‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 230 sur 742 · RE ES SES · texte numérisé non relu

RE ES SES

is see Do:

seraient la conséquence, la papauté pourrait obtenir des avantages plus considérables que ceux qui lui étaient proposés.

Guillaume I dut quitter Messine à la fin d'avril ou au début de mai 1156 !. Il avait sous ses ordres des forces très considérables. Les troupes normandes, au dire de Kinnamos ?, étaient si nombreuses que le roi comptait envelopper l’armée grecque et la prendre comme dans un filet. Les craintes de Doukas, la hâte avec laquelle nous voyons Manuel Comnène expédier des ren: forts à l’armée d'Italie sont autant d'indices qui paraissent confirmer le témoignage du chroniqueur byzantin. D’après les renseignements de Guillaume de Tyr, bien informé pour ces événements, l’armée du roi de Sicile aurait été formée pour la plus grande partie des contingents de la Calabre et de la Sicile 3.

L'armée de terre et la flotte se dirigèrent vers Brindisi. La marche à travers la Calabre ne paraît pas avoir présenté de difficultés; 1l ne semble pas d’ailleurs que les seigneurs de cette région aient pris part à l'insurrection. Guillaume [# put ainsi arriver Jusqu'à Brindisi sans rencontrer de résistance.

Au moment où Doukas fut informé de l'approche de l'armée royale, la citadelle de Brindisi tenait toujours et malgré leurs

attaques répétées les Byzantins n'avaient pu s’en emparer “. Cinq Jours s’étaient à peine écoulés, depuis le moment où le commandant des forces byzantines avait été averti de l’arrivée du roi, que la flotte normande parut en vue de Brindisi, devançant de quelques Jours l’armée de terre. Doukas n'avait sous ses ordres

que quatre vaisseaux ; très probablement le reste de la flotte grecque avait été renvoyé pour transporter les renforts attendus. L’étroitesse de la passe, qui faisait communiquer la mer avec le port, empêcha les Normands de profiter de leur supériorité numérique et permit au général byzantin, malgré l’infériorité de sa flotte, de tenter de défendre l’accès de la rade. L'armée de terre sous les ordres de Jean l’Ange et du comte de Loritello fut dis-

. La bataille de Brindisi est des derniers jours de mai, cf. infra, p. 229. . Kinnamos, IV, 11, p. 162.

- Guillaume de Tyr, XVIII, 8, dans À. des hist. occid. des croisades, [12 p.834.

Page 1