DATA D SO NE
Guillaume I°", associé à la couronne par Roger IT sans l’assentiment du souverain pontife. Nous n'avons malheureusement aucun autre renseignement sur l'ambassade pontificale et ne pouvons qne constater le fait même de la rupture.
Un autre incident marqua le séjour du roi à Salerne: parmi lesnombreux seigneurs de la Pouille et de la terre de Labour, quise rendirent à la cour, figurait le comte de Loritello. Ce dernier, malgré son insistance, ne put obtenir une audience de Guillaume 1° ?. A ce propos, Falcand accuse Maion d’avoir, par de sourdes menées, poussé le roi à rompre avec son cousin. Cette accusation ne paraît pas fondée ; Falcand ne nous fournit, en effet, aucune raison plausible pour expliquer l'attitude de Maion. Nous savons, par ailleurs, que le roi avait à ce moment déjà eu à se plaindre du comte de Loritello, qui avait occupé par la violence certains biens appartenant au monastère de Saint-Clément de Casauria. En outre, il est très probable que le comte de Loritello avait été, déjà, plus ou moins en rapport soit avec les exilés normands, soit avec les émissaires que Barberousse avait envoyés dans les États de Guillaume. Le comte de Loritello sera le premier à se révolter contre le roi, au moment où les rebelles paraissent avoir compté sur l'intervention de Frédéric Barberousse #. La situation très en vue de Robert permet de supposer qu'il fut un des premiers à recevoir les ouvertures des envoyés de Barberousse. Toute la conduite postérieure du comte justifie l'attitude de défiance prise par le roi ÿ, et l’on doit très vraisemblablement admettre que Guillaume I‘ eut connaissance des intrigues de son cousin, et attribuer à ce motif son refus de lui donner audience. On pourrait objecter que, s’il en avait été ainsi, le roi aurait profité de la présence à Salerne du comte de Loritello pour le faire arrêter. Peut-être à ce moment, Guillaume et Maion n'avaient-ils que des soupçons; peut-être
. Romuald de Salerne, dans M.G.H.SS., t. XIX, pp. 427-428. 2. Falcand, op. cit., p. 10.
. Chr. Casaur., dans Muratori, R.I.SS.,t. Il, p. 895. 4. Cf. supra, t. II, p. 198 et infra, pp. 204 et 205. 5. Falcand, op. cit. p. 13, dit : « nam se quoque dudum mas quod Rober lus comes cum pleri isque aliis contra regem conspiraverat. »