B, — AUSPICES MAJEURS BT AUSPICES MINEURS
Si le droit augurai avait été Texpression d'une foi sincère, il eût été moins attentif à prévenir les embarras que pouvait faire naître l'observation simultanée des auspices par plusieurs magistrats. Il semble que Jupiter, invoqué à la fois de divers côtés, devait signifier à tous sa volonté par des signes ou identiques ou analogues, et qu'il n'y avait pas lieu de prévoir en pareils cas des signes contradictoires. Cependant, l'expérience ayant prouvé que le fait pouvait se produire, et les Romains ne voulant ni rester dans l'incertitude ni en sortir par l'exégàse divinatoire, on trouva plus simple de spécifier à l'avance quels auspices devaient, en cas de confiit, l'empor* ter sur les autres. Ce classement était d'autant plus nécessaire que la constitution romaine mettait en présence, dans toutes les magistratures, des « collègues » investis de droits égaux, et qu'elle n'avait point établi de rapports hiérarchiques entre les diverses magistratures.
aient inauguré les comices plébéiens à leur manière, avec de» auspices indépendants. Cependant, les textes où il est dit que les tribuns présidents occupent le temple (Liv., II, 56. 111,17. Cic, Inventy îf, 17. Pro Sext., 29, 35) ne prouvent rien, sinon que Ton avait Thabitude, en parlant des coiuices, d'appeler de son vrai nom (le temple) le lieu où siégeait le président. L'expression n'est pas inexacte même pour les tribuns, car le temple, inauguré pour toute Tannée, ne perdait pas son caractère parce que celui qui y siégeait n'avait pas le droit d'auspices.