‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 231 sur 742 · GUILLAUME 1*':ET.JEAN DOUKAS · texte numérisé non relu

GUILLAUME 1*':ET.JEAN DOUKAS

posée sur les deux rives du goulet pour s'opposer à toute tenta-

| tive de débarquement. Ce fut en vain que les Normands ten- 1 tèrent de forcer le passage: ils ne purent pénétrer dans le port, ‘ ê

et durent se retirer.

Profitant du répit qui lui était laissé, Doukas fit une dernière tentative pour occuper la citadelle, avant l’arrivée du roi. Les ; assiégeants réussirent à faire tomber une partie des murs, mais ils ne purent venir à bout de la résistance acharnée de la garnison normande. 4

Sur ces entrefaites, arrivèrent une partie des renforts, dont À Doukas avait demandé l'envoi à Manuel Comnène. L'empereur : avait confié le commandement des secours envoyés à un petit- : fils d'Alexis I Comnène, Alexis Bryennios, le fils de Nicéphore Bryennios et d'Anne Comnène. Devant le danger qui menaçait l’armée de Doukas, Alexis Bryennios, sans attendre que tous les contingents désignés pour passer en Italie fussent rassemblés, s'était embarqué à la hâte emmenant avec lui toutes les troupes dont il pouvait disposer !. Aussi les renforts, qui débarquèrent à Brindisi, étaient-ils tout à fait insuffisants et les troupes de Doukas ne semblaient pas en état d'affronter l’armée royale. Ce fut du moins l'avis du comte de Loritello, qui, jugeant fort pré-

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caire la situation des Byzantins, n’hésita pas à se retirer et à aller rejoindre les rebelles du nord. Nous avons à diverses reprises signalé les difficultés qui s'étaient élevées entre les Byzantins et le comte de Loritello ; Robert n'avait pas pardonné aux Grecs de l'avoir abandonné, quand il leur avait demandé des secours; il n’attendait qu'une occasion pour tirer vengeance de leur per- | fidie. L'arrivée de Guillaume I° lui fournit le moyen de se venger, et il se hâta d’en profiter. Il est fort probable que l'exemple | de Robert de Loritello fut imité par un certain nombre des Normands, qui avaient fait alliance avec les Byzantins. En même temps, les troupes mercenaires, levées par les Grecs dans la région d’Ancône, demandèrent à Doukas une augmentation de solde ; ne l’ayant point obtenue, elles désertèrent en masse. Toutes ces défections affaiblirent singulièrement l’armée byzantine et |

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