‹ Histoire de la divination dans l'antiquitéChapitre 43 sur 163 · DÉCHÉANCE DES DIEUX PROPHÈTES · texte numérisé non relu

DÉCHÉANCE DES DIEUX PROPHÈTES

au beau langage et m4me au métier de courlisan ; la civilisation nouvelle rejetait l'héritage des pâtres du Latium, et, comme le dit quelque part Yarron \ € les anciens oracles^ perdus dans l'ombre des fourrés, se taisaient au fond des bois. »

i] Vabr.) Sot. Menipp. Fragm., p. 473. éd. Riese. Le moyen âge fabriqua, sur le compte de Faunus, avec un peu de textes poétiques et beaucoup d^ignorance, des légendes merveilleuses où le rôle prophétique du dieu n*est pas oublié. FaunuSy frère d'Apollon, est un devin expert et éloquent, roi dltaJie, et à la fin, sous le nom d*Hermës, roi d'Egypte. Quant à son père, Picus- Jupiter, c*est un roi d'Occident, frère du roi d'Orient Ninus, grand mathématicien, inventeur, charlatan, etc. (Voy. Georencs, Hist, compend.^ I, p. 29-23. Jo. Malalàs, Chronograph, Anonym., Chronicon Pascale, etc.) Quelle gloire rétrospective pour ces bergers transformés en rois, dignes de figurer dans ce monde fantastique à côté d'Hercule et d'Aphrodite, ceux-ci plongés Tun et l'autre dans l'étude de la philosophie (Gedren., ibid,)l Les Mira-' hitia Romœ témoignent aussi de ce regain de célébrité. Ils signalent, comme ayant été des temples de Faunus, S. Stefano Rotondo et S. Maria in Fontana. Le dernier temple aurait eu même une statue parlante consultée par Julien : autrement dit, c'était un oracle do Faunus (Mirab, Rom,, § 28-29).

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