AUSPICES
Présages conyenus à l'ayance. — Aiaptctum-aoitpietum. — Extension de ce mode de diviaation. — Valeur technique Aes auêpicia et des auguria, — Les augures Marses. — L'art augurai des Sabins. ^- Auspices privés et auspices publics. — Le rituel augurai ombrien d'après les Tables Eugubinea, — Analogie constatée entre les institutions divinatoires italiques et la divination romaine.
La révélation directe, apportée par les voix divines et les présages fortuits, sont la part de la divination vivante et libre, c'est-à-dire, de celle qui n'est point immobilisée dans des formules toutes faites, des signes convenus et des interprétations obligatoires. L'imprévu, Providence ou hasard, incident commun ou prodige, en bannit la routine et ouvre à l'imagination des perspeclives toujours nouvelles. Les auspices avaient un caractère tout opposé. C'étaient des signes demandés et obtenus dans des conditions déterminées, quelque chose de semblable aux mots d'une langue connue, dont l'interprétation a été arrêtée une fois pour toutes.
Le nom que leur donnait la langue latine ne met point en relief ce caractère essentiel. Il a été emprunté à la méthode la plus fréquemment employée pour les obtenir, à l'observation des oiseaux (attôpidum^-a&ispiaum) *, et l'usage, comme il arrive toujours, en a étendu le sens, non seulement au delà de l'acception propre, mais au delà de toute limite précise.