‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 208 sur 742 · RÉVOLTE DES SEIGNEURS NORMANDS · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DES SEIGNEURS NORMANDS

Une fois de plus, les chevaliers normands pillèrent les faubourgs de la ville, et ravagèrent ses environs. Les Bénéventains demeurèrent fidèles au pape et massacrèrent leur archevêque Pierre, qu'ils croyaient favorable à la cause du roi de Sicile !. Le siège ne dura guère, car le chancelier vit bientôt de nombreuses défections éclaircir les rangs de son armée. À ce moment, en effet, la rébellion des vassaux de Guillaume éclata ; un grand nombre des barons quittèrent l’armée royale et retournèrent chez eux ;

d'autres passèrent aux Bénéventains. Affaibli par ces défections,.

Asclettin dut lever le siège; il continua, néanmoins, la campagne et se porta vers la frontière de l’état pontifical. Le 30 mai, Ceprano fut pris et brûlé?; en quelques jours, le chancelier remporta toute une série de petits succès, sans grande importance d'ailleurs. L'armée se dirigea vers le Monte san Giovanni; le 3 jui, elle brûla Banco 3: Frosinone ‘ fut ensuite occupé; enfin, Ticolena ©, près de Ferentino, fut brûlée. L'armée royale ne poussa pas plus loin et se replia vers Je sud. Le moment où eut heu la retraite en explique facilement les motifs. Dans les premiers jours de juin, Barberousse était tout près de Rome ; c'est là

390, très bien renseigné, le siège de Bénévent est antérieur à la prise de Ceprano, qui est du 30 mai. La campagne d’Asclettin se place donc entre le départ du roi (après le 27 mars) de Salerne et le 30 mai. Guillaume de Tyr, |, XVII, 7, dans R. H. Occ. des croisades, t. 1, 2, p. 829, par le du siège de Bénévent, mais dit seulement qu'Asclettin avait assiégé la ville quand le patriarche lui fit demander un sauf-conduit. Comme le patriarche a quitté la Terre sainte au printemps, on voit que le siège de Bénévent avait eu lieu avant son arrivée. Par contre, Guillaume mérile moins de créance quand il dit que le pape a quitté Rome pour aller délivrer Bénévent (fin août), à cette date, la ville n’était plus assiégée par Asclettin.

4. Vita Hadriani, dans Lib. Pont.; t. I, pp. 389-390, et Romuald de Salerne, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 428.

2. Lib. Pont., loc. cit.; Ann. Cas., dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 311; Ann. Ceccan., ad. an. 1155, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 284.

3. Vita Hadriani, dans Lib. Pont., loc. cit. — Banco à deux lieues à l’est de Frosinone.

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