. 2H-212.

3 Cod.Thcod., XVI,'10, 1. 21.

p.kgm; de TiiKonnsE ii. 233

(lu p;iganismc. Ce ri'éhiil plus sculcniont contre un cullc, celait contre des opinions religieuses qu'il sévissait.

On cite, à la \crité, l'exemple d'un ou deux païens qui continuèrent à occuper des charges honoriliques, soit dans son empire, soit même dans son palais; ainsi Macrohe, qu'on s'accorde assez généralement à regarder comme païen *, remplissait, en 422, les fonctions de chambellan auprès de ïhéodose le Jeune. Mais les doutes mêmes qui se sont élevés au sujet de son paganisme prouvent le soin qu'il prenait de le dissimuler ; et nous voyons Théodose se prévaloir de son édit contre un autre païen dont le mérite et la réputation lui donnaient plus d'ombrage. Le patricien Cyrus, préfet du prétoire, homme qui à ses connaissances philosophiques joignait les qualités d'un grand administrateur, s'était rendu cher aux habitants de Constantinople par le zèle qu'il avait déployé pour l'embellissement de leur ville. Un jour, dans le cirque, ils s'écrièrent avec enthousiasme : « Constantin l'avait élevé, Cyrus Ta relevé. » Tliéodose, jaloux de voir la gloire d'un simple patricien égalée à celle d'un empereur, et les services d'un de ses sujets exaltés à l'exclusion des siens, fit traduire Cyrus en justice comme païen , le dépouilla de ses dignités, confisqua ses biens, et le fit arrêter lui-même dans l'église où il avait cherché un asile. Cyrus, pour sauver sa vie qu'il croyait en danger, se hâta de se déclarer chrétien et d'embrasser la prêtrise. L'empereur, feignant d'entrer dans ses vues, le fit nommer évêque (cétait une manière d'exil honorable, qu'on infligeait quelquefois à ceux qu'on voulait

^ Ap^^s avoir lu les Saliiriialcs de Macrohe, il est diflicile de se former de lui une aulre opinion. Voyez, au reste, Lardner, CoUcel. of jewish and iiealli. leslim., t. 4, p. 223-227. Tillemont, Ilisl. des Emp., t. 5, p. 6G2-664.

5;H PlïEMlklŒ l'ARTIE, S*" l'KKIODi:, SECTION III.

pour IcMijours écarlcr de radininislralion ' ), cl l'envoya cil celle qualité à Cotyes, ville de la Phrygie-Salulairc, dont les liabilanls montraient en général peu de bienveillance pour leurs évoques, et passaient môme pour en avoir lait mourir plusieurs. Cyrus y arriva pendant les fcles de Noël. Le clergé et le peuple, sachant d'avance quel il était, et dans quel but on le leur envoyait, le forcèrent à monter en chaire dès le jour môme. Cyrus s'en tira avec adresse : « Mes « chers frères, leur dit-il après leur avoir donne sa bénc- « diction, comme c'est par l'ouïe seule que le Verbe a élé « conç^'u dans le sein de la Vierge, c'est par le silence qu'il « nous convient de célébrer aujourd'hui la naissance de t notre Dieu el Sauveur J.-C. A lui soit la gloire, etc. » Il descendit aussitôt de chaire aux applaudissements du peuple, et remplit dans celte ville les fonctions épiscopales jusqu'à sa mort ^.

Son exemple ne nous fait pas moins connaître le nouvel esprit de la législation en Orient. On ne reprochait à Cyrus aucun acte extérieur de paganisme; c'était sous le prétexte seul des opinions païennes qu'on lui connaissait, qu'il avait été destitué et trahie en jugement. Ceci se passait à la fin du règne de Tliéodose le Jeune.

* C'est ainsi que plus lard Basilisc, fils d'Armatius, dépouillé par Zenon du litre de césar qu'il avait reçu de lui, fut fait lecteur de l'église de Blaquerne, puis évoque de Cyzique, où il demeura jusqu'à sa mort {Bnrigny, Hist. de l'Emp. de Const., 1. 1, p. 144. TUlemont, Hist. desEmp., t. 6, p 490).

2 Joh, Malal, Chronogr., liv. 14, p. 361-362. Clironic. pasc, p. 3J7.

SECTION IV

Ile la mort de Théodose lia celle de dustiu 1'^

(An -ib0-b27)

La recrudescence de paganisme dont Théodosc le Jeune se plaignait en 438 fut peu durable; elle cessa avec la circonstance accidentelle qui y avait donné lieu. Bien qu'il restât, dans son empire, un plus grand nombre de païens qii'il ne se l'était d'abord imaginé, leur présence et leur ascendant se faisaient de moins en moins apercevoir; à force de renouveler les mômes édits, à force d'en punir les infractions avec une sévérité toujours croissante, la puissance impériale semble être parvenue, vers le milieu du cinquième siècle, à faire à peu près cesser en Orient tout acte public d'idolâtrie. Lorsque Proclus se rendit à Albènes, en 432, les païens de cette ville étaient déjà obligés de se caclier pour accomplir les plus simples de leurs anciens rites '. Peu de temps après, la statue de Minerve fut enlevée du Partbénon, et le temple d'Esculape dévasté ^ Dans d'autres provinces de l'Orient, l'enlèvement des idoles avait été encore plus hâtif, au point qu'on était déjà réduit, du leni[>s de Proclus, à deviner à quel dieu tel ou tel temple abandonné avait pu appartenir ^.

Dans cette guerre livrée à l'idolâtrie, le pouvoir n'avait

» Marin., Vit. Procl., édil. Boissonade, c. 11, 10. î ll)id.,c.20, 30.

« Témoin l'iiésilalion d(^ Proclus au stijcl du temple d'Adroite en Lydie (Ibid., c. 32).

:23G i'I!i;)iii;ki-: I'ahiii:, •!'' l'Kiiionr, skction iv.

|»;is (raiixiliaiics plus dôvoiics ni plus lieiiiciix ipic les hôios (lu mouacliisine. Ilsjouùionl suiloul uu lôlc lrèsa( lildaus la conversion des païens qui lial)ilaienl les provinces les plus reculées de l'empire. Leur genre de vie rude, ausièrc, avenlurcux, leur pcrmellail de pénétrer cl de vivre dans des licMix presque inaccessibles aux membres du clergé clabli. De l'eau , quelques Iruils sauvages , un peu de pain sullisaienl à leur nourriture. Les outrages des païens, les allaques des barbares ne pouvaient arrêter des liommes dont la vie tout entière n'était qu'un long supplice, et qui n'aspiraient qu'à l'abréger par un trépas méritoire et glorieux. Knlin cette abnégation même, celte vie de prière et de moi lilicalion étaient pour les païens, qui la conlem- |)laienl, de toutes les prédications la plus impressive et la plus eltlcace. En voyant ces pieux solitaires renoncer volonlaireinenl à ce qu'eux-mêmes rccbercbaienl avec le phis d'ardeur, ils les considéraient comme des èlres au-dessus de riiumanité, revêtus d'un pouvoir surnalu ici; et la foi «pi'ils avaient en eux s'étendait bientôt au christianisme lui-même. « Dieu, dit Théodoret', qui, par des moyens « divers, pourvoit au bien spirituel de toutes ses créatures, « a voulu, par ce spectacle aussi nouveau que glorieux, « amener les infidèles eux-mêmes à la confession de la « vérité. » L'histoire ecclésiastique de ce temps est pleine du récit des guérisons et des miracles de tout genre que le peuple allribuait aux pères du désert, et des conversions qu'ils opéraient par ce moyen. Le même ascendant que saint Antoine et les deux Macaire -, ses disciples, avaient exercé sur les païens de leur temps, les deux Siméon l'cxer-

1 Throil., Historia religiosa, 0pp., I. 3, p. 883.

2 Alhanas., Vita S. Anloiiii, c. 70, t. 2, p. 848 el suiv. Theod., Ilisl. Eccl. Voyez ci-dessus, p. 177.

DR LA MOnT DP. THF.onOSFl 11 A Œ\.\.E UK Jl'STIV I. 237

fèroiil sur ceux du (inqiiièm(> siècle. Selon Tliéodoret, parlout où Siméon l'ancien se rendait, l'éclat de ses miracles attirait à la foi chrétienne une foule d'idolàlres '. La réputation de saint Siinéon le Stylite s'étendit encore plus loin. « Les uns lui amenaient des paralytiques à guérir, « d'autres venaient lui demander la fécondité, tous, les « différentes grâces que leur avait refusées la nature... « Du fond de la Gaule, de l'Espagne, de la Bretagne on « venait admirer ses austérités, et implorer le secours de « ses prières ; à Rome, les artisans plaçaient, en guise d'a- « mulette, son image dans leurs ateliers ^. . . Enfin, comme « il était à toute heure entouré de gens qui voulaient tou- « cher son corps ou ses habits pour en faire sortir qucl- « que vertu, importuné d'une telle affluence, il imagina « de s'en délivrer en montant sur une colonne de plu- « sieurs coudées de hauteur... Là, continue l'historien, « semblable à une lumière brillante placée sur un clian- € délier, il faisait reluire autour de lui le soleil de l'Evan- « gile. Les Ibéricns , les Arméniens, les Perses venaient « de tous côtés l'entendre et le contempler, et ne s'en re- « tournaient qu'après avoir reçu le baptême. Les Ismaë- « lites des frontières accouraient par troupes de deux, trois « cents, quelquefois de mille, abjurer à haute voix les er- « reurs de leurs pères; et, brisant leurs simulacres et re- « nonçant aux orgies de leur Vénus, ils se faisaient initier « à nos saints mystères... J'ai assisté moi-même, et non « sans péril, à leur abjuration; car, comme Siméon les « adressait à moi pour recevoir la bénédiction sacerdotale,

» Theod., Hist. rel., c. C, p. 807 c.

* Il en élail de même à Aniiochc, cl C2 fui l'occasion d'une espf-cc d'émeule païenne, dont sainlJean Damascène fail monlion (De Imag. Oral. 2,Joh. Damasc, 0pp., 1. 1, p. 378).

238 PHKMiKP.K r'AKTir;, ':2' pi:i!iorn:, si^ction iv,

« ils me piossaieni, in'asr^iégeaieiil do tous côlcs avec une « lelle violence, que je serais resté iriorl entre leurs inains, « s'il ne les eût écartés en poussant un grand cri '. » L'ermite cilicicn Thalelœus, autre contemporain de Tliéodoret, fixa sa résidence près de Cabales en Syrie, sur une éniinence où il y avait un temple consacré aux démons, et souillé par des sacrifices. Les fanatiques habitants tie ce lien, après avoir tendu mille pièges au digne anachorète, émerveillés enfin de sa patience et des macérations inouïes qu'il s'imposait, abandonnèrent à sa voix les superstitions de leurs ancêtres, et Taidèrent à renverser le temple des faux dieux ^.

C'est par les travaux apostoliques de tels hommes, combinés avec les mesures sévères de l'autorité, que l'on vit rapidement décliner l'idolâtrie. Théodoret, évoque de Cyr en Mésopotamie, parle, en ce temps-là, des temples comme renversés ou convertis en églises, des bois sacrés. comme détruits, des sacrifices comme abolis, des oracles comme réduits au silence, des fêtes et des mystères comme supprimés, des païens, enfin, comme réduits à adorer leurs idoles en cachette, à faire de nuit leurs libations \ Isidore

« Theodor., Hist. rd., c. 26, p. 870-888. Voyez dans la Revue d'IIisl. ecclés. de Niedner, an. 1845, n°s3 eU, deux articles d'Ulilemann sur s;iinl Siméon le Slylile et son influence sur la propagation du christianisme en Orient.

2 Theod., Hist. rel., c. 28, p. 890-892. Voyez d'autres exemples du même genre dans la Vie de saint Hilarion, par saint Jérôme: dans les Vies des Saints, de Ru/jn; dans l'Hisloria Lausiaca, de Palladius, écrites h, peu près vers la même époque; dans les trails que Sozomène raconte de quelques moines de Palestine, de Syrie et de Mésopotamie (So:.,IlI,13; VI, 31); dans la ViedeWul(ilaïch,stylitepr( s deTrèves, et dans celle de saint Benoît de Nursie, etc., sans parler de ceux qui, dans le.moyen âge, allèrent convenir les peuples du Nord.

3 Theod., Grœcar. affect. curatio, gr.-lat. Ed. Sylburg. fol. 1092, p. 51, lOi, HO, 116, 122, 123, li2 140.

DE LA MORT DE THÉODOSE II A CliLLIÎ DE JUSTIN I. 239

de Péluse, h la mémo (époque, représente aussi le paganisme comme penchant vers sa ruine. « D'après ce que tu « as vu, écrit-il à Agathiis ', lu peux prévoir de plus € grandes choses encore. L'hellénisme, bien que soutenu « par tant de siècles de richesses et de travaux , s'est « écroulé: notre religion, au contraire, quoique prôchce « par des hommes pauvres, abjects et illettrés, s'est répan- « due comme un éclair par toute la terre. »

Les soixante-dix ans écoulés depuis l'avènement de Théodose le Grand jusqu'à la mort de Théodose le Jeune peuvent donc être considérés comme l'époque où le paganisme fit, en Orient, les plus rapides progrès vers sa chute. Il ne faut pas s'étonner dès lors si, en le voyant ainsi abattu, on se montra, pendant- quelque temps, moins acharné à le poursuivre ; et si, après le grand effort qui venait d'être fait, les empereurs se ralentirent un peu dans leur zèle et leur surveillance. Depuis l'avènement de Marcicn jusqu'à celui de Juslinien, ils ne prirent contre le paganisme qu'un très petit nombre de mesures législatives nouvelles, se bornant en général à reproduire ou à étendre les décrets existants.

C'est ainsi que Marcien, par un édit du 18 janvier 451, étendit aux biens ogonothétiques, c'est-à-dire à ceux dont les revenus servaient aux dépenses des jeux publics , le décret d'Arcadius pour l'aliénation perpétuelle des temples confisqués et vendus ^. La môme année, il confirma les canons du concile de Chalccdoine, parmi lesquels s'en trouvait un qui interdisait tout mariage avec des païens ^, et se borna, du reste, à signer, le 12 novembre 451, un édit de

1 hid., Epistolce. Ed. Billius. Paris, 1585. fol. liv. 1, p. 270. « Marciani Novell., lit. 3, ad cale. Cod. Tlieod., t. G, p. 31. » Acf. Conc. Chalced-, can. M [Labbe, Conc, l. i, p. 701).

"liù l'iiK.MiKitK l'Aitiii:, -2'' l'KUKUn:, sfariio.v iv.

Valenlinicii III qui renoinclail, pour l'Occident, les mesures (lès longlcmps exécutées en Orient i)our la cessalion des sacrifices '.

Quant ;\ son successeur Léon I, c'est bien lui que nous devons considérer comme le principal auleur de l'édit i)ublié sous son nom et sous celui d'Anthemius. C'était lui, en effet, qui avait mis ce dernier à la tête de l'empire d'Occident; il continua dès lors à le tenir sous sa tutelle, el il est peu probable qu'Anthemius , qui descendait de Procope, parent de Julien, et qu'on a soupçonné lui-même de penchant au paganisme ^, eût de son chef publié contre ce culte un édit tel que celui que nous allons citer. Théodose le (irand avait ordonné la confiscation de tous les terrains et maisons où des sacrifices auraient été célébrés par le propriétaire; Léon et Anthemius ordonnèrent cette confiscation , même dans le cas où le propriétaire , sans prendre part à ces rites, y aurait seulement consenti ; de plus, ils le condamnèrent lui-même, s'il était élevé en dignité, à la perte de ses charges, et, s'il était simple particulier ou plél)éien, à la torture, puis aux travaux forcés et à l'exil ^.

* Cod. JusL, I, H, 1. 7. Cependant, sous son règne, Théodorelse plaignait d'être exilé, lui, l'infaligable adversaire de l'hérésie et du paganisme, tandis que l'accès des villes était encore ouvert aux hérétiques, aux juifs et aux païens (Theod., Ep.81,0pp., t .3, p. 933).

2 Beugnot, t. 2, p. 247-250. — Damascius (In Photio, cod. 242, p. 1029) assure qu'Anthemius avait formé, avec le consul Sévère, le projet de rétablir le paganisme. Cependant, la Chronique Pascale (Ed. reg. Paris, 1688, p 323 d) lui attribue l'érection d'une église en l'honneur de saint Thomas.

» Cod. JusL, 1, 11, 1. 8. Kiidiger fixe la date de cet édit à l'an 472, où Dioscore, auquel il est adressé, était préfet du prétoire. Léon I*'' renouvela, en 469, la défense intimée par Théodose le Jeune, el, selon Salvien (De gub. Dei, 1. 6, t. 1, p. 244), jusqu'alors mal observée, de donner des spectacles publics dans les principaux jours de fêle chrétienne (Cod. Jusl., III, 12, 1. 11).

Page 1