‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 146 sur 742 · Eudes de Deuil, op. cit., col · texte numérisé non relu

Eudes de Deuil, op. cit., col

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fut conclu et une garnison normande de mille hommes fut laisée dans la citadelle, que sa situation rendait presque inexpugnable f.

La flotte normande reprit la mer et franchit le cap Malée ; les troupes occupèrent Neapolis et Methone ?; un coup de main fut tenté contre Monembasia, mais échoua ; poursuivant néanmoins leur route, les Normands. allèrent ravager les côtes de l’île d'Eubée 3, I1 semble, au témoignage de certaines sources occidentales, qu'Athènes ne fut pas épargnée. Les Normands revinrent alors vers le sud et établirent au cap Malée et dans l’île de Cerigo des postes fortifiés, qui commandaient le canal de Cervi. Remontant ensuite vers le nord, la flotte sicilienne réussit à pénétrer dans le golfe de Corinthe. La petite place de Khrisson, au sud de Salona, fut occupée. Un corps de débarquement poussa des pointes hardies dans l’intérieur des terres. Une bande de Normands réussit à atteindre Thèbes, où elle fit un énorme butin. Thèbes était un centre industriel important ; l'élevage des

vers à soie, et le tissage de la soie formaient la principale industrie des habitants de cette région . Non contents de s'emparer d'une

grande quantité d’étoffes précieuses, les Normands emmenèrent un grand nombre de prisonnières habiles à élever les vers à sole, et connaissant le tissage ; ils les envoyèrent à Palerme, où, d'après Nikétas, elles auraient créé cette industrie. Ce renseignement est

1. Romuald de Salerne, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 424; Otton de Freisingen, Gesta, I, 33, M.G.H.SS., t. XX, p. 370 ; Tafel et Thomas, op. cit., t. I, p. 110. Nikétas Choniatès, I, 4, P. 82, I, 1, p.97; Kinnamos, III, 2, 92. Le 9 octobre, les Français connaissent les victoires de Roger, Eudes de Deuil, op. cit., col. 1223.

2. Ann, Cav., ad an. 1147, dans M.G.H.SS., t. III, p. 192 ; Otton de Freismgen, Gesta, 1,33, M.G.H:SS., t. XX, p. 370. Cf. Gesta Henrici II et Riccardi I, M.G.H.SS., t. XXVII, p. 128. Il est probable que c’est Georges d’Antioche qui a le commandement de l'expédition normande.

3. C’est le récit de Nikétas Choniatès, loc. cit., qui nous fournit le plus de détail sur cette campagne. Cf. Ann. Palid., M.G.HLSS., t. XVI, p. 83; Otton de Freisingen, Gesta, I, 33; Dandolo, Chr; Müratort R:I.SS:,1. XII, p. 282 ; Historia ducum Venet., M.G.H.SS., t. XIV, p.75; Romuald de Salerne, M.G.H.SS., t. XIX, p. 424: Sigebert de Gembloux, Chr., M:G.ILSS., t. VI, p. 483; Ann. Cav., M.G.H.SS., t, IL, p.192; Kinnamos, III, 2, p. 92 et 12*p. 4149.

4. Nikétas Choniatès, II, 1, p. 99. Cf. Heyÿd, op. cit., t. I, pp. 247 et 199.

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