‹ Histoire de la diplomatie slave et scandinaveChapitre 20 sur 57 · LA SUÈDE ET L'EMPIRE DU NORD. 18S · texte numérisé non relu

LA SUÈDE ET L'EMPIRE DU NORD. 18S

nommer firent la majorité, et, à peu d'exceptions près, elles s'entendirent pour déclarer que le roi était maître absolu et seul dépositaire du pouvoir suprême, qu'il n'était responsable de ses actions à qui que ce fût sur la terre, qu'il avait la faculté de gouverner le royaume selon son bon plaisir, et enfin que le sénat ne devait pas être un ordre intermédiaire entre le roi et les États, mais simplement un conseil du roi, n'ayant qu'une voix consultative et non une voix délibérative (1).

A Rome, quand sa domination se fut démesurément accrue, l'empire d'un seul sauva le monde romain des dangers de son excessive étendue, en se substituant heureusement aux tiraillements dangereux et aux fatigantes lenteurs du gouvernement de plusieurs. Dans l'empire suédois, une révolution anal(^e détermina un point d'arrêt dans sa rapide décroissance et soutint encore l'édifice sur sa base, jusqu'à ce que, dans une solennelle et suprême lutte, il fut renversé et obligé de laisser d'autres conquérants^ sortis primitivement du sein de la Suède, comme nous l'avons dit ailleurs, mais fondus dans la race slave, monter sur le piédestal violemment arraché des glorieuses mains d'un héros malheureux !

(1) Koch, p. 57, t. II.

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