‹ Histoire de la divination dans l'antiquitéChapitre 62 sur 163 · CONVENTIONS ET FICTIONS LÉGALES · texte numérisé non relu

CONVENTIONS ET FICTIONS LÉGALES

€ côté), et entre los limites publiques, qu'il observe*. » Le sens de ces prescriptions paraît être que Tofflciant doit d'abord tirer, de Tangle dit inférieur à Tangle supérieur, la ligne directrice, celle que suivra le regard de l'observateur et qui divise le champ visuel en droite et gauche. Les deux autres points de repère, appelés les Bornes ou limites du terroir, joints aux premiers par des lignes droites, ferment le temple au dehors et au dedans, le divisent en partie antérieure et partie postérieure. C'est entre les deux bornes et en deçà des limites extérieures que doivent apparaître les signes célestes.

€ En deçà des limites ci-dessus spécifiées, que (l'augure) € observe Tépervier à droite, la corneille à droite ; au delà

< de ces limites, le pic à gauche, la pie à gauche. »

« Lorsque les oiseaux auront favorablement chanté, que, € restant assis sur son siège, il constate :

« Interpellant par son nom Tauspiciant, (N. dira-t-il), je € vois répervier à droite, la corneille à droite, le pic à gau- € che, la pie à gauche, les oiseaux volants de gauche, les « oiseaux chantants de gauche étant favorables pour toi,

< pour le peuple iguvien, dans ce temple déterminé^. » Après ce spécimen du cérémonial ombrien, les habitudes

romaines n'offriront plus rien d'étrange. Nous ne serons point

i) Verfalepufe arsfertur trebeit ocrer peihaner, erse stahmito eso tuderato est Angluto hondomu, porsei nesimei osa deveia est, angiome somo, porsei nesimei vapersus aviehckir est; eine angluto somo vapefe aviehclu todcome tuder; angluto hondomu asame deveia todcome tuder. Eeine todceir tuderus sei podruhpei serUu{Tab,,Yl ttj 8). — 2) Hondra esto iudero porsei subra screihtor sent, parfa dersvaj cumaco dersva seritu. Subra esto tudero peico merstOf peica mersta seritu, — Sve anglar procanurent, eso tremnu serse combifiatu. — Arsferturo nomne carsitu : Parfa dersva, cumaco dersva, peico mcrsto, peica meersta\ mersta aveif, mersia angla ecsona tefe, tote Ijovine^ esmei stahmei stahmitei (Tab., Vi a, 15-17). Plus loin {Tab., VI 6, 48-52) le rituel ordonne une nouvelle prise d*aUv<*piccs au moment oCi Varsfcrtur va procéder à la lustration du peuple. L'officiant doit observer les oiseaux avant de revêtir la prétexte lustrale et, une fois revêtu de ses ornements sacerdotaux, les consulter encore, en la forme accoutumée.

étonnés de voir réussir comme par enchantement la prise des auspices^ que l'on croirait» d'après les exigences du rituel, une opération si chanceuse. Partout, dans. ces cérémonies officielles, la fiction légale remplace au besoin la réalité. Les présages demandés sont censés avoir été obtenus toutes les fois qu'il n'y a pas contre-indication, c'est-à-dire, que quelque signe inattendu et fâcheux ne vient point donner une marque formelle du veto divin. Aussi, le rituel n'a point à prévoir le cas où les oiseaux précités ne se présenteraient point, ni même celui où ils prendraient des positions non stipulées. La voix de l'augure annonçant que les signes demandés ont apparu crée, par le fait, un présage favorable que confirme le consentement tacite des dieux.

Mais ces idées, nous les connaissons surtout par la pratique des Romains ; nous ne pouvons parler de l'art augurai italique sans emprunter à celui des Romains ses théories sous-entendues et jusqu'à ses expressions.il est temps, après avoir réuni en faisceau tous les. débris d'institutions divinatoires qui n'appartiennent en propre ni à TÉtrurie, ni à Rome, d'aborder enfin l'histoire de la divination romaine. Celle-là s'est volontairement confinée dans les auspices et en a fait un des instruments les plus merveilleux qu'ait jamais forgés la religion appliquée à l'art de gouverner les hommes.

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