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tout, semble-t-il, à éviter de se créer des difficultés et à vivre en paix avec la commune de Rome !. Le 4 décembre 1154, il fut remplacé par l'anglais Nicolas Breakspear, qui prit le nom d'Hadrien IV. Guillaume I" envoya une ambassade au nouveau pape pour obtenir la paix, mais Hadrien apporta dans ses premiers rapports avec le roi de Sicile, la même intransigeance que dans sa conduite envers la commune de Rome et se montra intraitable ?.,
L'activité déployée dans toutes ces négociations par le roi de Sicile s'explique facilement par l'approche de Frédéric Barberousse. Au mois de septembre 1154, le successeur de Conrad s'était mis en marche pour descendre en Italie. Les tentatives de Guillaume [° pour isoler le futur empereur n'avaient en somme point réussi et on pouvait craindre de voir le royaume normand obligé de lutter contre l’empereur allemand, soutenu par le pape et le basileus byzantin. Par une heureuse fortune, l’union redoutée ne se produisit point. Ce résultat fut obtenu, non par les savantes combinaisons du roi de Sicile, mais par l’intransigeance du pape et des deux empereurs. Leurs prétentions rivales, leurs intérêts opposés, soutenus avec une égale obstination, firent éclater le conflit qui sauva le royaume normand.
En descendant en Italie, l'héritier de Conrad voulait non seulement recevoir la couronne impériale et soumettre l'Italie du Sud et la Sicile, mais 1l prétendait encore faire reconnaître son autorité dans la Péninsule entière, afin de rendre tout son éclat à l'autorité impériale. « Il veut, comme il l’écrira au pape, restaurer l'empire romain dans son ancienne grandeur et splendeur ». S'appuyant sur le droit impérial tel que le lui ont fait connaître les légistes dont il s’entoure, Barberousse entend pousser jusqu'aux extrêmes limites, l'exercice des prérogatives de son pouvoir souverain. L'autorité impériale doit être obéie partout parce que le monde est la propriété de l’empereur. Aussi pour réaliser sa conception de l'empire, Frédéric avant de gagner l'Italie du Sud, perd un temps précieux à réduire à l’obéissance toutes les villes du nord de l'Italie.