DÉBUTS DU RÈGNE DE GUILLAUME
Georges d’Antioche !. Maion réussit à prendre un grand ascendant sur l'esprit du roi? qui bientôt s’en remit entièrement à lui, pour l'expédition des affaires. Craignant de se voir supplanter dans la faveur de Guillaume, Maion s'appliqua à placer dans les postes importants des hommes quiluiétaient dévoués. Encore, surveillait-1l de très près ses créatures. C’est ainsi que nous le voyons après avoir fait attribuer à Asclettin, archidiacre de Catane, la place de chancelier ?, continuer à surveiller la chancellerie royale, dont il retint pour lui certaines prérogatives #. La nomination d’'Asclettin fut un succès personnel pour Maion: le roi, en effet, songeait à donner la charge de chancelier à Robert de Saint-Jean, chanoine de Palerme ?. Sous le prétexte honorable d’une mission diplomatique, Maion sut éloigner le protégé de Guillaume et fit attribuer le titre de chancelier à l’archidiacre de Catane. |
Nous n'avons que très peu de renseignements sur les com-
1. Cusa, op. cit., t. I, p.515. Amari, op. cit., t. IT, p. 355, note 2, reproduit la phrase d’un diplôme traduit, Spata, op. cil., p. 426, où Georges est dit ammiralus ammiralorum qui præeral lolo regno meo. Je ne sais si cette traduction est bien sûre, l'original grec n’aurait-il pas porté une phrase analogue à celle que l'on trouve dans un autre diplôme grec, de février 1133, Cusa, loc. cit., phrase qui indique simplement que Georges émir des émirs a autrefois eu sous ses ordres Jatina et tout le pays d’alentour. En effet le diplôme en question est de 1132, or, Georges d’Antioche vivait encore et l'on ne comprendrait pas l'emploi du passé alors qu'il est encore émir des émirs.